Pathologico: OM-Real Madrid

Notre footballologue aime l’intertextualité complexe.

Grippe espagnole, peste blanche, l’OM affrontait les rigueurs de l’hiver naissant, espérant renaître au printemps. Devant tant d’adversité, il n’est guère qu’un pongiste comme Moké, par Lucy tenté, pour manger Thaï là où d’aucun lui conseillerait de puiser de ses doigts d’Apollon et de Saturne le nectar salvifique de la danaïade Lily (voir le comité d’hier).

Des restes, alertée par l’expansion de la pandémie, la clinique Amaury avait envoyé le professeur Rouquette, membre honoraire 7e50 de l’heure, sur place afin de livrer ses recommandations. Certes, d’aucun – le même que précédemment – aurait préféré l’analyse de l’éminent professeur Capello, mais à 8.5 millions d’euros la saison en Angleterre, il faudra se contenter, et – n’en déplaise au contempteurs du Domenech – au même titre que pour le sélectionneur, d’un pigiste au rabais.

Ainsi, docteur Rookie materne-t-il l’OM :

–    « Bien se couvrir » : par grand froid, avec tous ces virus, il faut se serrer autour d’un grand noir bien chaud sur lequel viendront s’empapaouter les jeunes pouces madrilènes. Très « pédo-colon » dans sa pensée, Rookie s’attendait à voir les madrilènes s’empaler sur M’Bia, mais – faute de merle, on mange un pitre – Cissé fera la digue.

–    « Bien aérer votre logis » : plutôt que de se jeter dans le bouillon de culture du milieu de terrain, Honky Rooky préconise de prendre la maladie par les flancs. Si l’on retrouve ici la fantasmagorie post-coloniale du grand noir chopant de ses paluches de gorille la croupe épaisse de l’identité nationale blanche et chrétienne, il n’est pas anodin pour l’OM de relever le défi. En effet, les récentes prestations olympiennes avaient souligné les progrès dans l’animation offensive sur les côtés.

–    « Renforcer les défenses immunitaires » : Humour carabin que de souligner l’importance de Diawara-Heinze, paire de couilles sous-tendant Black so Cisse – neveu de Black Moises et cousin de Black Priape – dans la décomposition de la sauce blanche. Transformer la casa bianca en döner khebab sous peine d’indigestion, tel était l’ultime commandement du Bézu à faluche.

Du reste, les olympiens s’exécutent plutôt bien en première période. En effet, la maille serrée et le pressing haut, Brandao donne l’impulsion à des coéquipiers conquis, persuadés qu’il s’agit d’Amanda (voir ici). A la 11ème, Lucho revient même dans les pieds de CR9 pour un tacle défensif gagnant de l’écha-las ! C’est qu’entre temps, Cissé a empalé Van der Vaart pleine plaine pour un coup franc « vent dans le nez à la Johnny Wilkinson frappé comme Junhino du coup de pied laçage de la chaussure que le cx du ballon s’écrase regardez ! » (Collectif Experts TF1) de l’hyperglotté Cristiano Ronaldo : minots 0 – 1 virus, 5ème.

Du coup, il faut tout « aérer », et les Marseillais s’y emploient tant et si bien que sur un ballon ressorti du bouillon de culture vers la gauche par Lucho, Cheyrou sert Taïwo pour un coup de rein sur Ramos. Oriental Orgy côté gauche pour la tête de Brandao repoussée sur Lucho aux 6 mètres : Interracial 1 – 1 White Chicks. Plaisir d’offrir, joie de recevoir, doit se dire Deschamps devant des joueurs capables de mettre un but « travaillé à l’entraînement », sur une phase de jeu qu’ils reproduisent à quelques variantes près une demi douzaine de fois durant cette première mi temps. En effet, l’OM ne pâlit pas, ses couilles arrières soutiennent la comparaison en dépit d’un Cisse mou, comme en atteste le « recul frein » de Diawara décidément condamné à passer derrière CR9 (voir ici) ( 29’), ou encore les transversales « aérantes » de Heinze, pur-sang capillaire toujours prompt à gicler vers l’avant (34’.)

Face aux remèdes de grand-mère Rouquette, la grippe espagnole se contente de dérouler. La cellule souche XA (Xabi Alonso) régule de son « tic tac » transversant les saillis des agents mutagènes que sont CR7, VdV, Lass, Pipita Higuain, ou encore Marcelo Carlos. Le sujet a été contaminé par coup franc (5ème, 0 -1), un corner à la 27ème passe par le poteau avant de finir dévié dans les tribunes. Les minots s’épuisent, Cheyrou, Abriel et Cissé sont touchés, et avec les deux premiers, l’OM faiblit sur ses points forts : les corners et les coups francs. La mi-temps s’achève après un duel plein axe face à Mandanda de Marcelo « gauché semblant gauche sur son pied droit…ah ah ah… » (Christian Jean-Pierre)

La seconde période livre son verdict dès les deux premières minutes. 45ème, Heinze balance sur la tête de Brandao et une éventuelle déviation du frère de la belle ; 46ème, la souche XA renverse de la droite vers la gauche pour l’agent CR7 : Boom-Balance contre « Tic Tac », les minots sont cuits et abandonne le bouillon de culture à la mécanique madrilène.

De mécanique, il n’est toutefois guère question, tout au plus une supériorité technique individuelle – d’aucun dirait financière – suffisante pour pousser l’OM a abandonner le maillage serré et les transversales aérantes au « profit » d’un jeu long à base de déviations de la tête dans l’espace pour un petit rapide. Des couples se forment : Lucho « 1m85 au Garaud » délaisse Marie-France et monte d’un cran, Abriel en retrait tient la chandelle prête à gicler (48’) : Niang se rapproche de Brandao, glisse à droite au point de déporter Abriel à gauche (52’). Le cours de country improvisé n’émeut personne, la plupart des relances gauches de Heinze, Cheyrou ou Taïwo s’empepelant sur le crâne enturbanné du nouvel ami d’Amanda. Larqué réclame une « courroie de transmission », CJP rétorque « il faut gagner ! », Deschamps tranche, sort Cissé, rentre Koné (61’.) Ligne de 4 offensifs, Abriel à gauche, Brandao-Koné dans l’axe, Niang à droite, Lucho proche des deux derniers pour dévier de la tête…et sur un malentendu, l’Angleterre passe pour avoir inventé le football.

Casillas, comme Coupet, s’ennuient dans leur cage. Pour mettre du piment dans sa saison, Greg se casse la jambe…plus modeste – et surtout plus international en année de coupe du monde – Casillas fauche Damadanou Diang d’un tacle digne des plus grandes heures de l’UFOLEP. Penalty, carton jaune pour Iker, barre transversale pour Lucho, une clavicule en moins et des semaines d’arrêt en plus pour Niang (65’.) « Tournant du match », d’autant plus qu’un corner de VdV pour CR7 au point de penalty s’était fini en petite Albiol pour Cissé et Marseille dermatologiquement « aux fraises » à la 57ème minute : chaude pisseux 1 – 2 pellegrinistes. Si CR7 n’a que l’effet mouillé, Lucho semble avoir offert sa chevelure détrempée au mistral du Paquerettodrome. Résultat : un commandante tout grippé qui vient s’ajouter aux pâlichons sus évoqués.

Avec Abriel, Koné et Niang, Madrid broie du nain, même si Marseille la cosmopolite s’est refusée à la galéjade en remplaçant un Niang sur pieds mais sans bras par Valbuena. Higuain mute en Benzema (61), VdV en Raul (71) et XA en Diarra (77). L’agonie n’en finit pas, Benzema trouve le moyen d’être deux fois hors-jeu et d’ajouter deux vendanges, mais se rattrape en récupérant le ballon du troisième but madrilène consécutif d’un énième ennui de gardien (79) conclu par un « incroyable CR7 », « frustré » ces dernières semaines et donc « en pleine bourre » ce soir. Biberonné au Dorcel, Deschamps s’enfonce dans le vestige du boeing Khalifa Airways aux couleurs de l’OM faisant office de fauteuil, s’entraînant à prononcer le mot « regrets. » Après tout, l’objectif reste le titre…comme pour Liverpool et la Juventus : Rendez-vous en Europa League, non sans avoir acheté son sac à sapin.

7 thoughts on “Pathologico: OM-Real Madrid

  1. Footballologue veiux pervers fan de Clark qui semble se mettre au goût du jour, aurais tu des conseils actrices particulières ?

  2. Illisible. Trop de references, trop de figures de style, les citations en guillemets c’est genial sauf quand on sait pas qui est cité. Consecutif a un enieme, pas consecutif d’un enieme.

  3. C’est le principe de l’analyse d’être difficile d’accès il me semble… Moi J’iame bien, c’est vrai que celle ci n’était pas la plus aisée

  4. C’est ça la footballologie! un truc que seul le footballologue comprend totalement en tant qu’adepte de la « private joke extrême » et de l’auto-référence. Cette analyse est une analyse à clefs: le footballologue est bien, en réalité, l’inventeur du commentaire sportif poétisé( un peu comme Nietzsche et la philo ). Et moi jtrouve ça magnifique.

  5. « consécutif à un énième »
    « consécutif à un énième »
    « consécutif à un énième »
    « consécutif à un énième »
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