Australie – Pérou (0-2) : La Socceroux Academy vous dit au revoir

Ils sont venus, ils ont perdu, ils l’ont dans le cul.

Pardonnez ces quelques premiers mots et cette vulgarité. C’est encore une déception forte qui me hante et me guide dans chacune des lettres que je tape sur ma machine à écrire en qwerty (alt + maj pour le raccourci clavier, ça peut vous dépanner et vous faire gagner du temps).

Bon, bref, il y avait un match, n’est-ce pas ? L’Australie pouvait encore se qualifier. Pour cela, il fallait qu’elle batte le Pérou et que la France en fasse de même contre le Danemark. Pour l’occasion, Bert van Marwijk aligne le même onze, pour la troisième fois de suite, à une exception près. Tomi Juric est titulaire en pointe à la place de Nabbout, blessé contre le Danemark. Alors qu’on attendait Arzani, Cahill voire Luongo et Irvine d’entrée, le Néerlandais ne change rien.


Le combat

Comment résumer le match ? On ne va pas en faire des tonnes… La défaite non seulement nous élimine mais elle nous laisse à la dernière place du groupe. Nous méritions mieux mais dans le football, la notion de « mérite » n’existe pas vraiment.

La première mi-temps ? Du bon boulot. Des occasions, des beaux mouvements, de l’application. Mais pas de but. Par contre, le Pérou, si. Carrillo, splendide reprise de volée qui trompe la défense, apathique, et Ryan. Encore un but dans les vingt premières minutes… Comme contre le Danemark. Mais cette fois, pas de VAR, ni de penalty pour sauver les Socceroos. Assez séduisant, ils sont toujours incapables de marquer dans le jeu. Pourtant, il y en a des occasions… 33 tirs en 3 matchs (deux de moins que la France, autant que le Portugal) mais pour quel résultat ? Une maladresse incroyable (ainsi qu’un peu de malchance) que l’on paie.

Et aussi, une défense trop irrégulière. Capable du meilleur (contre la France par exemple) et du pire, lors des buts encaissés. Trop statiques, trop lents… On le paie aussi. Même si la frappe est contrée, Guerrero est le premier sur le ballon, en pleine surface, et trompe Ryan. 2-0. C’est terminé. Une première période très intéressante, une seconde insipide. Un résultat logique, le Pérou était meilleur et l’Australie beaucoup trop imprécise et faible pour espérer quoi que ce soit.

Au final, Bert van Marwijk aura utilisé 15 joueurs, fait les mêmes changements à chaque match (Arzani pour Kruse, Irvine pour Luongo, Juric pour Nabbout puis Cahill pour Juric lors du dernier match). On court après le résultat mais on maintient deux milieux comme Jedinak et Mooy. On fait confiance à Kruse alors qu’il n’est pas bon. On n’utilise pas la vitesse et la qualité de finisseur de Maclaren en pointe. Bref, je n’ai pas tout compris aux choix du coach. Mais après tout, je ne suis pas allé en finale de Coupe du Monde, moi.


Les guerriers

Ryan – 3/5 :

Comme souvent : tout ce qu’il avait à faire a été bien fait. Ne peut rien sur les deux buts.

Behich – 3/5 :

Il a fait le taf, quelques bonnes projections, rien de dramatique.

Milligan et Sainsbury – 2/5 :

A l’Ouest sur les deux pions concédés. Et c’est encore trop friable ce bordel derrière.

Risdon – 2/5 :

Pas complètement innocent sur les buts, inoffensif en attaque.

Jedinak – 3/5 :

Rien d’extraordinaire mis à part l’assassinat en début de partie sur un Péruvien. Il a contesté. On a beaucoup ri.

Mooy – 3/5 :

Le divin chauve a été un peu moins en vue mais a quand même distillé quelques caviars que naturellement personne n’a exploité.

Kruse – 3/5 :

Je vais lui mettre la moyenne parce qu’il s’est quand même remué et a affiché de meilleures choses que sur les deux premiers matchs. Mais ça reste assez faible.

Rogic – 3/5 :

J’adore toujours autant ses feintes de corps. Quelle classe ce joueur. Il a été créatif. Mais personne pour exploiter son taf, là encore.

Leckie – 3/5 :

Lui aussi moins bon que sur ses précédentes sorties, moins tranchant. Il reste quand même incontournable.

Juric – 2/5 :

Il a fait du Tomi Juric.

La relève

Cahill – 1000000/5 :

Il n’a absolument servi à rien mais on s’en fout. Il rentre dans l’histoire : quatrième participation à une Coupe du Monde. Quel homme. Mais c’est terminé. Il faut s’arrêter maintenant.

Arzani – 3/5 :

Comme à son habitude il a tenté de tout faire péter dans la défense adverse, sans grande réussite. Mais il en veut. C’est le futur de l’équipe.

Irvine – non noté :

Super utile comme changement.


Le complément complémentaire

4 tirs pour le Pérou, 2 buts et un poteau. 14 tirs pour nous. Voilà. Dans le football il faut marquer.

Qu’importe. Deux légendes du foot australien vont arrêter la sélection après quatre participations à la Coupe du Monde.

Bert s’en va, Graham Arnold arrive. La Coupe d’Asie en janvier. 4 ans pour construire une équipe, intégrer des jeunes, remplacer des vieux. Il y a du boulot.

Good bye Russia. It was fun.

Harry Cruel.

Harry Cruel

Ex-Leeds, Liverpool, Galatasaray etc. Harry Cruel est comme toi. Il a été un excellent joueur qui comme toi s'est un jour pété le genou. Depuis, il n'a plus le niveau. Dommage, il aurait fait une grande carrière.

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