Manchester United-Anderlecht (2-1 a.p.) : La Raide et Vile Academy livre ses notes.

Salut à tous !

Ce jeudi 20 avril pour le match retour des quarts de finale de l’Europa League, nos gagneuses d’amour avaient pour objectif d’éliminer des Belges accrocheurs, qui n’avaient pas brillé à l’aller, mais avaient eu le mérite de profiter de leurs qualités (à savoir marquer sur leur unique tir cadré du match) pour arracher le nul . Après le match exceptionnel face à Chelsea, on avait bon espoir que les diablesses rouges ne soient pas trop fatiguées, ceci afin de régaler Old Trafford à nouveau. Mais pour une nouvelle fois déjouer les pronostics, elles nous ont régalé de manière inattendue.


LES DIABLESSES.

Toujours pas de Martial, mais il est cette fois sur le banc. Pour le reste, on est sur du classique.


LE MATCH.

Ah on s’est bien crus libérés, et ce dans les premières minutes, quand sur un long ballon en profondeur de Pogba vers Rashford (une figure de style faisant office de nouvelle hype mancunienne du moment, qui nous hérisse le poil de plaisir), le jeune Anglais trouvait Mkhitaryan à l’entrée de la surface pour une ouverture du score en force, clinique et satanique (1-0, 9è).

Mais c’était sans compter sur les forces de la lumière, qui mobilisent actuellement toute la puissance de leurs petits angelots mignons pour nous piétiner les burettes. Non content donc de nous avoir privé de Phil Jones et de Chris Smalling pendant la dernière trêve internationale (le second ayant blessé le premier à l’entraînement puis s’étant pété ensuite tout seul comme un grand – non ce n’est pas une blague), voilà qu’un sort vengeur anti-démoniaque s’attaque au genou de Marcos Rojo. On n’en sait pas vraiment plus sur la blessure à l’heure actuelle, mais il semblerait assez clairement que les ligaments croisés soient atteints, communsymbole de châtiment pour un gars qui commençait à vraiment se faire aimer à force de progresser, alors que ce n’était pas du tout gagné au départ. Il est remplacé par Daley Blind, qui n’avait plus joué en défense centrale depuis quoi ? le départ de Van Gaal (22è) ?

Au revoir petit diablotin tatoué parti trop tôt.

Est-ce que cette blessure est en cause dans le regain de motivation de nos adversaires ? En tout cas, l’état de grâce mancunien est bel et bien terminé, et les Belges en profitent pour allonger le jeu et alimenter leurs flèches devant. Le plan fonctionne quand sur un retour défensif que nous qualifieront de débonnaire pour rester poli, un tir terrible de Tielemans est renvoyé par la transversale, ce qui ne nous sauve pas longtemps puisqu’après un cafouillage où Blind se jette désespérément, Hanni finit par égaliser en force. 1-1 (32è).

À ce stade, nous ne sommes donc plus qualifiés, ce qui paraît tout de même cher payé face à une équipe largement inférieure à la nôtre. À ceci s’ajoute le fait que nos gagneuses jouent à se faire peur après un premier quart d’heure pourtant féroce de maîtrise.

La deuxième période suit à peu près le même schéma, sans les buts. Shaw semble retrouver quelque peu ses jambes d’avant, ce qui n’est pas pour nous déplaire, mais il se heurte, comme ses coéquipiers, à un festival d’imprécision dans le dernier geste. En remplacement d’un Lingard loin d’être transcendant, Fellaini incarne par son entrée le changement de tactique : marre de ces subtilités, on veut du but sale, du long ballon dans la surface et du coup de coude dans la trogne de ces impudents. En conséquence, les diablesses poussent fort dans les airs, mais se heurtent à une défense héroïque qui repousse le doute dans ses derniers retranchements : est-ce que bon diable, cela va bien vouloir finir par entrer ?

Pile au moment de la fin du temps réglementaire, coup du sort une nouvelle fois dicté par les puissances scélérates de la lumière : le Z se réceptionne mal, sa jambe vrille d’une manière que Sam Raimi n’aurait pas renié aux débuts de sa carrière, et sort sur civière comme son copain argentin. Pour lui aussi, les nouvelles ne s’annoncent guère enthousiasmantes. Qui eut cru qu’un homme que l’on pensait de métal sortirait sur une blessure qu’il ne doit qu’au poids imposant de sa grande carcasse ?

Pour les prolongations, c’est donc Martial qui remplace notre homme à gagner. Mais le feu va venir d’un de ceux dont nous n’avons encore que trop peu parlé. À la retombée d’un long ballon venu de Blind, Fellaini impose sa touffe dans la surface et trouve Rashford en déviation. On joue la 107è minute et du haut de ses dix-huit ans et 622 courses à haut régime dans le match, le garnement a encore la lucidité de se donner de l’espace par rapport aux deux défenseurs qui se jettent sur lui en ratissant le ballon derrière sa jambe d’appui. Sa frappe du gauche ne laisse aucune chance à la discussion : nous l’aimons, nous l’aimons tous, et quiconque ne l’aime pas n’est qu’un vil suppôt du bien (2-1, 107è).


LES NOTES.

Romero 3/5 Très propre, même s’il semble un peu trop avancé sur le tir de Tielemans qui amène le but d’Anderlecht. Tranquille le reste du match.

Valencia 3/5 Match assez fébrile, où ses déboulés offensifs ont été contrariés par les mobylettes qui nous faisaient face. Il a cependant éteint l’incendie avec succès la plupart du temps.

Bailly 3/5 L’axe n’était pas la préoccupation première des Belges, ce qui lui a donc valu une soirée assez calme, quoique vigilante.

Rojo NN En attendant de plus amples informations quant à son état de forme, on lui souhaite un bon rétablissement (en fait c’est confirmé : ce sont les croisés. Guigne.)

Shaw 4/5 Enfin un bon match pour lui. Et c’est une excellente nouvelle, car il risque d’être bien plus sollicité en cette fin de saison.

Carrick 3/5 Celui qui a calmé les troupes quand c’était la panique. Même si on l’a aussi vu lui aussi manquer des choses inhabituelles.

Pogba 3/5 Comme rarement on l’a vu se précipiter et allonger le jeu alors que des solutions plus simples existaient. S’il est irremplaçable et décisif, il laisse parfois une impression d’inachevé.

Lingard 2/5 Pas dans un grand soir, il a manqué beaucoup de choses, même si l’envie est toujours là.

Mkhitaryan 4/5 Quand il aura appris à jouer avec ses partenaires, l’équipe sera probablement invincible. Parce que quand on voit ce qu’il fait en solo…

Rashford 5/5 Sidérant. Le genre de performance qui nous fait nous dire qu’on gagnera quand même la compétition en l’absence de tant d’autres, si on possède une arme fatale comme celle-ci.

Ibrahimovic 2/5 Il n’avait qu’un job : nous faire gagner comme d’hab. Au lieu de ça, il s’est absenté pour toujours.

SUBS

Blind 3/5 Entrée sérieuse, qui n’a pas apporté une énorme garantie défensive à la place de Rojo, mais a permis de varier la relance. Et le but de la victoire part de lui, que voulez vous, c’est toujours mon chouchou.

Fellaini 4/5 La combativité d’une division de panzers et la puissance d’un phalange de samouraïs. Ou l’inverse. Bref, on a pu compter sur sa férocité bienvenue et sa justesse dans les airs.

Martial NN Encore quelques difficultés dans ses dribbles, mais sa vitesse et sa percussion sont toujours là. On va devoir compter sur lui aussi en fin de saison, c’est peut-être son moment.

Bobby Carlton.

Bobby Carlton

Académicien et souteneur de la Raide et Vile Academy.

5 commentaires

  1. Je pense au contraire que ce sont les Puissances et Dominations infernales qui vous ont débarrassés d’Ibra. D’une équipe à l’autre, son absence semble être une condition nécessaire de victoire européenne. Vous avez toutes vos chances d’aller au bout à présent!

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