Notre Footballologue analyse ASM-PSG SM

Notre Footballologue is going west avec Haruki Lacombe…

Sur l’autoroute du soleil, un « car de virage » (Gravelaine) monégasque fait le plein…sur la ligne 4, un homme tripote nerveusement le poing américain dissimulé dans son bombers…dans un appartement de banlieue, une gamine reçoit un texto et part s’épiler l’intime… Ce soir, c’est finale de coupe de France.

Un azéri glorieux joue au Président de la République française, l’original redoutant peut-être les sifflets, à moins qu’il ne connaissent les méthodes d’entraînement de Guy « Haruki Yukimura » Lacombe (*). Toujours est-il que l’ASM présente un 4231 aux dc lents et lourds (Mongongu-Puygrenier) et aux latéraux peu offensifs (Traoré-Modesto ne dépassant pas leur moitié de terrain.) La paire de demi défensifs Costa-Mangani évolue sur la même ligne derrière Nene-Alonso-Pino en soutien de Park à « mobilettes. » Néné déserte souvent sa position pour suivre le ballon, Alonso soutien Park et compense le peu d’investissement défensif de ses milieux excentrés, Pino semble le seul joueur monégasque capable de percussion et Park profite du « syndrome Moscato » (déficit de crédibilité d’origine ethnique) pour surprendre ses adversaires. Certes, Néné « dribble tout le monde dans une cabine téléphoniques » (XG) mais en marchant et à 40 mètres des buts adverses, le tout sans replacement défensif et sans appel. L’ASM ne parvient pas à maîtriser le ballon et l’équipe souffre dès lors de son manque de joueurs de percussion (excepté Pino, raid solitaire à la 42ème.)

En face, Luis Kombouaré a réédité le plan du dernier PSG-OM et l’équipe « penche à droite. » Jallet, Giuly et Erding multiplient les appels et les débordements face au seul Traoré, Néné défendant peu tandis que Costa-Mangani s’occupent de Clément-Makelele. Ainsi, l’attaque « fléau » – Horau au manche et Erding à la masse – défonce la charnière adverse mais l’apathie du couloir gauche (Armand-Sessegnon) et la maladresse des « diablotins » épargnent les monégasques. A la 20ème, Nene resserre un peu dans son couloir, Sessegnon permute avec Giuly et le jeu s’éteint. Les dc des deux équipes campent dans leur 30 mètres, le jeu se résume à une succession de longs ballons « cherchant le lévrier » (Lauclair.) Rien de transcendant, le raid de Pino (42ème) répondant à une vendange de Erding (40ème.)

Mi temps : « On ne le voit plus au Dribble Chaloupé. »

Gravelaine regrette de ne plus voir Sessegnon dans les soirées.

L’ASM semble avoir deux problèmes sur ce match : bloquer le couloir gauche et prendre le dessus sur la paire Clément-Makelele. Aussi, Pino se positionne-t-il à gauche afin de fixer Jallet, mais le problème demeure puisque Traoré « rattrape » in extremis Erding (penalty non sifflé, 51ème) et Jallet parvient jusqu’à la surface (53ème.) Lacombe décide alors de sortir Mangani pour Haruna, Costa passant ainsi « sentinelle » tandis que le nouvel entrant balaie le terrain 10 mètres devant lui. Monaco joue bas, privant les « diablotins » d’espace, et place « quelques coups de boutoir, des petites pièces juste pour voir » (XG) (Combinaison Pino-Nene-Pino, 55ème ; « mine flottante » de Nene sur coup franc, 58ème.) En face, le PSG, champion de France des matchs de 60 minutes, traverse son « heure creuse », Makelele-Clément ne passent plus la ligne médiane au moment où Giuly et Erding baissent de régime. Coupet, revenu de l’Enfer en dépit d’une « jambe en arc-en-ciel » (XG), constate le manque de percussion de son équipe et Gravelaine fait le pitch du prochain Twilight : « l’heure d’injecter du sang frais. » Luyindula remplace Giuly (75ème) et se place en milieu gauche, Sessegnon passe à droite et Erding trouve la barre transversale (81ème.) Réclamé dès la première minute, Maazou remplace Pino (85ème), Park se place en soutien, Nene retrouve son couloir gauche et Alonso passe à droite. Les lignes défensives basses et l’absence de joueurs de percussion conduisent logiquement à la prolongation.

Incapable d’imposer un rythme élevé durant le match, l’ASM dispute les prolongation face à une équipe parisienne encore fringante. Toutefois, les lignes défensives étant toujours aussi basses, seul un échange Maazou-Park (92ème), répond à une occasion de Hoareau (91ème) avant que le match ne retombe dans la torpeur. A la 104ème, Ceara remplace Erding, Sessegnon retrouve son couloir gauche, Jallet monte d’un cran devant le brésilien et le PSG retrouve un couloir droit « percutant. » Sur un décalage de Makelele, Jallet fusille Ruffier qui repousse sur la tête de Hoarau : 1-0, 106ème. En guise de « quart d’heure de folie » (Lauclair), la seconde mi temps n’est marquée que par l’altercation Hoarau-Costa, une nouvelle « mine flottante » de Nene dégagée par Edel « un pru nature et pêche sur cette action » (Lauclair, 112ème.) Sagbo remplace Costa, l’ASM joue avec deux pointes (Sagbo-Maazou) soutenues par Nene-Park-Alonso tandis que Kombouaré sort Jallet pour Sammy « saucisse » Traoré qui se place en défense centrale pour un 532 « béton. » La presse, unanime dans l’oubli, parle de saison sauvée…un mort vaut bien une coupe.

Le « car de virage » s’en retourne tristement… les poings américains sont restés dans les poches… la gamine attend l’arrivée de « Papy Claude » and the Yukulele quand retentit, en lieu et place du « we’re the champion » habituel…GO WEST ! (voir ici) des Village People. Las des polémiques, Delanoë compte prendre les choses en main…

(*) Photos de Haruki Yukimura Lacombe

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