Cagliari – Juventus (0-2) la Bianconero Académie en a plein le cul.



Salut les zèbres,


À être bloqués dans une boucle temporelle, convenons qu’il aurait été plus souhaitable d’éviter la Sardegna Arena et ses cris de singes descendus tout droit de ses tribunes, véritable bouillon de culture des microbes de la connerie que ce monde agonisant se plaît à multiplier pour enterrer tout espoir de guérison. Mais voilà, le scénario de la saison dernière semblait tellement convenir à l’univers qu’il s’est senti obligé de le reproduire. Encore. Entre ces deux matches, les bas du front, fils de putes à frange et autres chaînons manquants au crâne creux s’en sont donné à cœur joie dans les tribunes de tous les stades de la Botte – et d’ailleurs. Mais qui prétend encore s’émouvoir de cette situation dans l’Italie de Salvini ? Dans le pays où Cécile Kyengé, députée italienne d’origine congolaise, se faisait traiter de  »guenon » il y a cinq ans de cela ? Et s’il y a bien encore quelques voix qui s’élèvent pour s’indigner, elles restent marginales.


Quand on voit que la Lega, ce ramassis de fientes humanoïdes, condamne mollement les injures racistes à coup de fermeture de tribunes avec sursis… ou qu’un rédacteur en chef d’un grand quotidien sportif du pays marche dans les traces de bottes de Bonucci (puisse le cul te peler et tes couilles pendre jusqu’à ce qu’elles soient piétinées par des crampons vissés) en disant que Kean est autant coupable (50/50 pour reprendre le terme exact) que les abrutis qui l’ont poussé à bout pendant tout le match… ou encore que le président du Cagliari Calcio Tommaso Giullini se fend d’une sortie aussi incroyable que nauséeuse sur un plateau télé juste après le match :

« Si Bernardeschi avait fait la même, il aurait également subi ces cris. Personne n’a rien entendu jusqu’au but. Kean a fait une erreur, il a 19 ans, ça se comprend. Il y a un moralisme et une dérive qui me déplaît. Ce club a toujours été exemplaire et a toujours dénoncé tout comportement raciste. »

Fout-toi un gros suppositoire de moralisme à la dérive dans tes entrailles Tommaso.


Quand on voit, quand on lit des absurdités pareilles, on se dit que l’humanité n’en vaut pas la peine. Que peu importe le nombre de gens de bonne volonté, les cons crieront toujours plus fort. Sur les 16000 spectateurs d’hier soir, quelques centaines tout au plus ont étalé leur connerie en mondovision. Résultat ? On ne parle que d’eux. Et si Allegri et d’autres membres du club ont réagi de manière exemplaire en dénonçant une fois de plus l’immobilisme de la société italienne, trop occupée à se racler la gorge en regardant ailleurs, ce gros con de 19 a pris lui aussi toute la place. Je crois qu’en fait, les cons ne crient peut-être pas plus fort que les bonnes gens. Non. Le monde nouveau se plaît à les écouter parler. Il a besoin d’eux pour continuer à exister, et il leur tend même les micros.

Nous ne vivons même plus dans une idiocratie, nous vivons dans une gigantesque filsdeputocratie.

Niquez-vous. Tous. Bon pas vous qui lisez (sauf un), mais vous avez compris l’idée.

Ah et sinon, Bonucci (qu’il retourne à l’Inter et qu’il y devienne capitaine) marqué d’une jolie tête sur corner (0-1, 22e).
Et Moïse Kean a continué à pisser sur la concurrence en marquant une nouvelle fois, bien servi par Bentancur (0-2, 85e). Mais l’essentiel était ailleurs.


LES NOTES


SZCZESNY (3/5) : Zéro tirs cadrés, ça fait une soirée tranquille pour Wojciech.

CACERES (3/5) : Commence à retrouver des couleurs en noir et blanc. Sorti sur blessure à la 61e, BENTANCUR l’a remplacé et a offert son but au beau Moïse.

BONUCCI (0/5) : Vient un moment où le sportif ne suffit plus. Ou ton but ne suffit plus. Tu commençais à regagner le cœur des tifosi, c’est raté. En vérité tu n’es rien de plus qu’un sac à merde. Va-t-en. Loin.

CHIELLINI (4/5) :
Toujours debout (sauf quand il tacle) et en meilleure santé que Renaud. En capitaine exemplaire, il a pris la défense de Blaisou et Moïse.

DE SCIGLIO (3/5) :
Match appliqué de Mattia, comme toujours.

EMRE CAN (3+/5) :
En bon couteau-suisse, il a été bon au milieu et bon derrière en seconde période. Le faux Khedira ?

PJANIC (4/5) :
Chef d’orchestre inspiré, Mire a fait un tout bon match. Quand tout lui réussit, il est irrésistible.

MATUIDI (4/5) :
Charon est le nocher des enfers qui, contre une obole, fait traverser le Styx aux morts. Charo lui se contente de les niquer.

ALEX SANDRINE (1/5) :
J’aurais pu mettre zéro mais il est venu, alors un point pour l’acte de présence.

BERNARDESCHI (3/5) :
Comme un chien qui sent les culs de toutes les chiennes du chenil, Fredo était en bombe. Mais comme souvent, il en foutu partout sauf au bon endroit.

KEAN (5/5) :
Moïse n’a pas bégayé quand il a fallu enfoncer le clou dans le cul des Sardes. T’as raison gamin. Te laisse pas enfler par ces enflures. T’as de l’or dans les pieds.


FINO ANAL FINE.

ROBERTO.

Horsjeu a besoin de toi pour continuer à boire de la bière tiède pendant Radio Horsjeu. Regarde, c’est juste en dessous que ça se passe. Et n’hésite pas à nous rejoindre aussi, on est gentils. Sauf un.

Roberto Bettégras

Gérontophile lubrico-bakouniniste.

8 commentaires

  1. J’ai envie de dire bravo (ce qui signifie « bravo » en italien). Et SIAMO (ce qui signifie « sommes » en italien, mais vous l’aviez compris mieux que moi).

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