Zanetti

Parce que nous aussi on veut faire dans le commercial et mettre nos plumes académiques en avant, nous créons pour vous, un face à face unique en son genre, le onze contre onze.

C’est très simple, afin de tirer vers le haut nos académiciens et les footballeurs notés (ils se ruent sur les notes d’horsjeu.net afin de connaitre leur réel niveau ; les connivences avec L’Equipe font que leurs notes ne valent plus rien, et ils le savent), le service rédaction choisit chaque semaine les meilleurs et les pires performances avec les meilleurs et les pires commentaires de nos académiciens.

Aujourd’hui, le coach mondial a décidé de jouer en 451 ou la permutation est permise entre Salpingidis et Reus. Pirlo à la baguette est protégé par le dispositif Alonso-Khedira pendant que les latéraux animent les couloirs. Celui qui tente l’axe se fera de toute façon très mal contre la défense et n’y survivrait pas. Après, c’est le onze anal en face, tout est possible.

 

Les Titulors

Buffon, Italie 5/5, n ’a pas eu grand chose à faire, les Italiens ont dominé la partie et les Anglais se sont créés relativement peu d ’occasions – relativement, parce qu ’ils ont certainement explosé le record de France-Espagne. Mais quand même. Il fallait sortir cet arrêt, main ferme, bien sur les appuis. Et ce penalty après la pause pipi. Du travail d ’artiste.

Jordi Alba, Espagne /4 : J ’ai l ’impression que pas mal de spécialistes le découvrent et en font la révélation de cet Euro. Deux explications possibles :

  • les mecs n ’ont pas vu un match de Valence depuis la finale de Ligue des Champions 2001.

  • les mecs étaient trop occupés à se tirer la nouille sur Jérémy Mathieu pour se rendre compte qu ’il y a un autre mec qui laboure le côté gauche des Chés depuis 2 saisons.

Quoi qu ’il en soit, le gazier n ’a pas fait l ’école des centres en tribune Bernard Mendy. Sa passe pour Xabi Alonso est une merveille.

Pepe, Portugal (5/5) : patron modèle géant. Depuis deux matches, il est impeccable, ne commet aucune erreur d’appréciation. Une stat ? Depuis le début de l’Euro, il n’a commis qu’une seule faute ! Un boucher, vous êtes sûrs ?

Barzagli, Italie, 4/5, a mené la défense d ’une main de maître, comme la patte à Bibi dans la culotte à Merkel. De bonnes interventions, et beaucoup de prudence face à Rooney.

Johnson, Angleterre, (5/5) : Devant, derrière, Glen a été énorme, comme un symbole de Black Mamba.

Pirlo, Italie, 5/5, a été élu homme du match, et le mérite amplement. C ’est un génie. De l ’intelligence de jeu à revendre, des qualité techniques hors du commun, des efforts appréciables dans la récupération -il est même parvenu à dominer Carroll de la tête, une fois!- et un penalty plein de classe, que ni Landreau, ni Coupet n ’auraient transformé. Dommage qu ’il ait reçu, en fait de trophée, le godemichet d ’Angela.

Khedira, Allemagne : 5. Encore un match énorme de l ’ami madrilène, à te faire pleurer la Tunisie toute entière qu ’il ait choisi l ’Allemagne. Énorme derrière, Kolossal devant, il délivre l ’équipe en crucifiant les Grecs qui venaient d ’égaliser. Ultra précis dans ses passes, percutant balle au pied, il a également pris le relai défensif d ’un Schweini un peu en dedans.

Xabi Alonso, Espagne, /5 : Un doublé plus Patron que la tequila préférée de Stéphane Mbia, une présence athlétique phénoménale, et des renversements de jeu que t ’as même pas besoin de bouger le pied pour les contrôler. Hyper classe. Pourtant il est madrilène. Et roux.

Cristiano Ronaldo, Portugal (5/5) : tu regardes l’appel, tu regardes le coup de casque et rien que ça, ça vaut la note maximale ! Ils sont passés où ceux qui annonçaient le fiasco Ronaldo ?

Reus, Allemagne : 4. Un coupe de cheveux atroce, mais une activité à te faire passer Müller pour un souffreteux. Des frappes dans tous les sens, des passes millimétrées, un but made in Germany et une jauge d ’énergie bloquée sur « max » vont contribuer à écouter les nuits de Löw : comment ce mec là pourrait-il débuter sur le banc en 1/2

Dimitris Salpingidis, Grèce, 4/5: en première mi-temps ses courses étaient vaines, du fait du manque de soutien et de la présence de Bad Ninis. Replacé sur l ’aile droite à la mi-temps, il a fait une passe décisive, effectué un travail défensif appréciable et marqué son deuxième but de la compétition. Il a réussi son Euro.

 

Remplaçants

Fabio Coentrão, Portugal (4/5) : Blondinet se transcende sous le maillot national. Une nouvelle fois, il a percuté sur son côté gauche avec son collègue Cristiano. Reste comme ça, c’est parfait !

Abate, Italie, 4/5, a bien défendu et a proposé des solutions dans le camp adverse. On peut dire qu ’il est monté en intensité par rapport au match précédent. Maggio, suspendu, ne devrait pas manquer (remplacé par Maggio).

Hummels, Allemagne : 4. Dans un match durant lequel les Grecs auront passé leur temps à tacler, le plus beau tacle aura été l ’oeuvre de Mats, reprenant Samaras dans la surface sans que ce dernier n ’ait quoi que ce soit à simuler. Prochaine étape, jouer avec une épaule bandée.

Bruno Alves, Portugal, (4/5) : le frère de peau de Denis Balbir continue sur sa lancée. Un match propre, sans erreur, à part peut-être 2 ou 3 relances. Vu qu’on récupérait la gonfle à chaque fois, c’était pas bien grave.

Sergio Ramos, Espagne, /4 : Abandonné par Piqué, il a fait le boulot pour deux de manière plus que convaincante. D ’un autre côté, il n ’a pas non plus eu besoin de forcer vu que les Français étaient à peu près aussi présents dans les 35 derniers mètres que pour défendre la Pologne en 39 (oui j ’ai un problème avec cette période de l ’Histoire).

Bonucci, Italie, 4/5, a fait un match remarquable pour son niveau ! C ’est vrai, tout n ’était pas parfait, je pense en particulier aux duels aériens, mais avec des clients comme Carroll.

De Rossi, Italie, 4/5, a fait un match monstrueux d ’intensité. Quel travail dans la récupération comme dans la relance ! Dommage que la réussite n ’était pas au rendez-vous pour DDR, autrement il aurait marqué deux fois (remplacé par Nocerino).

Miguel Veloso, Portugal (4/5) : il n’est pas le milieu déf’ le plus extra du monde mais il tient très bien sa place, fait ce qu’il à faire sans chichis. Une tendance à temporiser un peu trop peut-être mais c’est vraiment tout ce qu’on peut lui reprocher.

Giorgos Samaras, Grèce 4/5: le joueur symbole de cette équipe. Il s ’est battu sur tous les ballons, jouant autant arrière gauche qu ’avant-centre, un peu comme Benzema vous me direz, sauf que Samaras a de l ’honneur et des valeurs. Pas comme l ’autre. Il a marqué son but et quitte l ’Euro la tête haute.

Nani, Portugal (4/5) : moins en réussite que face aux Pays-Bas. Mais, dès qu’il prend la gonfle, tu t’attends à quelque chose de magique. A su être patient et n’a pas tenté de forcer le passage quand ça ne souriait pas. Remplacé par Custodio à la 83’.

João Moutinho, Portugal (5/5) : même sans sa passe déc’, il aurait eu la note maximale. Peu en vue lors des premiers matches quand ses coéquipiers cherchaient la tête de Postiga, Moutinho a donné toute la mesure de son talent lors de ce quart de finale. Influent dans le jeu, précieux à la récup’, décisif avec une galette pour Cristiano : le Portiste prouve qu’il est un cador.

Raul Meireles, Portugal (4/5) : 21 juin, jour de la fête de la Musique donc jour de sortie des punks à chiens crasseux donc gros match du Raul. CQFD. Remplacé par Rolando à la 88’.

 

Pour faire coucou au onze anal plus sale qu’un slip dans un bermuda, c’est par ici.

1 réflexion sur “Le Onze Mondial de l’Euro, quart

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