Nantes – Nice (4-3) : la Canaris Académie livre ses notes
La vengeance est un plat qui se mange avec plein de buts
Salut les p’tits beurres.
Ce n’est pas que l’on voue un culte particulier à la Coupe de la Ligue à Nantes. Depuis sa création, cette compétition ne nous a que trop souvent réservé des désillusions. Pire, depuis un soir de printemps 2004 et une panenka effectuée par un gardien en pantalon, les supporters canaris se sont résignés à voir cette coupe mi-Ligue, mi-moustache, s’envoler dès les premiers tours. Et cette année, paf ! Que des tirages à domicile, face à des équipes abordables. Avec le cul bordé de nouilles que l’on se trimballe, ce serait con de ne pas en faire quelque chose.
Nous passerons pudiquement sur la première période de ce quart de finale face à Nice. Après l’ouverture du score azuréenne, et face à une formation très peu entreprenante, les Nantais ont tranquillement sabordé leur maigres occasions par un déchet technique consternant. En deuxième mi-temps, les défenses prirent congé et laissèrent les buteurs maison retrouver le chemin des filets. Bref, un beau match de Coupe, la victoire au bout d’un match spectaculaire, on a bien fait d’en profiter avant d’aller à Paris.
La compo et les buts :
Djilobodji suspendu, c’est Cichero qui formera avec Vizcarrondo une charnière 100% Caracas. En soutien de Djordjevic, Veretout est préféré à Bedoya, tandis que Trébel enchaîne sur une seconde titularisation de suite.
17ème : Coup-franc frappé par Digard à ras-de-terre, côté gardien. Riou est battu. 0-1.
48ème : Bel échange Gakpé-Deaux sur le côté droit de la surface niçoise. La frappe du gauche du Togolais est déviée par Djordjevic devant Veronese. 1-1.
52ème : Gakpé, encore lui, trouve d’une petite louche Djordjevic dans la surface. Le Serbe devance du bout du pied la sortie de Lucas « Bruschetta » Veronese et inscrit un doublé. 2-1.
72ème : Cichero pionce tranquillement au marquage de Kolodziejczak, qui reprend sans opposition un centre de Brüls. 2-2.
77ème : Côté droit, Trébel adresse un centre aux 6m, pour la tête plongeante de Vizcarrondo, qui avait pris son élan depuis le vestiaire nantais. 3-2.
85ème : Cichero réalise une jolie glissade qui profite à Maupay à l’entrée des 16m50. La frappe du jeune Niçois est repoussée par Riou dans les pieds de Cvitanich. 3-3.
87ème : Remise astucieuse de Genevois dans la course de Djordjevic, lequel transmet latéralement à Gakpé. A 30m, Sergio adresse une frappe sèche à ras-de-terre qui trompe le portier plot azuréen. 4-3.
Les gars de chez nous :
Riou (2/5) : En difficulté sur les coup-francs azuréens, sans parler de ce ballon relâché devant Cvitanich.
Alhadhur (2/5) : Ça commence à se voir qu’il joue et défend sur son mauvais pied. C’est con, vu sa qualité de passes.
Cichero (1/5) : C’est bon, on a compris que t’étais pas content et que tu voulais te barrer dès cet hiver. Remarque, vu tes matchs, nous on est pas contre.
Vizcarrondo (4/5) : Catogan au vent, il marque son premier but sous le maillot nantais d’une jolie tête plongeante. Impérial derrière.
Cissokho (3/5) : On pense que le ballon va lui échapper, mais il réussit toujours à en faire quelque chose grâce à sa vitesse et à son explosivité.
Deaux (3/5) : Très discret en première période, il a su profité du mieux collectif pour se lancer dans quelques raids après le repos.
Trébel (5/5) : Le meilleur joueur sur le terrain sur la globalité du match. Tous les ballons sont passés par lui, même ceux qui étaient initialement dans les pieds adverses. Remplacé par Bangoura (79ème), blond platine.
Bessat (0/5) : C’est bien simple, Nantes a attendu qu’il sorte pour conclure ses actions. Remplacé par Audel (3/5) (46ème), qui a débordé balle au pied un joueur professionnel de football pour la première fois depuis 2010.
Gakpé (5/5) : Il n’a joué qu’une mi-temps, mais quelle mi-temps ! Passeur, buteur, dynamiteur, il n’a rien épargné au malheureux numéro 33 niçois.
Veretout (2/5) : Décevant techniquement avec des contrôles à 5m, il a su relever la tête après la mi-temps. Replacé plus bas à l’entrée de Bangoura, il a tout de suite été plus à l’aise.
Djordjevic (4/5) : Il se réveille à temps celui-là.
Les mecs d’en face (bof bof/5) : Non mais, les gars, ça fait trois fois que vous venez, et vous ne montrez jamais rien mis à part vos jolis tireurs de coup-francs. Les Niçois ont été inexistants dans le jeu, à l’image d’un Bosetti démoli par la Brigade Loire à chaque prise de balle.
Raynald se voit déjà avec la coupe et des moustaches, en attendant, voici les images du match.
Câlins beurrés
Raynald Dunoeud

Vive le demi!