OM-Naples (1-2), la Canebière Académie est là. Même s’ils ne le méritent pas, elle est là.

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La défaite tranquillou.

« Si je m’étais plutôt lancé dans la greffe de couilles, j’aurais mon bureau à la Commanderie et il n’y aurait aucun juge pour m’emmerder », soupirait le docteur Michel Maure.

 

Aioli les sapiens,

Voici donc le grand soir, celui où l’on reçoit nos proches cousins napolitains. Comment ne pas être attiré par cette ville magique, disposant notamment de la deuxième plus belle baie au monde (après la nôtre), et où l’on produit les deuxièmes meilleures pizzas au monde (après les nôtres).

Pour rester dans l’ambiance, j’ai invité un cousin chameau à regarder le match avec moi. Bien sûr, on a fini par se battre à coups de tessons de bouteille : que serait la fraternité méditerranéenne sans ces moments d’amitié virile ?

Du côté olympien, c’est naturellement remontés à bloc que nos champions ont attaqué ce match, dans le respect de l’adversaire mais avec une saine agressivité qui montra clairement aux Napolitains qu’ils devraient produire leur meilleur football pour nous arracher ne serait-ce qu’un point.

Non, je déconne, tu t’en doutes : on les a regardés jouer, on s’est fait piner et c’est tout juste si on ne leur a pas dit merci à la fin.

 

L’équipe

Mendes toujours blessé, Diawara retrouve le plaisir de charcuter de l’attaquant adverse. Passant enfin inaperçu grâce à la médiocrité ambiante Morel est préféré à Mendy. Principal changement, Cheyrou est préféré à Imbula, histoire de préserver le petit du naufrage collectif qui se pointe à l’horizon. Devant, rien que du classique, Gignac restant notre attaquant n°4 (les termes d’attaquant n°1, 2 et 3 étant réservés jusqu’à nouvel ordre pour ne pas insulter Papin, Andersson et Skoblar).

Cela donne : Mandanda – Fanni-Nkoulou-Diawara-Morel – Romao-Cheyrou – A. Ayew-Valbuena-Payet – Gignac.

 

Le match

Dès les premières minutes, le pressing napolitain se montre aussi étouffant que l’atmosphère de nos cités un jour de grève des ordures. Marseille résiste et offre quelques séquences d’attaque, mais le danger est avant tout italien, Fanni ayant déjà l’anus comme la Porte d’Aix au bout d’un quart d’heure. Peu à peu, la possession passe à l’avantage de nos adversaires, les Olympiens perdant très rapidement le ballon sur chacune de leurs attaques, ouvrant en outre des possibilités de contre.

A la 34e minute que survient la séquence « lassitude » : sur un corner olympien, Diawara place une bonne tête, facilement captée par le gardien. Moins de 20 secondes plus tard, les Napolitains sont devant notre surface à jouer un 2 contre 1 face à Nkoulou, et il faut un miracle sponsorisé par Saint-Ibrahima se pour qu’Higuain n’ouvre pas le score.

Contreattaque

Note le superbe déplacement aloudiarresque de Romao, qui erre dans le rond central pendant qu’on attaque dans son dos.

Autant te dire que si je montrais la même motivation à écrire que nos joueurs à procéder à un replacement défensif de base, l’académie pourrait s’arrêter ici. La suite du scénario est d’ailleurs on ne peut plus prévisible tant nos joueurs, pire que de se montrer impuissants, semblent déjà résignés. Bien servi par Higuain, Callejon fait faire la truie à Fanni et bat facilement Mandanda (0-1, 42e).

Après une timide révolte en début de seconde période, l’OM retourne à son naufrage. Naples se met tranquillement à l’abri après l’heure de jeu quand, bien servi par Mertens, Zapata nettoie la lucarne de Mandanda mais pollue instantanément Twitter avec 1500 jeux de mots pourris sur son patronyme (0-2, 67e).

La suite du match n’a plus beaucoup d’intérêt, et seul le but d’Ayew façon « non mais, mes couilles, maintenant » nous empêche d’abréger ici le résumé (1-2, 86e). Les Italiens semblant fatigués, on se prend à rêver d’une égalisation qui serait tout sauf méritée. Même si l’OM se met à dominer (même Cheyrou se met à émerger après 80 minutes d’apnée), rien de dangereux ne se produit jusqu’à un dernier coup-franc, pour lequel Mandanda monte…

ValbuchierLa qualité de la passe de Valbuena a fait croire au réseau de veille sanitaire qu’une épidémie foudroyante du syndrome de la Tourette s’était abattue sur la ville.

 

Les notes

S. Mandanda (2/5) : Pas de boulette, pas d’exploit, deux buts. Une journée ordinaire.

N. Nkoulou (3/5) : Ses interventions ont permis de sauver un minimum d’espoir, ce qui est somme toute assez cruel de sa part.

S. Diawara (2/5) : Meuh.

R. Fanni (1/5) : Grouik.

J. Morel (3/5) : Finalement, c’est l’un de ceux qui s’en sortent le moins mal, avec une performance tout à fait correcte.

A. Romao (1/5) : Le petit Grégory est revenu d’entre les morts, il joue au milieu de terrain. Par contre, il est toujours noyé et la tête dans le sac.

B. Cheyrou (2-/5) :

A. Ayew (2+/5) : Pareil qu’au dernier match : son but ne devrait pas suffire à lui faire mériter la moyenne, mais il révèle un état d’esprit dont les autres devraient s’inspirer.

D. Payet (1/5) : La légende raconte que le stade de Rennes est bâti sur un cimetière. Or nous nous y déplaçons le 2 novembre, qui tombera un samedi, comme le baron du même nom. Avec une telle conjonction, si Dimitri ne se réveille pas ce jour-là, ce sera à désespérer du vaudou. En attendant, on le laisse déambuler en lui demandant juste de ne pas laisser tomber trop de chairs en décomposition.

M. Valbuena (1/5) : Tom Simpson.

AP Gignac (1/5) : Homer Simpson.

 

Les remplaçants

K. Abdallah pour R. Fanni (53e) : Entré pour abréger les souffrances de Rod. Bien que sa seule présence suffise à souiller un peu plus des slips marseillais déjà sévèrement dégradés, l’honnêteté commande de signaler qu’il s’est plutôt honorablement tiré d’affaire.

F. Thauvin pour Payet (70e) : N’a pas eu le temps de croiser son modèle capillaire Marek Hamsik.

Jo le Sconse pour Gignac (77e) : Un coup de coude qui le fait passer tout près de l’expulsion, mais l’arbitre a refusé d’entretenir la légende.

 

L’invité zoologique : Gonzalo Iguane

L’Iguane est un branleur qui passe ses journées à glander au bord de la mer au lieu de se bouger le cul pour gagner de quoi acheter son Whiskas. A ce titre, il est donc bien l’invité approprié pour commenter avec moi ce match contre nos cousins de l’Italie du Sud. Ceci dit, à Capri on n’a jamais vu un iguane se fracasser la tronche en tombant de son rocher. Voici les observations diverses sélectionnées par notre squamate :

–          Les autres : C’est donc ceci, le haut niveau. Au cas où on ne l’aurait toujours pas compris après Dortmund…

–          Vu d’en face : S’il y a une académie napolitaine de ce match, c’est ici que ça se passera.

–          Les sources : L’épigraphe du jour est l’œuvre de Oaispirit. L’invité zoologique a été recruté par Berbère Léonard. Merci à eux.

–          La suspension à retardement : André Ayew gagne deux matches de suspension fermes et un avec sursis pour son tacle sur Yohan Mollo. Si si, rappelle-toi, c’était le son du début de saison.

–          Le Projet Blair Eau : Aaah, le fameux « projet de jeu » sur le long terme. Louable intention, mais qui perd tout son sens lorsqu’elle est appliquée de manière rigide, sans aucune espèce d’adaptation à l’adversaire. Le problème étant que si les joueurs ne se remettent pas à respecter des fondamentaux tels que le pressing ou le replacement défensif, le long terme deviendra une notion utopique pour Elie Baup. Note cependant que l’argument du projet de jeu fait des émules jusque dans les plus hautes sphères de l’État : « Oui, on a trois millions de chômeurs, mais à long terme on a un projet de politique. »

–          Mon vier, Jean-Paul Ollivier : il y a 690 ans, Marseille prenait une branlée par les troupes aragonaises, mettant la ville à sac pour anéantir les prétentions de Louis III d’Anjou, comte de Provence, sur le royaume de Naples. Les supporters napolitains ont tenu à commémorer ce moment historique dans les rues de la ville, les viols en moins. C’était élégant de leur part.

–          Le détail : Oui, après Jo le Sconse contre le QSG, André Ayew a bien osé le « on perd sur des détails ». Les Ayew ont la même conception du détail que Jean-Marie Le Pen.

–          Le classement : Ha ha ha ha.

–          La page abonnement : à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique

–          Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter.

 

Bises massilianales,

Blaah.

6 thoughts on “OM-Naples (1-2), la Canebière Académie est là. Même s’ils ne le méritent pas, elle est là.

  1. Alors que j’étais en total accord 2 points de discussion : 1) Abdalha est nul et …en fait il est juste nul.
    2) Homer Simpson ne mérite pas cette odieuse comparaison avec APG …
    Merci car il faut du courage (ou du masochisme) pour revoir nos prestation misérable depuis trop longtemps …

  2. Oui, on est d’accord, il est nul, mais ce soir-là, exceptionnellement je ne l’ai pas trouvé si pourri (même s’il est impliqué sur le 2e but, faut pas déconner quand même).

  3. Merci Blaah ton courage est louable en ces moments douloureux. Belle acad’ comme toujours !

    Quitte ou double demain ?!?

  4. j’ai pas saisi le pourquoi de la bande sonore sous Cheyrou…
    peux tu commencer à noter Baup aussi stp?
    sérieux il est le prie d’entre les chèvres!

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