La Rosgosstrakh académie parle du Mondial en Russie

Dim Dinsk, sans élan.

Mercredi, les Russes avaient perdu tout espoir d’organiser la coupe du monde 2018. En effet, tonton Vladimir avait annoncé qu’il ne se rendrait pas à Zürich. « Dans les conditions actuelles, je pense qu’il est mieux de s’abstenir pour donner la possibilité aux membres de la Fifa de prendre la décision tranquillement, sans pression extérieure », avait-il déclaré. Même les bookmakers désignaient la candidature combinée de l’Espagne et du Portugal favorite. Mais alors, pourquoi les Anglais, en qui personne n’a cru sont-ils « amèrement déçus » ?

Le plus grand pays du monde va organiser le plus gros évènement footballistique du monde. Et tout comme les JO d’hiver 2014, c’est à tonton que l’on doit la coupe du monde 2018. Tonton,  notre Zidane à nous (sauf qu’il s’exprime bien et que personne n’ose se moquer de lui) a même promis que « la Russie allait lutter contre la xénophobie et l’intolérance ethnique ». Tonton est également plus drôle que ZZ.

Il a dit qu’il ne ferait pas le voyage jusqu’au pays des Helvètes mais il a un peu menti tonton. Juste après l’attribution de le coupe du monde 2018 à son extraordinaire pays, tonton a sauté dans son jet afin d’aller fanfaronner en conférence de presse et remercier les votants. Deux milles kilomètres en avion pour dire merci et boire une coupe de champ’, tonton a la classe et beaucoup d’argent.  Cela tombe bien, la construction des stades et des infrastructures devrait coûter 10 milliards d’euros.

Il va d’abord falloir construire ou agrandir les stades dans les 13 villes retenues. Tonton, qui pense toujours aux autres et qui sait bien que les sportifs occidentaux ne font que très peu de kilomètres pour aller jouer au ballon, a choisi des villes situées à l’Ouest du pays afin de limiter les trajets. Grâce à lui, les deux villes les plus éloignées ne sont plus qu’à 4 heures d’avion (escales comprises). Heureusement,  les trains existent. Moins onéreux, ils permettraient aujourd’hui aux fans de se rendre d’un point A à un point B à une vitesse moyenne de 75 km/h. Sachant que le vendeur au guichet ne parle pas un mot d’anglais, que vous ne comprenez rien à l’alphabet russe, et que vous avez beaucoup de peine lorsque vous payez dans une autre devise que l’Euro, avec combien d’heures de retard arriveriez vous à votre match ? Problème complexe que tonton saura résoudre avec ses amis de Gazprom.

Evidemment, les démagogues sont fâchés contre tonton. Nemtsov, un opposant dont on a jamais entendu parler a déclaré que « le football russe était totalement sous contrôle d’une bureaucratie corrompue et que tous les défauts de l’Etat russe -escroquerie, incompétence, vénalité- étaient aussi ceux du foot russe ». Incompétence ? Il n’a probablement pas regardé le match du CSKA face à Lausanne hier soir (5-1). Et puis la fédération russe, ce n’est pas la Fifa.

La Fifa justement, on se demandait comment elle allait réagir aux affaires de corruption qui la secouaient ces derniers mois. Et bien elle s’en fout. En belle femme qu’elle est, elle a choisi les prétendants les mieux pourvus financièrement. Mais également les mieux pourvu par la nature. Le gaz des Russes, le pétrole des Qataris. Il en faut de l’énergie pour assouvir les caprices de cette fille de joie.

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