La Metz Que Un Club Academie note Metz – Le Havre (0 – 2)

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Rigobert Pirès, monde de merde.

metz

Salut la Terre et les terreux !

Il fait beau sur la Moselle en ce Tridi 23 Vendémiaire de l’an 220. Robespierre se tourne les pouces en enfer et pour guillotiner le temps, fait des paris endiablés avec Steve Jobs sur la Ligue d’eux (parce que faire des paris, c’est magique). D’humeur badine, on l’entend blaguer, « Si je perds c’est La Fayette, mais si je gagne c’est Danton cul ! ». Pomme de reinette et pomme d’Ipad, Steve Jobs s’en bat le melon, il sait bien que Metz va gagner ce soir….

Mais ce qu’il ne sait pas le visionnaire, c’est que le FC Metz est damné. Maudit par mon voisin de droite lors de sa dernière bataille perdue à Sinsinf’, le club grenat a vu ses rangs se resserrer autour d’un noyau mou, ou à ce niveau là, plutôt un gros pépin; bref, le club à la croix de Lorraine meurtri par les blessures (Delle, Diaz, Duhamel, Sakho), décimé par les suspensions (Koulibaly, Diagne), ce sont bien des nouvelles têtes qui devraient se pointer dans l’arène. D’autant qu’il y a le feu à la maison, puisque trois petits points de pacotille séparent Metz de la zone rouge et du dernier et ignoble Monaco.

Le Havre et les navrais partent donc favoris, même si la tendance n’est pas plus favorable, les ciel et marine n’ayant plus gagné depuis le Quartidi 24 Fructidor de la même année, ce qui fait donc quand même plus d’un mois. Et le début de match est engageant. Metz est à l’offensive et attaque pour de vrai, chose rare donc précieuse. Les navrais procèdent par contres mous du genou, sans faire trop mal à des grenats qui, lassés de ne pas réussir à se créer de véritables occasions, lâchent un peu de pression. La seule étant une belle frappe d’Odegaard parfaitement sortie par Placide, qui ne devrait plus trainer longtemps dans le port du Havre.

La partie tombe ensuite dans un faux rythme inhumain qui aura raison des velléités messines, de la patience des spectateurs, et des nerfs de mon voisin de droite qui, vitupérant de plus belle, précipite le mauvais sort. Sur un ballon anodin, Abdoulaye perd sa virginité et prend un petit pont de derrière les fagots, qui aboutit à un ballon contré comme on ne peut voir qu’en Ligue d’Eux et en Ekstraklasa T-Mobile (première division polak), lequel finit sur la tête de Rivière. 0 – 1, douche froide.

Mais Metz a de la réserve ! Ah non. En revanche, Bijotat a plus d’un tour dans son sac eastpak, et sort à la pause un N’gbakoto en demi-teinte de couille de loup, pour faire entrer une abomination de joueur de foot à la Obertan croisé avec un lévrier afghan autiste, dont je tairai le nom (Samy Kehly). Sinon, d’un point de vue du jeu, RAS, calme plat, vent frais, température ressentie : froide, ennui profond, apoplexie envisageable, ambiance de désolation. Du coup, pour faire semblant qu’on y croit encore, … non en vérité plus personne n’y croit plus depuis la mort de Manolo (http://ea.img.v4.skyrock.net/ea5/yass5-4/pics/568883658.jpg).

S’en suit ce qui devait arriver, le deuxième but navrais, sur coup de pied très arrêté, et CSC d’un Fleurival au grand cœur. Les grenats tentent vaguement de réagir en provoquant la baston avec leurs confrères normands. Lesquels répondirent sur le terrain, notamment par l’intermédiaire de Novillo (un joueur prêté par Lyon, qui tire sur la barre, court et fait des trucs avec ses jambes), puis de Rivière, puis de Dhorasso et tutti quanti. La fin est proche mais la purge ne veut pas se terminer et laisser reposer le football en paix.

Bon prince, Monsieur l’arbitre compatissant siffle trois fois et achève la rébellion tardive d’un club qui pue la charogne (comme Christian Jean-Pierre) et remet le FC Metz à sa place : seizième dégoulinant. Le public, pour qui c’est désormais la routine, conspue ses protégés. Tout est bien qui finit comme d’habitude…

Morale de l’histoire (tirée de l’Aigle, la Laie et la Chatte, de Jean II la Fontaine, un peu retouchée) :

A Metz, des malheurs qui sont sortis
De la boîte de Pandore,
Celui qu’à meilleur droit tout l’Univers abhorre,
C’est le foot, à mon avis.

Morale alternative : La vie est injuste et Steve Jobs ne sait pas jouer à cotes et matchs.

Le jugement divin :

Le concierge :

Anthony M’fa Mezui, 2/5 : Ambivalent. D’un côté il permet à ses compagnons d’infortune de sortir vivants de Sinsinf’ en faisant quelques parades esthétiques et efficaces en fin de match. D’un autre, on le sent emprunté, timoré, jeune, court sur patte, inaudible et hésitant. Dépêche-toi d’être bon s’il te plait.

Les bossus de Notre Drame :

Romain Métanire, 3/5 : Il tient de plus en plus longtemps Quasimodo. Et quel engagement ! Volontaire offensivement, batailleur dans les duels, Métanire aura tant bien que mal essayé de dynamiser son jeu, le match, l’ambiance, avec le succès que l’on connait. Mais parbleu qu’il a galopé la saloperie !

Adama Tamboura, 2/5 : L’autre trapu à moitié humanoïde a fait son jogging, ni plus ni moins.

L’axe du Mâle :

Bruce Abdoulaye, 2/5 : Après un début de match prometteur, Bruce a oublié de serrer les jambes… Ensuite il a dansé le Rock ‘n’ roll avec Ludo, son partenaire du jour en défense centrale, la Lambada avec Rivière, le grantatakan navrais, et la tecktonik avec son honneur.

Ludovic Guerriero, 1/5 : Le cascadeur avait la lourde tâche de sortir indemne de ce match pour lequel il devait reculer en défense centrale face à l’avalanche d’absences. Un proverbe serbo-croate expose, « un homme chauve est fier de son bonnet, un fou de sa force », et le chinois de rétorquer que « l’expérience est un peigne pour les chauves ». S’il est fou, chauve et expérimenté, Guerriero n’est pour autant ni serbo-croate, ni chinois. C’est à n’y rien comprendre. Comme à ce match de gros benêt pour un gros bonnet qui n’en finit pas d’être chauve.

La Sainte Trinité :

David Fleurival, 3/5 : Pierre angulaire du triangle équilatéral concocté par Bijotat, David Fleurival, comme à son habitude s’est transformé en albatros et a plané tranquillement, avec une amplitude et une linéarité élégante. Le souci, c’est le manque de changement de rythme dans son jeu. Mais bon, on ne peut pas avoir Guerriero et l’argent du beurre.

Mahamane Traoré, 3/5 : Placé plus bas qu’à l’ordinaire, Mahamane a mis du temps à rentrer dans son match. Mais ensuite, le choix s’est avéré judicieux, tant Traoré apparaît comme le dépositaire du faible jeu messin et le seul détonateur capable d’accélérer. Ses courses balle au pied auront été autant de rares sursauts d’un football à l’agonie à Saint Symphorien.

Alexander Odegaard, 2/5 : Première mi-temps propre et raffinée, seconde mi-temps chaotique. Il lui manque de toute évidence le rythme des matchs, la faute à Bijotat. En tout cas, d’indéniables qualités dans l’utilisation du ballon et dans l’organisation tactique prouvent qu’il devrait être au centre des débats depuis belle lurette. Car le Norvégien, bien qu’il coure moins vite que Santini ne parle, a les cheveux longs.

Tic et Tac :

Oumar Pouye, 0/5 : « Nous t’exorcisons, esprit immonde, qui que tu sois, puissance satanique, invasion de l’ennemi infernal, légion, réunion ou secte diabolique, au Nom et par la Vertu de Jésus-Christ notre Seigneur ». Léon XIII raconte mieux que Rigobert le match de Pouye.

Yéni N’gbakoto, 1/5 : Moins mauvais que son alter ego à gauche, c’est pourtant lui que Bijotat a choisi de sortir à la pause. Yéni a commencé d’écrire une autobiographie « Espoir et désillusions ». Paraît que c’est Pouye son nègre.

La petite bête qui monte :

Alhassane Keita, 3/5 : Première titularisation pour le petit nouveau, et un match rafraichissant. Très remuant, Keita s’est échiné à faire comme Duhamel. Et si c’est plutôt réussi pour les courses effrénées pendant 90 minutes, les déviations, les décrochages et la hargne, c’est en revanche loupé pour les occasions. Pas une seule à l’horizon funeste. Ce qui est trop peu pour marquer, et enfin avoir son nom sur son maillot.

Les renforts :

Samy Kehly, 0/5 : Pour Samy c’est l’anathème. En dessous de tout (ce qui veut dire en dessous de Pierre Ménès, ce qui doit être vachement lourd), Kehly et sa gueule d’adolescent mal dégrossi, son physique de bâton et sa frilosité dans tout ce qu’il entreprend, s’avère être une belle arnaque.

Mayoro N’Doye, non noté : Outre une envie indéniable à son entrée, impossible de tirer un quelconque constat sur son bout de match. En revanche des tas de constats sur la profondeur de l’effectif lorrain…

Gaetan Bussman, non noté : Juste pour prouver qu’il existe encore en dépit des tentatives bijotiennes de lui ruiner sa carrière.

Le stratège :

L’ami Dominique, 0/5 : Bijotit, Bijotat, lève le camp et puis s’en va ?

Adieu les terreux,

Rigobert Pires.

6 réflexions sur “La Metz Que Un Club Academie note Metz – Le Havre (0 – 2)

  1. Thibault Bourgeois est prêté à Martigues (ce qui pue quand même pas mal) et ne parvient pas à confirmer les espoirs placés en lui. Faut dire que l’ami Bijotat le boycott depuis 2 ans… Dommage, il aurait pu devenir le Wayne Rooney français !

  2. Super académie encore une fois!

    Juste une question: pourquoi la « Metz que une club académie » n’apparait-elle pas dans le menu déroulant des académies françaises?

  3. « une abomination de joueur de foot à la Obertan croisé avec un lévrier afghan autiste ». Je me suis étouffé en lisant ça.

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