Ligue 2, 33eme journée.

Il ne restait plus que 18 points à prendre, il n’en reste plus que 15. Sans avoir joué, Caen est mathématiquement en L1. Enfin presque. Un simple match nul lundi et les hommes de Franck Dumas le sont Vainqueur de Metz 2/0 (un but d’Armand, mais pas Sylvain, et un but de l’ancienne star de Lamballe Nicolas Haquin), Clermont-foot s’invite dans la lutte pour la 3e place. En bas, les nouvelles du front sont bonnes.

Personne ne décolle, et le ciel s’éclaircit en Bretagne

La Breizhou académie a multiplié les sacrifices de porcs cette semaine pour que les Dieux veillent sur nos 3 équipes et protègent les plus petites d’entre elles de la zone rouge. Elle se ravit de voir qu’elle a été entendue et écoutée. Généreux; Taranis, Toutatis, Bénénuts & cie ont même offert un bon festoche de buts au Ponant, une victoire essentielle du VOC dans le match de la peur, et un bon nul arraché par les Guingampais.

Brest a réalisé une belle perf’ chez Francis le blé, archi comble, en triomphant aisément du commando corse, dont la mission survie se complique un peu plus sans pour autant que cette défaite ne soit encore fatale. Par contre, pour leur différence de buts, ça craint : 4/0 ! Nolan Roux a été le grand artisan de cette victoire en signant un doublé, deux mois après son dernier but en compétition et cette triste et injuste élimination de la Coupe de France. Visiblement atteints par son coup-franc cabanesque de la 70e minute, les Bastiais ont lâché prise; Autret puis Socrier les ont enfoncés. Avec 12 points d’avance sur Metz, Brest a bien compris, entre chants de supporters comblés et tours d’honneur des joueurs aux anges, que la ligue 1 était une maison plus accessible que ne l’est Dame Coupe. La promotion pourrait être officielle dès la semaine prochaine selon le résultat des Ti zefs à Istres, et l’ampleur de la nouvelle désillusion qui attend les Grenats face à Arles-Avignon, qui jouait justement contre Guingamp.

« On ne change jamais une équipe qui gagne » a dû dire Xavier Gravelaine à Victor Zvunka qui du coup a décidé de changer son équipe victorieuse lundi. Il était bien obligé puisque Scarpelli, en plus d’être moyennement adroit, ne s’était toujours pas remis des crampons de Tall. Mais plutôt qu’aligner son remplaçant naturel, Gilmar, meilleur buteur du club, Victor a préféré aligner Ogunbiyi côté gauche, et mettre Thibaut Giresse en 10. C’était, semble-t-il, une idée pas trop mauvaise puisque le petit Thibaut est l’auteur de l’égalisation guingampaise 5 minutes après l’ouverture du score par Ayew (65e). Les Costarmoricains obtiennent un bon match nul et évitent de replonger dans la zone rouge alors que Vannes en sort.

Privé de Gimbert pendant 3 semaines et de son capitaine Leugueun, le VOC se préparait à un vrai match de la peur. Mais homme de conviction et de défi, Stéphane Le Mignan opta pour le traditionnel 4/3/3 mais en le composant à partir de joueurs au profil plus offensif, dont Reset auteur de l’ouverture du score, dont Sammaritano qui venait de le lancer, et dont Macquet passeur deux minutes après sur le but de Camara. Le VOC obtient donc sa première victoire de championnat à domicile et s’extirpe de la zone rouge. Mais comme le dit Stéphane LeMignan, « ce n’est qu’une étape ». Et la prochaine, c’est Tours. On arrive. En passant par Nantes…

Ce qui est bien avec le FC Kita, c’est que quand il perd, on est content, et quand il gagne, on rit très fort en montrant le perdant du doigt. Chateauroux n’a pas perdu, mais c’est tout comme. Et puis dans Chateauroux, y’a « roux », alors qu’il n’y a pas Nolan, donc c’est une déjà une bonne raison de se moquer. Comble de la looz, les Castelrouquins voient leurs adversaires du soir remonter deux buts avec comme auteur de l’égalisation le renard invisible des surfaces Filip Djordjevic, dont c’est le premier but de la saison. La Berrichonne ne devra pas se louper la semaine prochaine à Roudourou dans le deuxième épisode du « match de la peur, malheur au perdant »

Le match à retenir : Clermont/Metz

Invaincu depuis 6 matchs et son déplacement à Caen (5 victoires) c’est une série assez incroyable que réussit le Clermont foot, qu’on croyait menacés il y a quelques mois voire quelques semaines et qui maintenant se place idéalement dans la course au podium. Le volcan se réveille et perturbe les ambitions de montée de certains, son adversaire du jour en tête.

Pour Metz, ça sent la catasplouf. Septième match consécutif sans victoire. On parle de fin  de parcours pour Yvon Pouliquen. Deux buts en deuxième mi-temps de Loris Arnaud et de Nicolas Haquin, meilleur buteur du club, et la messe est dite. Quand l’amer Michel Der Zakarian regarde le classement et qu’il compte 5 points d’avance sur le FC Kita, il doit kiffer.

Dans le même genre de confrontations Tours se replace parfaitement en battant Angers, lui passant devant pour la même occasion. Dans le même genre de séries, Dijon a raté le coche en perdant à Strasbourg.

Le joueur dont j’avais subitement envie de parler : Milovan Sikimic

La Breizhou académie est ravie de saluer de nouveau ce défenseur franco-serbe qui se révéla à l’En-Avant de Guingamp et porte aujourd’hui les couleurs du RC Strasbourg. Arrivé en Bretagne à l’aube de la mythique saison 2002/2003, Milovan est au départ la parfaite doublure du duo thèse/antithèse Nestor Fabbri/Blaise Kouassi avant d’être utilisé avec parcimonie côté gauche. Il s’impose même à ce poste la saison suivante, où il est l’un des seuls à faire encore bonne impression à un public qui pleure encore les départs du duo Malouda-Drogba.

Milovan, rapidement appelé Milo (mais pas parce qu’il joue jamais des bras) passe trois saison similaires en L2 avec l’EAG : arrivée de nouveaux défenseurs, début de saison catastrophique, bonne série, coup de mou, remontée au classement mais jamais de podium puis arrivée de nouveaux défenseurs. Milo était bien trop guerrier pour redouter la concurrence d’un Maxime Flachez ou d’un Johny Ecker. Polyvalent mais indiscutable, le Kop rouge lui voue un culte pour son abnégation, son mental de guerrier, sa grande carcasse surpuissante… un peu moins ses relances.

Après ces 5 années qui lui ont permis d’obtenir la nationalité française, Milo, qui rêvait d’Angleterre, retourne au pays, au Partizan Belgrade. Malheureusement, de récurrents problèmes de genoux le tiennent trop longtemps à l’écart des terrains pour s’y faire une place. Il décide de retourner en France et convainc Gilbert Gress de le recruter après une période d’essai probante. Des débuts inquiétants, des résultats en net amélioration, un coup de mou, puis un coup de tête à la 45e synonyme de coup de grâce pour Dijon, et de victoire décisive dans le maintien pour Strasbourg. Bientôt des nouveaux défenseurs.

D’autres trucs à retenir :

En se montrant incapable de gagner à Sedan, qui cherche toujours sa première victoire à domicile en 2010, Laval a laissé passer sa chance de recoller au podium.

Joueur que j’avais complètement oublié Bakary Soro joue maintenant à Arles-Avignon.

C’est officiel, Bastia, Istres et Chateauroux n’évolueront pas en L1 l’année prochaine.

3 thoughts on “La Breizhou académie suit aussi la Ligue 2

  1. Eva Gene déplore le manque de commentaires sur les comptes-rendus Ligue 2 de Hors-Jeu. En même temps, elle dit ça, alors qu’elle ne suit que les matchs qui brassent le plus d’argent.
    Ce pourquoi elle a relevé par pur chauvisime de proximité et appât du gain, que Evian, avec son 4,5 M de capital, allait passer en Ligue 2 l’an prochain. Bonne opération pour nos joueurs du Chablais et les actionnaires Danone de l’équipe, Zizou et Bitch NT !

  2. Purée Arles peut-être en L1… Faut que je quitte ce bled pour qu’il se passe quelque chose d’interessant !

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