Notre Footballologue analyse France-Brésil

L’ancien est de retour, allez savoir où il a planqué le gamin.

Animateur d’un atelier d’écriture au lp de Clairefontaine, Oxmo Puccino livre le panache français à la maison Nike. Jersey bleu sur patron IIIème République pour habiller l’équipe de savate au ballon du pays de Jules Rimet et Cyrano…et, à la fin de l’envoi, ils touchent…eux.

Poursuivant son meccano, Blanc propose une animation dissymétrique avec un couloir gauche voué aux combinaisons Gourcuff-Malouda pour décalage de Abidal tandis qu’à droite, Ménez pour Valbuena confirme la volonté d’installer un espace réservé aux puncheurs. Ainsi, M’Vila, plus « relayeur » et capable d’ouvertures en profondeurs, se positionne le plus souvent à droite près de Sagna et Ménez alors que Diarra, plus frustre (la sentinelle girondine de Blanc était parfois totalement dévolue aux tâches défensives et ne participait pas aux phases de constructions), erre entre la sentinelle et la couverture de Abidal sur le côté gauche. Au centre, Gourcuff fait la ronde afin de fluidifier les mouvements pendant que Benzema s’applique à rester dans l’axe. A la 8ème, Gourcuff remise une passe de M’Vila en direction de Benzema qui croise trop sa frappe, à la 28ème, Malouda vient combiner à droite, à la 42ème, Abidal centre pour la première fois : avertie par les séances Brasileirinhas, l’edf reste prudente et ne presse pas au-delà de la médiane face à un adversaire « bem dotados. »

« Il est 18 heures à Sao Paulo, à Rio. »

CJP… who watch the watchman ?

Si au Brésil nombre de femmes ont des couilles, les sélectionneurs de la seleçao semblent, en sus d’être blancs à poils ras, s’obliger à déposer leur virilité sur la pelouse. En effet, à la piteuse bien qu’imposante « bite à Dudu » succède le membre veiné façon « WM » du ranger do Menezes. 433 pour CJP et Liza, 442 pour Wenger, la formation auriverde ne se laisse pas appréhender si facilement et il faut ainsi ressortir des cartons le mythique bien qu’antique « WM », pour se faire une idée. Amarré par deux centimètres pliants (David Luis et Thiago Silva), l’engin se compose de trois « paires » (milieux défensifs, milieux offensifs, attaquants) disposées en quinconce tandis que André Santos et Daniel Alves sont aux gonades. L’ensemble presse haut mais manque d’unité, 3 à 4 joueurs pouvant être éliminés sur simple relance d’un DC vers son MC. Si les remontées de balles sont latérales jusqu’à la médiane, l’action se concentre rapidement dans l’axe face aux buts adverses afin de lacérer l’adversaire par d’incessantes combinaisons en jeu court. En totale liberté, Robinho se détache du groupe mais son inconstance le situe entre l’indispensable clinamen et le vulgaire gluon du trou, la marche blanche en moins. Reste qu’à la 31ème, « c’est chaud » (CJP) et qu’ils sont 7 brésiliens dans le camps français dont 4 dans les 30 mètres à la 34ème. Las ! L’opération tourne court lorsque Hernanes quitte Audiard pour rejoindre le casting de Tropa de Elite (Front Kick sur Benzema… mais carton rouge quand même.)

Mi temps : « L’œil de Liza : Gourcuff, 05/10. »

Vivement la réunion parents-prof

46ème, centre de Malouda pour Benzema côté gauche ; 50ème, combinaison Ménez-Sagna pour Benzema côté droit ; 52ème, tir des 25 mètres de Gourcuff : Blanc révise les gammes afin d’ « essayer d’être plus pénétrant dans les 35 mètres » (Wenger.) Ainsi, les trois MO permutent et jouent plus bas afin que s’établisse une liaison direct avec les DC. Le gain de temps déstabilise des brésiliens à 10 et, tirant désormais sur l’ambulance, les français pressent l’adversaire dans ses 35 mètres. Espéré comme impact player, Ménez descend d’un cran, gagne la distance nécessaire pour prendre de la vitesse et, après slalom, centre pour Benzema : 1-0, 53ème, « Ménez l’a trouver » (AW.) Ainsi repositionné, le romain participe beaucoup plus à l’animation et ouvre le couloir droit à Sagna qui, sur un centre, trouve la tête de Gourcuff qui remise sur Benzema contré par Julio César (55ème.) Toujours côté droit, Gourcuff lance Benzema mais Julio César s’interpose à nouveau (60ème), et tandis que Diaby remplace M’vila, Gasset exige une plus grande variété dans les attaques.

En effet, Menezes n’abdique pas et naturalise André Baillat au nom de sa cause virile. Verticalisant la paire Lucas-Elias et grossissant son gland d’Hulk et André, le marine forme alors un champignon supposé éclater la lucarne Rami-Mexès mais, forts du soutien de Freddy Krueger dans leur dos, la paire encaisse. Les sorties de Ménez et Benzema pour Rémy et Gameiro, si elles finissent d’endormir le match, permettent toutefois à l’edf de défendre plus bas face à un adversaire plus offensif et de jouer les contre-attaques sur la profondeur (Rémy, 92ème.) Au final, Menezes ne peut que se réfugier dans les bras du Christ de Cucufado pendant que Blanc a « de la satisfaction dans le contenu. »

France :

Puis :

Brésil :

21 thoughts on “Notre Footballologue analyse France-Brésil

  1. Freddy Krueger, bon sang mais c’est bien sûr !! J’ai passé tout le match à me demander où j’avais déjà vu cette tenue… un effet secondaire de la bière sans doute…

    Sinon pour les choses annexes, match intéressant des français, avec un Mexès énorme.

  2. Blanc aurait quand meme pu faire d’autres changements autour de la 60eme pour voir d’autres joueurs

  3. Dommenech aurait fait sortir Benzema et Menez dès la fin de la première mi-temps. Et tout le monde aurait pensé, et à raison, qu’ils avaient raté leur dernière chance…euh, en fait, je ne suis même pas sûr qu’il les aurait sélectionnés.

  4. Beau match, rendu plus simple par la biscotte d’Hernanes. Mention spéciale au café-crème de Mexès qui élimine 2 joueurs brésiliens sur le coup.

  5. Beau travail mais j’ai rien compris. Sinon Blanc avait dis qu’il préférait le maillot avec le bout des manches retourné pour laisser apparaître le rouge et bah aucun des joueurs n’avait écouté le coach, résultat: des manches toutes bleues. Voila.

  6. Ils marquent, c’est au moins un point positif.
    Mais, quand on voit le nombre d’occasions, 1-0, c’est peu.
    Toujours pas franchement super efficace devant le but.

  7. Toujours pas emballé par cette équipe de France.

    Un bloc équipe distendu, des joueurs qui ralentissent perpétuellement le jeu, peu de présence devant le but. Bref, on s’en sort très bien et on peut remercier Hernanes d’avoir abandonné ses copaings.

    Point positif, Mexes est redevenu un mur.

  8. @Zazi
    Jpense qu’il aurait mit Govou au lieu de Menez, avec Henry dans l’axe, Squillaci en DC aux côtés de Gallas.
    Résultat on aurait prit 2 pions, Valbuena serait rentré à la 60ème pour Govou et en aurait planté un par un tir détourné par la DC brésilienne.
    Tout le monde aurait dit: résultat pas dégueu contre le Brésil.

    Bref Footbalogue, la phrase qui veux que Menezes grossisse son gland d’Hulk en d’Andre est très drôle. Analyse efficace, plus sobre qu’à l’accoutumé mais tellement dans le vrai!
    Merci

  9. Je pense que la manche retournée aurait donné une impression de plus de vitesse et d’engagement dans le jeu de Malouda. Blanc n’a pas tort, si Florent faisait semblant d’être concerné, il serait déjà meilleur.

    Heureusement que Mano Menez fait jouer Fellaini en défense centrale, il fallait bien un coup de pouce pour que Gourcuff-Benz puissent plus ou moins se balader devant.

  10. @Benji : Hé!Hé! Ça me rappelle de délicieux souvenirs…c’est sûr, il va beaucoup manquer le Domenech.

  11. Moi je trouve que ce maillot est classe, tant qu’on remonte pas le col comme Mexes.
    Sinon c’est pas bientôt fini de se plaindre tout le temps, le match était quand même plutôt plaisant, et ça fait parti du football de jouer à 11 contre 10, et de réussir a bien négocier cette supériorité.
    En plus c’est tout bon pour la confiance et ça permet de se faire la main sur des situations ou on a le ballon.

    Petite question sinon : pourquoi la majorité des français détestent tellement Sagna ?
    Parce que bon, c’est vrai qu’il vendange souvent un ou deux centres par match, mais défensivement il assure plutôt et il a une énorme activité sur le terrain.
    Quand je lis desfois que Reveillere est bien meilleur que Sagna ça m’interpelle beaucoup quand même.

  12. he’s back!
    et comme d’hab, « c’était vraiment très intéressant ».
    merci le barbu!

  13. C’est parce qu’il joue à Arsenal. Si tu lisais tout ce qui se dit sur Koscielny sur les lives d’Eurosport depuis le début de la saison, tu trouverais ça lamentable.

    Mais sinon il y a une aversion envers l’équipe de France en général, et la presse n’y est pas pour rien. En lisant le comité je me suis rendu compte que si une armée d’ados martèlent internet avec des « ils ont gagné que parce qu’ils ont joué à 11 contre 10 », c’est aussi parce que leurs sites préférés ne cesse de rabaisser l’EdF. C’est vrai que le Brésil, l’Angleterre, tout ça, c’est les grandes nations du foot. Il faut qu’ils gagnent tout. Un peu les équivalents de Barcelone et Real Madrid au niveau des nations. Et dès qu’un pays ose les battre, alors il y a de très bonnes raisons, tels que l’arbitrage, ou une injustice quelconque.

  14. @El Cornholio: pour le coup, je trouve ça normal de ne pas s’enflammer quand on bat 1-0 le brésil à 11 contre 10, et de noter les centres pas terribles de Sagna. J’ai pas trouvé que les médias étaient dans l’auto-flagellation.

  15. « Les centres pas terribles de Sagna ».
    Jamais compris pourquoi on fait une fixation sur ça, je dis pas que c’est Dani Alves, mais les latéraux qui vendangent quelques centres par match c’est plus la règle que l’exception.
    Sagna fait aussi des bons centres, il a encore fait une passe décisive avec Arsenal ce Week End, son centre pour Gourcuff sur l’occasion de la tête de Benzema est bien vu, dans l’espace sans possibilité pour le gardien de sortir.
    Si on compare le match d’Abidal et de Sagna, y’en a un qui s’est contenté d’assurer défensivement en restant à son poste, et l’autre qui n’a pas arrêté de monté, qui a libérer de l’espace pour Menés, notamment en se plaçant souvent plus haut que lui pour lui permettre de prendre de la vitesse, et qui a assuré dans les replis.
    Je dis pas que Sagna est le joueur ultime, il couvre Hulk sur la dernière occasion du Brésil par exemple, mais je comprends pas du tout cet acharnement sur lui.

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