La Bacalhau Académie, jornada 9, pt 2

On a retrouvé Luis Frigo. Il était dans la cuisine.

Luis Frigo et le Choa n’ont pas réussi à se synchroniser. Voici donc la deuxième partie de la dernière jornada. Vous pouvez retrouver la 1ère partie ici.

Feirense 0 – 2 Sporting

Le Sporting reste sur 5 victoires consécutives en Liga et aimerait bien afficher le promu Feirense à son tableau de chasse. Mais les hommes de Quim Machado – sans doute le papa de Paulo – ne l’entendent pas de cette oreille. Ils sont en effet tout près d’ouvrir la marque à la 10èmemn mais Varela préfère mettre la cuisse, au lieu du pied, et voit donc sa « reprise » mourir en 6 mètres. Ça doit être une spécialité portugaise que de s’appeler Varela, jouer en Liga Sagres et être nul.
Pris à froid, le Sporting réagit. Au quart d’heure de jeu, Elias tente un coup du sombrero dans la surface qui, ô surprise, est réussi. Dans la foulée, il tente une reprise sur-surpuissante qui passe bien 10 mètres au-dessus. Les minutes défilent, la première mi-temps s’achève, le spectateur désespère.
On surprend tout de même un tout jeune fan du Sporting brandir une pancarte sur laquelle est écrit « Schaars, donne moi ton maillot », le tout dans la langue de Théo Van Gogh… L’amour du maillot est plus fort que tout.
A la reprise, on voit les locaux prendre leurs hôtes du soir à la gorge. Rui Patricio sort une balle qui se dirigeait pourtant en sortie de but. Il ne la capte pas et l’envoie dans les pieds de Miguel Pedro qui, surpris par l’offrande, effectue un tacle offensif mais voit sa tentative fuir les cages. On est à deux doigts de la bourde…
Le chasseur serait-il devenu le chassé ? C’est vraiment ce que l’on peut penser lorsqu’à la 50ème, les hommes de Feirense font tourner la défense lisboète en bourrique. Trois une-deux permettent à Alexandre Ludovic (le Portugo-frenchie du soir) de se démarquer et tenter une lourde frappe des 35m qui lèche la transversale. Le Sporting, aux abois, est sur le point de craquer.
Mais cette saison 2011-2012 ne semble décidément pas être celle de la loose pour le club de la capitale. A la 55ème minute, l’expulsion de Nogueira pour un second carton jaune remet les Verts et Blancs dans le bain. Dix minutes après, l’arbitre siffle un pénalty généreux en faveur des visiteurs. Ricky Van Wolfswinkel sort sa 22 long rifle et exécute tranquillement Paulo Lopes. (0-1, 64ème)
Décomplexés par ce double coup du destin, les Lions redeviennent prédateurs et se lancent dans une nouvelle battue. La défense locale est acculée et commet quelques maladresses. Schaars en profite, récupère un ballon très mal dégagé à l’entrée de la surface et tire instantanément. Le goal, masqué, est trompé pour la seconde fois de la soirée. (0-2, 77ème)
Les Lions peuvent rentrer à la maison avec le scalp des courageux promus de Feirense dans leur gibecière. Malgré la difficulté, ils empochent trois nouveaux points et enchaînent avec une sixième victoire d’affilée en championnat et restent ainsi toujours en embuscade à trois unités derrière Porto et Benfica.

 

Porto 3 – 0 Paços de Feirrera

Depuis la déception du match nul à la maison contre Benfica, Porto déroule et écrase chacun des adversaires se mettant en travers de son chemin. L’Academica a pris 3 pions et le Nacional 5. Autant dire que Paços de Feirrera est venu au Dragao avec pour seule ambition de bétonner, quitte à construire un mur devant ses cages. Ce qui semble une évidence pour des Castors…
Dès les premières minutes de jeu, les disciples de Vitor Pereira annoncent la couleur : ils veulent marquer. A la 9ème, Belluschi reprend un centre d’Alvaro, sa tête est claquée Cassio. Au quart d’heure, Bellushi (encore) enroule un coup-franc qui frôle les montants. Sept minutes plus tard, le toujours surprenant Varela tente un centre qui vient s’écraser sur la transversale. Ce gars est décidément une énigme pour tout le monde (spectateurs, coéquipiers, entraîneur…). Capable du meilleur comme du pire, c’est dans le meilleur qu’il est le pire.
Le manque de réalisme et de réussite des Dragons laisse envisager aux visiteurs une fin moins horrible que tous les scénarii qu’ils avaient imaginés. A la 32ème minute de jeu, ils sont à un triple poil de cul d’ouvrir la marque. Melgarejo prend de vitesse l’arrière garde portiste mais voit sa frappe croisée trop croisée. La première réaction que l’on a n’est pas celle de la déception mais plutôt « c’est con, ’fallait la mettre celle-là, ’vont être énerver maint’nant !!».
Et effectivement, face à l’affront de cette occasion concédée, les Bleus et Blancs réagissent par l’agression. Et évidemment, cela se conclut par un but. Suite à un débordement d’Alvaro et un centre anodin, Melgarejo (vous savez, celui qui a presque marqué il y a 13 minutes) effectue un mauvais contrôle. Son pote de défense voit la balle, la tacle. Mais celle-ci revient dans les pieds de Melgarejo, ricoche, roule et CSC. Porto n’y est pas pour grand chose mais s’en contente. (1-0, 45ème)
En seconde mi-temps, Vitor Pereira fait tourner. Defour – décevant – voit Joao Moutinho lui succéder à l’organisation du jeu ; Varela – inutile – laisse sa place à James ; Hulk – transparent – est remplacé par Kleber. Tout ce beau monde ne tarde pas à se mettre en valeur. James effectue un petit numéro de funambule dans la surface adverse, ouvre son pied mais trouve le poteau. Kleber, en bon renard inzaghien, a suivi et est tout heureux de la mettre au fond. (2-0, 64ème)
Ensuite, c’est autour de Joao Moutinho de se mettre en lumière. Le lutin lusitanien (pléonasme ?) orchestre une belle contre-attaque, le tout joué en une ou deux touches de balle. Alerté à gauche, Alvaro Pereira centre pour Kleber. Le contrôle de ce dernier est d’une telle mochitude qu’il se transforme en pass déc’ pour le petit nain. Sa frappe à l’entrée de la surface fait mouche. Venant de la part d’un moustique, cela paraît normal. (0-3, 83ème)
Les Castors sont donc les grands cocus du soir. Dominés mais pas inquiets, ils ont cru à l’ouverture du score en leur faveur. Mais la malchance les a ramenés à la dure réalité de la Liga. Porto sourit mais devrait commencer à s’inquiéter. Ils nous ont habitué à du travail plus propre.

 

Les bônus du Luis

Dans la catégorie SOSIE OR NOT SOSIE : il le tient ou pas Joe Dassin ?

Pinto da Costa aurait fait un petit malaise cardiaque. Il est vrai que certains abus peuvent nuire à la santé…

Après le très controversé Jabulani, Adidas fait encore plus fort : le ballon qu’on peut tenir en laisse invisible. Génial !! Inutile, mais génial !!

Juste pour le plaisir, le CSC en faveur du FC Porto. Melgarejo : joueur de foot le week-end et de flipper en semaine.

L’échec de la Jornada 9, Varela prend sans doute trop soin de ses pieds pour s’en servir. Du coup, il met la cuisse. Du coup, c’est moche.

L’arrêt de la J9. Son père, c’est Superman et sa mère, Lucy Liu.

LE but de la journée. Tout y est !! L’inspiration, le coup de génie, le défenseur qui s’écrase la gueule et l’équipe encaissant le but qui porte le maillot des Girondins.

 

Luis Frigo

1 thought on “La Bacalhau Académie, jornada 9, pt 2

  1. On m’informe que sur ce cliché, Pinto Da Costa se rend dans les vestiaire de l’arbitre du match afin de le motiver. J’dis ça comme ça.

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