La Murciélago Académie note Valence-Barcelone (2-2)

De l’histoire, de la culture et du football, El Piojo a tout d’un grand.

Ce devait être une corrida avec les Chés en guise de taureaux. Durant 90 minutes, nous devions être torturés, banderillés avant d’être exécutés par de barbares matadores catalans persuadés de repartir en triomphe de Mestalla avec les oreilles et la queue. Les Tirésias de pacotille nous prédisaient au minimum une manita dans les gencives lors de ce premier grand match de championnat de la saison. Ainsi, malgré nos arguments, notre mort était programmée comme celle de Troy Davis, que Dieu ait son âme là-haut. Cependant, il semble que les spécialistes du football espagnol, forcément compétents puisqu’ils prennent toujours les Culés ou les Meringues à FIFA et à Football Manager n’ont pas regardé les affrontements de ces deux dernières années. Car si nous avons perdu les trois dernières rencontres, il est indéniable que les Blanquinegros progressent d’année en année avec Mister Unai Emery en chef d’orchestre. En effet, depuis son arrivée au club en mai 2008, il a affronté six fois le Barça pour un bilan plus qu’honorable de 3 matches nuls (tous obtenus à domicile) pour 3 défaites qui, mis à part un 3-0 encaissé lors de la J26 de la saison 2009/2010, ont été arrachées par les Catalans après avoir longtemps buté contre l’organisation du Basque.

M’enfin, roustes contre Villarreal et Osasuna à l’appui, les Barcelonais devaient nous dérouiller, c’était prévu, acté, délibéré. Quoi ? Un match à jouer ? Une formalité, soyons sérieux. Leur laïus est étayé par des stats pas franchement en notre faveur puisque, sur 77 matches joué en Liga à Mestalla, les Culés en ont remportés 30 (39%) contre 29 en notre faveur (38%).

A me lire, vous devez certainement vous dire, chers lecteurs (je mets des ‘s’ finaux par superstition), que le Pou a fondu un fusible, que ce n’est qu’un match nul et non une victoire. Certes. Mais ce point valide notre début de saison performant ainsi que nos progrès défensifs. De plus, après avoir passé ce premier écueil, nous conservons notre avance sur nos rivaux, ce qui n’est pas négligeable pour le moral des troupes. Et, si les organismes ont souffert mais, grâce au turn-over d’Unai, peut-être reviendrons-nous de Séville avec un résultat positif.

Avant el partidazo, Rafa Benitez a reçu la médaille d’or du club pour son parcours exceptionnel à la tête de l’équipe, magnifié par un doublé Liga/C3 en 2004. A l’annonce de son nom, tout Mestalla se leva pour l’acclamer comme il se dût. Gracies per tot Rafa! . Instant Madeleine de Pro(u)st: le deuxième maillot dans la vitrine est le premier que j’ai porté, j’avais 8 ans.

 

Equipe

Très loin de se présenter le froc baissé en conf’ de presse, Unai avait annoncé: ses joueurs avaient les moyens de battre le Barça, à condition évidemment d’être parfait tout au long de la rencontre. Et quand on dit gagner, cela ne signifie pas rester à onze derrière en attendant un contre à la 89ème minute; ça veut dire, on envoie du jeu et on presse le milieu façon Tropicana.

J’avais fait le pari avec Michel Panini, ce bel homme bianconero, qu’Unai avait une idée derrière la cabeza concernant le côté gauche. Appelez cela comme vous le voulez, mais j’avais vu juste! En même temps, ce n’est pas inédit du tout puisque le duo Alba/Mathieu fut aligné lors des deux dernières rencontres et cela avait plus qu’énervé Dani Alves. En dehors de ce coup tactique, King Kong Miguel remplace El Caiman Bruno et O Detonador Jonas prend place sur le banc. Pour le reste, c’est copie conforme avec le match de Gijon:

Guaita- -Miguel, Rami, Ruiz, Jordi Alba- -Pablo, Albelda (cap.), Banega, Canales, Mathieu- -Soldado

 

Le Pep-show

Kamikaze, Pep sort son 3-4-3 comme une pièce montée des grands jours. Le Puto Amo cale une défense à trois cheveux crasseux-sécateur argentin-Adibou. Au milieu, Dani Alves monte d’un cran pour bloquer les montées alternées d’Alba et Parlapoco. Au milieu, Busquets et Xavi composent avec Keita qui doit être un génie du football pour jouer dans une telle équipe avec de tels pieds. Devant, Cesc, Pedro et Messi se partagent les efforts offensifs. Ce qui donne, donne, donne:

Valdés- -Masque & Rano, Puyol, A dix balles- -Xavi, Busquets, Keita, Dani Alves- -Pulga, Sex, Pedrolito

 

Messi a été peu en vue pendant une bonne partie du match, la faute à l’excellent pressing opéré, étouffant même pour un fuoriclasse de sa trempe. Mais, même dans une partie difficile, il a tout de même glissé deux passes déc’, presque trois sans une grande parade de Guaita face à Villa. La marque des grands, c’est de rester dans son match, se ressaisir et relancer son équipe quand elle a besoin d’air. Sa connexion avec Cesc est exceptionnelle, le trip in London de l’ancien Gunner n’ayant pas altéré leur entente forgée à la Masia. Malgré un charisme de beignet, la Pulga illumine tout ce qu’il touche. Mais il faudrait qu’il arrête de chougner dès qu’on le touche, ça fait Cristiano et c’est pénible.

Nan mais, franchement, vous trouvez pas que Pep ressemble à Guillaume Leserman dans Plus belle la vie?!

 

Pendant ce temps-là, des gros Footix, hinchas du Barça depuis 3 ans devant leur télé :

Footix 1, paquet de chips à la main qu’il tente d’ouvrir: « Tu dis combien pour le Barça ce soir? »

Footix 2, bière blonde dans la main gauche, grattage testiculaire de la droite: « Pfff, j’sais pas… au moins 5. T’as vu Messi contre Osasuna?’

Footix 1, toujours aux prises avec son paquet (de chips): « Ouais, j’l’ai vu sur l’EDD. Et t’as entendu Thouroude? 18 promus en Liga! »

Footix 2, toujours aux prises avec son paquet (de testicules): « Comment c’est trop ça en plus! Tu vas voir Valence, ils vont se faire exploser par Messi. »

Une détonation. Footix 1 a enfin ouvert son paquet de chips. Du mauvais côté. La moitié du paquet se retrouve donc sur le tapis.

Footix 1, soufflant sur les chips tombées avant de les manger, c’est mal de gaspiller: « Messi, il est trop fort. T’façon, le titre est déjà joué, le Real a fait 0-0 contre j’sais plus qui. C’est fini pour eux. »

Une musique résonne dans les enceintes de Mestalla. C’est l’hymne du club.

Footix 2, augmentant le son de la télé: « T’entends?! ils mettent l’hymne du Barça! Il est à Valence le match non? ».

Footix 1, ravi mais peu concerné par les règles d’accord: « C’est normal, c’est les meilleurs. On va gagner, largement! Je vois bien un… 6 ou 7 à 1 ».

Footix 2, visionnaire: « On se fait un FIFA à la mi-temps! J’prendrai City. Comment j’adore cette équipe, surtout depuis qu’ils ont pris Nasri. J’ai décidé de les supporter; Chelsea et Arsenal ça vaut plus rien. »

Match 

 

Buts :

12ème minute, Abidal contre son camp: touche côté droit effectuée par Miguel. Le ballon navigue avant qu’Ever ne transmette à Ruiz côté gauche. L’ancien Napolitain alerte Mathieu mais l’ouverture est imprécise. Puyol récupère mais manque sa passe, interceptée par Jordi Alba qui donne immédiatement à Pablo Hernandez. Voyant Mathieu prendre son couloir, l’Espagnol glisse la gonfle dans l’intervalle. Le rouquin contrôle et centre pas vraiment bien. Mal placé, pressé par Canales, Abidal défend aussi bien que Pierre Arditi joue la comédie et coupe la trajectoire. Le ballon finit au fond des filets alors que Valdès n’aurait eu aucune difficulté à s’en saisir.

14ème minute, Pedro: les gamins jouent à « Où est Charlie? »; au Barça, les Blaugranas jouent au « Où est Messi? ». Après le coup de renvoi, il faut attendre 40 secondes pour les Culés portent le ballon dans les 30 derniers mètres. Pedro donne à Cesc qui talonne pour la Pulga. Contrôle du droit, deux touches de balle pied gauche, amour de passe dans le dos de Miguel avec un M comme Marlboro à destination de Pedro. L’international espagnol parvient à glisser le cuir entre le pied droit de Guaita et le poteau. Egalisation.

23ème minute, Pablo Hernandez: Fabregas tente de trouver Messi mais sa passe est trop longue et finit dans les pieds de Guaita. Relance côté gauche. Ruiz ouvre sur Mathieu qui remet instantanément de la tête sur Banega. Ever résiste au pressing, s’en extirpe, le décalage est fait. A l’autre bout du terrain, Pablo est déjà seul. L’Argentin lance Mathieu qui centre en première intention en direction de Soldado, suivi par Adibou. Plus aux fraises que ça tumeur, le latéral culé manque son tacle et Pablo, démarqué au second poteau depuis au moins 30 secondes, n’a plus qu’à exécuter la sentence. Alors, c’est qui l’patron sur la pelouse?

77ème minute, Cesc Fabregas: et si on rejouait à « Où est Messi? » L’Eto’o se resserre pour les Chés et la pression catalane est étouffante. Touche à droite effectuée par Dani Alves. Passes courtes, Xavi pour Messi, redescendu. Passe à Fabregas qui lui remet. La Pulga zidanise (Nda: lève la tête pour enclencher la vision panoramique), se transforme en George Michael, wham! passe laser, I want you Cesc. Grâce à son superbe appel, Fabregas a tout son temps pour aligner un Guaita sans défense.

 

Notes

Guaita (5/5): ceux qui voient le verre à moitié vide diront qu’il a encaissé deux buts et qu’il était battu sur la chouquette de Mascherano. Personnellement, je préfère retenir ses deux interventions décisives devant Messi (75′) et face au Guaje Villa (89′) qui noue font gagner un point.

Miguel (tracteur/5 jusqu’à la 13ème minute; 3/5 après): vraiment pas dans son match, le but de Pedro l’âne l’a réveillé. Pris dans le dos par Pedro (6′), perdant une balle facile par manque de concentration (9′), l’égalisation est logiquement venue de son côté (13′). S’il s’est rattrapé par la suite et a tenu le coup, il n’a pas suivi Cesc sur le deuxième pion blaugrana. Si j’avais été Pep, j’aurais davantage insisté sur son côté en mettant la Pulga sur son chemin car le Portugais aurait vécu un calvaire.

A.Rami (4/5): il aurait pu bénéficier d’un penalty en début de match (ça c’est pour ceux qui râlent sur l’arbitrage et « l’oubli » de deux penalties pour le Barça) et a bien failli réaliser un doublé péno/carton rouge sur une intervention litigieuse sur Messi (17′). Mais si l’arbitre n’a pas sifflé, cela signifie bien qu’El Coloso jouit déjà d’une bonne réputation. S’il m’a donné des sueurs froides avec un replacement lent après une percée avortée (30′), il a très bien tenu son rang et a fait montre d’une belle entente avec Ruiz. Pour couronner le tout, il gène Messi juste ce qu’il faut pour empêcher l’Argentin de dribbler Guaita (75′).

V.Ruiz (4/5): à l’origine des deux buts chés grâce à deux ouvertures longues distances, l’une loupée mais qui a permis de porter le ballon côté catalan, l’autre, réussie et qui a permis à Mathieu de jouer en déviation avant de prendre l’intervalle côté gauche. Pour le reste, et en dépit de relances parfois approximatives, il a coupé bon nombre de passes barcelonaises et est intervenu avec à propos sur un centre d’Adriano (70′). +1 pour avoir mis une pigne à Dani Alves empereur des pleureuses (31′).

J.Alba (3/5): provocateur, auteur de débordements (19′ et 26′), il pâtit naturellement de la prestation de Mathieu. Malgré tout, c’est une valeur sûre à ce poste et est capable de défendre et de se projeter très vite vers l’avant (50′). Exclu en fin de match, sans doute pour avoir attribué quelques noms d’oiseaux à l’arbitre assistant (90+1′). J’avais prévenu: porter le numéro 17, celui que portèrent Joaquin puis Stankevicius diminue les capacités intellectuelles!

Albelda (4/5): miracle à Mestella! Nous avons retrouvé El Gran Capitan! Peu convaincant lors des deux derniers matches, il s’est réveillé pour el partidazo. La marque des grands. Son entente avec Ever en première mi-temps a fait merveille, mettant le compte au milieu de terrain culé. Le recul de l’équipe durant le second acte était logique mais a certainement été facilité par la sortie sur blessure du taulier, la faute à Cesc Fabregas qui, malgré un séjour prolongé sur les terrains de la Perfide Albion, ne saute pas dans les duels aériens face au Patriota. On appelle ça la trouille, la pétoche, les miquettes. Remplacé à la pause par Tino Costa.

Banega (5/5): ctrl c/ ctrl v avec son match contre Gijon. Sauf que c’est contre le Barça, donc deux crans au-dessus. Il oriente, ratisse et, même s’il veut parfois trop en faire et manque quelques passes, il domine le jeu des Murciélagos. Au quignon tout au long de la partie, il garda assez de lucidité pour réaliser un ultime tacle sublime. Quand on pense qu’il a failli faire partie des anciens de Boca qui perdent tout leur talent une fois l’Atlantique traversé…

Pablo (4/5): de tous les joueurs, c’est siempre celui que je note en dernier tellement il est difficile de l’évaluer. A la fin du match, tu te dis qu’il aurait pu être plus influent mais avec une assist pour Mathieu sur l’ouverture du score et un but, tu te rends compte qu’au final, il a été un joueur clef.

Canales (3/5): à l’image d’Albelda, on ne s’attendait pas à ce qu’il soit titulaire. Placé en meneur de jeu dans un rôle proche de celui occupé par El Chino Silva, le petit prince a surtout été utile défensivement, taclant admirablement Messi (31′) puis Puyol (32′). Son débordement et son centre pour Soldado aurait pu être décisif si seulement Gudari avait mis des crampons plutôt que des Santiags (52′). C’est dans des matches au couteau comme celui-ci que le xic apprend le plus et passe à l’âge adulte. Remplacé par Jonas (69′).

Mathieu (5/5): Robocop a cassé la baraque au poste d’ailier gauche. Deux passes déc’ qui auraient pu, dû, faire trois sans les pieds palmés de Soldado (40′). A sa sortie, Mestalla lui a réservé une standing ovation plus méritée. Entre Evra qui se la raconte malgré ses casseroles à faire peur au jury de Masterchef, Abidal qui a été pathétique, y aurait pas une p’tite place pour Jérem’? En plus, il a tout fait bien puisqu’il est passé dans l’écurie Bernès… En voyant la performance du rouquin, Didier Roustan aurait crié que Parlapoco était « l’atout ché, l’atout ché! ».

Soldado (¿Qué pasó?/5): il aurait pu déglinguer le Barça à lui seul. Seulement, Gudari avait chaussé les palmes façon Jacques Mariole. Un 3 contre 3 gâché (37′), la faute en partie à une main de Puyol non sanctionné d’un penalty (ça c’est pour ceux qui râlent sur l’arbitrage #2), une offrande de Mathieu ratée on ne sait comment et qui aurait achevé les Catalans (certes Valdès touche le ballon mais tout de même) et un regalo de Canales vendangé alors qu’il n’avait plus qu’à tirer sur le beau ruban rose (52′), Soldado s’est indiscutablement troué. Espérons que cela le motivera pour les prochains matches et qu’il nous fera vite oublier ce match sans.

 

Suplentes

Tino Costa (3/5): entré à la place d’Albelda aux citrons, il a été moins en vue que le Patriota mais a globalement accompli son devoir, particulièrement ingrat.

Piatti (4/5): entré à la place de Mathieu (73′), El Plumero a effectué une très bonne entrée, provocateur et mobile.

Jonas (2/5): entré à la placé de Canales (69′), il a dégueulassé une situation dangereuse après que Dani Alves eut dérouillé Piatti, préférant rater une frappe plutôt que d’écarter sur Pablo, en position idéale pour déborder dans un dernier rush.

 

El Guaje Villa: à Mestalla, on n’est pas des nains gras alors, quand David revient à la maison, on l’applaudit et on dit gracies xic.

 

Mister Unai Emery (5/5): définitivement, il est l’entraîneur qui pose le plus de problèmes à Pep, ce qui n’est pas rien. Le Basque a montré que s’il avait les mêmes moyens que le Philosophe, il ne serait pas loin du compte. Au niveau tactique, on a assisté à un vrai duel entre deux amateurs de vrai football qui voulaient construire du jeu plutôt que de le casser comme un certain José M.

 

Un brin d’Histoire: la C2 1980

Vainqueur de la old fashion Coupe des villes de foires en 1961/1962 et 1963/1964, València retrouva les ors européens avec une victoire en Coupe des Coupes en 1980. Avec la Saeta Rubia (la flèche blonde) Alfredo di Stefano à leur tête, les Murciélagos remportèrent sans trembler leurs deux tours de chauffe face aux Danois de Boldklubben 1903 (2-2 ; 4-0) puis face aux Luxembourgeois du FC Aris Bonnevoie (4-1 ; 7-1). En quart de finale, début des choses sérieuses avec un double affrontement face au Barça. Même pas peur, les Chés remportèrent les deux matches, battant les Culés au Camp Nou (1-0) avant de finir le boulot à Mestalla (4-3). Alors que dans le tableau du bas, Arsenal et la Juventus se disputèrent âprement une place en finale (1-1 ; 1-0), les Chés, en dépit d’une défaite à Marcel Sopalin (2-1), ne loupèrent pas l’opportunité de se payer un voyage à Bruxelles, plumant et étrillant les Canaris (4-0). En finale, face aux Gunners emmenés par un certain Pat Rice et dans un Heysel qui n’est encore que le nom d’un stade et pas d’un drame, il fallut attendre les tirs au but, les premiers de l’Histoire des Coupes d’Europe, pour désigner un vainqueur. Estrella de l’équipe, El Matador Kempes inaugura bien mal la séance, butant sur Pat Jennings. Fort heureusement, Pereira maintint les deux équipes à égalité en sortant la tentative de Brady. Après ces deux arrêts initiaux, aucun autre tireur ne trembla. A la mort subite, si Arias transforma sa frappe, Terry Neill, coach d’Arsenal et sosie officiel de Richard Cocciante sembla avoir un mauvais pressentiment avant que Graham Rix ne s’élançât. A l’image de Brady, Rix frappa sur le côté de gauche de Pereira. Wrong idea! Le portero partit du bon côté et offrit le titre aux Chés. Ainsi, pour son retour au club après un passage de 4 ans marqué par la conquête de la Liga 1971, Don Alfredo permit à València de remporter un titre européen après seize ans d’attente. Et nous dûmes attendre 2004 et Rafa Benitez pour soulever à nouveau une coupe continentale. J’espère juste de ne pas attendre encore 20 ans pour revivre cela!

 

La musique adoucit les moeurs: La Juma de Ayer (La Cuite d’hier).

Version de Henry Fiol

Version de Compay Segundo

 

 

Les hinchas francophones de València se retrouvent ici.

El Piojo est présent doublement sur la toile. Si vous êtes plutôt cara-libro, por aqui . Si vous êtes plutôt gazouillis, por aca.

 

Besitos (C)anales,

 

Amunt València, és il millior!

 

El Piojo.

12 thoughts on “La Murciélago Académie note Valence-Barcelone (2-2)

  1. Quelle belle équipe, ce serait un bonheur de les voir champions cette année même si les immortels du barça font bien flipper mais bon, en insistant bien sur le coté d’Abidal d’autres équipes peuvent faire le coup et tomber le barça.

  2. Pep a tenté un coup, c’est tout à son honneur mais c’était trop risqué. Selon moi, il y a 2 tournants: le raté de Soldado évidemment mais aussi la sortie d’Albelda qui nous fait perdre en puissance et en intelligence de placement. L’équipe progresse, notre défense n’est plus un point faible. J’espère que ça continuera. Si contre Séville, on fait un résultat, on aura déjà passé 3 grosses équipes. De quoi voir venir.

  3. « Et, si les organismes ont souffert mais, grâce au turn-over d’Unai, peut-être reviendrons-nous de Séville avec un résultat positif. »
    Oula tu t’enflammes ! ^^
    Bon je commence pas dire que malgré mon inculture de la liga, Valence est mon équipe préféré pour pas qu’on me crie dessus.
    Ceci dit je voudrais revenir sur le fait que Hristo et toi vous vous servez de ce match comme preuve suprême que non la liga n’est pas dominé outrageusement par le barca et le real.
    Enfin là on a quand même le troisième du dernier championnat qui à domicile sort un superbe match contre un Barca avec un schéma tactique pourri qui se craque a moitié, et match nul.
    Surtout que le déséquilibre de la liga vient plus de la capacité des deux gris à gagner presque tous leurs matchs contre les petits, ce qu’ont du mal à faire les outsiders (Valence, Villareal, Atletico…).
    Après c’est vrai qu’en ce début de saison le Real et le Barca semblent plus en difficultés, je ne peux que souhaiter que cela se confirme et que Valence gagne le championnat, voire même qu’ils ne fassent que vraiment se mêler à la lutte, mais bon on verra l’écart de points en fin de championnat.

  4. Félicitations à Valence pour leur prestation.
    En tant que fan blaugrana, je fais une petite bise (anale) à Soldado qui nous a permit de rester dans le match ;)

  5. @Hugog: en aucun cas ce match prouve que València jouera le titre en fin de saison mais il démontre que le niveau est là et que le problème des outsiders est d’être régulier et de ne lâcher aucun point.

    C’est marrant que tu parles de ça dans la mesure où tu es supporter d’Arsenal. ça fait combien de temps que ton club n’a pas participé à la lutte pour le titre. Et, pardon, mais nous avons fait 2-2, pas 8-2. Chelsea a pris une trempe et seul City paraît en mesure de concurrencer le voisin.

    Je pense que le problème est global au niveau européen dû, pour une large partie non pas à l’arrêt Bosman mais à la réforme de la Champion’s.

    @yanaldo62: m’en parle pas, j’arrive pas à m’en remettre :)

  6. El Piojo–> Euh je dirais, l’année dernière en fait, on finit assez loin mais on était dedans la plupart de la saison finalement, ce qui prouve bien que le niveau était pas terrible la saison dernière. :p
    Après comme j’ai dit le problème vient pas forcément du niveau des outsiders, Valence a plutôt un bon niveau européen il me semble, mais plutôt des autres clubs justement. Quand on voit le résumé du précédent match de Barcelone, la défense de l’équipe adverse est assez affolante, après ça peut arriver (même pour Arsenal, merci de me le rappeler ^^), mais c’est vrai qu’on a l’impression que ça arrive assez souvent dans le championnat espagnol.
    C’est vrai aussi que le barca pratique un football qui contre les équipes faibles peut être très payant.
    Après je suis pas Phillipe Doucet et j’ai pas les chiffres sous la main, mais il me semble tout de même que le Barca et le Real ont fini avec sensiblement plus de points que Man U l’année dernière (c’était pas 91 ?), et c’est assez révélateur quoi qu’on en dise.
    Enfin, ça ne m’empêche pas de regarder les matchs de Valence avec plaisir quand je tombe dessus, encore plus depuis que je peux lire ton académie et donc connaitre mieux les joueurs.

  7. Je pense que le problème est globalement le même en Espagne et en Angleterre. Tu as 4-5 équipes qui ont un niveau supérieur et c’est marre. Le reste, c’est pas terrible.
    Il se passe en Espagne ce qu’il s’est passé avec Lyon pendant des années: absence de mental des adversaires. Si tu en prends moins de 3, c’est comme une victoire et tu penses à ceux qui en ont pris 8. Peu essayent vraiment. Unai a mis en place une tactique qui s’affine d’année en année et qui porte ses fruits. Il a les joueurs mais il a surtout de l’ambition. Si seulement les autres entraîneurs pouvaient s’en inspirer…

  8. Hugog pourquoi tu dis on quand tu parles de ton équipe ? t’es pas sur le terrain que je sache ! ça m’agace, ça m’agaaace !

  9. Je dis on parce que j’estime que je vis les matchs et la saison de l’équipe que je supporte avec assez d’émotions pour m’y associer directement.
    En tout cas c’est sympa de voir que y’a des gens que je connais pas qui m’aime pas, j’ai l’impression d’être quelqu’un d’important.

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