Toulouse-Marseille par Notre Footballologue

Notre Footballologue est toujours inspiré par les commentaires de Xavier Gravelaine…

Un dwarf, une bête, une coqueluche, un feulin, un Brangdanoff et quelques bœufs. L’effectif de l’OM a quelque chose du Freaks de Todd Browning, et si Gerets ne voyait aucun inconvénient à être « one of us », Deschamps semble connaître plus de difficulté à s’intégrer. Pourtant, les multiples schémas tactiques utilisés face à Toulouse soulignent des talents de sculpteurs sur ballon. En face, à deux ou trois joueurs près, le Stade Toulousain aligne son pack défensif pour une place en finale de la coupe de la Ligue.

Certes, Tabanout se jette partout, Didot est hyper actif, Kazim Kazim intéressant, mais seul Dédé André Gignac-Boom joue en première intention (avec Kazim Kazim). En duel avec Diawara dès la deuxième minute, au contrôle-volée aux 19ème et 21ème, au centre à la 8ème, l’avant-centre cassoulet est la pierre angulaire de son équipe. Aussi, Deschamps avait-il placé en défense centrale M’Bia, son Diawara du milieu, pour une paire Diawara² supposée annihiler l’influence d’APG.  De plus, les actions futsal de Montpellier ont poussé le technicien marseillais à confectionner de nouvelles sculptures tactiques. Plus de sentinelle, Cissé et Abriel jouent sur la même ligne, devant eux Niang et Valbuena occupent les couloirs, et toutes ces billes trouvent à rebondir sur Lucho, bumper au sol, et Brandao, bumper aérien. Le flipper marseillais se heurte au bunker mauve, aucune bille ne peut passer par les ailes, tandis que Valbuena décide de remplacer Lucho en meneur. Deschamps étire et pince une nouvelle fois ses lignes pour offrir une nouvelle figure : un losange Cissé/ Abriel-Lucho/ Valbuena en meneur soutenant une paire d’attaque Brandao-Niang. Le lutin du pré gesticule au milieu des bœufs lavande, déstabilisant le milieu, tandis que la ligne défensive hésite entre le physique de Brandenstein ou l’agilité de Niang. Le flipper s’emballe, Valbuena et consorts accélère en hyper party, Bonnart et Kaboré parviennent même à faire des rampes. La limite est atteinte lorsque Brandao se prend pour un attaquant, part de l’aile droite pour frapper à l’entrée de la surface, déborde côté gauche pour déposer le cuir sur le crâne de Niang. Le monde est à l’envers, Toulouse est déstabilisé mais l’OM n’a pas tilté.

Casanova a synthétisé les règles du soccer et de l’organisation du football américain pour produire son TFC : escouade défensive de « costauds », relances de quaterback à destination de Gignac-Boom, un milieu de défensive tackles. Face au flipper OM, le Casanova de Sadran recentre Kazim, ouvrant le couloir à Ebondo, et oppose Congré-Didot + Tamarout-Machado-Kazim aux seuls Abriel-Cissé-Lucho. En effet, Valbuena et Niang ne font plus la différence dans les duels, Lucho ne défend que peu face à Capoue, laissant Kaboré se faire laminer côté droit. Aussi, les Toulousains prennent le contrôle de la partie, M’Bia et Kaboré montrent des signes de fatigue et le quaterback Capoue, après quelques ratés, parvient à trouver Ebondo dans le couloir droit libéré par Kazim. Le latéral droit toulousain élimine Bonnart pour déposer son centre sur la tête de Gignac : 1-0, 59ème.  Descamps remplace un joueur de futsal par un autre (Ben Arfa pour Valbuena, 62ème), Gignac « fait la misère » à l’OM, et Toulouse n’a pas disputé de finale depuis 1957.

« Du côté de l’OM, ya la trouille qui s’est installée. » Xavier Gravelaine

Pas loin du cap de désespérance, Deschamps se remet au travail pour une ultime manipulation nécessitant l’introduction d’un Koné (pour Abriel, 71ème.) Mixe des figures 1 et 2, la manipulation 3 comprend Cissé en sentinelle, Lucho en meneur associé à Ben Arfa plus offensif, au service d’une attaque Niang-Brandao-Koné. Cela n’impressionne pas grand monde mais surprend énormément quand Brandao « gicle » pour venir « boxer de la tête » un centre de Ben Arfa, casseur de rien devenu « casseur de reins » : 1-1, 85ème. Daniel Lauclair souligne qu’ « il va falloir montrer des vertus »  et l’OM entame la prolongation en mode extra ball, sans toutefois parvenir à effriter le béton toulousain. Le visage tuméfié, lesbienne tennis tendance Mauresmo avec son large bandeau blanc et sa queue de cheval surplombant des épaules de nageuse, Brangdanoff devenu Brandenstein pense désormais l’impensable : missile déclenché sur un pas…entre les jambes du défenseur…au fond des cages…104ème, 1-2. Kaboré rincé, M’Bia pas plus frais, Cissé seul défensif au milieu d’un flipper offensif, reste à s’en remettre à Diawara et prier que Jesus soit parent avec Shiva. L’exécuteur sénégalais arrête Gignac à la 115ème ; face à la tête de Congré, Jesus prend Bonnart pour Shiva : sauvetage sur la ligne de la divinité hindoue, l’OM est en finale.

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