San José Earthquake – Manchester United (1-3) La Raide et vile academy ne livre toujours pas de notes.

San José < Saint Louis.

Salut à tous !

Suite des aventures de nos entraineuses préférées au pays des gens qui croient que le football se joue à la main. Ce mercredi 22 juillet, Manchester United affrontait les San José Earthquake.

Avant de parler du match, on peut s’interroger sur la pertinence d’un tel nom pour un club californien. Après tout, ce n’est pas comme si le Big one, ce tremblement de terre géant annoncé tant par les superstitieux que par les sismologues, menaçait de rayer tout l’ouest des Etats-Unis de la carte…on s’étonnera donc qu’un titre aussi grossièrement cynique puisse apparaître au faîte d’un écusson de club. Pourquoi pas les London Alcoholics, le Paris Saint Syphilis ou le Dioxique Lyonnais, tant qu’on y est ? Bref.

Afin de comprendre un peu mieux ce qui s’est passé tout là-bas pendant que vous dormiez, braves gens (le match était programmé à 5 heures du matin, heure d’Henin-Beaumont), il est temps de se livrer à un petit exercice de PIMPOLOGIE

PIMP MY SQUAD

Louis Van Gaal bien décidé à en foutre plein les mirettes à tous ces gros beaufs amérindiens, il sort l’artillerie lourde. Non pas en alignant exclusivement du qualitatif (car il connaît la valeur de ses pouliches), mais, au contraire, en alignant le cheptel au (presque) grand complet. Les seuls absents sont Valencia, Fellaini et De Gea, tous trois légèrement blessés, ainsi que les Sudams ayant bénéficié d’une rallonge sur leurs vacances suite à la Copa America : Di Maria et Rojo du côté Argentin, Javier Hernandez côté Mexique.

Pour le reste, ce sont donc vingt et un acteurs tous décidés à contenter nos regards concupiscents, qui défilent avec fièvre dans leurs beaux oripeaux rouges et blancs. Désir, pureté, le dualisme patent de cette symbolique de maillot vous égare ? Ne vous y fiez pas. Car si leurs mignons culots (et le recto viril qui va avec) sont entravés par ces shorts immaculés, c’est pour mieux mettre en valeur l’infernal magenta de leurs tricots, la seule vraie couleur de Manchester United et du Diable qui l’accompagne dans ses méphistophéliques desseins. Mais je m’égare.

Tout content de pouvoir auditionner toutes ses poules à la fois, Van Gaal envoie donc absolument tout le monde au tapin, et c’est tant mieux. À trop en prendre plein la gueule, on n’y comprend rien (c’est quoi son équipe type, en fait ? La première ? La deuxième ? Aucune des deux ?), mais au moins, on voit du beau linge…bon, ça doit être frustrant de ne pas pouvoir toutes les voir défiler d’un coup : on sent bien que s’il pouvait faire jouer les vingt-et-un en même temps, le Loulou ne se priverait pas. Résultat, il remplace tout le monde à la mi-temps, et tant pis pour la cohérence.

Ceci nous donne donc, en première période :

The Devil’s rejects

et en seconde :

Les fils de l’Homme

Promis, on y verra plus clair contre Barcelone lors du prochain match : Van Gaal a déclaré que le onze aligné en ouverture resterait une heure sur le pré, et que les joueurs qui le constituent seraient très probablement les mêmes que contre Tottenham en match inaugural de la saison 2015-2016. Ce qu’on a hâte.

MATCH

1ère mi-temps.

Contre d’illustres inconnus dont je n’ai malheureusement rien à vous dire (laissons le journalisme d’investigation à d’autres), nos diablesses ont vite assuré, grâce notamment à un jeu de possession qui commence à être habituel pour les troupes de Van Gaal : le ballon circule très bien au milieu de terrain, avec en particulier des compétences renforcées par l’apport sécurisant de Schneiderlin. Avec Carrick à ses côtés, autant vous dire que ça récupère vite, et que ça transmet sereinement le ballon. Mata et Depay ne devraient pas tarder à bien s’entendre, tant ils semblent aimer les combinaisons et le jeu dans les petits espaces, Rooney se cantonnant quant à lui plus à un jeu en pivot pour lequel il semble taillé, mais qui pourrait frustrer son instinct de buteur à terme. On verra comment ce petit monde se comporte à l’avenir, mais il paraît tout de même étrange que Van Gaal persiste à faire jouer Depay dans l’axe, lui qui semble si à l’aise pour s’engouffrer dans les espaces qu’il crée soi-même depuis sa position d’ailier, rentrer sur son bon pied et frapper. En tout cas, ses percées sont exquises : on sent vraiment une aisance hors-norme balle au pied. Vitesse, technique, et un opportunisme de bon aloi sur son but : le Memphis est convaincant.

Quant à Darmian, il semble déjà adopté sur le côté, même si les automatismes ne sont pas encore tout à fait réglés avec son camarade espagnol. Son volume de jeu devrait être une arme précieuse pour tenir la distance contre Valencia. Reste à voir si au niveau technique, il surpasse l’Equatorien, ce qui devrait lui valoir les faveurs de Van Gaal si cela se confirme.

De l’autre côté du pré, on a vu Young faire des choses plutôt passables, avec des dribbles tellement vifs qu’il semble en être surpris lui-même (je ne rigole pas), et des centres à l’aveugle qui n’ont que rarement trouvé autre chose que le troisième poteau.

Ce qui a plus frappé, c’est la furie Shaw. En passionné de l’arrachage de pelouse, ce mec, quand il est fit, dispose d’une puissance et d’une vitesse à faire pâlir un trente-huit tonnes fou lancé à pleine vitesse depuis le sommet du mont Ventoux. Il faut le voir, tel un Gareth Bale des grandes heures, donner l’impression de gambader balle au pied tandis que trois ou quatre malheureux pequenauds lui cavalent après comme des dératés sans parvenir à jamais l’atteindre. Impressionnant. Cette célérité ne servirait à rien si elle s’accompagnait d’intentions aussi élevées que celles d’un bulot, mais heureusement, là encore, Luke me semble assez mature et plutôt efficace dans ses prises de décision.

Surtout, Ashley Young a l’air de comprendre ce qu’il lui dit, puisque l’ailier lui passe régulièrement le ballon. Il en était tout autre quand Daley Blind multipliait les appels dans son dos, et que Young l’ignorait royalement. Barbare.

Une interrogation concerne directement Blind, d’ailleurs : son avenir est-il réellement en défense centrale ? Car on se rend bien compte que le recrutement récent devrait l’éloigner de l’entre-jeu, sauf en cas de cascades de blessures (mais on n’en est pas à l’abri, et l’on sait d’expérience que ce genre de désagrément arrive plus vite qu’on le croit), et le poste d’arrière gauche devrait faire l’objet d’une lutte fratricide digne d’un drame shakespearien. Cela pourrait être beau, mais j’avoue que voir mon chouchou cirer le banc me fendrait le cœur.

2nde période

Changement de programme, avec un squad totalement remanié à l’exception du gardien. Un fier homme mature entre sur le rectangle vert afin d’encadrer du haut de sa teutonique stature tout un tas de courtisanes en goguette, mais c’est bien Smalling qui récupère le brassard. Faudra s’y faire ; pour l’instant j’ai du mal.

Pas grand chose à se mettre sous la dent, à part l’intéressante petite cagole Pereira, qui en plus de marquer, nous gratifie de prestations plutôt séduisantes avec sa conservation de balle et sa capacité à éliminer facilement ses adversaires. Il n’a pas paru moins à l’aise sur le côté que dans l’axe (après une permutation avec Januzaj), ce qui me semble encourageant pour l’avenir. L’Albinos-Belge, lui, me paraît en surrégime permanent, et s’il est bien capable de quelques éclairs, je crois de moins en moins en sa réussite en équipe première. J’aimerais me sentir moins seul quand je sens une larme perler sur ma joue à chaque fois qu’il tourne le dos à une caméra et que « son » numéro apparaît dans son dos.

Wilson paraît en revanche assez nul, ou en tout cas pas vraiment dans le tempo sur les deux dernières mi-temps que je l’ai vu disputer.

Au rayon des satisfactions, il reste l’énergie de McNair et de Herrera, véritables piles électriques montées sur crampons, la sobriété de Schweinsteiger (seul adulte ou presque à avoir joué en seconde période), et l’envie toujours présente de Lingard, même si l’on sait bien qu’elle est dépensée en pure perte, et qu’il signera bientôt à Preston, West Brom ou Charlton. Moi aussi, cela m’attriste.

Au rayon des envies de meurtre, en revanche, on trouve le même problème que depuis longtemps : la défense centrale. Alors je ne vais pas en rajouter une couche sur Evans : tout le monde, sans même lire la Raide et Vile, doit aujourd’hui avoir compris que ce mec avait à peine le niveau Championship.

C’est surtout Smalling qui paraît totalement emprunté. Mais quand je dis emprunté, je ne veux pas dire qu’il est fébrile ou mal dans ses crampons : ce mec a carrément les genoux qui claquent face à des tanches de MLS. Le voir relancer dans les pieds de l’adversaire ou flipper sa race dès que la première vague de pressing monte sur lui est encore plus éreintant pour le spectateur que pour lui. Bien sur, il s’agira de voir ce qu’il vaut contre nos deux futurs adversaires, autrement plus costauds que les deux précédents ; il est un peu tôt pour jauger de son véritable niveau. On l’espère tout de même assez souple pour se foutre un coup de pied au cul à lui-même si Van Gaal lui fait la grâce de le faire figurer dans le onze de départ lors des prochains matchs.

BUTS

Mata (32è) : Young remonte la balle sur son aile gauche. Il fixe un défenseur puis décale Mata, seul dans la demi-lune. Celui-ci feint la frappe, puis tire pour de bon. On croit à un centre pour Depay, mais c’est bien l’Espagnol qui marque. 1-0.

Depay (36è) : Rooney se fait subtiliser le ballon par la défense earthquakienne, mais il presse le porteur de balle afin de gêner la relance. Bien lui en prend, car le défenseur tente de transmettre à son gardien en retrait, mais il ne voit pas Depay, qui jaillit comme un beau diable, et trompe le gardien d’un plat du pied plein de sang-froid. 2-0.

Alashe (41è) : Sur le côté droit, Schneiderlin se fait bouffer par l’ailier de service de Saint José, qui parvient à transmettre à l’angle des 5 mètres cinquante pour Alashe qui frappe en force ettrompe Johnsestone. 2-1.

Pereira (61è) : Lingard perce côté droit et sert Herrera, qui lui remet instantanément à l’angle de la surface. Le jeune Jesse centre sans contrôle plat du pied pour Pereira qui arrive lancé. La tête de ce dernier crucifie le gardien Saint Joséen. 3-1.

LES NOTES, quant à elles, reviendront lors de la prochaine académie, au moins pour les titulaires du match contre le Barca.

On devrait encore parler de Di Maria, aussi. Luke, sais-tu si Wayne Boulet a laissé quelques esclaves à la cave ? Juste pour m’informer…

Diablement vôtre,

Bobby Carlton

3 thoughts on “San José Earthquake – Manchester United (1-3) La Raide et vile academy ne livre toujours pas de notes.

  1. Merci Bobby, grâce à toi je n’accompagnerai pas les enfants voir les Minions, je leur dirai que je l’ai déjà lu… :)

  2. C’est quand qu’Evans se casse ?

    C’est quand que VG arrête de prendre Smalling pour un dieu juste après une « bonne » saison ?

    Tant de questions intéressantes qui resteront intéressantes pour moi, le type désintéressé qui souhaite voir ces deux tanches se casser …

  3. @Thiriez Pas de quoi ! Si ça peut t’éviter un tel chef-d’oeuvre…

    @Lichtsaule il n’y a absolument aucune rumeur envoyant le premier n’importe où. En revanche, il y a de l’espoir : il a été un des seuls à ne pas entrer face au Barca.
    Quant à Smalling, il me semble du plus haut improbable qu’il parte cet été…

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