Torino – Bilbao (2-2) : La San Mames Académie prend le Toro par les cornes

A Bilbao, on laisse monter les noirs dans le train de la qualif.

Egun on à tous !

La Coupe d’Europe est de retour. Et moi avec. J’ai essayé de regarder le match contre Grenade depuis l’Ecosse, mais c’était aussi ennuyeux que visionner l’intégrale des épisodes d’Alerte Cobra. Bref. Pour en revenir à ce seizième de finale de Ligue Europa, je ne vous cache pas que je l’attendais avec impatience. Depuis le temps que j’annonce à tout le monde qu’on ira (très) loin dans cette compétition (sauf si on tombe sur Guingamp, visiblement), je n’espérais qu’une chose : voir mes petits basques dérouiller l’autre club de Turin. Vous savez, celui qui n’obtient pas un pénalty par match. Et qui n’a jamais employé ce faiseur de miracles qu’était Luciano Moggi.

De ce que Google m’en dit, apparemment le Toro ne joue pas trop mal au ballon, a une défense imperméable et voyage plutôt mal (ok, celle-la est faite, promis je ne recommencerai pas). D’après certaines rumeurs, le Gran Torino des années 40 aurait donné son nom à une voiture de marque américaine. Et à un film avec un vieux Monsieur aigri qui au début n’aime vraiment pas les asiatiques (l’ancêtre des crétins se revendiquant supporters de Chelsea ?), sauf à la fin quand il se rend compte que le racisme, c’est mal. Sûrement après avoir vu un spot de la FIFA. On ne joue donc pas un club quelconque sans histoire, méfiance tout de même.

L’avant-matx :

Comme l’ont découvert nos supporters, pas forcément habitués à sortir d’Euskadi, sur le chemin entre Bilbao et Turin, on peut passer par Marseille. Les mecs ont donc décidé d’aller saluer notre ancien entraîneur, que l’on surnommait El Loco (le fou en espagnol), qui s’en sort plutôt bien là-bas. Même sans Doria. D’où cette photo émouvante, histoire de rappeler à certains sceptiques que oui, on aime toujours Marcelo. Reviens quand tu veux. Et toi aussi Herrera.

A jamais les premiers européens à avoir eu Bielsa comme coach.

Sinon, au niveau des grandes nouvelles, je vous présente cette sympathique feuille de chou, qui nous apprend tellement de choses :

Le Chocikea, c’est un jeune de Lezama, non ?

Tout à fait d’accord avec Michel Veunac. Nous vivons une crise de la transmission. Les passes de Mikel Rico, ce n’est plus possible.

Les compos :

Du côté des locaux, mon compagnon de beuverie du jour, supporter du Toro (oui, on trouve vraiment de tout à Paris), m’explique qu’ils ont sorti l’équipe-type. J’assume ne connaître de nom que la moitié de leurs joueurs à peine, je lui fais donc confiance.

Vous vous demandiez ce qu’était devenu Benny Bennassi ? Il joue milieu relayeur au Torino.

 

Du côté de chez nous, Balenziaga, Aduriz, Iraizoz et Susaeta sont sur le flanc. Txingurri se présente donc avec cette équipe. Kinki Muniain glisse n° 10 (en quelque sorte) et prend le brassard. A 22 ans, oui Monsieur.

Oui, ça paraît bizarre, mais vous allez comprendre.

Borja Viguera prend l’aile gauche, Aurtenetxe fait semblant de tenir son couloir et Etxeita forme la charnière centrale avec Aymeric Laporte. Mais surtout, SURTOUT, regardez qui prend place en attaque. Tapez son nom sur Google. Vous y êtes ? Oui, Bilbao aligne pour la première fois de son histoire un joueur noir (oui l’expression « personne de couleur » me fout la gerbe) en Coupe d’Europe. C’est historique. Demandons son avis à un expert en la matière, qu’en pensez-vous, M. Palmerin ?

Merci pour cette analyse détaillée. Analysons à présent ce qui s’est passé sur le terrain.

 

Le Matx :

(Pour apprécier les jolies images de nos petits hommes verts ? C’est ici)

7e : Long ballon d’Aymeric Laporte pour Borja Viguera, qui décide simplement de faire l’amour à Maksimovic et Glik, avant d’adresser un extérieur soyeux à Iñaki Williams. Le rookie, complètement seul aux 6m, pousse le ballon au fond des filets. GOLAAAA ! (0-1)

Hmm ? Oui, cher stagiaire ? Ah, tu as la stat inutile à la David Astorga ? Envoie toujours, sait-on jamais.

La stat du stagiaire, sponsorisée par Op(e)ta :

Pour un pionnier, c’est un pionnier !

Merci cher stagiaire, tu peux retourner garder mes brebis. Ou réviser tes classiques.

17e : Le Toro tricote sur le côté rouge. Etxeita prend un petit pont et laisse filer Molinaro, dont le centre est coupé par Maxi Lopez. L’Argentin, bien aidé par un marquage aussi laxiste qu’une Garde des Sceaux socialiste dans l’esprit d’un lecteur de Minute d’Aurtenetxe, égalise (1-1).

41e : Long ballon de Molinaro vers Darmian. L’Italien manque de se claquer en récupérant le ballon, mais parvient à centrer, Aurtenetxe étant trop occupé à cueillir des pâquerettes sur la pelouse pour le déranger.. Trop occupés à se faire des politesses pour savoir qui devait y aller, Herrerin et Laporte laissent Maxi Lopez y aller de son doublé (2-1).

45e : Mi-temps au Stadio Olimpico. Score ma foi logique, le Toro ayant pris l’ascendant en fin de première période et aurait même dû marquer sans une glissade opportune de Martinez. Mais je garde espoir.

54e : El Kaddouri tente sa chance. Le ballon passe une fois de plus entre les jambes d’Etxeita mais ne trompe pas Herrerin.

67e : Valverde sort Borja Viguera et Aurtenetxe (enfin !, me dis-je) et fait rentrer Iraola et… Gurpegui. L’angoisse me gagne.

72e : LE FACEPALM ULTIME. Coup-franc parfaitement tiré par Beñat et… Gurpegui égalise. Incroyable. Je n’ai pas de mots. (2-2)

81e : C’est une caméra cachée ou quoi ? Nouveau coup-franc de Beñat, sur la tête de… Gurpegui. Seule la transversale vient mettre fin à ce grand moment de n’importe quoi.

90e : Fin du match. Superbe opération. Les petits ont fait le boulot et marqué à l’extérieur. Sachant que le Toro devra venir gagner à San Mames pour se qualifier, je décide de relâcher la famille de mon voisin de bar.

Les notes :

Herrerin (2/5) : Pas franchement folichon, mais pas non plus à la rue. Digne d’un Christophe Revault des grands soirs.

De Marcos (2/5) : Tente encore et toujours de monter 150 fois par match. Il lui manque juste un petit quelque chose.

Etxeita (1/5) : N’a jamais dû jouer au petit pont massacreur. Mets du grillage, bordel !

Laporte (2+/5) : Le 2e but est pour lui. Sinon, difficile de dire du mal par qui TOUTES les relances passent. Intéressant en fin de match au poste de latéral gauche.

Aurtenetxe (1-/5) : La sérénité d’un mec jouant à la marelle sur la frontière entre les deux Corées. Déjà qu’il monte moins souvent qu’un Angevin en Ligue 1…

San José (3/5) : Du bon boulot, mais maintenant j’attends un but à chaque match. Tu m’as trop bien habitué.

Rico (3-/5) : Voir au-dessus.

Borja Viguera (4-/5) : Peu servi mais cette action sur le premier but… Du velours.

Muniain (5-/5) : Le patron. Replacé dans l’axe, il a fait étalage de toute sa technique et cassé quelques reins turinois. A rendu les adversaires tellement fous que tous ont essayé de le découper en fin de match. Il ne lui manque qu’un peu de réussite.

Iñaki Williams (5/5) : Pour l’anecdote, mon fameux voisin m’a demandé qui était cet attaquant, qui avait l’air si solide et expérimenté. Il fallait voir sa tête quand je lui ai dit que le gamin avait vingt ans et jouait son premier match européen. Et je gaarderai toute ma vie cette image.

Les entrants :

Iraola (3/5) : A fait le boulot.

Gurpegui (5/5) : Difficile de faire mieux en trente minutes.

Kike Sola (non noté) : A pesé sur la défense et permis à Williams de souffler. Son entrée a fait chavirer de bonheur sa supportrice numéro un (qui avait fait une apparition ici).

Voilà, c’est tout pour moi sur ce match. En espérant voir un San Mames en feu la semaine prochaine. Mais je ne me fais pas de souci pour ça. Ah oui et prendre trois points ce week-end serait pas mal pour le maintien. Je dis ça je dis rien. La bise.

Johny Kreuz

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2 thoughts on “Torino – Bilbao (2-2) : La San Mames Académie prend le Toro par les cornes

  1. Putain je te plains copain devoir mette 5 à Gurpegui c’est comme pas insulter Marcano ou Tello…un cauchemar!!!

  2. Ouais mais j’assume. Là il a fait son meilleur match depuis deux ans, il faut bien que ça paye.

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