La Breizhou Académie note Rennes-Lyon (1-1)

La Breizhou Académie a été mise au défi la semaine dernière sur twitter. Allait-elle réussir à publier sa double académie Valenciennes-Rennes avant le match de dimanche ? La réponse était bien évidemment non, car soucieuse d’être à l’image de son équipe, elle aime rater tout ce qui s’apparente à un test.

Et comme elle aime aussi savoir réussir là où on ne l’attend pas, elle publie d’abord l’académie du match contre Lyon. Elle la publie même près de 36h seulemen après le coup d’envoi du match. Sûrement son record de l’année.

Les lecteurs non-bretons de la Breizhou ne sauront donc rien de la préparation de ce match. Et pourtant l’académie avait bien de quoi faire puisqu’elle a assisté aux deux rencontres. Elle est même allé au Hainaut à l’occasion du ¼ de coupe de France. Il ne faut pas pourtant croire qu’elle n’a aucune excuse. C’est le printemps tout de même, l’hibernation a pris fin et laisse place à la saison des amours. Niquer ou écrire, il faut bien choisir.

L’Enjeu

Nouvelle rubrique de la Breizhou Académie écrite par le professeur Roazh en personne. Dans ce cadre évolutif et concurrentiel, quelle stratégie doit guider les acteurs ?  Quelle place pour la communication, et quelle place pour l’action ? Est-ce bien sérieux de jouer un 1er avril ? Le professeur Roazh nous éclaire.

L’énoncé nous propose un très joli oxymore en nous associant l’adjectif sérieux au verbe jouer alors que l’on apprend habituellement aux enfants à opposer les deux.

A cela, il nous ajoute un contexte temporel par la date du premier avril, qui pose un décor printanier, un esprit décontracté et une humeur joviale à base de blagounettes et de petits poissons qu’on colle dans le dos.

La question serait donc d’abord de savoir si l’on peut réellement « jouer sérieusement » avant de chercher à voir s’il est souhaitable d’exiger des exceptions.

On peut définir le jeu comme étant un souhait assumé de reproduire une réalité connue ou imaginée par les acteurs. Cette définition correspond au tant au jeu du théâtre par des comédiens que le jeu plus universel, celui des enfants. Le policier court après le voleur, les mamans dorlotent les enfants-poupées, le docteur ausculte l’infirmière de fond en comble… L’enfant réinterprète avec malice ce que lui semble être la vie par les intermédiaires qu’il voit à différents niveaux, le niveau le plus direct étant les vies autour de lui comme ses parents ou encore ses voisins, à une expression plus empathique et plus introspective telle que la lecture. Nous pouvons donc en conclure que la reproduction est au cœur de tout jeu, jusqu’à l’inévitable touche-pipi.

Le qualificatif de sérieux est plus complexe. S’il concerne principalement l’attitude à adopter, sa seule présence implique des valeurs qui ont pour but de codifier davantage le contrat que signe entre eux les acteurs du dit jeu. L’adjectif seul de sérieux est ainsi un adjectif en 3 dimensions selon les travaux intellectuels du grand Manu Petit.

  • une maladie sérieuse : de manière générale, lorsque le problème est sérieux (qu’il s’agisse donc d’une maladie, mais aussi d’un accident, d’une crise, ou des hémoroides de l’éditeur), il ne peut être traité qu’avec un certain sens de la lutte, une hygiène de vie devenue irréprochable, et une expertise médicale adéquate. Les valeurs que l’on retrouve donc dans ce type d’utilisation sont celles du combat, du professionnalisme et de la rigueur. De manière générale les conséquences s ‘étendent sur le long terme.
  • une apparence sérieuse : il s’agit là au contraire du sérieux dans le plus court de ses termes. Il peut s’agir d’un simple instant, tel un regard, un air, un sourire grave… Les valeurs du récepteur sont cette fois-ci directement transférées dans l’émetteur et parasitent alors quelque peu la réception en la restreignant dans un cadre limité, fixé par son propre référent. Le regard sérieux sera par exemple interprété comme rassurant ou comme au contraire pénible selon l’humeur et les goûts de celui à qui il est adressé.
  • Une fille sérieuse : c’est ici la valeur intermédiaire. Le jugement prononcé fait ici figure de réputation qui s’appuie donc sur des faits précis, indépendamment encore des valeurs du récepteur, mais en plein dans des valeurs sociales. Ainsi, le long terme est évoqué dans la mesure où l’on se base sur un bilan, mais les conséquences sont alors bien plus légères. Par exemple parce qu’une fille peut être sérieuse, tout en étant naïve. Merveille de la nature diront certains, ce à quoi nous rétorquerons que pas seulement puisque l’on ne connaît pas de maladies naïves. Et bien sûr, certains remèdes comme l’alcool, le MDMA voire le GHB peuvent régler temporairement les problèmes que nous feraient rencontrer une fille trop sérieuse dans notre souci d’expérience scientifique et donc, dans ce cas ,de reproduction. En revanche, le GHB ne soigne encore aucune maladie dite sérieuse.

À la vue de ces trois exemples, nous pouvons remarquer que l’opposé radical de « sérieux » est « léger ». ça ne fait pas pour autant de sérieux un synonyme parfait de lourd. Par exemple, qui conque affirmera que « Pierre Ménes est sérieux » n’aura absolument rien compris à la logique de trois étages. Par contre dire que le ménezisation de l’esprit canal est sérieuse au même titre qu’une maladie a beaucoup de sens.

En tant que jeu sérieux, le football intègre justement cette triple temporalité : match – équipe ou club – championnat ou compétition. Le match n’étant que l’instant de l’existence du club, chaque équipe une jeune fille qui devrait un peu plus picoler, et on vient à bout du marathon du championnat qu’en étant sérieux et irréprochable tel que nous devons être donc face une longue maladie. A fortiori, finir champion de France avec Stéphane Dalmat est en conséquence impossible.

Reste alors à voir quelle type de réalité le football cherche à reproduire en tant que jeu et comment y intégrer les trois étages de la sérieuse fusée. Sans doute en transposant la temporalité des valeurs à l’étendue de la participation des acteurs.

Le sport a comme vocation de civiliser les rapports humains en lui proposant une activité de rivalité presque guerrière dans un cadre encore plus stricte que les conventions de Genève. Ainsi, un match de foot propose de revivre des conflits ancestraux (idéalement dans le cadre d’un derby) ou totalement fantasmés (tout ce qui se termine en -ico dans le monde de la ligain) autour de deux armées : l’armée pro incarnée par le club pro, l’armée des volontaires réservistes et leur traditionnel débordement guerriers (pillages, viols, mangeage d’enfants) avec les fights entre supporters ultra (sorte de milice dans le sens où elle est à la fois civile et institutionnalisée). Ici le jeu intègre tous les acteurs possibles.

à cette vision globale, il est nécessaire d’intégrer le paramètre individuel sans lequel le match n’est rien. Ainsi, Pépé Jéjé le magnifique ne se retrouvera jamais dans une conception guerrière du football, fusse-t-elle originelle, en l’opposant au terme de plaisir. Ce serait pourtant mal connaître la guerre que de refuser au guerrier d’y prendre du plaisir, fusse-t-il un serbe ou non, mais ce n’est encore que secondaire. Ce qui est intéressant dans la conception pépé-Jéniale, c’est qu’elle se veut proche de celle de l’enfant qui prend du plaisir dans le jeu seul et non dans le résultat, comme le guerrier pourrait finalement prendre du plaisir à avoir livré une guerre qu’il a finalement perdu, fusse-t-il un serbe ou non. Ainsi, dans cette quête du plaisir, le jeu du football aspire à reproduire une reproduction, celle de retrouver la joie enfantine de refaire ce que l’on a vu au préalable à la télé ou dans la cour de récréation par les plus grands. Cette conception de jeu dans ce qu’elle a de plus intimiste se conçoit assez aisément dans le football autistique que peuvent par exemple pratiquer Jonathan Pitroipa ou Jirès Kembo-Ekoko. C’est donc le jeu tel que perçu par le joueur.

Reste donc la conception intermédiaire qui pourrait être celle de l’objectif immédiat de chacune des deux équipes. Nous concernant, nous fiers suppôts de la Grande Galette Saucisse, ce sont bien sûr les trois points sinon rien pour pouvoir recoller à la lutte pour l’Europe, distancée que nous sommes par la mauvaise série en cours (1 point en 3 matches, ce qui nous a fait passer à 6 points du Téfécé). Le problème, c’est bien entendu que Lyon veut l’avoir aussi. Ainsi l’instant du match nécessite du sérieux pour sa pleine réussite. Ou alors du ghb dans les gourdes lyonnaises, mais c’est pas sûr que ce soit très discret. Nous tenons là le 3e et dernier point, le jeu et ses 22, grand max 30 acteurs directs (3 remplaçants des deux équipes, un arbitre et un 12e homme).

Le mois d’avril étant le premier des 2 mois à se dérouler intégralement au printemps selon notre conception saisonnière des choses, il est le cadre idéal à toute activité de reproduction, minimaliste ou partouzesque. C’est donc le moment idéal de le faire sérieusement. Le premier avril pourrait lui faire figure d’exception, car il est le jour que redoutent le plus les naïfs les plus sérieux. Mais comme il est justement impossible de prendre un supporter lyonnais et naïf au sérieux (synonyme le plus répandu : footix), ou pire encore un supporter rennais et naïf (synonyme le plus répandu : utopiste inoffensif ou gentil drogué), nous ne pouvons rester attentifs bien longtemps à leurs craintes et leur recommandons plutôt de prendre un peu de hauteur.

Konpozision

Pour ce match de gala, sans doute le dernier prime-time canal de Rennes cette saison, et peut-être même le tout dernier de l’histoire de la chaîne (qui sait ? Et surtout qui regrettera ?), l’équipe se présente comme suit.

Mevlut, avec un u comme dans « tu l’as vu celle-lu Ugoluris ? » est judicieusement aligné en pointe.

Derrière lui, le trio habituel de gauche à droite Pitroipa-Féret-Kembo.

Alexander Tettey est de nouveau aligné aux côtés de Yann M’Vila, profitant de ses prestations satisfaisantes contre Valenciennes et de la baisse de forme du gars Tongo.

En défense, retour d’Apam, John « Mad-dog »Boye payant ses approximations et ses dégagements dégueues à 3 minutes de la fin quand l’équipe court après le score.

En face maintien du 4-4-2 avec un duo de récupérateurs Gonalons-Fofana dont la complémentarité reste à définir, et un King Källström aligné côté gauche comme seul survivant du trio dreosso-rennais parti faire fortune dans l’empire financier OL.

Ar Matc’h

La prestation livrée par nos Rennais méritent d’être qualifiée de sérieuse. La traditionnelle blague du premier avril est aussi répétitive, lourde et attendue qu’une égalisation lyonnaise débouchant sur un inévitable un partout. Score maison habituel. Score du même Rennes-Lyon l’an dernier, et troisième confrontation entre les deux équipes à s’achever sur ce score depuis le début de l’ère Totonetti. Bref, l’impression de déjà-vu est constante et nous incite guère à revoir ce match, pourtant agréable, et qu’on pourrait résumer aux 5 faits de jeu suivants.

6e : Mevlut met l’but sur un service impeccable de Féret, profitant des bons appels de Pitroipa et de Tettey qui lui ont libéré de l’espace. Il s’ouvre le chemin des filets par un contrôle en crochet et frappe fort à ras de terre. 1/0 logique et encore sans surprise.

8e: Pitroipa récupère un ballon, file au but, oublie Erding dans l’axe, frappe à la dernière seconde et touche le poteau. Typiquement le genre d’occasion qu’on regrette à la fin du match.

48e : Superbe centre de Féret, excellente reprise de Mevlut, réflexe impressionnant d’Ugoloris, incroyable raté d’Alexandre Tettey seul à 5m du but. Cette fois-ci, c’est sûr, on va encore se faire mettre.

54e : Bon appel de Briand en profondeur, Billy sort court et percute Jimmy à l’entrée de la surface. L’attaquant lyonnais manque de peu l’avertissement pour simulation. La faute semble pourtant réelle, mais Billy joue bien le coup en restant sur ses appuis. On a eu chaud comme une semaine sur deux. Celle où l’arbitre ne siffle pas le pénalty qu’on offre à l’adversaire.

75e : Faute d’Apam à 40 m du but. Coup tiré vers la surface au 2e poteau. Lisandro se débarrasse du marquage du même Apam, et reprend le ballon après son rebond contre le poteau. Egalisation que tout le monde a vu venir depuis des minutes qui s’apparentent à des kilomètres.

Encore une occasion de ratée donc, un bilan comptable qui n’avance pas, et une incapacité caractéristique des Rennais 2011-12 à s’imposer chez lui face à ce qui ressemble de près ou de loin à un concurrent direct. Tout cela étant finalement conséquence de la quasi-incapacité des Rennais à savoir mettre un deuxième but dans ce genre de confrontations.

Au niveau de la copie rendue pourtant, il y aurait de quoi être satisfait. Si le pressing haut et le nombre d’occasions ne surprendront pas les observateurs réguliers du Stade Rennais, si l’ouverture du score était presque prévue, on se consolera en partie par la belle réaction des Rennais après l’égalisation, reprenant le match en main, sans toutefois être parvenu à forcer la décision. C’est une différence notable entre ce Rennes-Lyon et celui de l’an passé malgré le score identique et cette étrange (ou non) coïncidence d’avoir vu un Alexander Tettey à son meilleur niveau (ou presque). Il y a plus d’un an, on était probablement plus proche du 1-2 en fin de match que du 2-1. L’équipe d’Antonetti an 3 affiche davantage de caractères et de capacités de réactions. Malheureusement, elle est moins en réussite, et donc plus fébrile défensivement alors que l’équipe de Totonetti an 2 savait garder un score.

Ce sera d’ailleurs des 3 Rennes-Lyon disputés sous Antonetti, celui qui laissera le plus de regrets. Mais il reste encore à espérer qu’il s’agisse d’une répétition de la finale que semble nous réserver Dame Coupe. Loin du cimetière indien, les Rouges et Noirs présentent un autre visage : celui qui n’a obtenu et/ou concédé seulement un match nul à l’extérieur. Par exemple, Rennes s’est imposé à Gerland. Par exemple…

Les gars du stade

Billy Costil 3/5 : Billy n’a pas vraiment tenu la comparaison avec le gardien adverse, aussi un peu à cause de ses coéquipiers défenseurs qui ne lui ont guère laissé l’occasion de briller. À part peut-être sur le jeu au pied, un des points faibles d’Hugo « on se chie dessus » Lloris. Avec les pénalties, mais l’arbitre n’a guère plus laissé Billy briller sur cet exercice. Mention « bôgoss » pour avoir presque fait comprendre à Pierre Ménès l’importance de l’interprétation dans l’arbitrage et de manière plus général dans le jugement. Presque, oui.

Danzé 4/5 : Capitaine au niveau, capitaine haut niveau. Il s’est d’abord illustré défensivement en privant Källström de bons ballons, avant d’apporter un soutien précieux dans l’axe. Offensivement, son apport a été également réel. Bref, si ce n’était qu’une répétition de la grande Finale, c’est de bon augure. Si c’est pour se faire sortir par Quevilly dans 10 jours, c’est con.

Apam 2/5 : Pour son 3e prime-time anal plus avec le maillot rennais, il a trouvé le moyen de faire un bon match tout en provoquant le but adverse. Pas de csc cette fois-ci. Ni de carton rouge. Juste un jaune pour saluer le coup-franc de l’égalisation, où il est justement au marquage du buteur. En soit la copie serait presque propre mais cette seule double action fait tache et laisse des traces. Onyek’ a chié dans son froc.

Kana-Biyik 3/5 : la panthère Gomissienne et ses grosses fesses n’ont jamais pris le meilleur sur l’indomptable Jean-Mamelle. Puis l’entrée de Briand apportant de la profondeur et de la latéralité, il a par la suite davantage connu des difficultés à empêcher Lyon de s’ouvrir des brèches. Auteur donc d’un bon match individuel mais pas encore assez « patron ».

KTC 4/5 : Doit gagner plus de 80% de ses duels quel que soit la zone où il agit. Et plus précisément 100% de ses duels dans le dernier quart d’heure. A cela il a ajouté une grosse disponibilité pour ses partenaires, disponibilité qui finira bien par le récompenser un jour d’une passe décisive.

Tettey 3/5 : Ressorti du placard pour remplacer Pajot, blessé, le Nounours norvégien se donne actuellement sans compter qu’il s’agisse d’aller récupérer le ballon ou d’apporter un surnombre devant. Sans doute trop en fait, au point d’avoir des crampes, et au point aussi de manquer de sécurité sur un plat du pied que seul Dany le rouge Moreira aurait pu rater.Trop gentil notre Winnie, il serait foutu de rester puceau après une partouze organisée par les potes de M’Vila.

M’Vila 3/5 : Match satisfaisant qui s’explique très bien par l’absence de marquage individuel, ce qui lui a permis de jouer à son rythme et d’inscrire le sien sur l’emprise du match. Forcément moins en vue quand Rennes a connu un coup de moins bien. Son meilleur service de la soirée reste toutefois celui qui a permis à Dugarry de le reprendre de volée pendant le cfc, rappelant justement qu’il n’est pas normal de jouer au même niveau qu’il y a deux ans. Et oui, Yann, we just can’t get enough. Cela dit bravo parce que permettre à Dugachis de faire une reprise de volée réussie, même Zidane avait du mal.

Kembo 3/5 : A tenté d’être moins autiste que d’habitude et a même réussi quelques bons centres pour Mevlut qui ne s’y attendait tellement pas qu’il était toujours en retard. Est en revanche moins juste dans ses frappes qu’il y a quelques mois, sans doute trop pressé de re-débloquer son compteur but.

Féret 4/5 : Une passe décisive et demi comme bilan chiffré, et dans l’ensemble une prestation majestueuse. Yoann Gourcuff a dû apprécier le récital du meneur de jeu rennais si toutefois il a regardé le match et aime encore le foot.

Pitroipa 2/5 : Mais oui on te soutient, Jonathan, on chante pour toi et tout. Mais pourquoi, bordel, tu sers pas Mevlut au lieu de faire un vieux poteau qui va juste poser davantage de problèmes d’incontinence à Lloris ? Prix autiste du match pour l’élu des Dieux.

Erding 4/5 : Pierre Ménès a décrété que c’était son meilleur match à Rennes. Mais c’est parce qu’il n’a pas dû voir les autres parce qu’on l’a vu bien plus utile dans la construction que dimanche, où il a surtout endossé le rôle du finisseur. On veut toutefois bien reconnaître qu’avec un gardien moins bon sur sa ligne, Mevlut aurait fini le match avec un ratio but/occaz proche de celui d’un Trézéguet.

Les entrées en jeu

Boukari 2/5 : Sa rentrée n’a pas fait rire, mais on espérait qu’il allait confirmer son utilité d’ailier défensif qui fait 3 accélérations et réussit 2 dribbles dans le match. En revanche, une de ses tentatives de frappe a beaucoup fait rire. Même les ramasseurs de balle. Même les mouettes. Dans le genre pas drôle mais alors vraiment pas drôle du tout, on retiendra son horsjeu.net sur un bon contre mené par Féret.

Montano 2/5 : La Breizhou était un brin sceptique quant à son entrée en jeu, mais savait que Totorugo allait empoisonner la vie des défenseurs et de leurs protège-tibia. Elle n’a pas empêché toutefois Lyon de revenir au score. Et elle a peut-être même empêché Rennes d’obtenir d’autres occasions dans le dernier quart d’heure.

Boye Non Noté :Est entré pour faire peur aux Lyonnais et montré son masque qu’il a dû arracher à Robin en le taclant trop sévèrement. À moins qu’il ne s’agisse du nouveau Robin des Boye, celui qui chipe les ballons des attaquants adverses pour le donner à leurs pauvres défenseurs.

Les autres apparitions

Källström 3/5 : King Källström sera toujours le bienvenu à Rennes. Surtout si c’est pour faire un match moyen avec un maillot adverse.

Toto RVR 3/5 : Match où il ne s’est pas trop montré non plus. Il a sans doute eu peur que Pitroipa lui fasse une Mancini.

Briand 2/5 : Il est bien sympa Jimmy mais contrairement aux autres, il vient un peu nous gâcher la soirée en faisant un bon match, en ratant de peu l’obtention d’un pénalty pour son équipe, et de manière générale en courant partout et inlassablement. Pas rancunier, il est passé le lendemain sur le plateau de pleine lucarne, l’émission hebdo de TV Rennes 35. Mais aussi un peu pour annoncer qu’il voulait gagner les deux coupes. Pas rancunier ; mais un peu ingrat quand même.

Daniel Rigolo 4/5 : S’est rappelé au bon souvenir des Rennais grâce à sa maîtrise de twitter (un peu) et surtout de l’insulte (« quidam de merde » par exemple). Enfin du coup, ça lui donne envie de plus parler de Rennes, parfois pour chambrer, parfois en marchant sur ses œufs. Le risque du métier quand on pense avoir de trop grosse balloches.

Le clash Aulas vs Menes 3/5 : Pour la première fois, on a pas eu trop l’impression de perdre son temps en regardant le débrief. En espérant voir un Aulas encore plus incisif sur le prochain round.

 

La non-apparition

Yoann Gourcuff 4/5 : Yoann ne nous lit probablement pas, mais si jamais il le fait en cachette de son papa comme nous le faisions plus jeune avec les penthouses qu’ont piqué chez la buraliste, on lui conseille amicalement de partir au plus vite dans un pays où on lui foutra la paix et où on ne s’intéressera qu’au footballeur. Surtout que l’homme est beau, peut-être, on ne dit pas, mais ça se saurait s’il avait quelque chose à dire depuis le temps. Courage Yoann, Tonton Arsène ou Cousin Toulalan t’attend.
Roazh Takouer vous propose les images, son facebook, son twitter, et aussi le site bonjour madame pour vous rincer un peu l’oeil.

Il vous recommande surtout de lire et diffuser l’appel du chef rédac pour permettre à horsjeu de repousser les limites du footballistiquement correct.

Roazh Takouer

6 commentaires

  1. Non mais moi quand j’etais au college, pour le premier avril, je m’amusais juste a taper dans le dos des gens. Et comme ca, ils croyaient que je venais de leur coller un poisson d’avril dans le dos, et ils galeraient a essayer de retirer ce poisson imgainaire, jusqu’a devoir retirer leur pull ou chandaille et s’apercevoir finalement de la supercherie.

  2. Oula Roazh, c’est Aimé Jacquet qui t’a demandé de muscler ton Enjeu? En tout cas, très belle rubrique, sérieuse et enjouée!

    « Cela dit bravo parce que permettre à Dugachis de faire une reprise de volée réussie, même Zidane avait du mal. »
    J’aime et je note. Et j’aime…

  3. Franchement, ce genre de match donne envie de mettre du ketchup dans sa galette saucisse.

    C’est quoi le problème avec le 2e but bordel ?! La lose quand même, Lyon a super mal joué, ils ramènent un point, nous on est censés avoir super bien joué, bah on prend un point aussi, super.

  4. « avec les penthouses qu’ont piqué chez la buraliste » ça pique les yeux.
    Match agréable dans l’ensemble mais ça manquait de rythme.

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