Nancy-Lille (1-2) : La Chardon à Cran Académie au bord de la rupture.

Marcel Picon éprouve quelques difficultés à évacuer de sombres pensées. Ses vieux démons la drogue et le haine ont d’ailleurs repris le dessus.

Mais on à lâché à nouveau, putain. Impossible de se retenir, encore. Garder ça pour nous, on ne peut tout simplement pas, comme tout drogué incontinent, tu me diras. Rien ne change pour les cramés, les accros, les crevards. On est les crevards de la ligain ; et tu sais quoi, tu n’es pas le premier à me parler d’overdéfaite. Mais les gars comme toi qui mettent en garde sans rien en savoir, on les traite par le mépris, dans ma caste d’intouchables. Et puis on essaye de trouver un moyen pas trop salaud de leur piquer leur fric, juste pour les emmerder. Et un peu pour se payer une nouvelle dose, aussi. Parce qu’on n’est pas méchant d’un côté. Et puis de l’autre, on n’a plus vraiment la force de te planter un tournevis dans l’œil pour détrousser ton cadavre. Alors…Bref, notre overdéfaite, on la fera peut-être après notre mort, en réalité. En attendant ce moment sans même en être plus inquiet que ça, on se complaît autour d’un feu minable à se raconter notre âge d’or passé, un truc qui n’a peut-être même pas existé, mais qu’on a vécu quand même. Depuis quand on a besoin qu’elles existent pour vivre des choses. Ça c’est ce que les honnêtes gens ne comprennent pas, vois-tu. Ils veulent des faits, du réel, du pragmatisme et des gros seins dans leurs boîtes mail. Ils en oublient que la matière a toutes les formes, et même celles qui se passent de matière. Que le désespoir est une chose réelle, bien plus substantielle que leur confort bourgeois fait d’abat-jour façon lampe industrielle et de tables basses à poteaux carrés. Bon, voilà que je fais mon redresseur de torts, encore. Tu sais, quand on a goûté à la dure réalité de la crame à outrance, on se retrouve aveuglé par ce qu’on croit être la seule vérité. Mon vieux, cette lucidité-là, je m’en passerais bien. Maintenant je te donne le choix : soit tu me files un billet, soit je saute du pont. Choix facile. Même moral. Et non, je n’irai pas en cure. Ça, pas question. Je veux que tu comprennes une bonne fois que quand le malheur est entré si profondément dans les replis de ton existence, il a même évacué toutes les raisons de VOULOIR être heureux. Fous le à la porte, il réapparaît en roulade arrière par ta fenêtre. Oui mon seul bonheur, c’est d’être l’arpenteur forcené du désespoir, monsieur. Tu as vu Paris, Texas ? Non, pas Paris-Barca. Un film. Sur quelqu’un qui marche dans le désert. Eh bien voilà. Et crois moi qu’on ne m’en ressortira pas, de mon film. Surtout si c’est pour se faire bouffer la gueule par une grosse bête baveuse dans le suivant.

LES JUNKIES.

Chernique est au but.

Cuffaut est en défense, Diagne aussi, Cabaco itou, Muratori idem.

Alou Diarra est de retour. Sa Surplombance souffrait d’une suspension, non pas au firmament de ses interminables jambes, mais au cœur pourri d’une sanction inique pour une accumulation de cartons jaunes.

Julien Cétout est lui toujours là, on se demande bien pourquoi, lui le premier.

Vincent Marchetti fait un retour heureux de blessure, car il commençait à nous manquer sincèrement.

En attaque : Issiar Dia est là, Faitout Maouassa découvre le sixième poste de sa jeune carrière, car il le vaut bien, et au front tout là bas où plus personne ne veut aller par crainte du ridicule, Christophe Mandanne s’est proposé.

LE MATCH.

-15 Les bassines sont prêtes pour ne pas salir le plancher du carton. Chez Picon, on sait être propre.

-10 Une première vidange de bassin est nécessaire, mêlant sécrétions de stress, trouille, haine, alcool à peine digéré mais de trop mauvaise qualité pour être conservé par un estomac sain, choses inavouables qui non, ne sentent pas le sperme, on dirait plutôt du pneu.

-5 Les premiers commentaires entendus sur le stream piratant une chaîne de télévision française d’origine qatarie mais dont les équipes sont bien françaises et c’est pas pour autant qu’elles s’y connaissent mieux en foot qu’un type qui pompe son chameau au milieu du désert quand il a faim ont la bonne idée de citer un « bon mot » de Pascal Dupraz en guise d’exergue pour la prise du direct. Immédiatement, mon doigt pourtant fébrile glisse vers ce bon vieux commentaire russe.

1 Nancy engage et obtient un coup-franc directement. Il n’est malheureusement pas bien tiré par Vincent Marchetti.

3 Corchia s’essaye à un centre, la balle passe derrière le but. International français, messieudames.

6 Cétout et Dia parviennent à combiner tant bien que mal côté droit, mais le centre de ce dernier ne peut être exploité par Mandanne.

10 La France du foot retient son souffle car Mandanne semble avoir cassé sa cheville sur une course en courant après un ballon lancé en profondeur par Marchetti. La France du foot est soulagée quand elle le voit se relever.

12 Hors-jeu pas très net d’Eder, que le public profite d’avoir dans le collimateur pour siffler copieusement, allez savoir pourquoi.

16 Alou Diarra commet une très belle faute plein axe, vers 35 mètres. Corchia s’occupe du coup-franc, qu’il corchie lamentablement.

20 Dia et Marchetti tergiversent devant la surface lillaise, mais le petit Corse finit quand même par frapper. C’est déjà ça.

22 Muratori perce le flanc gauche du molosse nordique comme un furieux et lance Mandanne, mais ce gros con ne bouge pas son gros cul.

24 L’ASaNaL mène un contre ultra rapide malgré les cageots qu’elle compte dans ses rangs, et parvient même à opérer un centre dangereux, mais cela passe devant Cétout. L’histoire se répète.

30 Illustration de ce que vaut Mandanne : il reçoit un bon ballon en profondeur, nous gratifie de quelques passements de jambes de danseuse, et le ballon finit en touche.

32 But de Dia ! Après un bon travail sur l’aile gauche (ne me demandez pas ce qu’il foutait là), Cétout parvient à adresser un centre dans la surface. Laissé tranquille par la défense occupée à s’entre-enculer des Doges, le petit Dia s’offre une belle suspension et fait filoche d’une non moins belle tête. Tout est pardonné. 1-0.

33 Mavuba tente une frappe, c’est cadré ce qui est un exploit en soi dans ce match, mais Chernik capte bien.

35 Cabaco ampute une jambe à Eder sans lui demander l’autorisation, ce sur quoi l’arbitre voit une faute. Il est bien le seul, mais bon, les Lillistes se disent que c’est l’occasion d’en profiter pour faire d’une pierre deux coups : se débarrasser du grand tout nul portugais, là, et tirer un coup-franc dans notre surface. Perdu : Eder reste sur la pelouse, et ils font de la grosse merde avec leur coup de pied, ce qui est très bien.

40 Le match dort, ce qui pousse les Nancéiens à pratiquer des fautes pour passer le temps. Ceci dit, un contre part, sur lequel Maouassa arrache violemment tout le terrain et sert Cétout, qui n’obtient qu’un corner. Sur ce dernier, Diarra puis Cabaco se ratent.

42 Marchetti presse, récupère la balle et tiiiiiiire ! À côté. Chierie.

43 Lille réagit directement avec Ronny Lopes. Un homme qui s’appelle Lopes, passe encore, mais Ronny…on sent que le gaillard a fait du mal à ses parents bien avant sa naissance. Bref. Chernique capte difficilement, et chance, obtient une faute dans la foulée.

Mi-temps.

46 Lille engage dans la tristesse de sa 18è place fraîchement acquise.

48 Faute sur Marchetti après un petit festival aérien do Brasil que n’aurait pas renié Loïc Puyo. Le coup-franc à suivre est bien placé, ce qui pousse évidemment Faitout Maouassa à la gâcher.

49 Ce dernier tente de se rattraper en déchirant Corchia, mais ne gagne qu’un jaune dans l’opération.

50 La tête de Basa part à Lunéville. Ce dernier semble en plus s’être blessé sur la retombée. Tout nous sourit.

53 Cuffaut se lance comme un dingo dans un rush vers l’intérieur et balance une lourde de l’extérieur, de peu à côté. Allez, on marque le deuxième, vingt dieux.

57 Cétout tente du gauche, One-eyeama se couche dessus.

60 Ah, on peut enfin voir l’arbitre sanctionner un petit blaireau qui attrape le ballon avec les mains quand il est au sol pour demander une faute. Cela donne un coup-franc pour Nancy, sur lequel Cuffaut, trouvé par Cétout, tire un bon kilomètre au-dessus.

62 Au beau milieu d’un rien footballistique piloté habilement par Frank Passif, l’immensémansuétudeux Alou Diarra octroie un penalty en commettant une faute sur Benziadiosépine.

63 De Champville marque. 1-1. Putain de chierie de bordel de bite.

65 Faute sur Marchetti pas dans la surface de Lille. Coup-franc inutile tiré par l’inutile Maouassa.

68 Mandanne est remplacé par Youssouf Hadji, seul homme désintoxiqué de cette équipe.

70 Cétout continue sa série de ratés à faire pâlir le Cavani de Francesca Machinioni.

74 Diarra est invité à rejoindre les nuls sur le banc pour céder sa place à Pedretti.

75 Diagne évacue tranquillement un ballon chaud des pieds de Lopes, d’un tacle fort mignon. Il sauve du même coup ses camarades du suicide collectif, tant il semble être le seul à réussir à garder son calme dans ces conditions.

76 Double jaune pour nos chardons, sur une faute coquette de Pedretti, dans son style caractéristique (qui a dit salope ?). Le second est pour Cétout, venu blablater. Pablo, de son côté, est exclu pour injures raciales, appel au génocide et au viol de l’arbitre.

77 Maouassa sort pour Alexis Bousin.

79 Du coup Pablo se fume une clope à l’entrée des vestiaires pour se détendre, pendant que ses joueurs souffrent le martyr. Et comment voulez vous qu’on ne l’aime pas, je vous prie ?

80 Putain de bordel de nom de foutre de rat dans la bouche de sa mère la grande catin de merde. Que mes lecteurs me pardonnent de ne pas entrer dans le détail, je n’ai pris que cela en notes et je n’arrive pas à regarder le résumé depuis. 1-2.

86 Et la chtôsse. Bilan : peu d’ecchymoses, mais un jaune pour un Lilliste, et un autre pour Geoffrey Cuffal.

88 Cabaco joue attaquant de pointe, tant qu’à faire.

90 Ce dernier voit sa tête fort bien placée partir vers la lucarne, mais c’est sorti in extrémiste par un défenseur.

91 Cuffaut sort un dernier ballon de contre sur un retour désespéré des pieds de Lopes, et on en reste là les amis.

Défaite.

 

Ne regardez pas ça.

LES NOTES.

Chernik 2/5 Aucun souvenir, le GHB a tout effacé. J’ai mal au cul, par contre. J’espère que lui aussi.

Cuffaut 2/5 Accro aux stéroïdes. Le cerveau est d’ailleurs déjà attaqué.

Diagne 3/5 Pour garder son calme comme ça, je pense qu’il doit s’allumer un bang au réveil.

Cabaco 3/5 Une agressivité qu’on ne retrouve que chez les accros au CRACK.

Muratori 2/5 Devrait se mettre à prendre des trucs. Sa sobriété est hautement suspecte.

Diarra 2/5 Lui ne décolle jamais de la télévision et n’a pas décroché du crystal meth. Étouffe toi dans ton vomi et arrête tes conneries, tu vas perdre toutes tes dents, putain.

Cétout 3/5 Pour faire autant n’importe quoi, j’imagine qu’il étais sous mescaline. Vu que parfois ça confinait au sublime…

Marchetti 3/5 Précis et précieux, et même qu’il joue tellement vers l’avant que ses coéquipiers ne suivent pas trop. Créatine ?

Dia 3/5 N’a pas arrêté le speed, pourtant on lui a dit que c’était mauvais pour ses nerfs.

Maouassa 2/5 Les champignons, c’est pas méchant, c’est rigolo, mais ça en a quand même perdu plus d’un, alors (Yohan) mollo, mon petit.

Mandanne 1/5 Triste et tout seul, lui qui mourra quand il arrêtera car il est alcoolo au dernier degré.

REMPLAÇANTS.

Hadji NN J’invoque le déni.

Pedretti NN N’entre plus que pour donner des coups, ce qui est bien mais pas top dans notre situation.

Busin NN Titulaire bientôt, sans doute, vu qu’il paraît être le seul à avoir envie.

 

NOTE ARTISTIQUE DE L’ÉQUIPE : 1/5

Je vous déteste. Tous. J’ignore le football et scarifie mon corps fielleux de toutes les cicatrices que je peux trouver entre deux plaques d’eczéma, mais une parmi toutes les plus anciennes et les plus récentes repose à une place privilégiée au-dessus de mon cœur dont les pulsations font parfois (souvent) ce qu’elles veulent. Une cicatrice nommée AS Nancy Lorraine, dont le pus dégorge à flots impétueux, l’odeur l’accompagnant étant capable d’assommer un cheval à mort en douze secondes. Le business du désherbant m’a même déjà démarché récemment afin de faire de moi leur arme secrète. L’idée est tombée à l’eau quand en guise de rétribution, je leur ai demandé à ce que mon sang soit déversé sur une pelouse soixante kilomètres au nord de Picot. En tout cas, sur notre pelouse sainte et éthique, je pourrais m’y rouler et y suppurer toutes mes sécrétions les plus moribondes, rien ne bougerait. On serait toujours ce club qui joue correctement, porte à un niveau encore jamais atteint des joueurs qui devraient normalement errer sans but dans les couloirs poussiéreux d’une CFA anonyme, fait tourner l’économie d’un département déshérité, et relance la natalité quand ledit département a besoin de main d’œuvre pour nourrir le reste du monde. On ferait mieux de se laisser crever, on verrait bien comment vous vous débrouillez sans pâtés lorrains, tiens.

Je crois en Pablo Correa.

Marcel Picon.

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

4 Comments

  1. Vivement la chronique lorientaise pour un nouveau chapitre de Cent ans de merditude en pays lorrain.

  2. Et boum 2-3 contre Lorient ! Dans le cul, merlus…

    J’ai bien peur que la drogue qui nous permettrait de nous maintenir n’a pas encore été inventée…

    Catastrophisme et déséspérance je suis…

    Je crois toujours en Pablo Correa, mais sinon à force de boire pour oublier ce genre de match je n’ai plus foie en rien.

    Monde de merde…

  3. Haut les 9 de Coeurs copain))

    C’était sans doute difficile de savoir se renouveler mais vous n’êtes pas venu et vous n’avez encore rien vu de votre Equipe lors que seul le Football lui.

    – Olala, vivement que ça s’arrête…. rentouré——

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