LYON-DUCHÈRE – LAVAL (1-0) : LA BUTÀLAVAL ACADÉMIE DEVIENT UN PEU TROP OUTSSAÏDEUR
Impossible de conclure…
Le contexte : Avec cinq points de retard sur le podium, Laval doit se remettre à gagner pour ne pas être trop outssaïdeur (et surtout pas trop décroché). C’est le cinquième déplacement d’une incroyable série de six (trois en championnats, trois en coupe de France) pour les Lavallois.
L’équipe : Kévin Perrot a pris trois matchs de suspension et laisse sa place au jeune Mendes comme latéral droit. Le jeune Perrier est également titulaire pour amener du gaz sur l’aile droite. Neyou doit de nouveau se débrouiller pour comprendre quelle place il a au milieu de terrain.
Le 11 : Hautbois – Mendes, Ba (cap), Solet, Zéoula – Perrier (Etinof, 73e), Dabo, Neyou, Pandor – Bosetti, Ebuya.
Le match : Bon, vous voyez quand on vous parle de Paris par exemple, vous pensez Tour Effel, Champs-Elysée, Montmartre, Sacré Coeur… Mais il y a aussi Barbès, par exemple (dédicace à la Zoubida et Mokthar). Bah Lyon c’est pareil : il y a le palais de la bourse, les Traboules de la vieille ville, Louisa Necib mariée Cadamuro… et puis il y a aussi le quartier de Duchère. Quand j’ai dis à mon bail (avec qui tout est déjà fini, bref) que Laval jouait Lyon, elle pensait à l’OL, c’était cool : Nobilo aurait donné une leçon tactique à Genesio, on aurait eu un duel de chambreurs Bosetti-Fékir… Mais non, au final on a eu un match devant 300 personnes, qui nous a permis de revoir Enzo Réale.
Un match de district quelque part, où Bosetti tire de quarante mètres sur son premier ballon pour voir si le gardien est serein, s’il capte les ballons ou pas (4e)… Il ne les captait pas, mais (#spoil) au final on ne lui aura pas calé un seul but. Faisons simple sur la première mi-temps : Laval s’est contenté d’essayer d’organiser son 4-4-2, de jauger comment contourner le 3-5-2 adverse qui virait rapidement au 5-3-2.
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A la mi-temps, on avait envie de donner un peu de potion magique aux Lavallois pour qu’ils rentrent dans le lard des Lyonnais. C’est ce qui s’est passé littéralement au retour des vestiaires : le goal relâche un ballon, Bosetti surgit et marque de la semelle… mais l’arbitre siffle une faute (50e). Pas grave, il reste quarante minutes pour gagner, et Lyon joue bas. Alors Laval se libère, Zéoula joue plus haut sur le côté gauche, centre pour Neyou qui tire juste à côté (70e). Pas grave, il reste vingt minutes et Lyon joue très bas. Alors Nobilo fait entrée Etinof pour mettre le feu : il se fait découper par Charvet (le sosie du chanteur) dans la surface… L’arbitre ne bronche pas (75e). Pas grave, il reste un quart d’heure et Lyon joue très très bas. A tel point que cette fois le latéral droit lavallois Mendes se prend pour Benjamin Mendy face à Roberto Carlos, et ceeeeentre…. pour le tibia d’un défenseur lyonnais, mais la barre repousse le ballon (80e) ! Pas graaave, parce qu’il reste dix minutes et que Lyon est au bord de la rupture.
Enfin à force ça urge alors Laval donne tout, mais gache de jolis mouvements comme un 2 contre 2 qui finit par un hors-jeu (88e). Mais c’est pas grave. Il reste deux minutes, plus temps additionnel, et Lyon est à l’agonie. Oui, mais. Le hors-jeu amène un looooooooooong ballon vers Tuta, tout-à-fait démarqué dans le dos de la défense, tout-à-fait lucide pour pousser le ballon avant la sortie de Hautbois. Lyon-Duchère 1-0 Laval. Il reste quelques secondes, c’est grave. Laval est assommé, troisième défaite de la saison, véritable hold-up (aucun lien avec l’origine socio-ethnique des joueurs lyonnais, je précise avant qu’on me traite de fachiste).
Laval n’a plus gagné depuis le 22 septembre. A force, c’est très grave.
Le résumé vidéo :
Les notes :
Hautbois (2-/5) :
Bah, concrètement, il a une seule vraie sollicitation et il sort mal…
Mendes (2/5) :
J’ai aimé sa fougue et son envie d’apporter offensivement, même si c’était brouillon. Par contre le but vient de ton côté bro…
Ba (2/5) :
En bon patron d’expérience, plusieurs fois il est monté au charbon pour secouer ses partenaires. On aurait aimé que l’expérience évite le but de la 89e…
Solet (2/5) :
A l’image de Ba, l’expérience en moins, les fautes en plus.
Zéoula (2+/5) :
Comme Mendes à droite, il a essayé d’apporter le danger sur son aile… mais muscle ton jeu de centres César !
Perrier (2+/5) :
En première mi-temps il était un peu comme ton petit cousin de 6 ans au vin d’honneur des mariages : il a un ballon, il a trop envie de jouer au foot, mais il est tout seul.
Dabo (2/5) :
On l’a connu meilleur dans la bagarre du milieu… Dommage, ce match c’était une vraie bataille de charognard dans l’entrejeu.
Neyou (2/5) :
Il ne savait pas trop où se placer dans l’entrejeu, un peu comme toi quand ta copine se met à parler du dernier Grey’s Anatomy avec ses copines.
Pandor (Ne se prononce pas/5) :
voir commentaire du dernier match, et du match d’avant, et de celui encore avant.
Ebuya (2-/5) :
On aurait aimé qu’il mette son physique imposant en valeur autrement que par un carton jaune après un quart d’heure le long de la ligne de touche.
Bosetti (2-/5) :
Il a beaucoup tiré de loin ; et quand il est rentré dans la surface pour marquer, l’arbitre a sifflé.
Le comité Frantix
Sur Twitter : @FrantixLeBasser ; avec son adjugent @Paolito53 pour les notes.
Je vais faire mon staliniste de la grammaire, mais là d’où je viens (c’est-à-dire là où on respecte la langue de Pasolini), on prononce « fachiste », mais on écrit « fasciste », môssieur le Basset.
Des bisous au Natianal 1, il me manque.
On ne te traitera pas de fachiste, étant donné qu’aucune banque n’est tenu pas des noirs ce qui montre immédiatement que la comparaison ne tient pas.
PS : j’étais au match et la technique l’a emporté sur le physique (même si c’est un hold-up c’est à signaler)