OM-Lyon (4-2), la Canebière Académie lance sa saison
Keep calm and suce un gros.
« Ahou ! ahou ! ahouiiiiiiiiin ouiiiiiin ! » – Cri traditionnel lyonnais ; extrait du catalogue du musée des arts et traditions de chialeuses, la Vieille Charité.
Aioli les sapiens,
Dans ce passage obligé pour croire encore à l’Europe et accessoirement essayer d’enfin sortir un gros match pour la dernière affiche de la saison, José reconduit l’équipe de ces dernières journées à l’exception de Mendes, suspendu et remplacé par Diawara :
Mandanda – Dja Djédjé-Nkoulou-Diawara-Morel – Romao-Cheyrou –Ayew-Payet-Thauvin – Gignac
Le match
Les premières minutes donnent raison aux pessimistes, le slipomètre étant porté au niveau « Fièvre de Marburg » dès la troisième minute. Un combiné perte de balle de Romao+alignement défensif anal+sortie léthargique de Mandanda aboutit à un choc entre notre gardien et Lacazette. Admirable de connerie fair-play, l’attaquant ne tombe pas alors que le pénalty voire l’expulsion de notre gardien s’imposaient.
L’OM subit plus ou moins volontairement, et s’expose particulièrement au jeu long lyonnais. Pas attaqués, les premiers relanceurs adressent de longues balles dans notre dos, laissant présager d’une longue et éprouvante soirée.
Heureusement, les Rhôdaniens vont se charger de saborder tout seuls ces bonnes dispositions lorsque, sur une faute obtenue par Ayew, Payet adresse un long coup-franc au milieu de la surface. Trop occupés à jouer à « Viole-mi et Viole-moi sont dans un bus scolaire », les défenseurs laissent Diawara seul aux 6 mètres pour ouvrir le score de la tête (1-0, 14e).
Suite à ce coup du sort, les Lyonnais basculent sur le mode « Richard Gasquet ». Sans être géniaux, nous parvenons, par un pressing résolu et appliqué, à exploiter leurs très nombreuses pertes de balle. Bedimo charge Payet comme un gnou en rut sans que l’arbitre n’intervienne puis, sur la relance manquée de trop, Jérémy adresse un centre garanti #Morel2014 pour le coup de tête précis de Florian Thauvin (2-0, 26e).
La taille de cette image va niquer ta bande passante, mais c’est la seule digne de Jérémy.
Comme souvent cette saison, l’OM relâche son pressing à la moitié de la première période, si ce n’est que pour une fois notre repli semble être plutôt organisé. Sur les côtés, Ayew et Thauvin se replacent de manière disciplinée et, jouant bas, nous ne laissons guère d’espace entre nos lignes. Cette stratégie condamne les adversaires à des séquences de possession stérile. Nous avons cependant le tort de l’appliquer jusqu’à la caricature, ce qui nous conduit à la sanction dès la première perte de vigilance. Après un une-deux avec Bedimo, Mvuemba dépasse Payet pour s’infiltrer dans notre camp. Nkoulou et Romao sortent au pressing avec la détermination de touristes hollandais dans la file d’attente du Mucem, laissant au milieu de terrain lyonnais le temps d’armer une frappe puissante. Battu, Mandanda constate que la greffe de cul à la Jennifer Lopez, ça rend peut-être sexy mais ça n’aide pas à la détente (2-1, 40e).
Si les voyous savaient se planquer aussi bien que Nicolas et Alaixys à chaque fois qu’un tireur approche, il y aurait beaucoup moins d’homicides dans les quartiers Nord.
La pause arrive sur une dernière occasion de Payet mais Lopes prive Jérémy Morel d’une seconde passe décisive qui eût pu faire entrer ce match dans la légende.
Comme souvent lors des rencontres entre nos deux clubs, tout semble réuni pour une nouvelle remontée improbable et une nouvelle performance à se mordre les couilles. C’était sans compter sur la fébrilité défensive de nos adversaires, emmenés par un Bisevac de galanal. Cheyrou, le Pirlo des Accates, trouve d’une passe longue Gignac, le Robben de la Treille. Couvert par la défense, André-Pierre laisse ces pitres revenir pour mieux les souiller de deux crochets, avant de conclure en deux temps (3-1, 48e).
Ne pas mettre hors-jeu Gignac puis se faire jeter à terre par ses dribbles, le tout sur la même action, honnêtement je ne suis même pas sûr que Koji Nakata serait parvenu à ce que viennent de réussir les Lyonnais.
Dix minutes plus tard, la défense se fait encore piéger de manière similaire, mais la lenteur de Gignac est rédhibitoire au moment d’exécuter un Anthony Lopes pourtant déjà recroquevillé en pleurs au fond de son but. L’humiliation se concrétise dans la minute qui suit quand Payet lance Ayew dans la surface. Le tir du Ghanéen est repoussé par Lopes sur Bisevac, dont l’on jurerait que le dégagement n’a pour seul but que de guérir le staff lyonnais de sa constipation chronique. Thauvin profite de l’offrande pour renvoyer un tir, que le gardien détourne sur Gignac. Pendant ce temps, Kassim Abdallah Henri Bedimo contemple la scène en attendant que l’arbitre siffle hors-jeu (4-1, 57e).
Après un an et demi de Canebière académie, ton dromadaire peut enfin lancer son premier hélicobite, pour lequel la tronche défaite d’Aulas et Lacombe s’avère un excellent carburant. Certes, dans un coin de notre tête demeure toujours la crainte d’un effondrement. Comme en première mi-temps, nous ne montrons guère d’ambition dans le jeu, laissant à quelques belles séquences de pressing le soin de paniquer un peu plus l’arrière-garde lyonnaise (ici, une belle séquence de pressing – attention, images inhabituelles cette saison).
La situation se complique un peu à compter de la sortie de Thauvin, légèrement blessé, à un quart d’heure de la fin. Payet et le nouvel entrant Valbuena ne parviennent pas à s’organiser pour reprendre à leur charge les tâches défensives assumées par Florian (d’où sans doute l’entrée supplémentaire de Fanni), tandis que nous avons de nouveau le tort de trop reculer en affaiblissant notre présence au milieu. Une grosse faute de concentration sur un coup-franc lyonnais (coucou, Alaixys) laisse Briand seul à 30 mètres. Cheyrou et Nkoulou sortent trop tard et n’importe comment pour rattraper l’oubli, sans succès. Pour ne pas être en reste, Morel joue comme une brêle son un-contre-un face à Gomis mais, signe de sa réhabilitation dans l’opinion, échappe aux appels à l’exécution publique qui n’auraient pas manqué de fleurir naguère (4-2, 82e ; ici, une image de but en bois – attention, images habituelles cette saison).
La tension des dix dernières minutes tient plus à nos propres craintes qu’à de vraies menaces lyonnaises. Une connaissance plus approfondie du club aurait pourtant pu apaiser nos craintes tant il est habituel que, menés à dix minutes de la fin, les Lyonnais consacrent plus d’énergie à trouver des excuses à leur défaite qu’à réellement essayer de revenir au score.
On gardera cependant le regret de ce dernier but encaissé, qui nous prive non seulement d’une fessée en bonne et due forme, mais aussi et surtout d’une différence de but favorable par rapport à nos adversaires du soir. Regret également de voir cette bonne performance face à un adversaire de haut de classement arriver si tardivement, même s’il demeure un léger espoir d’accrocher la 5e place qualificative pour le tour préliminaire d’Europa Ligue.
Caméra isolée : Milan Bisevac ou la rage de vaincre.
Les notes
S. Mandanda (1/5) : Passe tout près du pénalty dès la 3e minute, passe tout près du ballon sur les deux buts. Passe à côté du match, en fait.
N.Nkoulou (2/5) : Passés les premiers réglages, il a rapidement vu que les défenseurs lyonnais lui voleraient la vedette en matière de je-m’en-foutisme et s’est abstenu de faire trop de conneries. Pas seul fautif mais tout de même un peu largué sur les deux buts.
S. Diawara (4/5) : Des hippopotacles, un but, des contrôles aléatoires, bref du Souley comme on l’aime. Mais non, pas au point de le refaire signer avec le salaire de Marc Zuckerberg. « Je préfère qu’on reste amis », en quelque sorte.
J. Morel (4-/5) : De l’application et de l’intensité défensives, quelques centres magnifiques dont l’un offre le second but. Heureusement qu’il nous gratifie d’une défense de plot sur le but de Gomis, sinon l’on aurait peine à le reconnaître.
B. Dja Djédjé (3+/5) : Plus discret offensivement que son camarade de l’aile opposée, mais tout aussi sérieux.
A. Romao (1+/5) : Une tendresse particulière pour son très poétique « Va sucer ce gros de Pierre Ménès », à l’adresse de Gomis. Diplômé avec mention de l’institut Joey Barton de « masquage d’une performance de merde par une saillie verbale ».
B. Cheyrou (3/5) : Très honorable, même si l’on peut toujours regretter qu’il ne prenne pas l’initiative de réveiller le milieu de terrain olympien lorsque l’équipe tend à trop reculer. L’élégance de ses deux passes longues offre un contraste curieux avec la conclusion besogneuse de Gignac, un peu comme si Audrey Hepburn proposait une fellation à Louis Nicollin.
A. Ayew (4/5) : Du duel et du pressing, partout, tout le temps. Avec le beau match de Jo le Sconse à Sochaux, Abedi Pelé va peut-être reconsidérer ses envies de vasectomie du début de saison.
D. Payet (3/5) : Pas flambant dans la conduite du jeu olympien, mais impliqué sur plusieurs actions décisives, ce qui reste toujours plus satisfaisant que ses sempiternelles éjaculations précoces.
F. Thauvin (4/5) : Face à une défense qui ne demandait qu’à se faire violer, on aurait pu être encore plus exigeant, en bons gros voyeurs sadiques que nous sommes. Mais avec un but marqué et un autre provoqué, ainsi qu’un replacement défensif correct, tout ceci reste satisfaisant.
AP. Gignac (4/5) : De même, André-Pierre s’est montré constant au pressing et plutôt efficace avec deux buts. Son duel avec la défense a cependant souvent tourné à la course de camping-cars. Ca tombe bien, la prochaine étape le verra affronter Marc Planus et son Profilé Chausson Titanium 610.
Keep calm and suce un gros.
Les remplaçants
M. Valbuena pour F. Thauvin (73e) : Pas de quoi se mettre en valeur : l’objectif principal du match n’était déjà pas de monopoliser la balle, alors en menant de deux buts à ¼ d’heure de la fin…
R. Fanni pour D. Payet (79e) : Entré pour donner un coup de main à Brice sur la droite, il se retrouve à devoir passer en central à trois minutes de la fin pour nous procurer ce petit picotement de la rondelle qui nous manquait jusqu’ici.
G. Imbula pour S. Diawara (87e) : « Bon, le stagiaire, je te passe les clés, faut que j’aille préparer mon pot de départ. Tu fais pas le con, hein, la journée est presque finie. »
L’invité zoologique : Milan Busétâche
« La buse, c’est pas un aigle », comme disait Carl de Linné. La buse, donc, cet animal qui se la pète avec ses gros yeux et son air sévère, tout ça pour s’éclater comme une merde sur le premier pare-brise de 4L venu. Il s’agissait donc bien de l’invité approprié pour commenter avec moi ce match, comme un symbole de défense qui passe et rapace le ballon à l’adversaire.
– #PasDeMatchLe5Mai : On soutient bien sûr le Collectif Furiani.
– Les autres : L’équipe manque moins de talent que de quelques poils sur les couilles. Comme nous, c’est vraiment la constance qui leur aura fait défaut cette saison.
– Le classement : Plus que deux points de retard sur Lyon et une différence de buts égale (mais meilleure attaque pour nos concurrents). Il y aura donc un vrai enjeu sportif à Chaban, au-delà de la simple satisfaction qu’il y aurait à ponctuer la saison de merde bordelaise en s’imposant chez eux pour la première fois depuis trente-sept ans. De même ensuite pour ce qui est de la conclusion contre Guingamp, outre la perspective assez motivante en soi de les renvoyer une nouvelle fois en Ligue 2
– #UnStyloPourMarcelo : Habemus Bielsam. Anigo devrait quant à lui faire nous en dire plus jeudi sur son avenir à l’OM.
– La page abonnement : à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique.
– Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter.
Pendant ce temps, Kassim attend que Clément Turpin siffle hors-jeu.
Bises massilianales,
Blaah.
Putain elle fait du bien!!!
Oui elle laisse des regrets car si on joue comme ça les 5 -6 derniers match on parlerait de LDC…
Bon espoir pour la semaine prochaine, enfin comme chaque fois « c’est la bonne! »
C’est franchement du grand art les gars.
Je souris comme un con au taff
Analement votre,
Quel bonheur. Quelle chatte. Quelle verve!
Six jeunes m’abusent, on est désormais à égalité du FC Lyon sur le plan de la différence de buts.
Or, il me semble qui si nous reprenons deux points aux quenelles, on leur reprendra forcément également un point à la différence de buts, non?
Donc on s’en fout de ce but de Gomis, qu’il aille se faire enculer par Dugarry tiens!
Pas forcément. Par exemple, si on gagne deux fois 1-0, et que Lyon obtient un nul et une victoire 2-0, on leur aura repris deux points sans changer notre écart à la différence de buts. Mais bon, comme dit le dicton, on ne va pas enculer les mouches avant de leur arracher les ailes : gagnons d’abord à Bordeaux.
Ah ouais. Bon tant pis. De tout façon tu as raison, enculons d’abord les girondins avant d’arracher les poils pubiens d’Aulas.
L’effet « Loco » motive: cette équipe est capable de tout, et surtout de pas grand chose, du meilleur comme du pire comme se plait à nous le rappeler Jérémy Morel. Merci d’éclairer nos lanternes au sujet de l’altercation Gomis/Romao, je comprends mieux le coup de sang de Batéfi…Bafité…B.Gomis, fervent défenseur du mariage pour tous et adepte de la paroisse footcathodique anal+.
L’effet loco dystrophie, amen.
Vraiment dommage ce second but… Wait and see…
Du côté du Virage nord.
Des quenelles qui viennent comme d’habitude sans une banderole, un drapeau, ou même une écharpe du club mais avec du BBr à outrance.
Un t-shirt « fraction hexagone » qui embrasse sa carte d’identité devant nos minots. Un ou deux salut romain mais néanmoins bavarois…
Des « lyon on te tâte la prostate » et des « lyonnais, on a rencontré ta mère en train de tricoter sur la Canebière ».
De la sueur, des hormones et pas de larmes, ca change du reste de la saison.
La boucherie Souleye qui nous fait des promos.
Je rêve où j’ai passé une bonne soirée au stade ?
A force de regarder les matches de Marseille en séance vidéo, nos défenseurs ont pris de mauvais réflexes.
4-2, cela ressemble à une petite correction vous ne trouvez pas ?
Yann