L’Aiglons Académie fait le bilan de la saison après tout le monde – (1/2)

Tu en as marre d’entendre parler de Pologne, d’Ukraine, et de coltiner les vannes foireuses de Sofoot et L’équipe ? Le championnat de ligue 1 te manque ? Pas de panique Bernard est là pour toi ! Dans un total don de lui-même…

Le biopic officiel de René Marsiglia, « Pourquoi peut-être » est en vente dans toutes les bonnes librairies, pour la modique somme de 760€ aux éditions Achète. Mais comme Bernard est un saint homme, il vous offre cette magnifique biographie gratuitement, avec en cadeau bonus un bilan festif de cette saison non moins festive de L’OGC Nice.

René la moustache.


Nous sommes le 19 septembre 1959. Et c’est dans un village perdu du sud de la France, que René fait sa première apparition. Très vite les premiers doutes apparaissent. Non désiré par l’entraineur et son adjointe, il n’est que le cinquième choix dans un groupe déjà bien rôdé. Les titularisations lors des repas de famille se font rares. Ses quatre frères sont dans la lumière, alors que René lui, vit dans l’ombre. Et c’est finalement en 1976 après un énième repas passé seul sur le banc de la cuisine, qu’il choisit de quitter son club formateur. Direction le Nord. Terre natale des corons, du Maroilles, et de Martine Aubry. Il y découvre une nouvelle mentalité. Un endroit où être con, sanguin, et aimer le tuning ne choque personne. René s’y sent bien. En dix ans, il passera de Boulogne, et Lille, au RC Lens, pour finalement revenir sur ses terres anales, à Toulon, puis Nice. Non sans une certaine nostalgie à l’image de la fameuse réplique hollywoodienne  « Dans le Nord, on y pleure deux fois, quand on arrive, et quand on y croise Martine Aubry ». S’ensuivront de longues années tapis dans l’ombre, à se voir chargé d’obscures tâches de formateur, ou recruteur. Mais René la Taupe comme on l’appelle dans le milieu, est plus fort que tout. Plus fort qu’un cancer vaincu en 2010. Plus fort qu’un Roy détrôné un soir brumeux de novembre 2011. Non la vie de René est décidément marquée par le sceau de l’histoire. En ce fameux soir de novembre, son destin, sa gloire, son épopée sont en marche…

Pour mieux comprendre son destin, replongeons-nous dans cette saison niçoise. Le mercato estival voit l’arrivée de huit nouveaux joueurs parmi lesquels Monzon, Meriem, Abriel, et le désormais célèbre Abraham Guié-Guié. 8 nouveaux pour le double de partants. Bamogo, Bellion, et Letizi vont manquer au club c’est certain. Autant de clowns au mètre carré, ça vous ferait presque passer le cirque Pinder pour de vulgaires amateurs. Le Roy-Merlin Eric continuant à être en charge de l’équipe pro, pour le meilleur du pire.

Le début de saison est mauvais. 2 points pris en 5 matches et une saison qui s’annonce déjà longue et dure, comme un symbole de rien du tout, bande de pervers. Première victoire qui arrive enfin le 17 septembre face aux amis Corses, 3-0, buts de Monzon (2) et de Civelli. Monzon, Civelli, love story de la saison. Par la suite, les Aiglons enchainent (et en bois) les matches sans fond de jeu, timide offensivement, fébriles défensivement. Incapable de cumuler les bons résultats et après un match malheureux à L’eau M (3 poteaux touchés), le Roy Eric est dégagé comme un malpropre. On se croirait revenu en 1789, Robespierre (président Rivère pour les intimes), les sans-culottes (Monzon, Civelli), la Bastille, et Jean-Luc Mélenchon déjà. Le Roy est mort ! Vive le Roy. C’est l’heure de coach René. L’heure de montrer qu’il est le Mourinho-Guardiola (rayez la mention inutile) que tout un peuple attend. Sauf que… Bah, sauf que premier match et première défaite à domicile face à Saint-Etienne au terme d’un match ridicule des Niçois avec trois expulsions et peut-être le plus mauvais match de la saison (et il y en a eu un bon paquet, c’est pour dire…). So, welcome René.

 

Civelli allaite Monzon. Car c’est aussi ça l’amour.

 

Nice, 19ème, quant à lui continue de sombrer. Il aura fallu attendre le 3ème match de l’ère Marsiglia pour voir une première victoire. Et comme lors de la 1ère victoire de la saison, c’est le couple gay assumé Fabian-Renato qui score chacun son tour face aux Rennais de l’ex-Niçois Antonetti. Le grand mal de la saison c’est cette difficulté à enchaîner non pas François Clerc sur le bord de la touche, mais les bons résultats. Et donc, dès la semaine suivante nouvelle défaite face à l’ogre Auxerrois cette fois. Mais comme les Aiglons ne font décidément rien comme tout le monde, ils terminent l’année 2011 par une victoire face à Valenciennes, et un nul 4-4 un peu fou fou, avec une égalisation à la dernière seconde de François Clerc, qui va marquer un tournant dans sa carrière niçoise, car c’est le début de sa reconversion en tant que latéral attaquant. Oui Monsieur. Ainsi donc, et grâce à ces 4 ultimes points pris face à deux équipes consang… nordistes, René se rappelle à ses bons souvenirs de jeunesse. Tranquille comme un loir pense t-il, le club terminant à une honorable et non moins magnifique 17ème place à la mi-saison. René pouvant se vanter que son équipe n’a pas régressé (ni progressé) au classement depuis son arrivée.

Trêve hivernale, et René comme à chaque réveillon en profite pour fourrer sa grosse din… son épouse. Revigoré par cette joyeuse habitude de Noël il avance avec ambition pour la suite du championnat. Son objectif : la 16ème place. Ambition ambition, mais qui es-tu ambition ? Grandin arrive, tout comme Anin. L’un des deux est un flop, mais saurez-vous deviner lequel ?

René ce coquin, se la joue barre parallèle avec son prédécesseur puisqu’en alignant 2 nuls, et 3 défaites lors des cinq premiers matches de la phase retour, le club démarre 2012 comme il a entamé la saison, devenant au passage 19ème. René annonce la couleur à ses joueurs pour la semaine à venir à l’entrainement après la défaite à Dijon (3-0 lors de la 24ème journée) : « on va se faire punir ». Renato et Fabian s’échangent un regard complice. L’habitude de la fessée sans doute… S’ensuivent, toujours dans une logique implacable, deux bonnes victoires face à Caen, et Bordeaux. Ce dernier match rentrant dans les annales, puisque l’immense Guié-Guié y marquera son 1er but et unique but à ce jour en liguain. Décidément, triste vie que celle d’un supporter bordelais. Puis à nouveaux 3 résultats moyens (2 nuls, 1 défaite). A noter le nul face à l’haut M met un terme à la série de défaites des Olympiens. Ça ferait presque chier dis donc. Et on recommence comme à chaque fois, après une série de mauvais résultats, s’ensuivent deux nouvelles victoires, à Sainté et Lorient. A noter le but vainqueur du genou de François « magic » Clerc dans le chaudron à la 89ème. Une saison décidément sans aucune logique ni code moral. Matches contre Rennes, et Auxerre, encore une fois résultats parfaitement explicables : l’équipe victorieuse à l’aller perd le match retour. Ce qui donne une défaite dégueulasse face aux Bretons et une petite victoire face à l’AJA. On continue dans les résultats inverses de la phase aller face aux deux nordistes : donc défaite à Valenciennes et face aux Lillois. Pour finalement caler deux nuls face à Toulouse et Evian, et terminer sur une ultime victoire à Gerland face à des Lyonnais visiblement en congé depuis un mois.

 

 

Ca y est saison terminé. 13ème. 13ème ?! Oui c’est dégueulasse, oui c’est du vol. Et oui ça en dit long sur le niveau du championnat. Car au vu du jeu proposé cette saison, le classement final est clairement flatteur dans une saison qui aura été très longue avec un maintien assuré à la dernière journée. Une saison à oublier donc et marquée par des séries de résultats plus illogiques les unes que les autres, et un changement de coach en milieu de championnat qui aura tout changé. Car oui René Marsiglia est devenu un homme, un vrai. Le président Rivère le « remercie » (il lui dit merci en le virant quoi, faut prendre ça comme une signe d’affection venant de lui). Chelsea en faisait le successeur de Di Mattéo, Le Barça en faisait sa priorité, le Real était près à virer Mourinho, mais René le sage a dit non. Pourquoi ? Peut-être…

 

Ils nous ont quittés cette saison :

-Emerse Faé, mort pour le football. RIP

-Yannick Djalo, contrat non homologué pour quelques minutes par cette put… grande organisation qu’est la FIFA.

 

Ils ont décidé de vous éliminer et leur sentence est irrévocable :

-François Clerc

-Julien Sablé

-Eliott Grandin

-Kévin Malaga

-Drissa Diakité

 

Ils l’ont mise au fond :

-Mounier/Monzon (8buts)

-Dja Djédjé/Civelli/Clerc (4)

 

Ils ont passé leur tour :

-Civelli (4 passes décisives)

-Meriem/Gonçalves (3)

-Mounier (2)

 

Ils ont fait acte de présence :

-Ospina (37 matches)

-Civelli/Monzon (34)

 

Ils ont mis des taquets mais des petits :

-Monzon (8 jaunes)

-Mounier (6)

-Mouloungui/Civelli/Diakité/Pejcinovic/Digard (5)

 

Ils ont mis des gros taquets :

-Mouloungui (2 rouges)

-Civelli/Ospina/Monzon/Anin/Hellebuyck (1)

 

La stat’ qui sert à rien mais qui en dit long quand même :

-Quand Grandin a joué : 50% de victoires, 28,6% pour Guié-guié, 24,1% pour Mounier, 18,5% pour Dja Djédjé.

 

L’OGC Nice en quelques chiffres…

12ème équipe à domicile/16ème équipe à l’extérieur

14ème meilleure attaque/10ème meilleure défense

14ème au classement du fair-play

Meilleur public d’Europe selon notre statisticien Bernard M.

 

                Le compte est bon Bertrand !

 

 

Bernard Morloni.

 

(La deuxième partie bientôt en ligne, avec un bilan des joueurs en détail. Il vous faudra donc attendre pour sortir les mouchoirs et savourer une dernière fois les exploits de François Clerc)

Bernard et un chic type est vous rappelle aux bonnes œuvres du Che Fredac, faites un geste, allez voir là-bas si j’y suis.

Bernard est toujours sur facebook. Viendez m’ajouter. C’est gratuit en plus.

Et pour allez soutenir les bleus c’est par là.

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.