Arsenal – Chelsea (2-2) : La Gunners Academy livre ses notes.

Le Blues du mercredi soir

Salut vous tous,

Recevoir nos Blues préférés nous rappelle quelques petits souvenirs, notamment ce match de l’an dernier qui fut notre dernière démonstration de football. Depuis, le croisement des courbes cher à notre ancien président a eu lieu, Chelsea a su relever la tête pour finir champion et nos Gunners ont plongé, balbutiant leur football semaine après semaine.


ZE GAME :


En tant qu’académicien, il y a deux sortes de rencontres très difficiles à commenter : les 0-0 dégueulasses devant lesquels on s’est endormi ou les matches qui sont partis dans tous les sens et pour lesquels on ne sait pas par où commencer. Un petit coup d’oeil sur la composition vous permettra de deviner dans quelle catégorie ce match se situe.

 

Profitant de cet alignement aléatoire de joueurs défensifs, Chelsea se rue rapidement à l’assaut des buts de leur ancien portier. Sur un long ballon de Victor Moses, la défense des Gunners s’ouvre en deux et Morata se présente seul face à Cech. Mais sa frappe se perd dans le désert.

S’ensuit une phase de possession surprenante durant laquelle nos joueurs arrivent à conserver le ballon et, ô surprise, Xhaka parvient même à effectuer des passes vers l’avant. Probablement sous le choc, Anthony Taylor en oublie de siffler pénalty lorsque Moses accroche le pied de Maitland-Niles dans la surface des Blues. La soirée des Gunners s’annonce d’autant plus délicieuse que dans la foulée, une frappe d’Alexis Sanchez déviée par Courtois touche les deux montants avant de sortir. Ou quand Courtois sort un joli arrêt-réflexe pour mettre en corner une frappe en pivot de Lacazette.

Du côté des Blues, on ne peut pas non plus parler de réalisme froid. Entre deux face-à-face mangés par Morata, Bakayoko se prend pour son illustre homonyme en vendangeant une ouverture somptueuse de Fabregas. Notre ancien capitaine ne se montre pas non plus trop ingrat, en adressant directement le ballon à ses anciens supporters, alors qu’il était seul à l’entrée de la surface.

Prendre un enfant par la main.

Au retour des vestiaires, la double attaque-défense continue, toujours aussi stérile. Ainsi, Hazard et Lacazette montrent qu’ils ont de beaux restes de Ligain en croquant à tour de rôle une énorme occasion. Il faut attendre l’heure de jeu pour enfin assister à l’ouverture du score, lorsque Wilshere décide de dépoussiérer la lucarne de Courtois (1-0).

L’enfant-chéri du club qui marque enfin, après des années sans trouver le chemin des filets, et permet à Arsenal de mener face à un rival londonien, c’était évidemment trop beau comme scénario. Bellerin permet donc deux minutes plus tard à Hazard de faire étalage de ses talents de tragédien, après un accrochage léger mais bien réel. Subjugué par la performance du Belge, M. Taylor accorde cette fois un pénalty. Que Cech regarde à nouveau gentiment passer (1-1).

Comme souvent, nos Gunners arrêtent de jouer après ce coup du sort. Et comme souvent, ils finissent par craquer. Plutôt en vue jusque-là, Maitland-Niles se fait cette fois-ci manger comme un débutant par une feinte pourtant pas bien jolie de Zappacosta. Le latéral au nom de tempête tropicale (ou de catastrophe maritime, c’est selon) centre fort devant le but. Sans aucune opposition, Marcos Alonso a eu le temps de venir depuis son aile et de couper la trajectoire du ballon, au milieu des deux plots que sont Chambers et Mustafi (1-2).

Alors que le scénario de la défaite contre United semble bien parti pour se répéter, Arsenal parvient sans trop comprendre comment, sur une lourde de… Bellerin (2-2). La fin de match vire alors à la farce. Morata foire encore une occasion en platine. Le ballon, repoussé par Cech, revient sur Zappacosta, dont la reprise s’écrase sur la barre. Sur le contre, Granit Xhaka fait une nouvelle fois l’étalage de tout son talent en manquant une passe pour Walcott, situé à deux mètres de lui, alors que l’arrière-garde de Chelsea semblait dépassée. Sur cet énième gag, l’arbitre siffle la fin de la rencontre.

Encore une fois, Arsenal n’a pas su gagner contre un gros. Dominés en première mi-temps, les Gunners ont réagi en deuxième, réussi à prendre le dessus, raté la balle de deux à zéro et payé cash deux erreurs défensives stupides. La routine, en somme.


ZE BÂCHES :


Cech (3/5) : Des interventions décisives, même s’il est tout sauf inoubliable sur le but d’Alonso. Et un énième pénalty encaissé qui va faire couler beaucoup d’encre, vu son passé dans l’exercice avant de nous rejoindre.

Chambers (1+/5) : Catastrophique dans placement, heureusement que quelques tacles bien sentis sont venus rattraper les autoroutes deux fois quatre voies qu’il a laissées dans notre défense. Remplacé par Walcott, dont les deux contrôles ratés ont dû faire baisser la (Wal)cote de plusieurs millions sur le marché des transferts.

Mustafi (1-/5) : Catastrophique dans son placement, heureusement que quelques attentacles dans la pelouse sont venus apporter une touche humoristique à l’ensemble.

Holding (2-/5) : C’est vraiment lui, la future pépite défensive de l’Angleterre ? Remarque, s’ils comptent sur lui, ils ne se feront plus sortir en quarts aux tirs au but…

Bellerin (3-/5) : Commence enfin à défendre à peu près correctement. À peu près hein, parce que son intervention sur Hazard était d’une débilité sans nom. Il sauve toutefois son match avec cette lourde qui préserve un point.

Maitland-Niles (3-/5) : J’ai vraiment du mal à comprendre la hype autour de lui, tant elle me fait penser à celle autour de Bellerin il y a un peu plus de deux ans. Oui, le garçon a des qualités offensives indéniables et un bon sens du jeu vers l’avant. Mais alors, sa saute de concentration sur le but, c’est Goulag ou, pire, une semaine de mise au vert dans la Nièvre.

Xhaka (2-/5) : Ah oui, dans le jeu long, c’est très bieng, surtout qu’on ne fait pas trop ça, chez nous. Mais rater des passes au sol à 5m du joueur, quand t’as coûté plus de quarante millions…

Wilshere (4-/5) : Putain, j’y ai cru. Quand il a planté, j’étais déjà prêt à rédiger une pavasse sur la belle histoire, le retour du come-back, tout ça. Et on a concédé l’égalisation comme des tanches. Et Jackie Boy, comme les autres, a bu la tasse au milieu.

Özil (4/5) : J’ai vraiment de la peine pour lui. En première mi-temps, TOUTES nos actions dangereuses sont passées par lui et au moins deux de ses caviars auraient dû finir au fond. On l’a un peu moins vu en deuxième mi-temps, faute d’approvisionnement correct. C’est pas comme ça qu’on va le faire signer.

Sanchez (4-/5) : Je lui ai suffisamment craché dessus pour reconnaître quand il fait un bon match. Pile quand le mercato vient d’ouvrir. Sacrée coïncidence.

Lacazette (3-/5) : Encore une fois, dans le jeu, c’est très fort. Il s’entend bien avec Özil. Mais à un moment donné, quand t’es tout seul aux 6m, il faudrait penser à la mettre dedans. Remplacé par Danny Michel, qui semble de plus en plus menacer de s’écrouler à chaque prise de balle. Ou chaque coup de vent.


IF NOTE :

  • Cas unique dans l’histoire de Horsjeu, le Perfettu a eu droit à un article dans l’Équipe, récompensant son abnégation à suivre Ajaccio en déplacement partout en France. D’ailleurs, si jamais, il a besoin d’aide pour poursuivre l’aventure. La suite ici.
  • L’ami Ray Parloir a manqué de s’ouvrir les veines après avoir résumé la première partie de saison d’Arsenal. Tu ferais bien d’aller lire ceci, histoire de le consoler.
  • Point transferts : on est donc partis pour recruter Konstantinos Mavropanos, défenseur grec du PAS Giannina, qu’on va prêter dans la foulée au Werder de Brême. Si quelqu’un l’a déjà vu jouer, merci de nous écrire.
  • Transferts toujours, on serait sur le point de rappeler Lucas Perez. Ce qui voudrait probablement dire, je n’ose l’écrire, que Walcott serait sur le départ. On n’y croyait plus.

La bise à vous, et à la prochaine.

Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

2 Comments

  1. J’ai vu ce match ! Vous etiez supérieurs, le pénalty sure Hazard est un scandale.

  2. Maitland-Niles se fait déborder en fin de match par un mec plus frais, après un contre défavorable, ok c’est pas top mais il a fait un bon match. Défensivement il a complètement éteint Moses, et offensivement il a été plutôt juste, il a tenu le ballon, cherché la bonne passe, plutôt que de balancer n’importe comment à la Bellerin.
    Alors sans crier au génie, je le trouve plus que correct, et plus prometteur qu’un Kolasinac.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *