« Je vous ferai des points réguliers », assura Vincent Labrune aux journalistes et aux supporters. « Tu ne pourrais pas plutôt demander ça à ton équipe ? », rétorquèrent les supporters.

 

Aioli les sapiens,

Le directeur de la Ménagerie m’a sorti une nouvelle finesse. N’ayant pas les couilles de m’adresser des reproches directs, il a préféré me coller une réunion avec les parents d’élèves qui me reprochaient mon comportement envers les jeunes visiteurs. Pour info, je cherchais juste à démentir les allégations selon lesquelles la masturbation serait enseignée aux classes maternelles. Expérience concluante : loin d’être correctement formés, ces pauvres petits ont encore des progrès à faire.

Bref, vas-y que je te sors des discours rassurants sur l’esprit de la Ménagerie, des promesses sur l’attitude irréprochable. En tout cas, ça les a calmés pour un moment

 

L’équipe

Ayew étant désormais le seul absent, José n’est plus obligé de jouer sa composition d’équipe au perudo :

Mandanda – Fanni-Nkoulou-Mendes-Mendy– Romao- Lemina – Payet-Valbuena–Thauvin-Gignac

 

Le match

Le début de match voit les Nordistes faire ce qu’il faut pour nous mettre en confiance, à savoir jouer excessivement bas, ce qui nous permet de nous installer dans leur camp. Cette erreur est hélas rectifiée après 10 minutes de jeu, juste le temps pour Florian de bakayoquer un face-à-face avec le gardien. L’OM s’applique et tente quelques combinaisons, mais se procure peu de réelles occasions à part une incursion de Gignac stoppée par le gardien. Les tâches défensives sont correctement assurées, même si l’on sent bien que l’édifice peut s’écrouler au moindre vent contraire. « Vent contraire », c’est d’ailleurs le nom de l’œuvre personnelle produite après une passe en retrait foireuse de Rod Fanni et que je compte offrir au musée d’art contemporain de Bonneveine (huile sur slip, 20×30, coll. particulière de l’auteur).

Preuve que les Nordistes ne sont pas insensibles à l’art fécal, Enza-Yamissi nous propose à son tour une mise à distance ironique du sujet en révélant la transcendance du geste quotidien dans ce qu’il a de métaphysique.

34_EnzaYamissi« Prout », toile de maître d’Enza-Yamissi, 2014, mise à prix 250 000 euros au profit de l’association de soutien aux associations sportives déficientes motrices (1-0, 31e).

 

 

Comme souvent dans les vernissages, l’ambiance est serrée des fesses tant que personne n’a commencé à faire tourner la coke et le GHB. De fait, comme trop souvent cette saison, l’ouverture du score a pour effet de faire passer l’OM directement du stade « frigide » au stade « dos sur la table et culotte accrochée au lustre ».  Ainsi, le pressing des milieux se relâche et Fanni regarde Masuaku centrer. Le fait que Mandanda choisisse précisément ce moment pour faire l’hélicoptère avec sa bite accrédite un peu plus l’hypothèse psychotrope (1-1, 37e).

34_MasuakuEn l’absence de Diawara, Steve se retrouve tout seul à devoir chasser les chauves-souris.

 

La fin de mi-temps se montre inquiétante. Valenciennes continue à poser son jeu, bien aidé par un milieu de terrain (offensifs compris) trop timide à la récupération. Sur les attaques, l’équipe n’ose plus monter en bloc, ce qui amène les offensifs esseulés à alterner passes longues et percussions individuelles, autant vouées à l’échec les unes que les autres. Quant à la défense, elle fait preuve d’une fébrilité flagrante résumée par notre commentateur Homerc : « Un centre = un slip ».

La seconde période voit un léger mieux, même si les séquences de possession marseillaises restent rares. Romao et Lemina montent d’un cran et aident ainsi leurs collègues à mieux construire leurs actions, une bonne volonté toutefois gâchée par de trop nombreuses erreurs techniques. Valenciennes en profite pour lancer des contre-attaques potentiellement menaçantes, mais assez bien maîtrisées par notre défense. Pas besoin d’être jésuite pour déduire de ces cinq lignes l’analyse qui s’impose : on commence à se faire doucement chier.

QUAND SOUDAIN ! du football. Valbuena adresse une longue ouverture dans la course de Thauvin, qui maintient son avantage sur le défenseur jusqu’à s’infiltrer du côté gauche de la surface nordiste. Cette avance laisse à Florian le temps de se souvenir d’une donnée essentielle : ce n’est pas Gianluigi Buffon qui se trouve en face de lui, mais Nicolas Penneteau. Une lourde frappe dans le gouffre laissé au premier poteau, et voilà l’affaire entendue (2-1, 63e).

L’action réveille nos créateurs en même temps qu’elle assomme les Valenciennois. Malgré la sortie de Romao (blessé à la cuisse et remplacé par Imbula), l’OM maîtrise mieux les débats et se procure des occasions. On passera rapidement sur le pénalty évident refusé à Gignac, cela devient une routine. Bien sûr, nous avons droit à quelques instants slipométriques en fin de rencontre, ce qui permet notamment à Mandanda de rattraper un peu son erreur de la première période. Cela n’empêche pas Marseille d’obtenir l’essentiel au terme d’une rencontre de faible qualité mais sérieuse et appliquée.

 

Anémonscopie

Le retour au 4231 a semblé donner un peu de stabilité à l’équipe, sans apporter de révolution dans un jeu toujours aussi pauvre. L’avantage le plus notable fut de cesser de livrer les latéraux à eux-mêmes ; le repli de Thauvin et Payet fut un peu plus consistant que précédemment, même s’il reste très perfectible. Le gros point noir fut de voir les offensifs souvent privés de soutien de l’arrière, faute d’un apport suffisant de la paire Lemina-Romao. Pourtant, lorsque l’un des deux avançait dans le camp adverse, les actions devenaient plus construites, malgré les limites causées par des pertes de balle évitables. Plus globalement, dans les pires moments du match (fin de 1re mi-temps notamment), aucun joueur n’a tenté de dépasser sa fonction, sans doute par manque de confiance. Ce manque d’initiatives, constaté aussi au travers d’une certaine timidité au pressing, a handicapé notre jeu en enfermant les attaquants dans des percussions individuelles stériles. Mais l’enjeu de ce soir était aussi de chercher à se rassurer en montrant une application maximale à son poste et, sur ce point, on peut noter des progrès. Insuffisant pour un candidat à la 3e place voire sans doute contre Toulouse au prochain match, mais il semble que l’on doive passer par ce genre de performance modeste pour espérer progresser par la suite.

BlakePour la petite histoire, l’entraîneur nordiste a su rebondir, en s’inspirant de l’effet causé par le premier but pour produire une œuvre digne d’éloge1.

 

 

Les notes

S. Mandanda (2/5) : Sans Abdallah pour faire le sémaphore, il est un peu perdu dans son placement.

N.Nkoulou (4/5) : Son traitement anxiolytique au Lucazépam semble donner de très bons résultats. Meilleurs que le tabagisme passif en tout cas.

L. Mendes (3+/5) : A part une ou deux frayeurs sans conséquences, un match solide. Et des montées balle au pied qui plus est. Lucas est définitivement le bon samaritain qui sera toujours là pour prendre les clés quand le caïd est trop bourré pour conduire.

B. Mendy (3-/5) : Une belle cagade aussi, mais son application par ailleurs m’incite aux encouragements.

R. Fanni (2-/5) : Obsédé par les conneries à ne pas faire, il en a souvent oublié de presser le centreur. Ca ne nous empêche pas d’encaisser, mais c’est moins rigolo qu’avec Abdallah.

A. Romao (2/5) : Il torche correctement le minimum et se casse avant l’heure : cheville ouvrière un peu, Force Ouvrière beaucoup.

M. Lemina (3-/5) : Une note en forme d’encouragement, tant Mario a semblé prendre un peu plus de responsabilités que précédemment. Bon, comme tout puceau, il fera des tâches un peu partout avant d’arriver à ses fins, mais c’est le prix du passage à l’âge adulte.

D. Payet (2/5) : Un repli défensif ici, une bonne déviation là… autant de signes qui laissent contre toute attente croire à la réversibilité du coma chez le Vincent Lambert olympien.

M. Valbuena (2+/5) : Après sa traversée du désert, il est revenu assurer l’animation comme au bon vieux temps. Bon, ça sent encore plus la quinzaine du porc à l’Intermarché que la cérémonie des Oscars, mais les sensations reviennent peu à peu.

F. Thauvin (3/5) : A passé une heure à se nouer le cerveau en se perdant dans des dribbles improbables, avant de se rendre compte que l’essence du football réside surtout dans la spontanéité, comme je l’ai toujours dit.

AP Gignac (4-/5) : A passé 90 minutes à courir partout quitte à charger balle au pied face à trois défenseurs, sans se rendre compte que l’essence du football réside avant tout dans la réflexion, comme je l’ai toujours dit. Il n’en reste pas moins l’âme de cette équipe, et se montre de nouveau buteur.

 

Les remplaçants

G. Imbula pour A. Romao (64e) : Entré juste après le but pour pallier la blessure de Romao. Malgré le potentiel d’angoisse promis par son association avec Lemina en l’absence d’adulte responsable, aucun dommage à signaler.

S. Khalifa pour M. Valbuena (71e) : Présent avec sérieux dans certaines contre-attaques et surtout dans le travail défensif.

L. Abergel pour F. Thauvin (88e) : Les minutes de Laurent sont plus sobres que celles de René.

 

L’invité zoologique : Saliou Cisseps à col orangé

Que dire du cisseps à col orangé – si ce n’est certes qu’il ressemble à la cténuche de Virginie ? La réponse est : rien. Ni alcoolique, ni pédophile ni chômeur, ni prénommé Brandon, Dylan ou Kevin, ce lépidoptère insignifiant et dépourvu de toute connotation juridiquement répréhensible est donc l’invité approprié pour parler de Valenciennes sans encourir un procès par les temps qui courent. Encore que notre avocat nous signale que la métamorphose de chenille en papillon peut être assimilée à du tuning biologique, pouvant être ressentie comme une métaphore dévalorisante envers les loisirs populaires en vigueur dans la région. Quoi qu’il en soit, voici ses observations :

Les autres : Cas typique de « l’équipe-qui-a-un-jeu-séduisant-et-qu’il-serait-dommage-de-voir-reléguée ». Bah oui, mais croyez-nous sur parole : soyez plutôt moches et contentez-vous d’éviter vos erreurs défensives à la con.

Le classement : Rrrrhhh, les nuques stéphanoises et lilloises ressentent de nouveau notre souffle fétide. On va essayer de faire durer un peu l’espoir cette fois-ci.

Point mercatanal : L’OM remet les transhumances au goût du jour en envoyant Kassim Abdallah en stage dans les Alpages, tandis que Brice Dja Djé Djé fait le chemin inverse.

Recyclage : donnons une seconde vie à nos vannes usagées.

Les interviews : Petit-Pont Moulon n’a pas traîné.

La page abonnement : à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique

Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook (où Greg M., à force de ténacité, remporte le concours zoologique) et sur Twitter.

 

SadhuPendant ce temps, Kassim attend que Monsieur Turpin siffle hors-jeu.

 Bises massilianales,

Blaah.

 

1 Gag.

8 thoughts on “OM-Valenciennes (2-1), la Canebière Académie s’apaise

  1. merci pour le résumé Blaah, j’ai pas pu voir le match
    10eme but de Gignac en 9 matchs, qui c’est le favori pour le BO ?
    j’espère juste que l’on va prendre les 6 points en deux matchs à dom, histoire de se replacer au cul des lillois

    sinon, on parle de l’arrivée d’un joueur d’expérience à l’OM, et du départ d’un autre (Fanni ?), si qq’un a des news…

  2. Magnifique!
    C’est bien quand ils courent et qu’on gagne, on a moins l’impression d’avoir perdu sa soirée…

    A signalé la dernière parade de steve qui nous sauve quand même bien les miches, surtout que sa seul parade avant à fini au fond…

  3. donc ce serait Alliadiere le renfort lié au départ de Khalifa…

    comme pour Kadir, les mecs viennent 6 mois, ne jouent pas beaucoup et dégagent, j’aimerais bien connaître les dessous des transferts
    soit ce sont des erreurs sportives et le DS est responsable
    soit ce sont des magouilles et là c’est le président qui le serait

    finalement on devient un lorient bis, plutôt que le Dortmund du Sud… n’imp de chez n’imp !

  4. ahah tu ma tuer d’entree avec les toiles d’art comptemporain !! :p

    et en effet mandanda a montrer qu’il pouvait etre un maitre dans l’art fecale… mais son arret en fin de match sur un tete fait que je lui pardone un peu….puis comme me la rapeler le rené remix dans tt les cas j’orai « toord de critiquer mandanda-da-da!!!

    et maintenant on voit bien qu’un des + gros cagage du debut de saison a ete de virer mendes de la charniere!!… tt sa parceque diawara et la depuis plus longtemps et a surtout une plus grande bouche!
    qu’elle enorme connerie deja sportive car diawara a eter nul et en + le message envoyer o groupe….tu a eter bon pratiquement tt l’annee derniere mais tu la ramene pas alors on te vire du 11 !

  5. d’ailleur sur se match je trouve mendes meilleur que n’koulou..

    et payet pas si mal… apres c quand meme flagrant qu’il est plus du tt en confiance

    thauvin lui a part son but ma pas mal enerver il a tenter un paquet de fois de passer en fonçant et rater un belle occaz o tt debut !

  6. Palifico! les pacos ne comptent plus. Comme un sein bol.
    C’est vraiment n’importe quoi cette saison, vivement l’été.

  7. @rushrush On doit à la vérité de rappeler que Lucas était à la rue physiquement en début de saison. A l’époque, la titularisation de Diawara s’imposait, même s’il n’était déjà pas un modèle de sûreté.

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