Lorient-Montpellier (2-1): La Paillade académie livre ses notes.

« -Vous avez bien mangé ?

– Oui mais j’ai-me pas les ha-rengs »

Marcelin est de retour pour ruer dans les chaumières, pour taper le cul de la rombière en liquidant le bastringue dans le gosier. Rentrez vos putain de clébards, calfeutrer les moindres orifices de votre cahute, la bête est de sortie. Alors, heureux ?

C’est le retour de l’ivrogne le plus lyrique de toute la Camargue, du poète des pinèdes, le barde des mansardes qui défonce ta face au vitriol de Bagnols.  Criez HOURRA, vive Marcelin! Le roi de la digression dithyrambique, le prince de la malice phrasée, excellence du synonyme bigarré.

C’était le retour d’un autre roi la semaine dernière, celui de la ligue 1. Après le nul amorphe et chiatique contre Toulouse, Marcelin attendait bien plus de ses petits face aux merlus frits qu’une prestation en demi-teinte.

Eh bin on peut dire qu’il a été servi. C’est de l’ironie, au cas où tu saisirais que les blagues de comptoir servies avec un style fade et sans talent. Parce que, franchement, on s’est bien fait baiser, c’est la faute à  Congré, comme dirait la comptine. Ouais bien sûr que Marcelin exagère mais que veux-tu, le bouc émissaire lui va si bien au rastaman café au lait. Pourtant la première mi-temps avait été presque tip top, les petits étaient solides et avaient même réussi à marquer, ravivant des souvenirs pas si lointains de victoires sur la plus petite des marges.

Mais voilà. En deux mots, tout est dit. Mais voilà. Deux gros trous d’airs dans la défense suffirent à installer le « mais voilà ». Une frappe lointaine déclenchée sans aucune dissuasion puis une aile complètement délaissée pour un centre assassin et puis s’en vont. Alors, ouais c’est que la deuxième journée. Mais ça fait toujours chier de se la coller sec après ça.

 

Les titulaires:

Jourdren (3/5): Taille de guêpe pour faire le mec. Pouvait-il quelque chose sur la frappe de Traoré ? Question que Marcelin laisse en suspens comme un pet après la macaronade. Ne peut rien sur le deuxième pion d’Alalalalèlère. A failli se faire trouer le fion par son comparse Jeunechamp. Et dire que la soirée s’annonçait tranquille… C’est un coup à se francetélécomiser, ça.

Jeunechamp (2/5): Ses racines nîmoises resurgissant d’un coup d’un seul, il a voulu nous poignarder dans le cul en tentant un joli glissé sloopi sloopé sur un centre merlu. Ah le pédé!(syn. : Ah le nîmois!) Sinon, c’était âge tendre et gueule de bois, le courant d’air permanent dans le corridor de l’ancien temps, la cuite « sans cesse pas sur le décalement », dixit l’I.S .

Congré (1/5): Non, désolé, les caraques n’y changeront rien. Jetez la pierre à Marcelin, son corps est aseptisé par l’alcool, il est indolore. Pardon mais un défenseur central coupable d’approximations sur les buts, aux fraises plus souvent qu’au duel, on dit de lui qu’il est souverain?  Souverain du royaume des branques à huit pattes ouais! Hé psst les caraques, fermez vos gueules la prochaine fois, vous aurez chaud aux dents.

Yanga-Mbiwa (3/5): Bon ok, cette année je met le tiret. Après on va dire que je suis un raciste syntaxique de mauvais genre. Même les nègres ont le droit à la marque de respect du nom correctement écrit. Surtout que celui-là, il nous aura tiré de la panade plus d’une fois. Alors, veuillez excuser Marcelin, concentré sur la prestation de l’autre trompette, il n’a pu analyser avec pointillisme la prestation du « mini rock », surnom dont l’affuble l’I.S .

Bedimo (2/5): Pas très en jambes, ses montées en attaque dépourvues d’incisives, difficile à digérer comme quand t’as pas de chicots. Coupable sur le deuxième but, il délaisse son couloir pour partir à la plage, serviette et claquettes sous le bras. Les vacances sont terminées Henri, on attend de toi autre chose qu’une visite de courtoisie pour la prochaine partasse.

Stambouli (3/5): A bien tenu pendant que Romain soignait sa sciatique. Si on a pas pris l’eau pendant tout le match, c’est grâce à lui. Une activité appliquée pour ratisser large au milieu de terrain, il a bien coupé les transmissions adverses. Il s’en est pas trop mal sorti quoi, c’est bieng.

Pitau (2/5): J’ai mon rhumatisme gênant. Ma pauvre Cécile, j’ai soixante-treize ans. Le problème, c’est que René persiste à me faire jouer. Du coup, je me repose toutes les deux minutes, c’est le jeunot qui fait tout le boulot. Marcelin aimerait que l’euthanasie soit autorisée, vraiment. (remplacé par Marveaux)

Cabella (3/5): Belle prestation, il était intenable en première période, dangereux sur coup franc, au départ de l’action du but. Il disparaît des écrans en seconde mi-temps et ne participe même pas aux tâches défensives. Sa frappe lointaine en fin de match fut son seul fait d’armes des dernières quarante cinq minutes. (remplacé par Belhanda)

Camara (2/5): La limace du clapas n’a pas fait parler la poudre comme la semaine dernière, et c’est pas dommage. Marcelin n’avait pas envie de lui coller le 3 comme à l’autre aztèque. Prestation fantomatique, faisant tâter du postérieur à quiconque passait par là, il n’a pas réussi à influencer le cours du match de son imposant… talent.

Herrera (3/5): C’est regrettable que ce pissenlit à pils courts ait la même note que le petit Rémi. Mais que voulez-vous, il a mis ce but qui nous a fait tant espérer. A part ça, le tank s’est changé en trottinette, incapable de pénétrer, de percuter, et même de faire des passes qui arrivent dans les pieds des copains. Pardonnez Loulou et Marcelin, mais vos deux serviteurs sont sceptiques. Tout de même, ils vous préparent un petite chanson sur ce gugusse, bientôt tube de l’année. (remplacé par Aït-Fana)

Utaka (3/5): Percutant, assez à l’aise sur son côté, il aurait mérité d’être un peu plu suivi dans ses percées. C’est lui qui centre pour la trottinette sur le but. Dommage, Johnny avait l’ait chaud du slibard hier soir.

 

Les remplaçants:

Marveaux: A traversé le terrain une fois pour montrer qu’il savait courir. Maintenant, faut que tu montres que tu sais jouer au foot.

Aït-Fana: A eu pour seul mérite notable de faire sortit la trottinette. A part ça, ses dribbles tombèrent à l’eau et ses centres filèrent dans les étoiles. C’est beau, mais dans le texte seulement.

Belhanda: On voit bien qu’il a changé de statut. Faire son footing pendant un match de première division, c’est quand même pas donné à tout le monde.

 

Bonus mystère:

Mais qui est l’I.S, citée à deux reprises dans cet article? Non, messieurs, ce n’est pas l’Intelligence Service. C’est bien plus puissant que cela. Il s’agit de Samuel Ipoua, le pourfendeur de la langue française, recherché pour le viol de Racine, Corneille et Molière, et ayant même assassiné ce dernier.

 

Le bisou vigneron,

Marcelin.

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

2 commentaires

  1. Je vous trouve bien dur avec Congré! Il est peut-être fautif sur le/les buts (je n’ai pas encore revu les images et j’étais placé de l’autre côté du terrain donc je n’ai pu correctement apprécié les actions) mais sur les 90 minutes précédentes, il fut très solide avec son comparse défenseur central. A tel point que j’ai bien cru que mes protégés ne marquerait jamais.
    Mais bon bien sur à force de courir après le ballon, on s’essouffle, on laisse des espaces et on prend un.
    Le MHSC est en tout cas très décevant en ce mois d’août!

  2. Quand tu perds 3 fois consécutivement dans le dernier quart d’heure (ou te fais rejoindre) qu’est ce que c’est d’autre que la préparation. Elle est trop dure. Usure mentale et physique.
    En tout cas bienvenue dans le club des OM-MHSC 5-4 ou autres qui ne manquent pas parce que prendre 2 pions dans les arrêts de jeu pour perdre, à part Lyon à Nice y a 2-3 ans (et encore ça a fait nul), ça m’a l’air plutôt rarissime.
    Ca fait très très mal…

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