Nice – OL (1-3) : La Gones Académie vient voir Puel

« Bon bah encore merci pour les 3 points Claude, à la prochaine »

Avant match

Maintenant qu’on est sur le podium, tout le monde le sait : ça rigole à l’OL en ce moment. Après la victoire contre Marseille, match qui était certainement parmi les 5 plus attendus de l’année, l’OL s’affirme définitivement comme un prétendant. Un prétendant à quoi, ça on n’en sait rien, mais en tout cas, les Rhodaniens semblent assez sérieux pour avoir un rôle dans la belle histoire de la Ligue 1 2014/2015. Les lecteurs les plus fidèles (s’il y en a) de la Gones Académie sauront que l’enflammade n’est pas à mon registre, et que si je n’aurai bien sûr pas l’outrecuidance de croire qu’on peut choper l’Hexagoal, même la LDC me paraît un peu excessive. Depuis 2 ans, on a connu l’OL parfaitement inconstant, et tout semble indiquer que même si on est en bonne forme aujourd’hui, ça sera pas forcément le cas pendant toute une année. Du coup, en attendant que chacun trouve sa place dans le classement, on va essayer de choper le plus de points possibles pour pas se faire trop emmerder quand ça ira moins bien. On prend les matches les uns après les autres : putain, je pourrais faire entraîneur de Ligue 1.

On reste donc sur 3 victoires (Lille, Montpellier et Marseille), et 17 points pris sur 21 possibles. Bon, pas mal. Dans ce cas, pourquoi tremblons-nous un petit peu au moment d’arpenter la Promenade des Anglais ? Parce que ces 9 points ont été pris à la maison, tranquillement calés entre des bourgeois rhodaniens dégustant des hot dogs en Jean Bouin et Jean Jaurès. Et en dehors de notre fief sur la ligne B, c’est une autre histoire : Lyon est tout simplement la pire équipe du championnat à l’extérieur. L’OL, le Dennis Bergkamp des équipes de foot : se régale à la maison, mais se chie dessus dès qu’il faut prendre l’avion.

Relativisons ce fait néanmoins : le calendrier a une petite influence sur la mauvaise forme des Lyonnais on the road. Les inondations de la Paillade ont relocalisé le match à Gerland, limitant les déplacements des lyonnais, qui se comptent donc au nombre de 4 : Toulouse, Metz, Paris et Nantes. Le premier est un endroit d’échec historique des lyonnais, le deuxième en plein cœur du coup de mou total de la fin de l’été (sur la pla-a-age), le troisième contre une équipe plutôt pas mauvaise, et le dernier dans une ville qui sait recevoir. Tout ça pour dire que même si on aurait effectivement pu gratter des points, il n’y a rien de scandaleux dans le fait d’être les derniers à l’extérieur, ce qui s’explique juste par le gros trou d’air qu’on a eu en début de saison, c’est-à-dire pas un scoop. Le déplacement à l’Allianz Arena a donc le mérite, au-delà du plaisir bi-annuel de pouvoir taper Claude Puel (a fortiori dans son nouveau chez lui), de tester réellement l’OL hors de ses bases. Avec Gonalons suspendu, ainsi que Ferri et Gourcuff à l’infirmerie, le test est grandeur nature.

ketchup
Ce gif ne correspond à rien dans cet article. Mais je l’aime bien, alors voilà. Le robot verse du ketchup partout c’est trop rigolo.

Compo

 

 

OLNice
Cette police est extrêmement nulle, mais c’est celle sur laquelle j’ai cliqué au hasard dans Paint. Prière de respecter les choix du coach.

 

Match

 

La première période est plutôt calme, les lyonnais étant capables de poser leur jeu, jusqu’aux 30 derniers mètres où plus rien ne se passe, à la fois par maladresse et par solidité défensive des locaux. Ces mêmes sudistes se défendent pas mal en contre, et obligent Lopes à une sortie dans les pieds de l’ancien copain Plea. Cela dit, on ne peut pas affirmer que le danger soit très pressant, et à force d’avancer avec le ballon, les Lyonnais finissent par provoquer des contacts un peu limite dans la surface niçoise. Rageant sur le coup, mais a posteriori, les éventuels pénos ne sont pas clairs comme de l’eau de roche, notamment à cause de la fameuse capacité de Lacazette à avoir un barycentre assez chancelant une fois rentré dans la surface adverse. Résultat, en arrivant à la mi-temps à 0-0, on est un peu frustrés devant nos ordis, tant un petit but n’aurait pas paru volé. Le contraire, par contre, semble beaucoup plus improbable.

C’est donc en réponse à mon flair légendaire que sur un long ballon a priori pas vraiment dangereux, Bedimo se troue comme seuls les stars du foot du dimanche matin savent le faire, laissant donc à Grégoire Puel, sifflé par son stade tout le match, le plaisir de fusiller Lopes. 1-0, et la fessée au père semble contrariée par le fils, malgré tout le saint esprit que mettent les Lyonnais à la tâche, amen.

triste
Les lyonnais après ce but du fils Puel.

Tout ceci étant arrivé après une occasion où Kevin Gomis, entré à la mi-temps, refuse la priorité à Lacazette dans sa surface, on se demande si le sort s’acharne contre nos petits Lyonnais. Et alors même qu’on commence à penser que le résultat attendu ne sera pas là cette fois, Bedimo et Mvuemba combinent comme à l’école pour que le premier serve Malbranque, qui peut ajuster un plat du pied, libre de tout marquage. 1-1 grâce au vieux Steed, et du soulagement.

Juste au moment où on commence à se dire qu’un match nul est mieux qu’une défaite, et autres choses qu’on se répète quand on veut minimiser la douleur de ne pas avoir eu ce qu’on voulait, Alexandre Lacazette se rend compte que son match jusqu’ici a été très nul, et décide d’y remédier. D’abord par une percée à 40m en saluant amicalement tous les défendeurs sudistes, puis en profitant des grands espaces laissés par des locaux tentant d’égaliser pour prendre le temps de décocher une belle frappe de l’extérieur de la surface. 3-1, rideau, et un petit salut amical vers un certain D.D en tribunes.

vieira
Claude Puel, allégorie.

 

Gones

 

Lopes (2/5) : Toujours réglo, notamment pour éviter à Puel de claquer un doublé en reprise de volée (faut pas déconner), mais son plongeon improbable à la FIFA aurait pu nous coûter très cher si Bauthéac n’avait pas eu le pied aussi ouvert que la bouche d’une twitta devant Clément Grenier. Il m’a fait de la peine d’ailleurs, il méritait pas ça. Et pour revenir à Antho, qu’est-ce que tu veux, on devient exigeant.

Jallet (3/5) : Quand il s’agit de faire du jeu, il est toujours là. J’aimais bien le jeu sans ballon de Miguel Lopes, mais celui avec ballon, c’est quand même pas plus mal.

Umtiti (3/5) : Pas mal du tout. Bon, après, vu que Carlos Eduardo mettait plus un pied devant l’autre, le seul mec qu’il devait gérer, c’est Alassane Plea. Et même à l’OL, on s’est jamais permis de dire que ce serait un crack, lui.

Bisevac (4/5) : Je suis tellement incrédule devant le Milan qu’on voit depuis 3 matches que je sais plus quoi penser du futur. Rien que d’y repenser, je sens que je vais faire un malaise vagal.

Bedimo (2/5) : « Lol, j’ai qu’à le contrôler de la semelle ce ballon, qu’est-ce qu’il peut se passer de toute façon ? ». Mention spéciale à la passe dé et le jeu en triangle pour se rattraper.

Tolisso (4/5) : Dans ma partie de FM où l’OL part complètement en couille (n’est pas Hubert Fournier qui veut), Corentin est le seul à surnager. Comme quoi le jeu est pas si con que ça. Parce que Coco travaille comme au goulag au milieu de terrain, et pour les adversaires, c’est sovkhozes qui peut.

Malbranque (4/5) : Papy fait de la résistance. A chaque fois je râle quand je le vois sur la compo, à chaque fois il régale.

Mvuemba (2/5) : Est parti acheter des caramels mous en centre-ville entre la 15e et la 37e minute. Même la LFP n’a rien remarqué.

Fekir (2/5) : Encore un match très moyen, pour rester poli, de celui dont j’aimais affirmer en début de saison qu’il n’est « jamais mauvais ». Bon bah c’est bon, j’ai eu tort, stop maintenant.

Njie (2/5) : S’est demandé à la 30e minute pourquoi le match continuait alors que son temps habituellement réservé sur le terrain était imparti. A été extrêmement confus à partir de là, et incapable d’infliger la moindre attaque. SA FOLIE LUI INFLIGE DES DÉGÂTS !!!

Lacazette (3/5) : Oh bah bububu t’es trop con pourquoi tu mets pas 5 à Lacazette il est trop fort on gagne grâce à lui. Ok, c’est vrai. Mais jusqu’à son but, à part ne pas tenir sur ses pieds dans la surface adverse, il n’avait pas fait grand-chose. Et le Lacazette râleur et discret, je ne le connais que trop bien. Bien sûr, il est meilleur buteur, meilleur passeur du championnat, évidemment qu’il est très fort, mais ce soir, il ne m’a pas donné entière satisfaction. Et vous savez très bien que ce ne sont pas 2 buts qui peuvent empêcher de juger une prestation dans son ensemble. J’adore Lacazette, mais je l’aime trop pour le voir se transformer en finisseur qui avance son nombre de buts comme l’arbre qui cache une bien triste forêt. André-Pierre, si tu nous lis, change rien.

Sinon, je voudrais rappeler que dans le procès intenté par Claude Puel contre l’OL après son licenciement, le montant des indemnités décidées par le tribunal a été de 0€. Ca me fait plaisir de l’écrire de temps en temps.

Si vous voulez la prochaine fois je vous ferai une acad de ma partie de FM 15 avec l’OL. Je me suis engueulé avec Lacazette, j’ai perdu le derby à Geoffroy-Guichard et je suis derrière Toulouse et Guingamp au classement à 5 journées de la fin. Autant après avoir lu l’interview d’Ancelotti dans SoFoot j’étais super chaud pour devenir entraîneur, le Rémi Garde 2.0, le stratège de l’Artois, autant maintenant je sais plus trop. Il faudra que j’en discute avec mon conseiller ANPE, il s’y connaît vachement en 4-4-2 losange.

 

Gérard Côlon

6 thoughts on “Nice – OL (1-3) : La Gones Académie vient voir Puel

  1. Attention, Allianz Riviera, pas Arena, ne brûlons pas trop les étapes. ^^

    Sinon, belle acad’. Et ça fait plaisir de voir que je ne suis pas le seul à faire preuve de mesure autour du match de Lacazette. (D’ailleurs, je me demande ce qui pourrait se passer si il réalise 90 minutes comme les 10 dernières de ce samedi…)

  2. C’est dur pour Lacazette : sur la première mi-temps les Niçois attendaient à 11 derrière. Le milieu de terrain était libre de tous ses mouvements mais les attaquants étaient sous bonne garde. Pas surprenant de voir alors Lacazette et Fékir recevoir pléthore de ballons et les gâcher méthodiquement. Sur ses trois effondrements dans la surface, y’en a au moins un qui aurait pu mériter quelquechose, en plus.

    Pour le reste, très bon comme de coutume en ces lieux.

  3. Petit conseil tactique : joue plutôt en losange inversé.
    Sinon j’ai pas pu voir le match mais j’étais pas très optimiste avec notre milieu décimé, donc c’est une bonne surprise cette victoire.

  4. Juste une petite précision par rapport au procès qui vous oppose à l’homme qui vous a emmené en 1/2 finale de Ligue des Champions, l’affaire doit encore être jugée en appel, donc attention à ne pas crier victoire trop tôt.

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