Marinette passait par là et poursuit le débat
Extension du domaine de la lutte.
Marinette passait par là et poursuit le débat
La Marinette était en train de noter pour le compte de la Meufs Académie la rencontre de quart de finale Suède – France 1-2 lorsque qu’elle prit connaissance de la publication d’un article rédigé par l’un de ses confrères horjeusiens, Roberto Carlos. Voici son article :
http://horsjeu.net/transferts/robert-carlos-anal-yse-le-foot-feminin/
Et en effet, la Marinette doit avouer que depuis qu’elle œuvre pour la Meufs Académie, elle sait qu’elle devra un jour aborder la question suivante: « Professionnalisation du football féminin: thèse / anti-thèse / synthèse ».
Et alors que le suspense olympique devient insoutenable, la Marinette pense que c’est le bon moment d’aborder cette question.
En effet, la Marinette pense que tout débat est une bonne chose. Par ailleurs, la Marinette trouve intéressante l’opinion du Bobbie puisqu’à contre-courant du mouvement bien-pensant pro féminin versus masculin depuis l’été 2011 (en juin 2010, on ne savait pas encore que l’Equipe de France Féminine de Football existait sinon les publicitaires avares de sauver leurs recettes n’auraient pas hésité une seconde à dégainer « les valeurs préservées grâce aux Meufs » à tout va).
Mais pour rester dans son cœur de sujet, la Marinette, à vrai dire, n’est toujours pas parvenue à se faire une opinion Pour ou Contre la fédéralisation des contrats de joueuses, la Marinette étant encline à l’empathie tant pour les Lyonnaises pro que pour les Juvisiennes amateurs, les deux meilleures équipes de D1 de la saison 2011-2012…
Elle pense en tout cas que, tout comme Bobbie qui associé le rugby masculin à sa réflexion, il faut sortir du débat sexuel. La vraie question est en effet plus profonde que l’excuse « puisque ce sont des femmes, elles seront à même de porter au mieux des valeurs familiales et paternalistes prônées par le slogan national Liberté (de façade), Egalité (de salaire), Fraternité (dans tes fesses) ».
En effet, seuls les naïfs pensent que les femmes sont de nature « bonnes » (non pas dans ce sens là) alors que les hommes ne peuvent être qu’égoïstes et belliqueux.
Qui pense aujourd’hui que « les filles sont plus gentilles entre elles » n’a jamais jamais connu la vie de pensionnat d’une école de jeunes filles (mais vous allez arrêter de fantasmer oui !!?).
Qui peut encore être assez naïf pour penser que les soirées-pyjamas partagées entre adolescentes servent à mettre en scène Barbie et Ken lors de congrès internationaux visant à réduire la faim ou la pauvreté dans le monde ?
En cela, la Marinette rejoint le Bobbie. Rien ne prouve que la professionnalisation du foot féminin ne fasse, uniquement du fait que ce sont des femmes qui y officient, que ce sport dépasse les questions d’argent et d’ego de leurs homologues XY.
Mais. Revenons-en au sport.
Car c’est bien de cela dont Bobbie parle dans son introduction accrocheuse, et je cite : « Lacan a dit « La femme n’existe pas ». Et bien, après avoir vu le match entre l’équipe de France féminine et celles des USA, Robert Carlos se permet d’ajouter : le football féminin n’existe pas. »
Puisque que le Sport est un domaine où la seule raison qui nous fait choisir un camp plutôt qu’un autre est celle fallacieuse d’être né(ée)s dans le même pays ou la même ville (ce qui ferait de cette pauvre Marinette une mangeuse de saindoux de rillettes désespérée dans l’arène des Mutuelles Migraineuses d’Assurances, taux de suicide d’agriculteurs de moins de 40 ans oblige).
Puisque que le Sport est un domaine où le seul fait que quelqu’un porte d’autres couleurs que les nôtres nous autorise à le traiter d’« enculés », de « sales pédés » (allez savoir pourquoi toutes les insultes préférées des supporters masculins traitent d’homosexualité masculine? Peur pour leurs petites fesses roses ? Fantasmes inassouvis ?).
Et si l’on admet que les femmes ne sont pas par essence meilleures que les hommes.
Alors, oui, je pose la question : En quoi le foot féminin serait-il moins sport que le foot masculin ?
Tout sport n’est-il pas avant tout un exutoire primaire, à l’instar des joutes médiévales ou jeux du cirque romains où le bas peuple vient se repètre d’une giclouille de sang en plein visage ?
Le seul intérêt du spectateur que nous sommes, entre bière et pizza dans un canapé, n’est-il pas de pouvoir hurler, exulter d’orgeuil « On a gagné !!!!!!!!!!! » alors que, en étant un peu réaliste, à part une cirrhose du foie, il n’a pas vraiment gagné grand chose ?
Cette victoire par procuration, alors que chez elle seul le cholestérol gagne du terrain, la Marinette est assez dingue pour la savourer même en regardant du curling, tout en admettant que Mademoiselle Germaine, Technicienne de surface à Tourcoing, aurait logiquement dû être championne du Monde en 1974 vu son coup de balai.
Relativisons donc cette notion de valeur, cette fois-ci dénominée «plus» ou «moins».
Mes valeurs à moi en tout cas c’est que jamais je ne penserai que quelque chose est de la merde parce que c’est « moins »* que le truc ou le machin pris en référence par l’establishment royaliste en place dans les milieux autorisés.
*Insérer ici le compte-rendu de la dernière table ronde nationale « Sport et Handicap » en présence des seules associations de représentants concernés. Oui, les porte-serviettes du Ministère des Sports étaient occupés à porter exceptionnement des thermos de café pour les différents représentants tricolores au CIO.
En résumé, la Marinette se fout que les filles soient moins physiques et moins techniques ou plus respectueuses et plus intelligentes. Elle s’en tamponne le coquillard. La Marinette veut juste qu’elles gagnent. Qu’elles leur, passez-moi l’expression, « arrachent les ovaires avec les dents à ces salopes ». Et qu’elles nous rapportent la médaille d’or. Un point c’est tout.
Allez les Meufs !
Marinette Picon-Bière
Pour aller plus loin :
« Petit traité philosophique : Entre technique et physique », de Laurent blanc, 15 pages, publication prévue noël 2012.
« De la gestion psychologique d’un groupe : Valeurs partagées du sport moderne » de Raymond Domenech, préface de la FeuFeuFeu, l’Éducation Nationale, la Guilde des Entraîneurs Français et l’équipe éducative du centre de formation de l’OM spécialité Obtention du bac ou pas, 3 245 pages, publication juillet 2010.
« Professionnelles ou non ? Plan de vie, Prenage de mains et Chantage d’Hymnes », de Bruno Bini, 1 page tout est dans le titre, publié en partenariat exceptionnel avec Addidas et Nike.
Je n’avais jamais lu la « meuf académie » mais après cette lecture je vais commencer.
Robert Carlos a pondu un article pas très réfléchi et facilement démontable hier, mais qui soulevait quelques points intéressants et ta manière de lui répondre toute en mesure est appréciable.
Un article sans cliché, sans facilité, sans circonvolutions de style.
Et tu rejoins mon commentaire d’hier, à savoir que la ferveur vient à tous niveaux.
Une grosse grosse bise.
Les Nîmois sont quand même pédés comme des phoques.
En gros, Marinette a le même état d’esprit que France Télévision qui ne nous passe lors des JO que des images contenant des Français catastrophiques avec des commentateurs qui soulignent que ceux-ci sont les plus prodigieux et de loin du monde actuel et passé au lieu de nous passer des images de compétitions intéressantes de haut-niveau.
Ca se comprend, mais désolé, s’extasier sur du curling, ce n’est pas mon style.
Et pourtant, j’ai aussi l’esprit de clocher, mais il faut quand même que le sport soit un minimum intéressant à regarder. Le foot féminin en fait-il partie pour moi, je me tâte. Je crois qu’en mon cas le niveau des gardiennes fait que non (même la gardienne colombienne face à la france n’a pas fait un bon match : elle se faisait allumer sans bouger (bref, elle ne faisait pas son Landreau))
J’y avais jamais réfléchi, mais est ce qu’il y a des supporters pour les filles. Je dis supporters, je pense « des vrais », qui chantent, crient, encouragent, mais aussi insultent et traitent les adversaires. Un oh hisse enculée, un « et Wendy Renard est une salope », ce genre de trucs?
Nan parce que, honnêtement, le foot n’a réellement d’intérêt (pour moi en tout cas) qu’avec des tribunes remplies et bruyantes et la ferveur envers une équipe n’a aucun intérêt si tu n’as personne à détester. (là encore, je parle pour mon cas).
Si ça (ça = le foot des filles) doit évoluer vers la médiatisation, ça arrivera forcément… ou alors le foot féminin drainera un autre public que le foot normal (normal = des mecs), ce qui tendra à argumenter dans le sens de Roberto : ce sont 2 sports différents…
Un article sur le foot féminin sans Laure Boulleau, putain même Marinette n’y connait rien en foot féminin !