Rhinit Michuls vous parle de Hollande-Slovaquie

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On sait ce qui a le plus fatigué Rhinit lors de Pays-Bas-Slovaquie.

Fichtre ! J’ai somnolé devant Pays-Bas – Slovaquie dis donc ! Sont-ce ces incessants litres de bières engloutis, ces shots et ces shooting frappés ce week-end qui m’ont assommé ? Ou un match joué sur un rythme de sénateur* ? Qu’importe, bien que déjà défoncé, je suis à nouveau ivre, de bonheur cette fois. Les Pays-Bas sans laisser beaucoup de force peuvent préparer tranquillement le 1/4 de final face au Brésil.

L’homme du match, une fois de plus, fut notre « cher ami » Xavier Gravelaine, comme un symbole, jonglant toujours aussi habilement avec ses 40 mots de vocabulaire, et spécialiste des phrases toutes faites à la Jeanpierre.

Mon copain catalan me fait remarquer qu’« Il est con mais il est gentil, alors que Larqué, il est con mais il est méchant ». C’est pas faux. Un raisonnement simple comme le manichéisme gravelaineux qui oppose les méchants hollandais arrogants égocentriques etc. etc. face aux gentils slovaques timorés « qui respectent trop l’adversaire ». Xavier a apparemment toujours une dent contre les Hollandais coupables de gagner sans être spectaculaires.

Dans un 4-2-3-1 pas piqués des hannetons*, Kuijt joue à un poste inhabituel d’ailier gauche et permute parfois avec Sneijder. Des changements pour la forme car vains. Le manque de mouvements est flagrant, l’équipe joue bas et les 4 offensifs doivent se débrouiller individuellement, seuls avec leur talent, abandonnés par Van Bommel et les latéraux.

Face à la « modeste » Slovaquie, on pouvait s’attendre à un pressing haut pour une récupération rapide et une conservation du ballon dans la partie de terrain slovaque. Mais les Oranjes ont une nouvelle fois joué la prudence. Et c’est bien regroupé en défense qu’ils laissent les slovaques mordre à l’hameçon. Les Slaves frétillent à 30-40 mètres du but néerlandais, et Sneijder, dans un hommage à F. De Boer, récupère le Jabulani à la régulière* et lance intelligemment dans le grand espace Dennis Robben qui accélère sans se blesser. Le reste est désormais un classique, il revient dans l’axe sur son pied gauche, sans traumatisme, profite du placement douteux du DC slovaque et décoche un tir, sans se claquer, au premier poteau.

Depuis le début de la compétition, on attendait qu’il revienne parmi les siens. Enfin titulaire, Robben revient du haut de son côté droit et indique le chemin (1-0 18e). Il est l’autre homme du match.

Je me réveille sur les quelques accélérations néerlandaises et constate que les Slovaques vendent chèrement leur peau*. Stoch fait des misères à Van der Wiel, Vittek alerte Stek par deux fois puis les Slovaques baissent le pied physiquement *. Leur chance est passée.

Après quelques éclairs Oranjes et le nez de Mucha comme dernier rempart, Kuijt, si précieux, offre le second but à Sneijder et assure la qualification. Je peux me rendormir tranquille jusqu’à ce penalty de Vittek dans les arrêts de jeu qui trompe enfin Stek, 4e but pour ce joueur.

Les Slovaques ont atteint leur objectif : passer le premier tour, avec un grand match face à l’Italie où ils auront laissé des plumes*. Ils ont réalisé une Coupe du Monde honorable avec un parcours en qualification et en phase finale dont ils peuvent être fiers.

Les Pays-Bas n’ont pas encore atteint leur objectif : gagner la Coupe du Monde. Rendez-vous  avec leur bourreau des 90’s ce vendredi, sur France2 avec nos chers amis Fabien et Xavier.

* Je soupçonne les phrases toutes faites de Gravelaine d’avoir profité de mes assoupissements pour atteindre mon subconscient. Quelques perles de notre « ami » sur les CdF http://www.cahiersdufootball.net/article.php?id=3681

4 thoughts on “Rhinit Michuls vous parle de Hollande-Slovaquie

  1. Brésil, Pays Bas, ca gagne sans forcer. J’suis sûr qu’en jouant 4 mi-temps ils auraient pas été plus fatigué que Govou au bout de 20 minutes contre le Mexique.
    Aaaah, monde de merde…

  2. Moké a le maillot de Robben de l’Euro 2008. Il aime bien ses crochets de porcs et puis Arjen est gaucher comme le policier. Un jour, Moké a aussi dormi chez ses cousins et sa premiere voiture était bleue. Comme le ciel azuréen.

    Bon, à part ça, Moké voyait l’Inter au bout de la ldc depuis les poules, là il voit les Pays Bas depuis le début aussi et avec la même manière : Sans spectacle, mais avec un but de plus que l’adversaire à chaque fois. Cruyff n’en demande pas plus.

  3. Il n’y avait pas d’alcool dans l’hotel des bleus, comment veux-tu que Govou soit bon.

    Rhinit est gaucher, aime aussi les crochets de porcs de Robben et les prédictions de Moké.

    Les Pays-Bas vont bien devoir se sortir les doigts contre le Brésil, ça me ferait chier de m’endormir devant un 1/4 de finale.

  4. La revanche continue pour Sneijderobben l’ex-banquetteur du Real.
    C’est vrai qu’Arjen, il fait toujours le même crochet avant de se réorienter face au but et de dégainer sa lourde frappe du gauche.
    Du coup on a toujours l’impression de voir les mêmes buts de Robben (genre celui d’hier, c’est le même que celui que Lloris se prend cette année à l’Allianz Arena).

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