LOSC de Lisle / Paris SGEL (0-3) – La Porte de Saint-Cloud Académie se les gèle

En direct de feu le NP2C.

Coucou les emmitouflé•e•s,

C’est dur l’hiver, au fouteballe. Faut bien se chauffer si on veut pas avoir froid quand on va au goal, penser à son petit plaid quand on reste sur le banc, se plaquer les gants sur les oreilles une fois de temps en temps sinon on les sent plus du tout… Et puis, y a un choix cornélien à faire : manches courtes ou manches longues ? Et donc, in extenso : je cours partout sur le terrain pour me réchauffer ou alors j’en branle pas une en attendant que ça passe ? École Dani ou école Némarre ? Une décision difficile, j’en conviens. L’un des grands débats de notre siècle, que suit bien souvent une autre question existentielle de ces temps troublés : faut-il être un rebelle pour jouer avec les chaussettes baissées en 2018 ?

Fort heureusement, la question ne se posait pas en ce premier match de février, puisqu’il faisait bien trop froid dans les septentrionales contrées des Hauts-du-Nord-de-France pour ne serait-ce qu’envisager de se découvrir le genou. La section séquanaise de l’Internationale footballistique se rendait en effet dans le fief de la brique (le matériau de construction, mais aussi le journal, que je vous recommande de feuilleter si vous passez dans le coin un jour) pour y rencontrer de sympathiques canidés, jouant depuis quelques mois au chat et à la souris avec les autoritaires autorités financières du fouteballe français à propos de sombres fonds vautours. Toute une ménagerie que nos srabs du Ouest Side vont se faire un devoir de ramener à la raison : celle du socialisme réel.

 


LA RENCONTRE


 

Comme à son habitude, notre secrétaire de section fait tourner dans son 4-3-3, un poil pimpé pour l’occasion : le beau Ravière prend place en qualité de meneur de jeu, aux côtés de Marcoco et Le Celsius ; la paire brésilienne s’installe devant la Sainte-Aréole, Dani à droite, Youri le « céréale killeur » à gauche ; enfin Némarre et l’Ange de Marie viennent épauler le guérillero Eddy à la pointe de l’attaque. En face, on se fout bien de ce qu’ils font, ils ont même changé d’entraîneur exprès pour redevenir un club insignifiant du ventre mou de Division 1 et qu’on ne s’intéresse plus à eux. Respectons leur choix.

La première période voit les Parisiano-Saint-Germanois maîtriser globalement le ballon, combiner de belle manière en attaque, mais foirer leurs quelques occasions franches, par l’entremise notamment de notre tireur d’élite habituel, le camarade Eddy. Les Lilloisiens se montrent épisodiquement dangereux en contre, et obligent la Sainte-Aréole à décongeler ses membres antérieurs pour quelques parades bien senties. Le dernier quart d’heure voit le jeu se débrider et le cuir aller d’un but à l’autre, avant que le fameux Youri ne profite d’un mauvais dégagement de la défense sur une attaque placée pour venir tuer le suspense à la saucisse et au marteau, d’une frappe à ras de terre dans le petit filet opposé. 1-0, Red (et bleu et blanc) is dead.

La seconde mi-temps repart sur les mêmes bases, Paris-Saint-Germain-en-Laye capitalisant (merde, j’ai vraiment parlé de capitalisation ?) sur son avantage mérité (purée, j’ai vraiment parlé de mérite ?) en mettant le pied sur le ballon, sans se montrer excessivement dangereux. Le statu quo est brisé par le doublement de la mise sur coup franc par l’intervention de Némarre (2-0), puis à cinq minutes de la fin par la dernière banderille signée Jean Le Celsius, d’une subtile pichenette au-dessus du gardien, petit filet opposé (3-0). Vous pouvez débarrasser, pas de café, l’addition s’il vous plaît.

 


LE SOVIET QUI NE SENT PLUS SES DOIGTS DE PIED


 

Sainte-Aréole (3/5) : Avec ce froid, il a dû avoir mal aux doigts en boxant le ballon en première mi-temps. Par la suite, il ne les a sans doute plus sentis du tout.

Dani (2/5) : Pas très chaud, notre bon vieux Dani, avec ses manches courtes. Et puis, il a laissé quelques courants d’air dans son dos, son gardien a bien failli s’enrhumer.

Thiaginhos (3/5) : C’est bieng.

Adieu, Youri (3/5) : Habitué des rigueurs de l’hiver espagnol (six mois d’hiver, trois mois d’enfer, les vrais qui lisent Hemingway savent), notre républicain basque a refroidi les velléités offensives de son adversaire direct, et s’est même payé le but de l’ouverture du score. Ça ne suffira probablement pas à en faire un titulaire, mais on prend quand même.

Marcoco (3/5) : Gigotant, il a écopé de son jaune habituel en effectuant un beau plongeon de gardien sur le ballon. Il a peut-être manqué sa vocation.

(Remplacé à la 85e par Christophe N’coucou, caution banlieues)

Gigi Lo Celso (4/5) : Jeannot s’affirme techniquement, Jeannot s’impose physiquement, Jeannot profite de la trêve hivernale et de la blessure de la Motte pour s’installer confortablement à ce poste de sentinelle, tant et si bien que le vieux Rital devra bientôt rameuter ses cousins pour parvenir à le déloger.

Ravière Pastoré (2/5) : On ne sait pas trop où il jouait, ni comment il devait jouer, mais il nous a quand même collé deux-trois frappes et ouvertures lumineuses. Xavier ne t’en va pas.

(Remplacé à la 64e par Lass des as, le brave Blaise noir)

Ange de Marie (2/5) : Nous entrons dans la période durant laquelle, juste après avoir brillé pendant le mercato hivernal, il est encore trop tôt pour Angelito pour se montrer en vue du mercato estival. Rendez-vous en avril, donc.

(Remplacé à la 72e par Tommy Meunière, le quasi-régional de l’étape)

Némarre (3/5) : C’était bien, c’était cool.

Eddy Cavanoob (2/5) : Ça commence à se voir qu’il est pas en confiance. Faudra penser à nous soigner ça avant la Coupe d’Europe, quand même.

 

La bise trotskanale,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

One Comment

  1. Si ça peut te rassurer, notre histoire d’amour avec Bielsa n’est pas finie : il nous laisse la garde des gosses mais il veut la maison, la tv, et la kangoo.

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