La Borussia Akadémie note Dortmund-Bayern (5-2)

Jean voit double et ce n’est pas l’alcool. Ce sont les aléas de la victoire.

 

« Y’en a marre de perdre contre ces mecs en jaune là. »

Le live en différé et partiel :

Troisième minute, Luiz Gustavo prouve à son collègue Philipp Lahm que ses tendances sont plutôt au sado-masochisme. Passe idéale pour Kuba, dans le dos de la défense. Remise vers Kagawa pour anticiper la sortie de Neuer, et déjà 1-0. Kagawa fête cela avec ses coéquipiers, comme un mec qui va se barrer bientôt et qui dit au revoir sur une bonne note pour qu’on l’oublie pas trop vite.

Le Bayern part sur un « tempo », c’est le commentateur d’Al Jazeera qui le dit, assez élevé. Dortmund n’a pas le choix de laisser souffler un peu la tempête. Soldat Weidenfeller y prend un coup, de la part de Mario Gomez.

Etrange de voir le Borussia sans la balle entre ses pattes, mais le Bayern ne se montre pas excessivement dangereux pour autant. Großkreutz se permet des retours défensifs impeccables pour obtenir un six mètres. Alaba envoie aux nuages. Seul Kehl inquiète un peu avec quelques pertes de balles, vite compensées par ses coéquipiers.

Vingt minutes et le Borussia se permet de ressortir un peu. Lewandowski profite de la confiance pour tenter une improbable talonnade aux trente mètres et entouré de quatre Münchner. Ça ne fonctionne pas, il ne faut pas déconner non plus.

Gomez – Weidenfeller, match 2. Et cette fois, c’est l’attaquant qui l’emporte et prend son coup. Penalty, que Robben tire à peine mieux que la dernière fois mais à contre-pied de Roman.

Malgré la pression et la domination territoriale, la tension est plutôt côté munichois. Ou alors c’est que Jean a vu le match en connaissant le résultat. Mais en s’approchant des buts, les rouges ont tendances a frappé fort et long et trop tôt, commun symbole de précoce qui n’en peut plus de ne pas avoir conclu depuis 2 ans.

33′ Fin de saison pour Weindefeller. Presque début pour Langerak.

Une pensée pour Joachim Löw, qui doit se taper le match aux côtés de Merkel.

Panique dans la défense. Dégagement moisi. Frappe de Schmelzer déviée par Kagawa et faute grossière. Hummels redonne l’avantage au Borussia, juste avant la mi-temps. Comme dirait PES 4 : « C’est le moment idéal pour marquer n’est pas Jean-Luc ? Oh, l’important c’est d’être devant au score… »

Ilkay, plutôt discret encore, commence à tatillonner avec les Bavarois. Qui s’énervent après Lewandowski. Ça vire mal.

Dans le temps additionnel, Lewandowski trouve enfin un peu d’espace libre, grâce à Kagawa, et vise l’inter-jambe de Neuer. 3-1. Jean-Luc, c’est toujours pas le bon moment ? « En tout cas, ils savent ce qu’ils veulent. »

 

Résultat à la mi-temps : un Bayern conquérant et un Dortmund dominateur psychologiquement.

 

Sortie calamiteuse aux trente mètres de Langerak. Heureusement, il frôle quand même le ballon de la tête et Subotic gère Mario Gomez en se mettant à ses côtés..

Énième contre pour le Borussia, alors que le Bayern joue à sept devant sans être réellement dangereux. Trois contre deux : Kagawa, Großkreutz et Lewandowski. Le Japonais choisit le côté gauche. Kevin fixe et sert Robert, commun symbole de plateau argenté remporté dernièrement et d’un autre trophée à venir : 4-1.

68′ le match part en vrille et après une belle occasion, en contre, le Bayern et Gomez choppent la barre.

Un but ? De Ribéry ? Vraiment ? Ah oui, tiens, 4-2. On va faire semblant de croire qu’il y a un espoir pour eux.

80′ Bender rentre en jeu. Sur un ballon mal donné par Gündogan, Neuer sort et passe de la main à Kuba. Lewandowski reprend le centre du Polonais pour le 5ème et dernier de la partie. Une ballade.

Schweini s’énerve. Quand il y a 5-2 et qu’il va avoir le droit à sa cinquième défaite consécutive contre nous. Dommage, il était d’un bon niveau ce soir. Réserve-toi pour la Mannschaft, Bastian. Jean te supportera à ce moment-là.

90′ + 3 : Premier doublé de l’histoire du Borussia. Allez, salut le Bayern. À l’année prochaine. On pensera à vous samedi contre Chelski.

 

Les doubleurs :

Weidenfeller (non noté) : Sa blessure lui fait une bonne excuse pour ne pas subir les foudres de colère de Jean d’avoir provoqué un deuxième penalty en deux matches contre Munich. Bon, Roman voulait peut-être aussi s’offrir un remake du match au Westfalen, mais ça n’a pas marché.

Piszczek (3/5) : Un match classique sur le côté droit polonais, tout en puissance et en provocation. Ils ont envahi les Bavarois, commun négatif photographique du couloir du Danzig.

Schmelzer (2/5) : Bien. Bien ? Un match bien pour Schmelle.

Subotic (3/5) : Son rattrapage de la sortie de Langerak devant Gomez lui permet d’obtenir la moyenne d’un match moyen.

Hummels (4/5) : Mal aligné sur l’occasion qui amène le penalty de Munich. Il se rattrape en marquant le sien, en balançant des skuds de 40 mètres quand il le faut. +1 pour sa classe naturelle et parce qu’il n’ira pas à Man Utd rejoindre Luke et Kagawa.

Kehl (2/5) : Un peu en dedans, pas forcément à l’aise avec le fait d’avoir un grand nombre de Munichois autour de lui. Il leur a donné quelques ballons de trop, il a fait des fautes évitables et inutiles. Rien de grave, le reste de l’équipe gérait autour.

Gündogan (3/5) : Peu en vue avant la fin de la première mi-temps, il a pesé tout au long de la deuxième en remontant systématiquement le ballon sans trop réfléchir. Des remontées de balle digne du handball.

Kuba (2/5) : Voir Piszczek.

Großkreutz (3/5) : Merci pour cette merveille de passe lucide, Kevin. Je t'<3 toujours. Plus que jamais.

Kagawa (4/5) : Une belle tournée d’adieu, un beau doublé pour un bel homme. Luke, je t’en supplie, prends-en soin, donne-lui confiance, ne mets pas trop de tacles les pieds décollés en travers de sa route.

Lewandowski (5/5) : Pourquoi a-t-il été si bon devant Sir Alex ? Pour continuer dans la lignée de sa saison. Ne va pas t’imaginer autre chose Luke. Robert ne bouge pas.

 

Les remplaçants :

Langerak (1/5) : Cette sortie sur Gomez alors qu’il reste deux défenseurs bien placés pour empêcher l’attaquant d’arriver vers le but et qu’on est encore à trente mètres des buts reste le plus grand mystère de cette finale.

Bender & Perisic (non noté).

 

Jean revient avec un onze historique avant l’Euro.

Jean vous offre toujours un résumé.

Il vous rappelle au passage qu’il passe parfois faire un tour sur Facebook. Par contre, par la peine de le chercher sur Twitter. Demandez plutôt à BundesligaFR pour avoir les dernières Nachrichten.

Enfin, Jean continue de répéter en 2012 qu’un abonnement à Horsjeu pas net est une excellente idée. Y’a plein de lettre de l’Éditeur et y’a pas beaucoup d’êtres comme l’Éditeur, ce bel homme, pour vous le rappeler.

Mit analen polnischen Küsschen. Die Europameisterschaft kommt gleich.

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

6 commentaires

  1. J’ai pas vu le match, mais t’aurais pas un peu trop pris goût au parfait ?

    Parce que là, pour une équipe qui colle 5-2 au Bayern, ils sont pas gâtés niveau notes tes protégés !

  2. Peut-être un peu. J’ai pas trouvé non plus un Dortmund très à l’aise, avec peu de phases de domination nette.
    Disons qu’ils ont rapidement mené et que le Bayern étant assez brouillon/assez perturbé psychologiquement : ils ont pas eu à faire d’efforts pour mettre leurs cinq buts et ça fait des notes assez moyennes.

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