La Penn-Ar Bed Académie note Nice-Brest (0-0)

Le Mèch s’est fait chier. Mais ce ne sera pas le cas du lecteur.

Déplacement à Nice pour Alex Dupont et sa bande, un souvenir difficile pour Mèch Tuyot avec une purge l’année dernière qui avait vu le jeune Martial marquer son premier but en L1 suite à un cafouillage dans la surface de Letizi pour égaliser après un but de Ljuboja.

Il fait beau au stade du Ray, probablement trop pour jouer au football, il devrait y avoir une règle interdisant les matches par grosse chaleur, remplacés par un apéro mousses fraîches et noix de cajou obligatoire sur la pelouse pour les joueurs et arbitres tous ensemble. Bon pour l’ambiance, pour la proximité avec les supporters et pour Larsen Touré dans sa quête visant à avoir plus de copains que Sammy Traoré.

Composition sans véritable surprise des deux côtés du terrain, un 442 à plat qui commence à faire débat du côté brestois, et un 433 offensif côté niçois avec Mounier qui nous avait fait très mal l’an dernier, et Pentecôte en pointe pour son premier match avec les aiglons.

Le petit Xavier à peine transféré crée d’avance des sueurs froides aux supporters brestois, en effet ce beau joueur fragile a déjà marqué 6 buts en 2 matches face au Stade Brestois.

Le match s’annonce tendu pour ces deux équipes à la recherche de leur première victoire de la saison. Les commentateurs tentent de détendre tout le monde en affirmant que Nice vient de faire une bonne opération « en recrutant DjaDjeDje qui leur fera du bien ». Raté. Ce qui aurait pu faire rire les joueurs des deux camps n’est entendu que par les téléspectateurs qui se désespèrent d’avance.

Le match débute sur une erreur de Gentiletti qui permet à Pentecôte d’être trouvé en profondeur dans la surface et de se jeter par terre suite au bon retour de Zebina malgré son manque de vitesse.

Nice confisque le ballon, presse haut et sur les dégagements brestois on retrouve la tactique classique de tout sur la tête de Poyet.

S’ensuivent de longues minutes de jeu entièrement niçoises à l’exception d’un contre de Ben Basat stoppé intelligemment par Digard à 40m du but d’une petite faute. Pas de danger toutefois pour Elana, une reprise de Mounier à la 12e minute, contrée, file en corner. Pentecôte se fait gentiment sermonner par Mr Viléo, auteur dans l’ensemble d’une prestation satisfaisante, pour sa deuxième simulation.

Alors que Brest commence à refaire surface dans la chaleur provençale Grougi perd bêtement un ballon au milieu de terrain, on joue la 22e, tout de suite exploité par Abriel qui envoie Pentecôte seul vers Elana, signalé injustement hors jeu, les Stadistes ont eu très chaud.

Nice commence à abuser des longs ballons et la précision des diagonales de Digard jusque-là excellente diminue. On atteint la demi-heure de jeu avec une tête du cauchemar Pentecôte bien captée par Elana sur sa ligne, suite à un bon coup franc de Monzon.

Des actions brouillonnes de part et d’autre du terrain dans un dernier quart d’heure agité, toutes conclues par des mauvais choix de Mouloungi 31e, Digard 39e et Roux 42e.

Mi-temps, Mèch se touchant les testicules droit et gauche se demande alors où sont donc Poyet et Lesoimier. La domination niçoise est pour l’instant sans conséquence, les rouge-et-noir sont au final très peu dangereux du fait d’un grand déchet technique et de nombreux mauvais choix dans les derniers mètres.

Brest attend le contre et semble bien en place.

La deuxième période commence comme la première par une balle dans la surface d’Elana mais pour Mouloungi cette fois, qui pousse trop son ballon et permet à Zebina de protéger la balle jusqu’au portier brestois.

Nice précipite moins ses actions et à la 51e sur un centre d’Abriel, Pentecôte marque coupant au premier poteau, c’est mal défendu, Elana se troue sur la tête de l’ancien Toulousain mais heureusement pour les rouge-et-blanc, toujours dans le maillot third bleu de l’année dernière, le ballon était sorti en 6 mètres avant qu’Abriel ne le redresse.

Elana reçoit quelques projectiles de la part des supporters niçois qui cherchent sûrement à suspendre le stade du Ray pour être certains de ne pas voir jouer Dja Djedje sur les prochains matchs.

On joue alors la 55e minute, rien ne se passe et le commentateur bien décidé à faire le show nous apprend que si « Pentecôte avait marqué, ça aurait tout changé pour lui et son équipe ». Merci, vraiment, j’appelle donc Stephen Hawking pour lui annoncer la grande nouvelle et en profite pour lui demander si en relâchant une grande quantité de Vodka et de Kahlua dans la Voie Lactée on pouvait faire un Russe-Blanc. Lorsqu’il raccroche, j’entends le synthétiseur vocal de l’éminent scientifique dire « always these Bogdanoff assholes ».

Le match toujours plein d’intensité, légère faute de Culma sur Abriel, ce dernier sûrement déçu d’avoir quitté l’OM crie son amour en imitant Valbuena. Digard sur le coup franc fait une passe au banc de touche. La bière est bonne, c’est au moins ça de pris.

Grougi profite du niveau global pour enchaîner perte de balle, faute, et une nouvelle perte de balle qui permet à Abriel de venir s’essuyer les crampons sur les mollets de Culma qui s’était arraché pour la récupérer.

On joue la 63e, première véritable occasion brestoise, Ben Basat récupère le ballon au niveau de la ligne médiane, s’avance vers le but au milieu de trois niçois, un bon crochet et il décoche une frappe qui passe tout près de la lucarne d’Ospina.

Pentecôte sort dans la foulée remplacé par Goncalves, on respire en se demandant pourquoi on nous parle d’international espoir portugais originaire de Guinée alors qu’il est forcément de chez nous le petit Calvez.

Ben Basat très actif à ce moment du match tente de combiner avec Poyet, Lesoimier, Roux et Grougi, ne voyant que rarement le ballon revenir lorsqu’il sollicite le une-deux.

Les Brestois multiplient les fautes bêtes de plus en plus près des buts d’Elana, Roux remplacé par Ewolo prend place sur le banc, le regard hagard se demandant sûrement si Newcastle c’est aussi moche que le jeu brestois ce soir. Un remplacement ambitieux de la part d’Alex Dupont à 20 minutes de la fin.

74e minute, Mouloungi se promène dans la surface et frappe du gauche, bien repoussé par Elana main gauche qui est sollicité dans la foulée par Abriel et sort la balle de la main droite cette fois-ci. On tient là l’action du match.

Les Niçois poussent, travaillent leurs simulations, obtiennent des coup francs mais ne seront plus réellement dangereux et le match se finit par un 0-0 qui peut laisser des regrets aux Aiglons tant ceux ci ont dominé, mais la solide défense brestoise et leurs approximations les privent du but qui « aurait pu tout changer ». Un hold-up était possible, la défense azuréene ne respirant pas la confiance.

C’est le 4e match nul de mes petits protégés et de loin le plus inquiétant, pas de fond de jeu, dominés pendant tout le match, un manque d’engagement certain de la part de quelques joueurs et un coaching effrayant, il est temps que le froid et la pluie viennent donner un coup de fouet aux joueurs et à ces petites un peu trop provocantes qui gloussent en oubliant que cette année, c’est bac de français.

 

Les Joueurs

Elana 4/5 : Une relance très limite sous les pied de Pentecôte dont il capte une tête en fin de première période, battu sans conséquence par ce même joueur en début de deuxième. Sort le grand jeu devant Mouloungi et Abriel à un quart d’heure de la fin préservant l’invincibilité brestoise et le point acquis au coup d’envoi.

Coulibaly 2/5 : Pris plusieurs fois par Mounier qui en fera souffrir plus d’un cette saison, il s’en est mieux sorti que Ferradj l’année dernière. Voulant se faire une place parmi les grands hommes il tente un coup de Poker à la demi heure de jeu avec une relance plein axe dans les pied d’Abriel ce qui lui permet de récolter un admirable -1.

Baysse 3/5 : Moins serein qu’à l’habitude, peu mis en danger durant le match, il a semblé perturbé en début de match par la présence de Zebina et l’incertitude quant à la condition physique de ce dernier ajoutée à la chaleur. Prend bêtement un jaune suite à une faute sur Pentecôte qui venait de lui prendre le ballon dans les pieds. Toujours précieux de la tête et comme balancer n’importe comment dans la surface est une des activités favorites des joueurs de Ligue 1 il va se régaler toute la saison.

Zebina 4/5 : Rassurant, jugé trop juste par Dupont mais contraint de jouer suite à la blessure de Martial, il a bien tenu sa place compensant son évident manque de vitesse par de bons placements. A quand même eu le droit à des insultes quand il a dribblé en position de dernier défenseur parce que Mèch a failli s’étouffer avec sa bière. Prend un jaune bêtement pour ne pas avoir rendu le ballon suite à une faute sur Abriel. Obtient un point bonus pour non-décès pendant le match alors qu’il semblait déjà cramé en interview dans le couloir avant le coup d’envoi.

Gentiletti 2/5 : Il alterne le bon et le mauvais, un marquage trop lâche et une présence physique sur l’homme intéressante. Pris de vitesse par Mouloungi, pas par Abriel. Des relances propres et des ballons perdus bêtement. Doit gagner en régularité. -1 pour son jaune idiot comme ceux de ces petits copains, avec autant de blessés on a pas besoin de suspendus.

Culma 4/5 : Nice a beaucoup joué sur les côtés, mais dès qu’ils sont venus dans l’axe ils ont buté sur le guérillero de l’entre-jeu brestois une nouvelle fois abandonné par son compère aux cheveux long. Mises à part quelques fautes évitables trop proches du but d’Elana il est irréprochable. Compense même les erreurs et les montées de ses latéraux à la place des ailiers. S’il se blesse, Brest finira la saison quelque part entre les jardins du ciel et la ligue 2 mais sûrement pas en ligue 1.

Grougi 0/5 : Mériterait même des points négatifs, inutile, il n’est même pas invisible tant ses erreurs sont flagrantes, perd tous ses ballons, incapable de réaliser un une-deux de 3 mètres, commence même à faire des fautes dangereuses à proximité de la surface brestoise. Le 442 mis en place cette année ne lui convient pas, il est complètement perdu, prochaine étape : dessiner un visage sur le ballon.

Poyet 1/5 : Pourquoi était il sur le terrain, pourquoi ne pas essayer Micola qui ne pourrait de toute façon pas faire pire vu que Poyet ne défend plus, incapable de courir ? Continue de prendre les ballons de la tête sur les dégagement d’Elana mais à part ça ? En guise de fait de gloire sur le match une frappe du pointu digne de celle de Jérôme Le Gall, terrible milieu de terrain remplaçant des poussins C de l’Étoile St Guénolé de Plougastel. Tente un grand pont.

Lesoimier 2/5 : Guère mieux que son homologue de l’autre côté du terrain, un peu plus de présence défensive, mais des erreurs. Quelques débordements mais se coupe de ses partenaires. Doit frapper à la 17e suite à une passe de Ben Basat mais temporise trop. Doit souffler un peu sur certains matchs.

Roux 1/5 : Allo Papa Tango Charlie, répondez, nous vous cherchons ? Après un regain de forme contre Lyon le voilà qui rend hommage à Mort Shuman, Mèch Tuyot préfèrerait voir Nolan porter la moustache. Vivement la fin du mercato, qu’il sache où il en est le petit blond, nul doute que l’intérêt de Newcastle y est pour quelque chose. Une conservation du ballon correcte pour ensuite envoyer la balle aux adversaires. Sorti à la 70e pour Ewolo.

Ben Basat 3/5 : Son nom à lui c’est Benny B oui tu l’as deviné, le meilleur Brestois du secteur offensif, du déchet mais de l’envie contrairement aux autres, un peu personnel sur certaines actions. Il n’a cependant jamais revu le ballon lorsqu’il sollicitait la remise. De bons appels inutilisés avec un Grougi en dessous de tout. Doit se battre un peu plus sur la récupération de balle. Encourageant pour la suite. Va rapidement marquer si il joue, enfin on espère.

 

Les Remplaçants :

Ewolo (Roux 71e) NN : Pourquoi pas après tout, tant qu’à être dégueulasse autant essayer de garder un point et protéger le futur vendu.

Ba (Ben Basat 91e) NN : D’accord Alex, c’est pour que les journaux disent que tu es un formateur ou pour te foutre de la gueule de nos deux tchèques ?

 

Le Coach 30°C/5 :

Il fait 30°C, tous les joueurs sont cramés, et un seul changement. Mis à part démobiliser des joueurs comme Soumah, Micola et surtout Licka je vois pas bien l’intérêt de la manœuvre.

De plus le 442 ne marche pas, Grougi est complètement absent et n’a qu’une influence négative dans ce système, pourquoi ne pas faire jouer Licka qui ne pourrait de toute façon pas faire pire à moins de marquer contre son camp à chaque match ? Mèch Tuyot va aller crever un pneu de sa Harley pour qu’il se rende compte que ça marche beaucoup moins bien comme ça.

Le plus énervant est de le voir satisfait d’une telle prestation à la fin du match.

 

Les adversaires :

Bien content que Pentecôte n’ait pas 90 minutes dans les jambes, Mounier est un poison, Ospina n’a pu nous montrer sa nouvelle fragilité vu qu’il n’a pas été mis à contribution une seule fois dans ce match. Digard s’est promené tout le match en l’absence de pressing de Grougi ayant toutefois de plus en plus de déchet dans ses passes au fil de la rencontre. Monzon semble être une bonne pioche.

 

 Mèch Tuyot a fini par trouver les images, ici

5 thoughts on “La Penn-Ar Bed Académie note Nice-Brest (0-0)

  1. Bon pas de résumé actuel, du coup je vous offre un petit hommage au grand Gérard Buscher, joueur des deux clubs, lors d’un Nice Brest d’il y a quelques années, avec en guest star Vincent Guérin.

  2. Pas vu le match… Mais on dirait que si on s’en sort cette saison, on pourra dire merci à Coco Martins…

  3. La question que tout le monde se pose, c’est est-ce que vous pouvez vous maintenir avec 38 points ? (suite aux 38 nuls de la saison bien sur)

  4. Si on tente le coup on descend, mais on reste dans l’histoire… A la limite je dirais pas non, vu que même si on tente pas le coup, en jouant comme ça, on risque de pas être bien loin…

    Et en passant le prochain match c’est au Parc, je signe pour un 5e nul d’affilé.

    Ce que je peux dire c’est qu’il va falloir nous les mettre les buts, pour l’instant ils ne sont venus que de grossières erreurs individuelles, 2 pour Makonda (et le superbe but de Sorlin qui arrive indirectement sur le corner qu’il n’aurait jamais du concédé) et une de Coulibaly contre Lyon.

    Va aussi falloir qu’on marque, et ça c’est déjà moins évident.

  5. C’est sûr que quand Sœur Alex aura une ligne de défense encore plus patron que celle là, va falloir nous les planter… (Ceci dit, j’aimerais bien voir Licka jouer et/ou Makonda en ailier…)

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