Nantes – St-Etienne (1-3) : la Canaris Académie livre ses notes

Salut les p’tits beurres.

Match de gala pour le dernier rendez-vous à domicile de la saison, face à nos vrais ennemis héréditaires, ceux qui nous ont mis des roustes, chipé des titres, mais qu’on aime bien (parce qu’on leur a mis quelques branlées à Saupin également). Je veux bien sûr parler de St-Etienne, déjà européen cette année et en chasse derrière le LOSC pour la 3ème place qualificative pour la C1. Puisque l’on parle de rivaux, un petit coucou aux Rennais, crucifiés par un ancien Nantais en finale de Coupe de France. 43 ans, toujours puceaux, quel talent.

Mais revenons au football, avec un début de match face aux Verts qui fleure bon la quille : du mouvement, des joueurs libérés, et une première grosse occasion sur les buts de Ruffier. Gakpé traverse le terrain en diagonale et sert Veretout qui trouve la main ferme de Ruffier puis le poteau, avant de centrer fort devant le but. Shechter puis Brison se relaient pour écarter le danger. Dans la minute qui suit, faute de trisomique de Cissokho sur Gradel, le coup-franc trouve l’épaule d’Erding pour un but moche. La domination nantaise reprend, les centres et les corners s’enchaînent devant les buts stéphanois, mais Ruffier est infranchissable. Bon, à ce moment je me dis qu’on va encore en prendre un en contre : pas loupé, la défense centrale s’applique à offrir un boulevard à Erding puis un penalty à transformer pour Gradel. 2-0, puis 3-0 avec une passe de Zouma pour Erding seul aux 25m. Le Turc ferme très fort les yeux, une équipe de plongeurs est dépêchée en avance pour récupérer le ballon au fond de l’Erdre. En vain, le cuir redescendant tranquillement vers le but d’un Riou médusé par tant de… euh… de frappes cadrées en fait.

En seconde période, Nantes touche encore le poteau puis les gants de Ruffier à plusieurs reprises. Le déboulé de Shechter, qui prélève un rein au passage sur Bayal Sall, est lui aussi contrarié par la hanche du portier adverse. Mais l’Israélien s’accroche, comme un colon aux frontières de 1973. Il sollicite un une-deux avec Nicolita, qui centre pour Gakpé, esseulé entre les deux frères Paluche, Zouma et Bayal Sall. 3-1, et le match se termine sur un gros sentiment de meurtrissure anale, tant les Nantais auront concassé le milieu de terrain du 4ème du championnat. 20 tirs à 6, et beaucoup de réussite pour les Verts, dont c’est la saison ou jamais. Je préfère quand même ça à un match gagné mais soporifique.

 

Bonus ambiance :

Cette année, la Beaujoire fêtait ses 30 ans d’une existence qui avait commencé par une démonstration de football (attention, contient un but de Luis Fernandez). L’occasion pour tout le stade, à guichets fermés, de remercier son équipe, aidé par un parcage visiteur bien garni et qui a joué le jeu du tifo.

Du début à la fin, ça a chanté, à 0-3, ça chantait encore plus fort. Merveilleuse saison du public nantais, et notamment de la Brigade Loire, qui a mis à l’amende les voisins rennais et bordelais à l’extérieur également. Même à 5-0 au Parc, on les entendait. Bravo à eux donc, après toutes ces années de détresse, retrouver la L1 avec une ambiance pareille, c’est beau comme un but de Charles Devineau. A l’issue de la rencontre, les joueurs et le staff sont venus faire les fifous avec la tribune Loire, preuve qu’on peut fêter une saison réussie même après une défaite à domicile.

C’est pas un peu la classe, ça ?

 

La compo et les buts :

Djordjevic en tribunes, Djilobodji suspendu, on retrouvait Shechter et Djidji pour les remplacer numériquement. Le désormais classique 4-3-3 de MDZ était reconduit, schéma dans lequel Gakpé retrouvait le flanc gauche de l’attaque.

terrain

10ème minute (Kebab Erding) :

L’école des buts de l’épaule Pierre-Yves André.

 

23ème minute ( Max-Alain Gradel) :

Je pourrais regarder cette détente arthritique de Riou toute la nuit sans me lasser.

 

44ème minute (Kebab Erding) :

Malgré le fameux « arrêt du regard » à la David Marraud.

 

82ème (Serge Gakpé) :

A la conclusion d’une passe avec un Roumain.

 

Les gars de chez nous :

Riou (1/5) : Bon ben, quatre frappes, trois buts pris, un match plein pour Rémi.

Veigneau (4/5) : Quelqu’un a des nouvelles de Romain Hamouma ? Jouait-il ?

Vizcarrondo (2/5) : Raynald a une bonne blague. Avec Oswaldo, on Vizcarrondo points. Sous vos applaudissements.

Djidji (non noté) : Sorti prématurément sur blessure, juste le temps pour lui de réussir une relance classe et un tacle moins classe. Remplacé par R. Gomis (2/5) (36ème), mi-bon, mi-bof.

Cissokho (1/5) : Martyrisé par Gradel, il provoque la faute et oublie le marquage sur l’ouverture du score.

Deaux (4/5) : Excellent devant la défense, puis carrément infranchissable une fois replacé dans l’axe central. Et si on avait trouvé son vrai poste, comme un symbole de Patron M’Bia ?

Veretout (3/5) : Contrarié par un poteau, il a néanmoins été parfait dans l’orientation du jeu, jusqu’au dernier quart d’heure, où c’est devenu un peu n’importe quoi.

Bedoya (3/5) : Il prend de l’épaisseur en cette fin de saison. Son début de match a été rayonnant, porteur de belles promesses pour l’an prochain. Et en plus, il va peut-être faire la Coupe du Monde ! Remplacé par Bessat (77ème), très dynamique mais non retenu dans la liste des 23 + 7 de DD.

Gakpé (4/5) : Le meilleur Nantais de la saison s’est vu récompensé par un but, son huitième de l’année. Allez Sergio, pas de conneries, tu reviens l’an prochain, hein…

Nicolita (3/5) : Son match le plus abouti sous le maillot canari. Face au club auquel il appartient. Tiens, tiens, comme par Eden Hazard…

Shechter (3/5) : Certains pointeront du doigt son raté en première période, mais je préfère retenir sa participation au jeu et le cassage de rein de Bayal Sall. Il lui manque le déclic face au but, mais espérons que son option d’achat soit levée, parce que Bangoura en pointe l’an prochain, cépaposib. Remplacé par Aristeguieta (78ème), lent comme un stoppeur vénézuélien.

Le prochain qui empêche notre Israélien de marquer, on lui colle la LICRA et SOS Racisme au cul.

 

Les mecs d’en face (Ruffier/5) : Oh oui Steph’ il la sort ! Impassable samedi soir, le portier des Verts a permis à son équipe de revenir sur les talons de Lille. Roland Gromerdier y croit, et a même reçu un renfort niveau Ligue des Champions pour son académie.

 

Raynald prépare la der de Landreau, et balance les images du match.

Câlins beurrés

Raynald Dunoeud

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

3 commentaires

  1. Tiens, bien vu, j’avais confondu Nicolita et Veretout sur le poteau en 1e mi-temps. Pas bien. Par contre, je ne vois pourquoi tu dis qu’Erding a marqué de l’épaule : pour moi, il frappe une bonne tête. M’enfin, c’est pas bien grave.

    Bonne académie sinon et belle ambiance à la Beaujoire c’est vrai. Je crois que c’est le parcage le plus rempli cette saison pour les Verts, alors que la distance est pas si faible que ça entre les 2 villes. Visiblement, vous aviez manqué à certains ;)

  2. le supportérisme fait perdre de l’objectivité et il est évident, puisqu’elle termine au fond, que la tête du turc est en fait une épaule !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.