« La poésie et la musique sont les plus belles parures des hommes. » Shan Sa.

 

A méditer. Toujours avec son swag.

 

Les adversaires : Je suis le roi d’un pays capricieux.

 

Je suis comme le roi d’un pays capricieux,

Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très vieux,

Qui, des ses vacanciers méprisant les courbettes,

S’ennuie avec ses chiens comme avec d’autres bêtes.

Seul peut l’égayer, son football du nord au sud,

Qui porte ses valeurs sous d’autres latitudes.

Premier dès le national, il était malade

Mais a fait de la ligue 2 une ballade.

Ses légendaires exploits, transformé en tombeau,

Reviennent à son peuple, pour qui tout prince est beau.

Là, Claude Papi rime avec Orlanducci,

Rep et Larios a des buts contre l’Italie.

Et la victoire en coupe contre Platini

Suit l’épopée imagée par Jacques Tati.

Ce soir, quelques titulaires étaient au repos

Ce qui n’a pas déplu les aficionados

Car ils préfèrent une montée à Furiani,

Et commémorer les morts de la tragédie.

 

Celui qui n’a pas été à la hauteur : Monsieur l’arbitre

 

Il est grave : il est juge et le garant de jeu.

Son sifflet est porté à sa bouche. Ses yeux

Dans un rêve sans fin flottent insoucieux,

Et ses assistants près des lignes l’aident peu.

 

Quand les contacts deviennent rugueux et virils,

Monsieur l’arbitre songe à siffler penalty.

Mais il ne reste qu’un homme seul dont l’oubli

A des destins tragiques et le tend vers l’exil.

 

Avec monsieur Machin, joueur respectueux,

Il est juste-milieu, rigoleur et joyeux

Quant aux plongeurs de surface, aux tricheurs,

 

Aux râleurs aux verbes limités, il est a

Plus en horreur que son éternel coryza

Et n’hésite pas à les sortir avant l’heure.

 

Le match : Tours-Bastia, l’assonance m’en tombe des bras.

 

A l’agenda ce soir, Tours recevait Bastia, sous les aléas de Dame météo, et voulait éviter une bérézina. Alléluia ce fut la cas, mais Tours n’a pas vraiment eu la baraqua, bien aidé par un arbitre aux abois.

La première mi-temps fut un joli charabia, tandis que les supporteurs à la maison, et la diaspora corse rivalisèrent de brouhaha. Bastia domina le milieu de terrain, sans que ce soit la guérilla. Aucune des deux équipes ne nous montra un panorama de ses habilités et cette entame de partie fut pauvre en occasions. C’est alors que l’arbitre s’en mêla, oublia une faute et Tours marqua sur un fait de jeu lambda. Tout le monde n’en revenait pas d’un tel schéma, mais Tours s’en contentera et Bastia en conviendra.

Si la première mi-temps fut l’alpha alors la deuxième fut son oméga. La partie s’équilibra et se révéla agréable. Finit la blablabla, les corses voulurent faire sauter le cadenas, faire une razzia et atteindre le nirvana. Malgré leur maestria, c’est Tours qui sur une magnifique contre-attaque enfonça la marque. Hourra crièrent toute l’armada de fidèles dans l’arène. Ajoutons à cela que Bastia sauva son honneur lorsque le gardien au casque se rata. Avant l’arrêt de la partie, la tension s’éleva, l’abrite peina à ramener le calme et chacun fit son cinéma ou sa diva.

Au final Tours gagna et la saga liguain reste toujours mathématiquement accessible, bien qu’elle ne soit pas d’actualité parmi le staff. Quand est-ce que Bastia fera sa fiesta, sa furia, son gala ? Je ne sais pas mais, en tout cas, ce ne sera pas ce soir. Toutefois, Bastia fut une des équipes les plus adroites de l’année à venir à la vallée du Cher.

 

Les Lustucru : Delio pense que le hip-hop est la poésie du 21ième siècle…

Leroy (4/5) : La pépite dont tout le monde parlera dans quelques temps. Il est rassurant dans ses interventions et dans sa façon de diriger la défense. Il a sauvé l’équipe de l’égalisation avec classe en deuxième mi temps. – 1 pour son but où, bien que la frappe soit détournée son placement laissait à désirer.

Tritz (1/5) : L’art de la glande. On l’a pas vu du match mais c’est pas forcément de sa faute : les attaques Tour-en-gel ne sont pas passées par lui, de même que les offensives bastiaises.

Genevois (3/5) : Il n’a pas craqué quand Bastia a mis le turbo en deuxième mi-temps. Le moins bon des deux centraux mais solide. Garde le sourire.

Fabre (4/5) : Ses interventions et son placement sont toujours justes. Il confirme.

N’Ganga (2/5) : Un peu plus utilisé que son compère du coté opposé, il a fait son match tranquille, sans trop se fouler. L’art de la glande de l’autre coté.

Gamiette (4/5) : Relayeur technique et intelligent, maître à jouer sur les contre-attaques. The Don.

Cetout (2/5) : Le premier chagrin de sa soirée : il s’est fait bouffer au milieu par Bastia. A sa décharge il était tout seul dans les tâches défensives. A plus apporté que d’habitude offensivement malgré ses limites techniques.

Gherieni (2/5) : Pas très bon en première mi-temps, à l’image de l’équipe. Bien meilleur par la suite, il a su profiter des contres attaques tour-en-gel pour à la fois marquer (+1) et rater le but qui nous aurait mis à l’abri (-1). Remplacé par Lejeune.

Diego (1/5) : A mis Delio dans le même état esprit que quand tes potes te cassent les couilles avec 1995 ? Le trop peu de bonnes choses ne compensent pas toutes les merdes. Préfère l’année 1982.

Blayac (3/5) : Le mec que l’on croyait mort. Intelligent, il a enfin compris qu’il ne devait plus tirer mais passer. Résultat : une passe décisive, un penalty provoqué, des espaces et plusieurs occasions nettes créées pour ces partenaires. Remplacé par Ketkeophomphone.

Biancharini (1/5) : The new chick in the game. A beaucoup erré sur le terrain sans trop savoir ce qu’il faisait. Remplacé par Cardy qui comme d’habitude a fait de la merde en ratant un péno. Classique.

 

Les rimes sont magiques, les images sont chics.

La Bise du Stud.

 

Delio Jaunisse

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