La Jules Rimet Académie présente son Onze Anal de Natianal (2011-2015)

Bonjour,

Dans notre série des onze historiques, et alors que le Red Star quitte (enfin) le Natianal par le haut, la Jules Rimet Académie vous présente son onze anal de cette période, à savoir quatre années de football totanal.

Le onze mondial viendra plus tard.

Déjà, de quoi parle-t-on ? De joueurs mauvais ou antipathiques ? De grosses tanches ou de joueurs pas top ?

je vous le dis tout de suite, le niveau atteint certaines années est en dessous de tout, voir plus bas. Vous qui vous repaissez de clasico et autres Bayern-Dortmund, abandonnez tout espoir en lisant ces lignes. Là, on parle du fond de tiroir du footeux des bas-niveaux, à la limite de la déficience mentale. Le talent n’est pas toujours en cause, parfois c’est uniquement un problème de joueurs fils qui se touchent. Et comme disent les deux mongolitos sur leur site putaclic popcorn-cinoche : il va y avoir du lourd, du très très lourd.

Je vais vous dire, j’aurais beaucoup moins de mal à faire le onze mondial que le onze anal. On a vraiment trop de joueurs nuls.

Regardez-moi cette belle équipée :

Adama Sarr                        Adams Doumbia
Amine Oudrhiri
Mourad N’Zif                             Jean-Michel Orsatonni
Baïdi Sall

Pierre Gibaud                                       Mamady Kébé
Karim Ben Amor           Joseph Agyriba

Lamine Meité

Entraîneur : Vincent Doukantie

Lamine Meïté : Gardien mauvais formé à la grande école des gants qui glissent Apoula Edel. Recruté pour ne pas jouer, il devient titulaire suite aux blessures des six premiers gardiens, dont celui des U11. Si le début de saison 2011 est catastrophique, ce n’est pas que de sa faute, non. Mais il nous a couté des points, sûr.

Karim Ben Amor : Défenseur à l’allure proche d’un éléphant de mer. Le tunisien est un pur produit estampillé « recrutement Bertone ». D’un âge ambigu qui ne masque pas une polyarthrite aigüe, son surpoids manifeste l’empêcha d’être qualifié de simple plot.

Joseph Agyriba : Apparemment ancien joueur du club, sans doute en U6, ayant échoué en troisième division espagnole. Son retour à la maison fut accueilli avec moult com’ de la part du club. Ce fut la seule fois qu’on entendit parler de lui.

Pierre Gibaud : Alors là, on est dans le sublime. Joueur pas dégueulasse sur un terrain, certes non, mais il brille par d’autres qualités inhérentes au métier de footballeur. Doté d’un melon surdimensionné, monsieur Gibaud aurait pu – s’il avait un minimum de rayonnement médiatique – être candidat pour le ballon de Plomb.
Rare joueur a s’inscrire sur le forum des supporters, il n’y alla que pour vanter ses qualités d’un côté, et dégommer ses partenaires de l’autre. Cherchant le cash avant tout, il signa à Rouen pour un gros chèque, entraînant la chute du club, il signa alors à Carquefou, joua un peu avant que le club ne se décide à repartir en DH. Depuis il joue à Sochaux. Mauvais présage ?

Mamady Kébé : Le joueur polyvalent par excellence. Kébé, c’est un peu le Fardin du pauvre, le joueur que tu mets à n’importe quel poste en ayant la certitude qu’il y sera indistinctement nul. Ses points forts sont : le contrôle/passe dans les jambes de l’adversaire ; la transversale raz-de-terre ; le dégagement dans l’axe.

Baïdi Sall : Son nom résume assez bien son style de jeu. Spécialiste du contrôle du genou et de la chandelle à rebours, il favorisa la mise en place d’un nouveau système de jeu basé sur l’absence de milieux. Les défenseurs balançaient directement vers l’attaque, sans passer par Baïdi.

Mourad N’Zif : On touche du doigt la magie avec ce joueur. Adepte des courses sans ballon (c’est à dire qu’il part avec et finit sans), son incroyable vision du jeu lui permettait de conserver la balle tout en reculant de dix mètres dans son camp. Les bons jours, il parvenait à dégager en touche.

Jean-Michel Orsatonni : Soyons clair, ce latéral n’était pas le plus mauvais. Malheureusement son QI de moule et ses nombreux séjours au Quick de Saint-Ouen ne l’aidèrent pas à magnifier son jeu.

Amine Oudrhiri : Certains s’étonneront peut-être de le voir ici. C’est vrai que techniquement, il n’a rien en commun avec les autres « joueurs » formant cette équipe de la lose. Ceci dit, à part une demi saison réussie (surtout grâce à quelques patates bien cadrées plus que par un véritable impact sur le jeu), Amine brilla surtout par son train mollasse et calculateur. Promis au FC Nantes à la fin d’une première année « réussie » (bien qu’entrecoupé de sept matchs de suspension pour comportement antisportif), la saison suivante ne fut qu’une parodie d’engagement. Le joueur (pourtant considéré comme indispensable) décida de n’en branler pas une jusqu’à son transfert. Son apport se limita alors à ralentir le jeu par ses innombrables tricotages et à empécher toute forme de contre. Les résultats de l’équipe s’améliorèrent passablement après son départ.

Adama Sarr : A une époque pas si lointaine où l’on croyait encore que les « partenariats sportifs » avec des clubs de L1 avaient un quelconque intérêt, nous refilâmes nos meilleurs jeunes à Lorient. En échange, Gourcuff père nous offrit son compte Foot Manager et Adama Sarr.
Adama savait courir, ce qui est très bien. Malheureusement pas avec un ballon, et encore moins dans les limites d’un terrain de foot. Il était tellement fort qu’il se dribblait lui-même.

Adams Doumbia : « Ce n’est pas avec le salaire qu’on lui donne qu’il se paye sa Bentley », nous disait notre Président au sujet de ce joueur. « Damso » était un caïd, un vrai, un de ceux qui « font bouffer du sable aux petits sénégalais ». Efficace sur le terrain, il ne l’était pas. Mais parait-il qu’il n’avait pas son pareil pour relayer le discours de l’entraîneur et gérer le groupe dans les vestiaires. Multi-récidiviste du genre, ne le cherchez pas sur les terrains, il joue actuellement dans d’autres cours (de prison, notamment, pour une vague histoire de trafic de cocaïne cachée dans des noix de coco). Une simple recherche google vous renseignera sur cette figure haute en couleur de la cité du Franc-Moisin.

Ent. Vincent Doukantié : Oui, bon, j’aurait très bien pu mettre Athos Bandini ou Laurent Fournier pour leur passage éclair à la tête de l’équipe mais priorité aux indéboulonables. Le mec a quand même négocié son CDI, chapeau !
Le Douk’ a commencé comme joueur, puis entraîneur-joueur, puis entraîneur tout court. Il garde de belles stats malgré des choix qualifiés de « doukantiesques » comme ne jouer qu’à un seul gardien, toujours faire ses changements à instant fixe (65ème minutes, toujours), titulariser Doumbia et Sarr, jouer sans milieu… Bref, son passage à la tête de l’équipe première reste un spectacle laid mais d’une efficacité difficilement contestable. Il aura moins de succès par la suite puisqu’il enchaîna deux relégations avec les U19, d’abord, puis l’équipe réserve cette année… On ne sait pas où il sera l’année prochaine. Mais on a peur.

Les autres :
Il y en a tellement, difficile de tous se les rappeler. Famery a bien occupé l’infirmerie, Despois de Folleville faisait des concours d’avalage de Quick’n Toast avec son pote Orsatonni, tandis que Ouarguini et Cé Ougna ont accompagné l’effort collectif. Touati s’embrouille avec le gardien du stade parce qu’il a encore ramené son pitbull et Lopez Peralta soigne sa goutte à l’aguardente. J’en oublie forcément un paquet. Qu’ils me pardonnent, ils resteront à jamais dans nos cœurs, avec ou sans les doigts.

Porthos Molise

Porthos Molise

Supporter historique du Red Star depuis 1897, Père fondateur de la Jules Rimet Académie avant que l’Etoile Rouge ne redevienne tendance auprès des hipsters d’HorsJeu (les horjpsters). Ethnographe de comptoir et amateur d’excès lipidiques, j’ai contemplé le visage de Dieu. Il est gros et il s’appelle Jean-Jacques. En exil depuis que le Red Star est une équipe professionnelle qui gagne.

3 commentaires

  1. Merci d’avoir pensé à Baïdi Sall le footballeur en tong. Jean-Claude regrette vraiment son départ.
    Il manque tout de même un peu de Dieye et de Diaby dans ce onze.

  2. Très bon l’histoire d’Adams Doumbia. Enfin, très bon… Disons que c’est singulier comme anecdote. Nous, passé un temps, nous avions un esclave dans notre effectif. Il a depuis pas mal bourlingué, enchaînant les glissades sous un maillot (bio)laid, avant de terminer péniblement dans une banlieue portugaise d’Ile-de-France.

    Il est libre d’ailleurs si vous voulez. Je crois même qu’il s’est débarrassé de ses chaînes.

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