La Premier League academy, 1ère journée

Un fan de fauvisme.

Retrouvez Sir Charles Barclay toutes les semaines pour tout bien suivre du meilleur championnat du monde en attaque, parce que pour le reste, faudrait quand même pas trop rire non plus.

 

Résumés des matchs à retrouver ici.

City et United devant ; Reds, Blues et Gunners déjà à la traine. Tout un symbole de la domination footbalistique et économique des clubs mancuniens, avec en face une équipe en reconstruction (Liverpool FC), une autre vieillissante (Chelsea) et une dernière en déclin, depuis deux saisons en particulier (Arsenal). Bolton et City leaders ; QPR et Swansea, promus, relégables.

 

Liverpool FC 1 – 1 Sunderland : « les Reds sont verts » (merci à l’Equipe.fr de m’inspirer)

Ce match devient la grosse affiche du jour suite au report de Tottenham-Everton. Avec du côté des Reds, des recrues à la pelle, surtout en attaque, où les quatre offensifs (Henderson et Downing sur les côtés ; «Carlsberg» Carroll et Suarez dans l’axe) sont différents de l’an dernier à même époque, en ajoutant à cela l’arrivée de José Enrique comme latéral gauche et celle de Adam (sans Eve) en milieu de terrain-meneur de jeu en retrait.

Les Reds démarrent pied au plancher avec un pénalty concédé par le latéral gauche des Black Cats Richardson, qui réussit un combo relance ratée-fauchage par derrière en position de dernier défenseur. Quant à Suarez, il réalise un enchainement digne d’un ¾ aile au rugby : relance contrée, accélération, essai et transformation avec un pénalty envoyé entre les perches. Ca fait 3 points au rugby mais toujours 0 à 0 au football.

S’ensuit un coup franc «gerrardien» de Adam qui dépose le cuir sur le crâne de «Eve» Suarez à la 12ème minute. Anfield pousse ses Boys et Downing n’est pas loin d’apporter satisfaction aux Scousers sur un rush de 30 mètres, sur lequel il dépose quatre spectateurs euh… défenseurs (même si Brown n’est pas habitué à défendre, trop habitué qu’il était à cirer les banc du Sir), terminant son action par une frappe de mule sur la transversale adverse. On s’achemine tranquillement vers la mi-temps sur ce score de 1-0 pour les Reds, emmenés par un Charlie Adam ha(bité) par l’esprit de Stevie G., un Suarez virevoltant et un Carroll, qui s’impose de plus en plus comme le digne successeur de Brandao.

En seconde mi-temps, on se dit que la bande à Dalglish va continuer de telle sorte que Séssegnon et Gyan, les deux attaquants made in liguain de Sunderland, vont vouloir tirer un coup au Qatar. Erreur ! Liverpool retombe dans ses travers défensifs de l’an dernier et à la 56ème, Larsson, transféré de Birmingham cet été, en profite pour crucifier Reina sur une belle volée acrobatique au second poteau, profitant d’une grossière erreur de marquage digne de Tripy Makonda du jeune latéral droit, Flanagan. Ensuite ? Rien ou presque. Une tentative de dribble de Carroll (ouah, c’est flippant pour un gars à 40M) et un gros plan sur la fille du proprio du club. Une petite Carlsberg, mademoiselle ?

 

Fulham 0-0 Aston Villa : pas de but, pas de titre.

Entre Fulham et Aston Villa, c’est un match de middle-class mais le spectacle proposé a été low-cost (low-cost, un peu comme en Ligue 1 ?). Dans ce match se terminant sur un score de parité, avec un tableau d’affichage définitivement bloqué à 0 des deux côtés, la meilleure occasion est à mettre au crédit des Cottagers, sur une frappe de Zamora à bout portant, déviée par Shay Given d’une parade réflexe magistrale.

 

Le maintien : la bise anale pour Taraabt et QPR.

Trois duels entre équipes jouant le maintien dans cette saison de Premier League en cette première journée. Et là, c’est du vrai foot anglais comme on l’aime.

Notamment à Blackburn, qui jouait face à Wolverhampton, où le premier but est inscrit par le jeune argentin, Formica, fraichement arrivé dans le royaume de Sa Majesté et tout heureux de découvrir la bonté des passoires-gardiens autochtones comme celui des Wolves, Hennessey, à la 20ème minute. Sur l’action suivante, Fletcher égalise pour les visiteurs sur un coup de tête à bout portant, profitant de l’attentisme de l’ex-madrilène Salgado (depuis Mejia et Pavon, on sait ce que ça veut dire : mauvais, plus au niveau). Au retour des vestiaires, Ward donne l’avantage à Zubar & Co. sur une belle volée des 16 mètres.

A Wigan, Norwich fait dans le caritatif et donne l’ouverture du score en concédant un pénalty de manière stupide, marqué par Ben «élémentaire mon cher» Watson, à la 20ème minute. Mais Wigan a dans ses rangs Al-Habsi, un gardien des plus sympathiques, qui offre sur un plateau d’argent l’égalisation à Hoolahan, en fin de première mi-temps. Score final : 1 à 1.

Enfin, pour Bolton, ce fut la journée portes ouvertes sur le terrain des Queens Park Rangers (QPR pour les intimes). Une victoire 4-0 pour les coéquipiers de Ivan Klasnic, l’ancien canari, auteur d’un but chanceux pour le 3-0 à la 70ème minute, puis d’une passe décisive après avoir éliminé deux loques occupant vaguement le poste de défenseur pour le 4 à 0 à la 79ème minute (but du milieu international Espoirs anglais, Muamba). Auparavant, QPR avait déjà pris deux buts dans la musette par l’international anglais, Gary Cahill, d’une frappe limpide en pleine lucarne des 20 mètres puis, à cause du défenseur central Daniel Gabbiddon, ex-West-Ham (s’ils sont descendus, c’est peut-être parce que en défense …), auteur d’un magnifique auto-goal, comme on dit in English, pour le 2 à 0.

 

Newcastle 0-0 Arsenal : Gervinho voit rouge ! (Je m’entraine pour devenir stagiaire à l’Equipe.fr)

«Ah, nan N’Castle – Arsenal a été annulé à cause des casseurs ? Non, c’est Barton qui joue au football !»

Voilà comment résumer cette partie pourrie par le vice… la bêtise (pour rester poli) d’un joueur : Joey Barton, qui était proche d’Arsenal et qui est considéré par Capello comme trop dangereux, à juste titre. Un joueur aussi doué que De Jong pour désosser les adversaires, aussi habile que Di Canio pour provoquer, aussi simulateur que Cristiano Ronaldo et aussi roublard que Gattuso pour influencer les décisions arbitrales. Un joueur qui a donc étalé tout son talent sur ce match : provocation de l’adversaire, contestation des décisions de l’arbitre, début de bagarre entrainant le « red card » de Gervinho (ah, on aime pas les nouveaux en Angleterre), etc.

A part ça, euh… pas grand chose, quelques occasions, notamment à la 30ème minute, où, sur un corner de Rosicky, Koscielny, au duel avec Krul le portier local, place sa tête, sauvé in extremis sur sa ligne par Simpson. Et puis une ribambelle de biscottes : 9 au total, dont 6 pour Arsenal (5 jaunes et l’expulsion de Gervinho). On peut aussi noter la bonne performance de not’ Frenchie, Cabaye, au milieu de terrain aux côtés de Tioté.

 

Stoke City 0 – 0 Chelsea : Chelsea a le blues ! (Vous êtes embauché)

Décidément, on manque d’inspiration en cette première journée, outre-Atlantique. Chelsea est tout comme Arsenal et Liverpool, contraint au match nul face à une équipe de Stoke City, recroquevillée en défense. Défense qu’elle a plutôt bien renforcée cet été avec les arrivées de Woodgate, international anglais à la relance (pour un défenseur, vous me direz…) et du jeune et talentueux gardien bosnien Begovic.

Un Begovic que l’on retrouve sur les deux principales occasions des Blues. A la 55ème minute, il est l’auteur d’une magnifique claquette sur une reprise des 25 mètres de Obi Mikel. Puis à la 72ème, sur une tentative de lob inspirée de Anelka, qu’il détourne sur sa barre. Du côté des Potters (aucun lien de parenté avec un célébre sorcier), rien à signaler, l’attaque n’étant pas des plus magiques.

 

West Bromwich 1 – 2 Manchester United : les Red Devils déjà devant.

Un match classique pour le champion en titre : une victoire arrachée dans les dernières minutes, dans le fameux «Ferguson time». Du côté du Sir, on applique une maxime vieille comme le monde : on ne change pas une équipe qui gagne ; on reprend donc les mêmes que pour le Community Shield, contre Qatar-chester City, à l’exception d’Evra (blessé) à gauche, remplacé par Fabio.

Les Red Devils entament la partie pied au plancher et marquent sur leur première occasion franche par l’inévitable Rooney, à la 13ème minute. Servi à l’entrée de la surface par Young, il enrhume Tamas avant de croiser sa frappe à ras de terre : 0 – 1. Manchester pousse jusqu’à la demi-heure de jeu mais ne parvient pas à faire mouche malgré deux occasions de Nani (23 et 30èmes), qui lui, les tue, les mouches.

Jusqu’à la mi-temps, WBA reprend la partie à son compte, butant tout d’abord sur De Rrrrea sur une frappe de Scharner, puis se voit récompensé de ses efforts sur une frappe de Long à la 37ème minute, qui mystifie Smalling, avant de tromper le portier mancunien, aux fraises sur ce coup-là.

En seconde période, le match devient plus équilibré, la supériorité technique des Red Devils étant compensée par le courage des Albion. L’entrée de Berbatov et la sortie sur blessure de la charnière Vidic-Ferdinand ne fait que détériorer la situation de l’équipe du Sir mais la solution vient d’ailleurs. D’ailleurs, d’Aston Villa. 81ème minute : Young dépose Tamas sur le couloir gauche, centre dans une forêt de jambes … et voit le ballon rentrer chanceusement dans la cage de Foster, permettant ainsi à ManU de s’imposer sur le fil, 2 buts à 1.

 

Manchester City 4 -0 Swansea City : Silva – Aguëro, un duo qui marche !

Cette partie est la plus déséquilibrée sur le papier durant cette première journée, entre l’ogre qatari et le petit poucet gallois tout juste promu (la géographie, j’y comprend plus rien …). Du côté des Citizens, on présente une équipe en 4-5-1 avec pour seule nouvelle pétro-recrue Clichy, titularisé arrière gauche en lieu et place de Kolarov, sur le banc, aux côtés des deux recrues phares du pétro-mercato : Savic et Aguëro.

Les Citizens entament la partie à la vitesse d’un escargot au galop et il faut attendre la 23ème minute pour voir Silva décocher un missile des 20 mètres, détournée par Vorm, le goal des Swans. S’ensuivent deux barres, l’une de Silva à la 30ème minute, l’autre de Barry dans le temps additionnel, en ajoutant à cela un duel perdu par Dzeko face à Vorm.

La seconde période est d’un tout autre niveau, tonton Mansour ayant dû distribuer quelques biftons dans le vestiaire. Les locaux sont récompensés par une ouverture du score chanceuse sur laquelle le ballon rentre plus dans le but que Dzeko n’a l’intention de marquer, à la 57ème minute.

Le tournant du match est l’entrée en jeu d’Aguëro, à la place de… De Jong (quel farceur ce Mancini), qui se signale au bout de 3 minutes en obligeant Vorm à une énième parade, puis en marquant de près sur un centre caviar de Richards. Swansea a pris un coup sur la carafe et encaisse un troisième but signé du meilleur joueur sur la pelouse, Silva, deux minutes plus tard. Ensuite ? RAS, si ce ne sont les entrées de Milner et Savic et la non-apparition de Super Mario Balotelli, qui suffit à rendre la fin de match plaisante, tout comme la délicieuse frappe des 25 mètres du Kun, qui vient se loger dans le petit filet du déjà dépressif gardien de Swansea.

Du côté de Swansea ? On va chercher le positif… en fait nan, rien de positif sauf pour Vorm, Dobbie et Sinclair, qui tous trois ne devraient pas retrouver la Championship l’an prochain, du fait qu’ils semblent au-dessus du lot.

Score final : 4 à 0, dépucelage tout aussi brutal pour Swansea, que pour QPR. Au moins, eux s’attendaient à prendre la soupe.

 

Qu’est-ce qui faut retenir de cette première levée en Premier League ?

La même chose qu’en Ligue 1 : les équipes du haut de tableau sont encore en rodage. En France, seul Lyon avait remporté son premier match (1-3) face à Nice ; en Angleterre, il n’y a que Manchester United qui a pris les 3 points, Liverpool, Chelsea et Arsenal devant se contenter du partage des points face à des équipes «prenables», malgré une domination certaine.

Suite à cette première journée, on peut aussi légitimement s’interroger sur le potentiel, notamment offensif, des Gunners, privé de Fabregas et Nasri, partis au Barca et presque à City et sans véritable grantataquant, Van Persie étant incapable de réaliser une saison complète à haut niveau, à cause d’une inconstance chronique et/ou de blessures récurrentes, tout comme Chamakh ou Bendtner, mais là c’est une question de niveau.

La même question se pose à Chelsea. On peut en douter suite à leur match à Stoke où les Blues ont dominé mais ont rarement pû entrer dans les 16 mètres adverses, ne se procurant des occasions que sur des éclairs de génie (Mikel, Anelka). La lueur d’espoir vient du fait que l’attaque est autrement plus talentueuse qu’à Arsenal, avec la présence de buteurs de grande classe comme Drogba (certes, en déclin), Torres (manque de réussite, de confiance et de condition physique) et le prometteur Lukaku (mais fragile et très jeune, 18 ans).

Quant à Liverpool, on peut objectivement dire que le manque de réussite les a privés de la victoire à Anfield contre Sunderland. Mais le renouveau, après une indigne 7ème place est possible vu la qualité des recrues aperçues ce samedi (attaque Suarez-Carroll intéressante mais perfectible ; Adam ressemble à un Stevie G bis ; Enrique est solide à gauche), de la présence de King Dalglish sur le banc pour sa première saison complète et du retour prochain de Gerrard, qui aura envie de se racheter d’une saison 2010/11 en demi-teinte, miné par les blessures.

Pour Manchester United, les motifs de satisfaction sont nombreux. En effet, l’attaque semble solide, avec un Rooney en pleine forme, qui a déjà ouvert le compteur. Sur les ailes, Young, s’il est plus régulier et réalise des performances comme celle face à West Brom, peut franchir un palier tout comme Nani ; le Sir ne manque en plus pas de solutions de rechange : Giggs, Park, Valencia. Défensivement, l’axe central vieillissant et fragile physiquement Ferdinand-Vidic possède des remplaçants prometteurs : Phil Jones et Johny Evans. Ajoutez à cela des joueurs de la trempe d’Evra, Ra-Fabio, Carrick, Fletcher ou Chicharito et vous obtenez la clé d’un nouveau titre de champion d’Angleterre (faut bien se mouiller un peu (le short)!).

On ne peut véritablement tirer de bilan du match de City face à Swansea, du fait de la faiblesse de l’opposition, qui n’a pas permi d’éprouver la solidité défensive éventuelle des Citizens. On peut tout de même noter la relation (footbalistique, bien sûr) intéressante, qui semble se nouer entre Silva et «el Kun», ainsi que la bouillie de tactique proposée par les locaux : Yaya Touré, logiquement en 6, devient un 10, l’équipe évoluant (au lieu d’un 4-3-2-1) en un étonnant 4-1-4-1.

Sinon, on peut signaler la bonne prestation de Bolton, vainqueur 4 à 0 à QPR, équipe dont le dépucelage en Premier League a été brutal ; les bons débuts de Norwich à Wigan (1 – 1) ; l’entame «tout en douceur » de Newcastle face à Arsenal ; la faiblesse affligeante de l’attaque 100% liguain de Sunderland Gyan-Séssegnon, amateur de frappes dans la tribune et de dribbles sur soi-même (c’est tellement plus simple) ainsi que la faiblesse défensive du promu Swansea.

Bons baisers,

Charles Barclay.

3 thoughts on “La Premier League academy, 1ère journée

  1. Beau travail Charlie, je ne sais pas comment tu fais tout ça. Tu n’as pas bu avant dimanche soir ou quoi ?

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