La Gones académie fait le bilan, volume 2

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Les femmes et les enfants d’abord.

Torbenbonne

Après le désespoir de l’équipe première, qui tenait plus de la loupiote que du phare, il est temps de passer à des choses plus réjouissantes, les féminines et la réserve. Vous voulez du titre, des buts, de la gloire ? Vous en aurez.

Du côté des dames:

La saison est historique, à défaut d’être parfaite. Le titre a été finalement acquis avec une certaine aisance, et des chiffres qui font passer les gars du Barça pour des petits joueurs: 22 matches, 22 victoires, + 100 de différence de but et seulement 6 petits buts encaissés. Le PSG, second, a dû se contenter de seulement 17 victoires et d’un nul et de deux défaites (en plus des deux contre l’OL). L’écart est donc faramineux. On peut toutefois, pour le bien du championnat, apprécier la montée en puissance du PSG, qui peut disposer des moyens pour rivaliser avec le club, et de Montpellier qui s’impose encore et toujours comme l’une des toutes premières poupinières de joueuses de talent avec une équipe efficace, qui s’incline de peu dans la course à la seconde place, et à la Ligue des Champions. Cela s’est fait au détriment de certaines équipes, anciennement places fortes de ce championnat féminin, comme Juvisy qui, après avoir été défié Duisbourg (l’un des très gros clubs européens, potentiellement aussi fort que l’OL) et s’être fait détruire, a fini le championnat à la quatrième place, à quatre points du PSG, mais avec une saison qui m’a semblée plus compliquée. Le TFC et ses quatre titres entre 1999 et 2002 descend en D2 après une ultime défaite contre les Lyonnaises. Yzeure,  balayé 13-0 à Gerland et longtemps dernier, se sauve à la différence de buts et laisse le Mans et la Roche-sur-Yon descendre.

En Ligue des Champions, Lyon commençait, comme toutes les têtes de série, en seizièmes de finales. Deux victoires face à AZ Alkmaar (2-1 en Hollande, 8-0 à Lyon) lui offrent un premier tour finalement aussi facile que le second, face aux vices-championnes de Russie du FC Rossiyanka (6-1 en Russie, 5-0 à Lyon). Les championnes russes du Zvezda 2005 avaient choisi, en raison de l’efficacité offensive lyonnaise, de faire contre mauvaise fortune bunker. Un énorme réseau défensif suffisait à leur obtenir le nul 0-0 en Russie, mais les Russes se montrèrent inefficaces à Gerland et furent éliminées après une courte défaite 1-0. La demie-finale face à Arsenal fut un peu plus tendue, mais les Lyonnaises furent efficaces sur les deux manches, s’assurant deux succès 2-0 à Lyon, 3-2 à Londres. La finale ? Bah la plupart d’entre vous l’ont vue, victoire 2-0 après un match très sérieux des Lyonnaises.

Le Challenge de France, la Coupe de France féminine en fait, est la seule déception de la saison. Les Lyonnaises ont commencé là encore en seizièmes de finale, s’offrant un nouveau 13-0, contre Montigny-le-Bretonneux, club de D2. Rodez, club de D1, s’incline au tour suivant 3-0. Juvisy, finalement, fait tomber les Lyonnaises, aux tirs au but (3-2) et s’offre la seule défaite des Lyonnaises cette saison.

Les choses avaient pourtant beaucoup bougé et finalement le club a fait preuve de bon sens dans son recrutement, pour une fois cette saison. Le départ de Farid Benstiti a peut-être un peu surpris, sachant qu’il avait atteint la finale de la Ligue des Champions l’an dernier, et que le staff était assez stable depuis onze ans (et là encore, c’est pas chez les garçons qu’on verrait ça…). L’arrivée de Patrice Lair, présenté par Aulas comme le Mourinho des équipes féminines, était donc accompagnée d’une pression certaine, avec l’obligation de faire au moins aussi bien que Benstiti. Le doublé assure donc le succès de ce changement. Au niveau de l’effectif, il y a eu peu de changements, mais ils furent cruciaux: Camille Abily et Sonia Bompastor ont été rapatriées du championnat américain et furent des éléments clés de l’équipe. L’OL a choisi de recruter la meilleure buteuse de l’an dernier, Eugénie le Sommer, qui a assuré des chiffres encore une fois conséquent (17 buts contre 19 l’an dernier en championnat, mais avec un temps de jeu nettement réduit). Enfin, l’OL a choisi de recruter une joueuse d’un club au jeu assez léché, connu pour sortir pas mal de jeunes (oui, si vous voyez le LOSC derrière ces lignes, normal…). Le MHSC féminin a donc perdu Sabrina Viguier pour l’OL, qui a effectué un recrutement sans bruit, mais extrêmement judicieux vu les perfs de celle-ci en défense centrale.

Au final, à part les séances de tir au but toujours aussi frustrantes pour les filles (Postdam l’an dernier, trois éliminations consécutives en Challenge de France), il va falloir stabiliser l’équipe et essayer de rééditer une telle saison, notamment face à l’armada que Francfort essaye de monter.

 

Du côté des mini loutres:

L’OL a acquis une nouvelle fois le titre de meilleure réserve professionnelle, après avoir vaincu le Mans 2-1. Toutefois, il faut pondérer les choses. Ce titre n’est permis que grâce à une dernière victoire en CFA, face à Monaco (4-1). Cela offre à Lyon, avec 87 points, la place de meilleure réserve du groupe C devant ces mêmes Monégasques (84 points). Toutefois, les deux clubs furent très loin du podium, puisque le GFCO Ajaccio finit avec 102 points, Martigues 98 et Pau 95. Le club n’a signé que treize victoires, accompagnées de quatorze nuls et sept défaites ! Une victoire face à Sochaux sur le même score qu’en finale offre à Lyon un trophée pour redorer un peu le blason d’une saison globalement difficile pour les réserves (Lyon est donc quatrième de son groupe, tout comme Metz et Sochaux qui finissent aussi à plus de dix points de la tête, Le Mans est même huitième de son groupe certes assez serré, et deux réserves, Lille et Rennes, descendent).

Côté joueurs, les Lyonnais ont utilisé 29 joueurs en réserve. Ils ont perdu sur prêt Abenzoar (Arles-Avignon), Seguin (Dijon) et Tafer (Toulouse) qui n’ont pas brillé et qui devraient revenir. Gassama, Pied, Gonalons, Grenier, Vercoutre, Delgado, Ederson, Kolo et Lacazette y ont fait quelques apparitions mais appartiennent au groupe pro (enfin normalement… Delgado a rejoint Monterrey et Ederson est sur la sellette). Au final, c’est un groupe assez restreint qui a obtenu ce titre, se focalisant sur des joueurs comme Belfodil (24 matchs, 5 buts), Chavalerin (27/1), Ferri (28/1), Faure (26/0), Fontaine (27/0), Novillo (22/10) ou Reale (34/10).

Surtout, la volonté du club de puiser dans sa formation a donné des résultats puisque plusieurs jeunes ont participé au groupe pro, avec des temps de jeu différents qu’il s’agisse de Gonalons et Pied d’un côté, Gassama et Kolo de l’autre, et enfin les apparitions de Grenier, Reale, Lacazette et Novillo. Les premiers sont vus par Puel comme des titulaires en devenir et même si Pied a dû profiter des blessures (Ederson et Delgado étant absents un moment) pour s’intégrer à la rotation de l’équipe, les deux sont donc relativement couvés et entourés par le club. Gassama et Kolo sont eux considérés comme des remplaçants, derrière deux joueurs vus comme largement supérieurs. Si Gassama a une situation difficile, derrière un Réveillère qui a fait le boulot toute la saison et a été élu meilleur spécialiste de son poste cette année, Kolo peut espérer du temps de jeu pendant la préparation vu les performances cataclysmiques de Cissokho. A lui ensuite de prouver qu’il est meilleur, à condition que l’OL ne renforce pas ce poste (qui pose problème pour la seconde année). Les petits nouveaux que sont Grenier, Reale et Novillo ont eu un temps de jeu anecdotique, aidés notamment par l’errance de Pja-cuff (ou Gour-nic, c’est au choix…). Lacazette est sans doute le plus en avance, mais les modifications de l’équipe et de l’encadrement pourraient donner du temps de jeu aux milieux axiaux.

Belfodil est lui redescendu d’un très gros cran, tant en performance qu’en confiance de Puelinho et devra bosser pour espérer rejoindre ses camarades. Abenzoar s’est perdu dans un club où il a disputé une dizaine de matchs, mais où il n’a guère semblé incarner une solution utile. Tafer s’est aussi loupé dans une équipe toulousaine où il y avait pourtant la place pour devenir titulaire ou pour gratter du temps de jeu vu l’indigence des autres attaques. Bref, c’est l’effet inverse des prêts de Paillot à Grenoble et Pied à Metz. Et c’est surtout une grosse interrogation sur l’avenir de ces joueurs qui ont du mal à passer au niveau supérieur. A 22 ans, cela devient délicat pour Abenzoar… Nicolas Seguin est lui aussi une déception des prêts, avec trois petits matches, mais avec Dijon. Le groupe dijonnais ayant bien tourné cette saison, il était sans doute plus difficile d’y prendre une place que Tafer par exemple. Reste quand même l’échec de ses trois joueurs.

14 thoughts on “La Gones académie fait le bilan, volume 2

  1. Très bon boulot! On attend de voir la jeune « Garde » à l’épreuve du feu et du jeu la saison prochaine. Puisque c’est ce qu’on nous promet. On verra leur véritable niveau.

  2. Ouais gros boulot.

    De penser à Remy et Mounier qui ont tous les 2 faits une super saison ca me fout le cafard. Surtout quand on pense qu’on se retrouve avec Pied et Briand à la place.

  3. « Les championnes russes du Zvezda 2005 avaient choisi […] de faire contre mauvaise fortune bunker »
    Ah bravo ! j’applaudis ! Expression à recycler !

  4. Ouais, exact, c’est ça, jsuis d’accord avec jorgie, un bon mot de T.B c’est de l’humour béton.
    Et puis je savais pas que tu en savais tant Téforben Pfanpfanncuhcuh le Viking (quoi c’est pas ça ton nom?)
    Même qu’on te pardonne l’innomable faute à la dernière phrase.

    Sinon, t’en fais pas pour ton jeunot prêté au TFC, si ils faisaient jouer les attaquants là bas, ça se saurait, ils croient que c’est de la triche, à part si l’on considère, s’entend, d’aire.

    Bon d’accord je sors, jsuis bidon comme dirait Alan, bonnes vacances Viking du Rhône, et n’oublie pas de réviser ton histoire, étudiant suranné.

    Ah et sinon, pourquoi pas un flash Bak sur Laville de Lyon et son club aux lasses supporters???? (aha hah aha jajajaj) Tu me traites de Cave et glissas dans les esclaliers (Alain?), vous ne pouvez rien Santiago (la classe celui là) en personne (Sonny mon héros). Même écorché ce nom te fout le Bourdon (comme en Bulgarie), oui je sais pour un almanach pourri y’a Kanouté mes conneries, mais tu connais Hamada, n’importe quel truc pas drôle Essien.

    Blague en décomposition à part, z’avez dégagé Delgado, c’est con quand même non? Putain lui je l’aurais bien vu jouer sous les couleurs du véritable Olympique en compagnie de bicylette instable et des fils du prodige qui a daigné honorer vos couleurs. On aurait gagné la CL à l’aise après avoir blessé Xavi à la 9ème du match aller en demies(mais pas une blessure grave respect à Xavi.

    Bon allez, Givet.

    Oui j’irais me con fesser en compagnie de GM n2 pour ces offenses répétées au bon goût.

  5. oui j’irai sans s

    Mais ne moque pas mon humour, tu n’y entends rien car t’es rond.

    Oui, pas triste car t’est rond.

    Ok j’accepte ma suspension de 6 mois, une suspension ben Meïté.

    jajajajajajajaajajajajjajaja

    Pardon

  6. oui car t’es rond sans t, mais tu l’as dit toute la nuit, santé, tu te répètes.
    Et puis mon humour tu le comprends qu’au quart.

    Chritophe.

    pffffffffffffffff jajajajajaja, hihihihihi

    En vrai tu m’aurais frappé. Non?

  7. @ Hamada: non, je ne t’aurais pas frappé, je t’aurais repayé un demi histoire qu’on filme et qu’on te mette en tête d’affiche du premier spectacle comique HJ. Après tout, Arthur a bien fait un spectacle non?
    (Et le fils du prodige? Tu veux dire du mercenaire qui n’est parti de l’OM que pour l’argent et venu à Lyon aussi? (et ce même s’il était sacrément talentueux… )).

    La faute? Ses joueurs dans le sens les joueurs du club… Mais bon, je peux comprendre, ca fait toujours bizarre de célébrer une équipe réserve pour autre chose qu’un 0-0…

  8. Vous me comparez à Arthur, bon c’est pas grave, je sais pas qui c’est, j’ai pas votre culture Torben Pfannkouch avec GM2.

    Bon à vrai dire, excusez mon pauvre niveau, mais j’ai pas compris ta célébration d’équipe réserve. Le 0-0 fait référence à la Diouferie au Parc, c’est bien ça?

    Et sinon, mercenaire, pourquoi lui et pas un autre, ce sont avant tous des employés, si on triplait votre salaire pour travailler à Rome, refuseriez vous M.Pfannkuch?
    Et si vous receviez une offre vous permettant d’assurer financièrement vos vieux jours (sont ils si lointains?) et ceux de vos proches à condition de s’exiler deux ans au Qatar, n’accepteriez vous pas ce contrat?

    Personnellement, pour 100.000 boules par moi j’accepterais même de jouer pour Lyon.
    Même pour sainté, voire pour Bordeaux. C’est dire.
    Les joueurs emblématiquescomme Maldini, Gerard ou Totti ont tous touché des salaires mirobolants, ont tous eu un challenge sportif intéressant et surtout auraient tous causé bien des soucis à leurs famille en partant.
    Voilà.
    Après c’est facile de cracher sur un joueur qui a bien voulu venir vous montrer comment on maniait un ballon.
    Mais j’avoue qu’il a été vache de ne pas vous montrer comment gagner la Champions…

  9. @Jorgie

    Je plussune l’expression itou !

    @Torben

    Eva Gene et le front de libération des loutres lyonnaises déplore la situation actuelle de l' »équipe première des masculins ». Comme cette purge mercato fait mal. C’est agréable de lire sur ce qui marche. Excellent papier. Clap, clap, clap.

  10. @ Eva: mercato qui ne me rend que plus sceptique encore pour l’an prochain.

    @Hamada: il est amusant de voir comme tu peux être pertinent quand tu tapes à côté en tentant d’argumenter ta position. Le problème de sa venue à Lyon, c’est justement le challenge sportif. Il avait d’autres offres avec « un challenge sportif plus intéressant », il a choisi un peu plus de caillasse plutôt que les titres, je crois qu’on peut parler de mercenaire… Je sais pas, c’est le choix qu’avait fait Martins au moment de la chute du SB29, il avait préféré l’AJA à l’OL et avait chopé des titres comme ça.

    Et non, j’ai de l’éthique, en tant que joueur, je refuserais pas mal de clubs en France. Mais cela s’appelle des valeurs et du cran, chose que Tapie ne vous a pas appris (enfin, si, les valeurs étaient enterrées dans le jardin, c’est vrai…).

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