Reims-OM (1-1), la Canebière Académie végète
C’est encore loin, Dortmund ?
« Vincent Labrune – Je trouve pas de financements pour recruter un bon entraîneur, il va encore falloir élargir le périmètre de recherche.
José Anigo – Pourquoi de Recherche ? Elle s’appelle plus Margarita ? »
Aioli les sapiens,
Nous voici en déplacement en Champagne, dans l’objectif avoué de rendre aux Rémois le fist infligé à l’aller, histoire aussi d’entretenir l’espoir d’une qualification en Ligue Europa. Gignac de retour de suspension, nous alignons ce qui ressemble à une équipe-type. Tirant les conséquences du faible rendement des jeunes – il se demande d’ailleurs quel trou du cul les a recrutés – José les relègue tous sur le banc. Au niveau du schéma, Romao retrouve son poste de sentinelle, dans un 442-losange qui, compte tenu du placement reculé de Payet, s’apparente plutôt à une sorte de 4321 :
Mandanda – Fanni-Nkoulou-Mendes-Morel– Romao-Cheyrou-Ayew – Payet-Valbuena – Gignac
Le match
Une fois n’est pas coutume, cette partie sera plus concise qu’une exégèse du palmarès rennais. Une grande partie de la rencontre s’est en effet déroulée sous le signe de la plus grande indigence, que ce soit au niveau de l’intensité physique ou de la qualité technique.
Dans les premiers moments, j’ai cru qu’il fallait seulement me défendre, mais cette place est sans issue, je commence à comprendre le pressing rémois nous met en difficulté, nos milieux et offensifs n’arrivant pas à conserver un ballon qu’ils récupèrent souvent très bas. La meilleure occasion est cependant olympienne, lorsque Gignac reprend de la tête un centre de Payet et oblige Agassa à une belle parade. Après de longues minutes de domination improductive, l’OM se réveille un peu, avec un tir cadré de Cheyrou à la fin d’une belle action, suivi d’un coup-franc de Payet juste à côté du cadre.
En seconde période, nous semblons enfin cesser d’attendre l’arrivée des rémois dans nos 30 mètres pour commencer à presser. Las, les bonnes intentions du retour de vestiaires s’évaporent plus vite qu’un pet de lapin au sémaphore de Callelongue. Il faut attendre l’heure de jeu pour que la rencontre finisse par s’animer, avec une énorme occasion de Fanni reprenant au-dessus un corner mal négocié par Agassa. On peut pester sur la maladresse de Rod, toujours est-il que cette action marque enfin le démarrage du rouleau-compresseur olympien.

Ici, le démarrage du rouleau-compresseur olympien.
Profitant d’une passe hideuse de Payet aux abords de la surface adverse, Reims lance un contre. L’inanité du pressing des milieux le dispute alors à la lenteur de notre défense. Pour ne pas être en reste, Steve doit s’y reprendre à deux fois pour soulever son gros cul afin d’aller chercher la frappe d’un champenois quelconque. Aucun dommage donc, si ce n’est que nos joueurs ouvrent un festival de relance anale, qui permet à nos opposants de maintenir soixante secondes de pression sur notre surface. En pleine débandade, nous laissons Signorino – oublié par Valbuena – dédoubler derrière Fanni et centrer pour Devaux. Un pas en retrait suffit à l’attaquant pour s’extraire du semblant de marquage de trois défenseurs et placer une tête, qui eût été facilement détournée par Mandanda si celui-ci n’avait pas fait don de ses quadriceps à l’association française contre les myopathies (1-0, 67e).
Revis l’intégralité de cette minute anale en trois gif : acte 1 – acte 2 – acte 3
Suite à ce but et malgré le replacement d’Ayew plus haut, le reste de la production marseillaise pue la résignation. C’est alors que Kossi Agassa nous laisse suspecter que sa paronymie avec Kassim Abdallah soit plus qu’une simple coïncidence. Sur un centre de Fanni, le gardien rémois pressé par Ayew rate sa sortie, permettant à Gignac de marquer facilement (1-1, 80e).
Quelques occasions des deux équipes plus tard, le match se termine, et la belle Europe peut se souvenir avec nostalgie de l’époque révolue où ses prétendants se devaient d’arborer des couilles de taureau pour oser se permettre de la courtiser.

André-Pierre Gignac contre la pelouse, le duel le plus intense du match.
Anigoscopie
L’arrivée d’un entraîneur de renom ayant vite été reléguée au rayon des doux rêves, l’arrivée d’Anigo devait nous promettre sinon d’improbables miracles tactiques, du moins un certain progrès dans la cohésion collective et l’esprit de compétition de nos joueurs.
Même maigres, ces espoirs sont déçus. Aucun « effet José » ne semble se faire sentir sur la mentalité des joueurs, cette équipe semble avant tout exhaler un sentiment de résignation et d’impuissance face aux événements contraires. Les ajustements tactiques incessants n’aident certes pas à la confiance ; on pourra ainsi regretter que le staff n’ait pas persévéré dans son idée de placer Ayew et Romao devant Cheyrou, ce qui aurait pu faire remonter le bloc-équipe tout en libérant davantage Benoît. Sans garantir la réussite, une telle persévérance aurait au moins entretenu l’illusion d’une vision directrice pour l’équipe.
Les notes
S. Mandanda (2/5) : Le meilleur gardien du monde sur les frappes hors-jeu.
N.Nkoulou (2/5) : Le meilleur défenseur du monde, sauf quand il a pas envie.
L. Mendes (2/5) : Le meilleur des défenseurs moyens.
J. Morel (2/5) : Le meilleur ami de l’homme.
R. Fanni (2-/5) : Aurait pu être le héros mais finalement non.
A. Romao (2/5) : Sentinelle impliquée, sauf dans nos temps faibles. Si Alaixys était une femme, je suis certain qu’il porterait des tampons tout le temps, sauf pendant ses règles.
B. Cheyrou (1+/5) : Preuve supplémentaire de l’incompétence du staff : personne n’a pensé à lui faire renouveler son ordonnance de Prozac.
A. Ayew (2+/5) : Un match riche mais confus, communsymbole de Liliane Bettencourt.
D. Payet (2-/5) : Quinze minutes de promesses et le reste de déceptions. En période de campagne électorale, ça suffit parfois.
M. Valbuena (3+/5) : A ressorti ses plus beaux appuis « château-de-cartes » pour provoquer de nombreux coups-francs. Une impression d’ensemble pas terrible, mais après avoir relu mes notes il est quand même impliqué dans toutes nos bonnes actions.
AP. Gignac (3/5) : Gros, lent, maladroit mais volontaire et finalement héros du match. Les studios Dreamworks ont eu l’idée de Kung-Fu Panda après avoir vu les performances d’André-Pierre.
Les remplaçants
F. Thauvin pour D. Payet (73e) : Moins énervant que précédemment. Peut-être parce que l’heure-et-quart précédant son entrée avait anesthésié notre sens critique.
M. Lemina pour B. Cheyrou (91e, 5/5) : PAR-FAIT ! Coaching gagnant de génie, avec l’entrée de Lemina pour préserver le score dans les arrêts de jeu. Mario s’est acquitté à merveille de sa tâche, validant avec brio le pari osé de l’entraîneur. Homme du match, assurément.
L’invité zoologique : Grzegorz Tripoteyak.
Il est gros et moche, mais au moins lui s’est fait assez de poils pour passer la fin de saison à se toucher au chaud en regardant les adversaires lutter pour le maintien. Métaphore à la con si l’on considère que la fin de saison a lieu au printemps mais on s’en branle, à Reims il fait toujours froid. Bref, voici les observations de notre laineux bovidé :
– Les autres : Du bon milieu de tableau, appliqué, collectivement cohérent voire parfois créatif. Pas de génie, mais pour peu que les supposés gros se caguent, ça peut en effet ramasser quelque bonus en fin de saison. Hein ? Quoi, Agassa…
– Vu d’en face : Avec la mauvaise-foi qui le caractérise, Raymond Kropack risque de défendre ses défenseurs abrasifs face à la victime Valbuena.
– Le classement : On ne perd pas de point sur Reims ! Ni sur Lille ! Ni sur Bordeaux ! On en gagne sur Lyon ! Et sur Saint-Etienne ! ON CRAINT DEGUN, LES GARS, A NOUS LE TITRE !
– Les jeunes : l’OM s’arrête en huitièmes de finale de la Gambardella, défaits 0-3 par Monaco. Histoire de bien montrer que pour contrer les milliardaires on peut s’appuyer sur notre centre de formation.
– La page abonnement : à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique
– Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Merci à Thomas P. pour la kassimage du jour.
Pendant ce temps, Kassim attend que Clément Turpin siffle hors-jeu.
Bises massilianales,
Blaah.
J’aime le gif. Aïssa Mandi a l’air amusé par la finesse pachydermique du sieur Gignac.
pfff mon dieu qu’elle deprime j’ai regarder les 2 derniers match de l’om
LEAVE THE STADE RENNAIS ALONE !
J’ai dit pas mal de fois « oh la vache » sur tes Gif.
Est ce que les Horsjeu Kassim est supérieur à celui réclamé par Zubar sur une touche ?
La remarque pour N’koulou vaut aussi, à mon avis, pour Mandanda. Il a l’air complètement désabusé cette saison.
Sinon Payet est une véritable énigme. D’un côté il est doté d’une technique (largement) au-dessus de la moyenne, d’une bonne capacité de conservation de balle, et en plus il a une bonne frappe, mais de l’autre il est capable d’enchaîner les conneries en cascade (à un moment il rend plusieurs fois de suite le ballon aux rémois) et bien sûr de se mettre en off une mi-temps voire plus. C’est incroyablement frustrant.
Et, vraiment, il faut enlever cheyrou. Vite. C’est comme ça qu’on fait croire à Charles Kabore que c’est une légende à Marseille.
Cette académie devra être remboursée par la Sécurité Sociale et son auteur se verra octroyer 10 ans de nouveau stade compte tenu de la gène occasionnée, pouvant être considérée comme criminelle voire blasphématoire sportivement.
Merci Blaah, Merci Blaah, Merci.
*Allez L’OM*
:-D
Ce n’est pas de la mauvaise-foi ! Un mauvais fois, oui ça c’est vrai, vu ce que je lui fais endurer…