Bordeaux-OM (1-1), la Canebière Académie respecte les traditions

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Et pourtant, Benoît Cheyrou…

Blaah

« Je suis désolé, j’arrive pas à la chanter. C’est la première fois que ça m’arrive, je comprends pas.»
Pharrell Williams, en concert à Bordeaux.

 

Aioli les sapiens,

Gagner ce soir, pour un double enjeu : parachever la saison de merde bordelaise et maintenir la pression sur l’Olympique lyonnais dans la course à la 5e place. Pour cela, José reconduit l’équipe.

Mandanda – Dja Djédjé-Nkoulou-Diawara-Morel – Romao-Cheyrou –Ayew-Payet-Thauvin – Gignac

 

Le match

A l’image de notre début de match contre Lyon, les premières minutes nous voient offrir un pressing désorganisé qui laisse aux Girondins toute liberté pour développer leurs actions. Sur notre côté gauche, un attaquant supplémentaire emmerde Jérémy Morel, plusieurs fois pris à hésiter entre sortir au pressing sur le porteur du ballon ou laisser ledit attaquant partir dans son dos. De leur côté, Souley et Nkoulou nous offrent un festival d’interventions à la one again, parvenant tant bien que mal à colmater les brèches qu’ils contribuent eux-mêmes à créer. A la construction, l’analité est également de mise puisque, malgré la difficulté, nous nous évertuons à tenter d’improbables combinaisons à une touche de balle au lieu d’essayer de maîtriser un tant soit peu la balle.

Heureusement, les Bordelais multiplient des fautes techniques telles qu’elles transformeraient le plus patient des éducateurs des moins de neuf ans en témoin de la défense au procès Dutroux. Seul Francis Gillot ne semble pas en souffrir. Les prestations de son équipe l’ont-elles mithridatisé contre le jeu affreux ? Gageons plutôt que la contemplation navrée représente pour lui le dernier moyen d’éviter l’introspection sur sa propre déchéance, de même que le sans-logis s’abîme dans la défécation sur la voie publique à seule fin de s’interdire de penser aux jours heureux.

D’ailleurs, après ce début de match dominé, les Girondins franchissent un cap supplémentaire dans l’irrespect de leur propre personne, en étant tout proches d’encaisser un doublé de Benoît Cheyrou. A la demi-heure de jeu en effet, l’OM parvient à récupérer les ballons un peu plus haut, avec pour conséquence immédiate d’enfin porter le danger sur le but de Carrasso. Après une première alerte sur un coup-franc de Thauvin, une belle combinaison entre Payet, Florian puis Dja Djédjé amène un centre parfait de Brice. Focalisés, et on les comprend, sur André Ayew, les défenseurs bordelais voient incrédules Benoît, monté aux avant-postes, tromper leur gardien d’une belle tête (0-1, 31e).

L’histoire se répète six minutes plus tard, lorsqu’à la réception d’un long ballon, Ayew dévie de la tête pour Benoît, une nouvelle fois présent en pointe. En hommage à son inventeur Claude Pèze, la Canebière académie commence à faire vrombir l’hélicobite modèle « Bombardier Dash8 », mais l’arbitre assistant vient à la rescousse du restant d’honneur aquitain et refuser le but (à raison) pour un hors-jeu du Ghanéen.

La seconde mi-temps reprend sur les mêmes bases que la première, avec un milieu de terrain plus que passif et une défense descendant d’un niveau supplémentaire dans l’analité. Avec des passeurs laissés libres et des attaquants dont la position est couverte une fois sur deux par notre mauvais alignement, seule leur capacité à conclure les actions comme des grosses brêles prive les Bordelais de l’égalisation. Souley multiplie les hippopotacles en pleine surface et frôle le pénalty une ou deux fois tandis que Brice Dja Djédjé se met à placer son niveau de jeu au diapason de ses collègues, alors que les Bordelais lâchent un peu la grappe à Morel pour venir directement nous taquiner la rondelle côté droit et plein axe.

Malgré son élégance pachydermique, Diabaté casse les couilles de Nicolas Nkoulou avec une remarquable constance et oblige le Camerounais à enfin redevenir un défenseur de grande classe pour parvenir à le contenir.

Ah ah, non, bien sûr, depuis le temps que tu nous lis tu ne te fais plus avoir. Comme tu l’as deviné, Nicolas est en fait à l’agonie et, après quelques sauvetages à l’arrache, nous offre un superbe combiné : mauvais alignement pour laisser Rolan partir dans le dos de Diawara et Morel et centrer sans opposition, puis duel aérien perdu contre Diabaté (1-1, 66e).

Il reste une petite demi-heure à jouer, alors que de Gerland nous parviennent des nouvelles à la limite de l’orgasmique : Lyon est mené 1-0 avec un expulsé (NB : penser à ne pas manquer le Aulas & Garde crying circus après le match), ce qui signifie qu’une victoire nous rendrait maîtres de notre destin pour la dernière journée.

Malgré cette perspective inespérée, et malgré une défense adverse en panique dès qu’un ballon approche de sa surface, nos joueurs ne semblent pas se soucier d’occuper leurs jeudis de la saison prochaine à jouer au football. Peut-être eût-il fallu leur rappeler que, pour éviter de subir les commentaires de Denis Balbir les soirs de Ligue Europa, le plus sûr reste encore d’être sur le terrain à ce moment-là.

Bref, nos actions construites sont rarissimes, à l’exception d’un tir de Thauvin et de quelques lancements d’Ayew en toute fin de match, avortés par un manque de vitesse d’André visiblement cramé. Du côté des actions non-construites, nous nous privons d’exploiter quelques dégagements foirés adverses par notre carence systématique sur les seconds ballons. De son côté, Romao tient à nous montrer la brillance de son intellect en concédant une faute stupide à 20 mètres de nos buts, sans conséquence heureusement.

Nous accomplissons donc une trente-septième année sans victoire à Lescure/Chaban : bien que l’équipe Bordelaise de cette saison fût d’une analité propre à interrompre la série, un manque d’organisation et d’imagination, et surtout un manque de détermination dans les duels à la limite du scandale compte tenu des enjeux de ce match, ne nous permettent d’obtenir qu’un match nul équitable, mais non moins frustrant.

Lors du dernier match, c’est donc Lyon qui aura son destin en mains pour la qualification en Ligue Europa, qu’une victoire contre Nice (déjà sauvé mais avec entraîné par un Puel revanchard) leur offrirait à coup sûr. A l’inverse, une victoire de notre part contre Guingamp (déjà sauvé également) couplée à un nul ou une défaite lyonnaise nous procurerait la satisfaction de voir l’anus aulassien élargi à la dimension de son canal lacrymal, ce qui ne serait pas un mince exploit. Pour le cas où aucune des deux équipes ne serait vraiment motivée par la perspective de découvrir la Moldavie au mois d’août, signalons l’hypothèse d’un nul de notre part couplé à une défaite de Lyon, qui nous serait également favorable au bénéfice de la différence de buts.

 

Les notes

S. Mandanda (3/5) : Plus concerné que lors de ses sorties précédentes, tout au plus peut-on lui reprocher de ne pas avoir réalisé de miracle contre l’égalisation.

N.Nkoulou (1/5) : S’est fait prendre par tous les orifices par cette grande courge de Diabaté, communsymbole de vegan pride.

S. Diawara (2+/5) : Prend la deuxième place au challenge des interventions risquées, derrière l’ouvrier bangladais qui s’amusait à lancer des pogos au dernier étage du Rana Plaza.

J. Morel (2-/5) : Et c’est alors, continuant à déjouer les pronostics, que Jérémy redevient … mauvais. Ah, ça, pour spoiler les morts de Game of Thrones vous êtes nombreux, mais pour prévoir les prestations de Jérémy ya plus dégun.

B. Dja Djédjé (2+/5) : Quelques sévères bouillons en deuxième mi-temps, après une première plus satisfaisante et ponctuée d’un centre décisif. On pose deux, on retient un, on pondère par le coefficient « c’est lui ou Fanni », et ça donne juste la moyenne.

A. Romao (1/5) : N’a jamais réussi à imposer son physique, un peu comme l’obèse qui ne sait pas si elle doit se laisser passer dessus sans bouger ou te monter sauvagement en amazone au risque de te casser en deux.

 B. Cheyrou (3/5) : Un match plus qu’insipide, à l’exception des vingt minutes passées avec un frelon dans le slip en fin de première mi-temps.

A. Ayew (2/5) : Fait inhabituel, on a vu qu’André pouvait être fatigué. Remarque, on a bien redécouvert que son frère savait jouer au foot…

D. Payet (1/5) : Comme le gros René du service contentieux à l’approche des vacances, il préfère tout faire pour zapper le séminaire d’entreprise à Copacabana plutôt que de perdre les arrhes de sa location au Tréport. J’espère pour lui qu’il y a bien BeIn Sport au camping…

F. Thauvin (2/5) : Des actions intéressantes, quand il lui est venu à l’idée de se sortir les doigts.

AP. Gignac (1/5) : Hey, honey, take a walk on the off-side.

 

Les remplaçants

M. Valbuena pour D. Payet (59e) : Pas flambant, mais au moins il nous a permis de jouer à 11.

G. Imbula pour F. Thauvin (88e) : En général, le coup du joueur honni qui trouve son salut dans l’humilité avant de devenir le sauveur de l’équipe à la dernière seconde, ça fonctionne surtout dans les films où un labrador joue au basket. C’est dire le niveau de coaching.

 

L’invité zoologique : Guillaume Hoareng

Nous avons longtemps cru que Francis Gillot dépassait en inexpressivité les faciès les plus impassibles de notre connaissance. A côté de l’entraîneur Girondin, Droopy se montre hyperactif, Buster Keaton paraît bourré de tics, et même une Carla Bruni soufflée au collagène semblerait en capacité d’exprimer une vague mimique.

C’était sans compter sur le hareng, dont l’œil éteint résume à lui seul la vacuité de l’existence girondine, le sommet du non-croire, du non-faire, du non-être, le souffle vital réduit à la seule volonté de maintenir une vague homéostasie dont le climax annuel en termes de passion se limite à obtenir le match nul contre nous depuis 37 ans. De là à dire que le saur s’acharne contre les olympiens, c’est un pas que nous ne franchirons pas, laissant plutôt à notre clupéidé le soin de nous livrer ses observations :

Les autres : Peu de qualité et d’imagination apparentes, même si l’on sent qu’un effectif motivé pourrait tout de même faire un peu mieux. Diabaté n’est pas beau à voir, cela se confirme, mais il reste sacrément casse-burnes. Henrique est une salope, mais ça non plus n’est pas une nouveauté.

Vu d’en face : Si les scapulairacadémiciens se remotivent, c’est ici que ça se passera.

Le classement : J’en ai parlé plus haut. Faudrait voir à suivre, un peu.

La révolution structurelle : José s’offre un placard doré et lointain, ce qui devrait laisser la latitude nécessaire à Bielsa. Au passage, Labrune pour annoncer des changements dans l’organigramme du club, dont la suppression du poste de directeur sportif.

Les nouveaux maillots : après le jeu de Mao, le jeu de maillots : pour 2014-2015, le maillot principal s’annonce correct, tandis que le troisième ne rime à rien mais évite l’injure esthétique. C’est donc le deuxième maillot, porté contre Bordeaux ce soir, qui sera le réceptacle des traditionnels délires vomitifs de la maison Adidas.

51 je t’aime : nous finirons l’année avec 50 académies. Comme il se doit, nous en ferons donc pour parvenir au nombre sacré, et accessoirement tirer le bilan de la saison. Si tu as des idées ou des choses à dire pour cette académie finale et spéciale, fais-moi signe.

La page abonnement : à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique.

Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Greg M. remporte le concours zoologique.

 

KassimoursPendant ce temps, Kassim attend que Clément Turpin siffle hors-jeu.

 

Bises massilianales,

Blaah.

6 réflexions sur “Bordeaux-OM (1-1), la Canebière Académie respecte les traditions

  1. Une belle académie qui nous laisse des regrets car en étant nul on est pas si loin de l »Europe…et comble de tout on peut la choper en transformant l’anus des lyonnais comme celui d’Angell Summers….
    Bref si on passe devant Lyon on aura sauvé la saison, sinon on aura gagné le départ d’Elie et José, de quoi être pas mécontent !
    Youhou vivement samedi!

  2. Mec, j’ai beau être supp de Paris, tes acad’ sont à mon sens d’une classe rare. Tu es le Geneviève de Fontenay de l’acad.
    Et quoi qu’en dise les historiques, je serai avec vous lors du dernier match pour la dilatation rectale du père Hola-Ass.

  3. Histoire de rajouter à la roucasserie et te mettre dans la merde dans ton ghetto mafieux où l’on se fait piquer ses pains choc pendant ramadan, je confirme que les parisiens aiment ton acad.
    Si avec ça tu te fais pas poignarder à la sortie d’une boîte de nuit sur le vieux port.
    Analement

  4. encore et toujour o top du academy game le dromadaire!:)

    rien a dire de particulier sur cette equipe si se n’est vivement l’annee prochaine!!

  5. « mithridatisé » : merci Blaah, je me coucherai un peu moins con ce soir. Encore un match de merde, encore une super académie, un concert de louanges dans les commentaires, dont quelques brebis parisiennes…le lectorat horsjeuien est unanime, ta plume est belle, ta plume est fine, laisse moi te sucer la plume.

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