Perfettu-Erignacci

En ce jour de Festa di A Nazione Corsa, l’AC Ajaccio avait à cœur de faire honneur à sa nation. Et ils ont presque réussi en tenant tête à la machine de guerre de l’AS Monaco. Pendant 75 minutes, l’espoir d’un match nul était là, palpable. Réitérer une performance comme contre le PSG était tout proche. L’exploit était à portée de mains. Mais comme d’habitude, une erreur d’inattention, minime, a coûté un point. Un précieux point qui aurait sans doute permis de regarder vers l’avant. Au lieu de ça, l’ACA s’enfonce un peu plus dans la zone de relégation à cause d’un but plus moisi qu’un brocciu vieux de 25 ans.

Ce Monaco-ASM restera tout de même dans les annales grâce à une attaque-défense incroyable, durant laquelle l’arrière-garde de l’ACA combattit encore mieux que les armées de Napoléon Bonaparte et grâce à un parcage visiteur garni de plus de 250 membres de l’Orsi Ribelli gonflés à bloc. Tout au long de la rencontre, dans un stade Louis II déconfit, l’Orsi Ribelli a encouragé son équipe comme jamais, si bien que l’on écoutait qu’eux. Félicitations à l’Orsi Ribelli.

La composition d’équipe : Face à l’armada offensive monégasque, Christian Bracconi avait décidé de se muer en maçon et de bétonner sa défense. En plus des quatre défenseurs, quatre milieux défensifs étaient sur la pelouse : Pierazzi, Mostefa, Lasne et André avec en plus un Johan Cavalli chargeait de faire le pressing. Le seul joueur offensif du onze? Junior Tallo.

CompoASMACA

Deux minutes avant le coup d’envoi : Une minute de silence pour Madiba. Christian Bracconi a donc décidé de rendre hommage à Nelson Mandela en titularisant deux quasi-centenaires : Hengbart et Bonnart.

Une minute avant le coup d’envoi : «Colombie, Mexique, bien sûr qu’ils se connaissent James Rodriguez et Memo Ochoa». Grégoire Margotton, roi des raccourcis foireux.

5ème minute : La première frappe du match est ajaccienne avec Tallo qui frappe en dehors de la surface. C’est trop mou et capté sans aucun problème par Subasic.

16ème minute : Petit numéro d’Anthony Martial aux abords de la surface. Les Ajacciens, qui apprécient les spectacles de cirque laissent le jeune international faire deux roulettes, se retourner et placer un intérieur du pied imparable. Heureusement, Memo Ochoa n’aime pas les saltimbanques de chez Pinder et met fin à l’action d’une somptueuse parade.

19ème minute : Frappe puissante de 20 mètres de Toulalan qui trouve les mains d’Ochoa.

24ème minute : Alors que James Rodriguez remontait rapidement le ballon en direction de la surface acéiste, Pierazzi décide de couper court à l’action en crochetant le Colombien par derrière. Faute, carton jaune. Sans doute la seule action intelligente de Pierazzi dans ce match.

29ème minute : Cédric Hengbart enlève acrobatiquement une balle de but à Kurzawa. In-extremis.

40ème minute : Ciseau acrobatique d’Anthony Martial, ça passe au-dessus.

54ème minute : Eduardo remplace Gadji Tallo.

55ème minute : Au deuxième poteau, Ricardo Cavalho smashe une tête mais Memo Ochoa est vigilant et fait parler ses réflexes en repoussant sur sa ligne.

59ème minute : Claude Dielna remplace Denis Tonucci victime d’une béquille un peu plus tôt dans le match.

61ème minute : En retard, JB Pierazzi cisaille James Rodriguez et prend un deuxième carton jaune plutôt mérité, même si selon Benjamin André, venu à la rescousse de son coéquipier, l’arbitre « massacre » le match avec cette décision.

63ème minute : 8 mois après, le retour. L’idole Ricardo Faty revient enfin en match officiel en lieu et place de Johan Cavalli.

Via @saintmtex
Via @saintmtex

74ème minute : But tout pourri d’Emmanuel Rivière. Superman Ochoa n’aura rien pu faire.

78ème minute : Coup-franc de Moutinho qui passe au dessus du mur ajaccien et qu vient s’écraser sur le poteau. Mémo était battu.

84ème minute : Après le deuxième coup-franc sur le poteau de Moutinho, Laurent Paganelli se permet une petite phrase bien débile. «Ochoa faut qu’il appelle chez lui», sous-entendant que sa femme le trompe. Sache, Laurent, que Karla ne trompe pas Guillermo. C’est Guillermo qui trompe Karla. Et avec moi bien sûr.

91ème minute : Dernier corner de l’espoir pour l’ACA et Memo Ochoa monte même dans la surface. On sait jamais, d’ici qu’il mette un coup de touffe dans le ballon. Mais malheureusement non.

Ochoamonte

94ème minute : C’est terminé.

 

ANNUTAZIONI

Memo Ochoa 4/5 : Comme dans tous les grands matchs contre les gros, Ochoa sort une partition parfaite. Après Zlatan Ibrahimovic et Edinson Cavani, les victimes du jour s’appellent Ricardo Carvalho et Anthony Martial.

Laurent Bonnart 3/5 : Face à Rivière, Moutinhho, Rodriguez ou encore le latéral très offensif Raggi, Laurent Bonnart a eu énormément de boulot à faire. Heureusement aidé par Benjamin André, il n’a pas semblé souffrir physiquement malgré les assauts répétés. Pour ce qui est de la relance, il ne s’est pas fait chier, en dégageant le plus loin possible toutes les balles qui s’approchaient de lui/

Grenddy Perozo et Denis Tonucci 3/5 : Ils ont bien tenu la baraque derrière malgré quelques frayeurs. Leur solidité physique a été un atout non-négligeable. Perozo a fini par craquer à quinze minutes de la fin, où il n’intervient pas sur le but.

Cédric Hengbart la moyenne/5 : Si l’action du but vient de son côté, on peut guère lui imputer à lui seul la défaite. D’autant plus qu’il a bien tenu son couloir la plupart du temps.

Mehdi Mostefa 3/5 : Un Nabuchodonosor. Oui, comme les bouteilles de champagne, tellement son volume de jeu a été impressionnant au milieu. Il n’avait pas la tâche facile face à Moutinho ou Rodriguez mais il s’en est sorti avec les honneurs. Si l’ACA a tenu aussi longtemps, c’est d’abord grâce à lui.

Jean-Baptiste Pierazzi 0/5 : En plus d’être expulsé, JB a fini le match handicapé, après que James Rodriguez lui ai cassé les reins tout au long du match.

Paul-Bastien Lasne 3,5/5 : Grégoire Margotton a bien vu que Lasne avait été le meilleur ajaccien du match. Encore une fois, il a tenté de garder le ballon le plus possible, faisant parler sa conservation de balle et il a plusieurs fois percé la défense monégasque. Une belle débauche d’énergie.

Benjamin André 3/5 : De par son activité débordante et son envie signifiante, il a subit beaucoup de fautes.

Johan Cavalli 2/5 : Il a trop gardé le ballon quand il fallait le donner et il a donné le ballon quand il fallait le garder. Si l’on ajoute à ce jeu à l’envers plusieurs maladresses dans ses transmissions, on obtient un match moyen de notre meneur de jeu.

Junior Tallo 1,5/5 : Quand le match tourne à l’attaque-défense, c’est pas facile d’exister. Surtout quand tu es dans l’équipe qui subit. Mais Tallo n’a pas baissé les bras, il a tiré à plusieurs reprises et s’est empressé de se battre sur tous les ballons qui s’offraient à lui. Mais quand les seules balles que tu peux toucher sont des chandelles dans la profondeur pas précises du tout, tu peux pas faire grand chose. Sauf faire des fautes sur les défenseurs.

 

I RIMPIAZZANTI

Eduardo, 54ème minute, NN : Généralement, il ne lui faut qu’une seule occasion pour marquer. Sauf que là, il n’a eu aucun ballon.

Claude Dielna, 59ème minute, NN : Son entrée a été impressionnante de force et de volonté. Il s’est jeté comme un lion sur tous les ballons.

Ricardo Faty, 63ème minute, NN : Le meilleur joueur de l’effectif acéiste a pu refouler les terrains après une longue blessure. Et rien que ça, c’est une victoire. Dans le jeu, il a soulagé ses partenaires fatigués d’avoir déjà défendus pendant une heure.

 

Perfettu Erignacci

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