OM-Metz (1-0), La Canebière académie change d’époque

I like to be in America
OK by me in America
Everything free in America
For a small fee (mais mets quand même des sous) in America

Aïoli les sapiens,

Dernière journée d’une ère Louis-Dreyfusienne de presque 20 ans, 2369e match de l’OM en première division, soit le record national : ce Marseille-Metz était l’occasion de fêter comme il se doit un tournant dans la vie du club. En guise de feu d’artifice, nous aurons eu droit à un pet de foufoune, maigre victoire dont l’on ne retiendra rien en dehors des trois points qu’elle offre.

Des participations à la Ligue des Champions, un titre, des coupes de la Ligue, deux finales UEFA, une coupe Intertoto en tongs, et pas mal de millions injectés, fût-ce à tort et à travers : s’il est nettement insuffisant, le bilan des Louis-Dreyfus n’est certainement pas nul. Ne pas remercier la famille aurait été la marque d’une ingratitude ultime, ce en quoi la victoire contre Metz a rempli son office : un dernier au-revoir poli, un pot de départ pétillant-cacahuètes en l’honneur du casse-couilles du service juridique, celui à qui on offre une smartbox choisie au hasard au Carrefour du coin pour lui signifier autant notre reconnaissance que notre soulagement de le voir partir. Ce dernier match avec Mme Louis-Dreyfus nous laisse sur les sentiments mitigés du septuagénaire à qui l’on a ôté la prostate : même si avec le temps elle finissait par bien nous pourrir la vie, c’est quand même un petit morceau de nous qui s’en va.

Adieu la tsarine, Marseille passe à l’Ouest. Un nouveau boss débarque, muni de tout l’attirail de communication adéquat : aucune faute de la part de MM. Mc Court et Eyraud jusqu’ici, l’ambition sans l’utopie, le sérieux sans la pingrerie, c’est le discours que tout le monde ici souhaitait entendre. Nous voici enfin à l’aube de pouvoir enfin les juger sur leurs actes : avant même la prochaine intersaison, c’est le recrutement du directeur sportif qui constituera le premier vrai test de la nouvelle équipe. Nous aurions pu également ajouter comme objectif l’obtention d’un arbitrage impartial de Clément Turpin lors du prochain PSG-OM mais à l’impossible nul n’est tenu, même au pays de l’Oncle Sam.

 

L’équipe

Diarra revient. En vertu du principe selon lequel il faut savoir tendre la main à des gens à qui on ne la serrerait pas, voyons-y une bonne nouvelle sportivement parlant. Cabella et Alessandrini sont blessés, Diaby est Diaby comme l’ont souligné les camarades du Phocéen, Zambo Anguissa est suspendu et Machach prié d’aller faire un tour en CFA. En défense, Rod Fanni reste titulaire.

 

Le match

Si les Messins nous malmènent dans les tout premiers instants, l’OM se met rapidement en marche. Notre travail est facilité par la défense lorraine dite « de Nadine Morano », qui consiste à ne pas s’approcher d’un Noir à moins de deux mètres. Bafé Gomis en bénéficie, laissé libre pour placer une première tête sur un corner de Thauvin, puis pour reprendre tout aussi aisément le ballon repoussé par le gardien (1-0, 13e).

La première période se déroule d’une assez curieuse façon, au sens où l’OM domine, produit de beaux mouvements et se procure le plus d’occasions, mais sans réellement maîtriser le match. Un pressing insuffisant de nos joueurs offensifs, que les milieux ne parviennent pas à compenser, autorise les Messins à briser nos lignes avec un facilité plutôt déconcertante. Des deux côtés cependant, de mauvais choix ou des imprécisions dans la dernière passe avortent les tentatives.

Les rapports de force s’inversent en deuxième période, où les Lorrains restent encore trop libres de lancer leurs actions. La sanction manque de survenir dès la 56e minute quand Gomis, sans doute ému comme nous tous par les révélations de Pascal Papé sur son enfance douloureuse, rend hommage aux plus beaux gestes du rugbyman par une bousculade aussi gratuite que stupide sur l’attaquant en train de pénétrer notre surface. Fort heureusement pour nous, l’arbitre est basque et ne sifflera jamais en dehors des trois infractions donnant lieu à pénalty : la fourchette en mêlée, le viol en féria, ou l’éventration en lâcher de taureaux.

 

A saluer le bon esprit de Canal Plus qui, immédiatement après une action litigieuse, prend soin de rappeler le nom de l’arbitre à insulter. Comme nous l’a signalé un lecteur, ce réflexe est méritoire mais pourrait être encore amélioré, par exemple en ajoutant son adresse et son numéro de téléphone.

 

Ce petit miracle arbitral passé, l’OM continue d’être dominé, en proposant cependant quelques contre-attaques intéressantes. Comme en première période, les deux équipes pèchent à la conclusion de leurs actions. Blessé, Vainqueur doit sortir pour laisser la place, faute de milieu défensif apte, à Maxime Lopez, pour le premier match du minot au Vélodrome. C’est sur ce rythme approximatif que la rencontre entre dans le slipo-time. Cette fois-ci, c’est Hiroki Sakai qui sonne l’hallali sur nos sous-vêtements, en foirant complètement son intervention à la réception d’un centre messin : quelques centimètres plus à droite, et notre latéral devenait le digne héritier de Nakata et Morel. Pour ne pas déroger aux traditions pourries, Franck Passi se fend de son habituel changement anal à l’entrée du temps additionnel, sortant Njie pour Hubocan. Tout aussi habituel quoique paradoxal, il s’ensuit un surnombre offensif grenat dans notre surface, conclu par une tête non cadrée de Mandjeck. L’histoire ne retiendra rien du dernier match des Louis-Dreyfus.

 

Les joueurs

Pelé (3/5) : Présent au moment où Erding décidait de ne pas rater ses actions, ce qui était bien suffisant.

Fanni (2+/5) : Troueur de slip sur ses pertes de balles, raccommodeur de slip en rattrapant lui-même ses erreurs. A faire et à défaire, on n’est pas à rien faire, comme disait Henri Dès, lui-même ambianceur de vestiaires chez les moins de cinq ans.

Doria (2+/5) : Pour franchir notre défense, Erding avait deux solutions : contourner, ou foncer dans le tas. Je ne comprends toujours pas pourquoi il a choisi plus souvent la seconde, mais quoi qu’il en soit, ça n’a pas été pour déplaire à notre Brésilien.

Sakai (2/5) : En ratant son contre-son-camp à deux minutes de la fin dans ce match hautement symbolique, il a clairement manqué une occasion unique d’entrer dans la légende du club. Sorti de ça, comme d’habitude : honnête en attaque, courageux mais limité en défense.

Bedimo (2/5) : A peu près le même match que son homologue asiatique, mais sans les erreurs techniques rigolotes (et avec une plus grosse bite, d’après Michel Leeb).

Vainqueur (2+/5) : Un match d’honnête homme. Face à une équipe plus relevée que le FC Metz, ça aurait même pu être satisfaisant.

Lopez (70e) : Vraiment pas chaud pour voir le petit entrer des tâches plutôt défensives, je dois bien reconnaître qu’il s’est bien débrouillé, relances de qualité à la clé.

Diarra (3+/5) : Depuis que j’ai voté Chirac pour faire barrage à Jean-Marie Le Pen, je n’ai aucun scrupule à préférer Diarra à Zambo Anguissa sur le terrain. Je veux dire, je ne suis plus à un escroc près.

Thauvin (3-/5) : Preuve que les statistiques peuvent être trompeuses, on peut affirmer que Florian réussit 98% de ses actions. C’est-à-dire qu’il en rate énormément, certes, mais seulement à la toute dernière touche de balle.

Sarr (2-/5) : C’est pas avec des matchs comme celui-ci qu’il va donner envie à la #TeamFCMetz de le reprendre.

Iseka Leya (63e, 2/5) : Bof.

Njie (2/5) : Même remarque que pour d’autres, un match pas infamant en soi, mais quand on rencontre des types habillés d’une couleur qui n’existe pas, dotés d’une mascotte qui n’existe pas et parrainés par un pays dont on ne sait pas s’il existe encore, on doit faire l’effort de se montrer un peu plus ambitieux.

Hubocan (91e) : Quatre minutes, pas de connerie. En progrès.

Gomis (3+/5) : Un but précoce et quelques actions de temps à autres pour rappeler qu’il existe. Sauvé des insultes par le laxisme arbitral, alors qu’il aurait dû coûter un pénalty.

 

L’invité zoologique : Franck Chantducygne O’Rhino

Pour ce dernier concours zoologique de l’ère Louis-Dreyfus – vous ai-je seulement dit que c’était le dernier match avant la fin de l’ère Louis Dreyfus ? – pour ce dernier concours zoologique, donc, quoi de mieux que d’inviter cet animal hybride, alliance de la blancheur du cygne à la pureté trompeuse (alors qu’en vrai les cygnes sont des enfoirés, c’est bien connu) et de la bonhomie massive du rhinocéros (alors qu’en vrai c’est un idiot qui se laisse bouffer sur le dos par tous les pique-bœufs qui passent). En hommage à Rhino Louis-Dreyfus et Cygna Bogdanova, ce dernier invité zoologique de leur ère (le dernier) leur est dédié.
Les autres : Un entraîneur sympa, des joueurs sympa, un jeu sympa, des oublis de marquage et des actions manquées sympa. Ils vont être relégués, mais sympa.
Le classement : Douzièmes, mais on n’est jamais qu’à trois points de la cinquième place. A priori ce n’est pas le prochain match au Parc qui nous fera avancer mais qui sait, on peut espérer voir l’équipe faire bonne figure pour le premier match de l’ère McCourt, car oui, ce sera le premier match de l’ère McCourt.
Les images : En mémoire du dernier match de l’ère Louis-Dreyfus (à moins dans le futur d’une éventuelle reprise par Kyril, mais là n’est pas le sujet).
Les filles : La marche était trop haute contre Lyon. Je ne vous mets ni le score ni les images, ce serait de la muflerie.
La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique.
Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Homerc remporte le concours zoologique.

Bises massilianales,

Blaah.

Blaah

Dromadaire zoophilologue et pertuisien. Idéal féminin : à mi-chemin entre Scarlett Johansson et Maryse Joissains.

13 commentaires

  1. Coucou cher Camelus, j’espère que ta santé va bien. Je passe pour m’interroger sur « éventration », il me semble qu’éventrement eu été plus adéquat.

    Et bonne chance pour ce projet « South Side Story ».

  2. Ah désolé, mais selon la fameuse loi  » Nadine Morano  » : » si une personne a un(e) ami(e) noir(e), elle ne peut être raciste « . Cela devait être rappelé.

  3. Un but vainqueur lors du dernier match commeunsymbole de pénalty à la 91′ à Bruges.
    Je ne sais pas si plus bel hommage aurait put être rendu aux Louie-Louie Dreyffus

  4.  » Les camarades du Phocéen »
    Cette fosse à purin que représente ce pauvre site, ne me dis pas que tu collabores avec ces bas du front Blaah…Le seul intérêt de ce site c’est de retrouver les fines analyses de ce cher René. Et lorsque l’on dit que c’est le meilleur d’entre eux, on a tout résumé.

  5. vous êtes très injuste avec Canal : ils auraient très bien pu indiquer l’école où vont les enfants de l’arbitre, or ils ont la mansuétude de n’en rien faire… (ou alors c’est juste que l’arbitre n’a pas d’enfant)

  6. Dire que si on avait eu Le Pen en 2002 on aurait peut-être échappé à Sarko2007, et donc à Hollande2012. Ce qui nous aurait épargné Marine2017.

    Comme quoi, le battement d’aile du papillon hein…

  7. tout le monde a repris ce super record de 2369eme match, mais je n’ai vu nulle part l’identité de l’ancien détenteur.

    on pourra peut-être mettre une étoile sur le maillot…

  8. Et le Camelus qui nous revient ressuscité de l’hosto, comme un symbole de nouvelle ère, sans Abou Diaby, comme un symbole d’Orphée. Longue vie ! Noël !

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