Nîmes – AC Ajaccio (1-1) : oui, nous étions plus que d’habitude

« T’as de la chance d’avoir une copine qui te dis rien. Moi si je disais à ma femme tous les quinze jours : ‘je pars pendant un jour ou deux pour aller voir du foot à l’autre bout du pays, elle me tuerait' ». Cela ne fait pas de doutes, I Sanguinari et l’Orsi Ribelli étaient bien à Nîmes. Compte-rendu.

Deux bus venus d’Ajaccio, des voitures venues d’un peu partout sur le continent, des supporters qui ont préféré l’avion, d’autres qui ont eu le courage d’aller jusqu’à Marne-La-Vallée pour prendre un Ouigo, un supporteur venu de Belgique, un autre de Niort, mais pas de Peugeot 106 sur le parking du stade des Costières de Nîmes. Mais pas de panique, la 106 est entre de bonnes mains, chez le garagiste, grâce à vous.

Pour tout ce petit monde, l’arrivée à Nîmes se fait en fin de matinée/début d’après-midi. On retrouve des vieux, des mineurs, des gros, des maigres, des puceaux, des tatoués, des chauves, des barbus, des enfants, des femmes, des hommes, des grands, des petits, des casquettes, des bérets, des lunettes de soleil, des Stan Smith, des Gazelle, des vestes Stone Island. Et de l’alcool. Beaucoup d’alcool. Mais quand même beaucoup de Stone Island aussi.

La plupart de l’après-midi sera passée « Au P’tit Nîmois », chez Luc, qui se souviendra longtemps des Acéistes. À moins qu’il ne se rappelle plus de rien, rendu amnésique par tout l’alcool qu’il aura ingéré dans un court laps de temps. Les passants, restaurateurs et marchands, eux, se souviendront un moment des chants, des « Hasta la vista, Salafista », des stickers de l’Orsi Ribelli, des cotillons et des chants, encore et encore.

Voilà l’état du patron du bar. Stické de partout.

De notre côté, nous supporters acéistes, on se souviendra du rosé, de la vodka, des bières mais surtout des chiottes minuscules du « P’tit Nîmois », où il faut attendre une heure en file indienne avant d’aller pisser (la plupart du temps à côté de la cuvette bien évidemment). Les femmes pouvaient gueuler. Personne n’en avait rien à foutre. Il y avait de l’alcool, du foot et des copains. Que demander de plus ?

Pendant que Marco buvait une bouteille de 25 cl de Heineken et qu’Eric mangeait ses bonbons (« Pas d’alcool, ça me rend méchant »), d’autres doivent manger pour se remettre de la route. C’est mon cas. Direction « Le Brennus », juste à côté du « P’tit Nîmois », pour une pizza.

C’EST L’HEURE DU REPAS

Les + :

  • Le combo chèvre-miel, un classique qui fonctionne toujours
  • Pas mal de miel, pour une fois, on en sent bien le goût
  • Des amandes effilées sur une pizza, c’est une première et ça apporte une touche de croquant
  • Du bon fromage de chèvre, pas de la bûche de supermarché

Les – :

  • Beaucoup de miel, donc beaucoup de sucre
  • Donc une pizza assez (trop?) grasse
  • Des olives en bois comme ça, plus jamais

Note : il n’y en aura pas, je suis pas le Guide Michelin, putain.

Faisons un bond dans le temps. Il est désormais 18h30, environ. L’heure de rejoindre les Costières. Soit dans le cortège, à pied, pour certains, en voiture pour les autres. Devant le parcage, on retrouve le stadier déjà rencontré la saison dernière, qui nous reconnaît et que l’on reconnaît aussi. En même temps, c’est facile, il ressemble à Faudel qui aurait fusionné avec DJ Khaled.

Ce sont donc entre 300 et 400 supporters de l’ACA qui se retrouvent dans le parcage visiteurs du stade des Costières, dans un froid terrible. Certains fans acéistes, pour lutter contre les basses températures, sont même allés jusqu’à acheter des gants du NO dans la boutique officielle du club. Parmi tous ces supporters emmitouflés, on retrouve Léon Luciani, le président de l’ACA, suspendu de toute fonction officielle à titre conservatoire, venu suivre le match (et fumer son cigare), dans le parcage.

Comme d’habitude, tout le monde chante, tout le monde insulte l’arbitre et tout le monde frissonne. Mais c’est la première fois de ma vie de supporter qu’on entonne une mélodie de Diams pendant un match. 20H45, c’est la mi-temps.

C’EST L’HEURE DU CASSE-CROUTE !

Les + :

  • Trois jeunes sont détachés à la buvette des visiteurs, l’organisation a l’air bien rôdée, le sourire y est et aucun problème de quantité n’est à déplorer
  • Le sandwich jambon/fromage est un modèle du genre
  • Une tranche de jambon de qualité, épaisse et pas caoutchouteuse, avec du goût
  • Une (ou deux) tranche généreuse de fromage
  • Plusieurs feuilles de salade bien croquantes
  • Le verre de boisson servi est un GRAND verre

Les – :

  • Le pain, peut-être un peu trop cuit
  • 4 euros le sandwich + 3 euros la boisson

Note sur le guide Michelin / Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 4/5. Sans conteste, le meilleur sandwich de Ligue 2. Les Nîmois ne se sont pas foutus de notre gueule avec un sandwich bien garni et des aliments de qualité. Et la quantité est également présente. Un expert de la bouffe présent à mes côtés dira même : « Moi, je le trouve très bon ». Tout est dit. Bravo Nîmes et merci.

La deuxième mi-temps est plus compliquée pour tout le monde, y compris pour Marco, qui avait oublié son insuline, accoudé à la buvette. Le but de Gimbert fera exploser le parcage et réchauffera quelques cœurs. Le coup de sifflet final est donné. Tous les joueurs, ou presque, viennent alors saluer le conséquent parcage, qui aura décidément fait beaucoup de bruit. Félicitations à tous, à ceux qui ont fait le déplacement, à ceux qui ont chanté. Cette mobilisation doit encore se renforcer à domicile. Pour pouvoir espérer une montée en Ligue 1.

Perfettu

PS : ma notoriété a passé un cap. La phrase que j’ai le plus entendue ? « Attends maintenant que t’es une star, on va prendre une photo tous les deux, viens ». Je vous aime.

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

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