Stade Réné / Paris SGEL (1-6) – La Porte de Saint-Cloud Académie a pris de bonnes résolutions et gnagnagna la santé gnagnagna

2018, l’année du Grand Soir ?

Coucou les aminches,

J’espère que vous êtes bien remis de vos saletés de fêtes pagano-cristiano-macrono-consuméristes à la mords-moi-le-nœud (regardez bien votre bide plein de foie gras : cette brioche, ce ventre flasque, et oui, c’est bien lui, c’est le capitalisme). Nos camarades de la section séquanaise de l’Internationale footballistique, quant à eux, n’ont pas chômé pendant cette trêve hivernale, loin de là. Notre secrétaire de section est allé nous les endurcir aux rigueurs des sables arabiques, leur faisant pousser la fonte entre les dunes dorées, l’oeil asséché par le vent et les pétrodollars salement acquis sur le dos voûté d’ouvriers clandestins népalais. Une préparation du tonnerre, il faut bien l’avouer. Il nous a concocté quelque chose de lourd, le Unaï, là.

Le choc climatique a cependant dû être rude en arrivant en Brittanie. Pensez donc, on les a préparés pour attaquer des caravanes néo-libérales dans le désert des Tartares, et on les envoie faire le coup de feu contre des anarcho-syndicalistes au fin fond du bocage presque-breton, un soir de janvier. Mais qu’à cela ne tienne, la plus belle compétition qui soit était en jeu : la COUPE DE FRANCE ! (Au passage, je ne remercie pas les margoulins du gouvernement, pas foutus de faire diffuser le tournoi le plus suivi par les masses populaires du pays sur les canaux de la télévision publique, un scandale !)

Le secrétaire nous avait donc pour l’occasion sorti une belle équipe, même si handicapée par Kévin l’incruste dans les cages : derrière, une solide paire Thiago-Quimperlé, Danny le vieux et Youri sur les côtés, un mouvant trio Rabot-Vierratti-Le Celsius au milieu, et devant, l’ange de Marie et Némarre pour épauler le gentil Kiki en pointe.

 


LA RENCONTRE


 

C’est beau le football. Il suffit simplement que tous les joueurs soient miraculeusement impliqués en même temps, et ça fait but sur but sans même que s’esquisse à l’oeil nu la moindre difficulté d’exécution. Une intensité infernale au milieu, des passes sérieusement assurées, des contres suivis par toute l’équipe… La recette est simple, en fin de compte. Et quand, en plus, l’équipe adverse est aux fraises défensivement, c’est tout simplement du gâteau, comme après dix minutes de jeu lorsque, sur une ouverture magistrale du Capitão Thiago, Mbappette est trouvé à la limite du hors-jeu et peut tranquillement aller aligner le goal adverse, sans être inquiété par une défense qui avait aussi bien anticipé le coup que l’armée française en mai 40 (1-0).

Et ça marche aussi sur attaque placée : sur un centre en retrait de l’Angelito, toute l’équipe de Paris Saint-Germaine-en-Laye a le temps de toucher la balle dans la surface brittonne avant que Némarre ne soit servi et frappe fort, au point de pénalty (2-0). Une transversale plus tard, on en revient au coup classique du fulguro-contre : Marco décale Youri à gauche, qui centre en force à ras de terre. L’ange de Marie, pas gêné par une défense apathique, surgit au second poteau pour la glisser au fond (3-0). Ce dernier est également impliqué, juste avant la pause, dans une combinaison d’une limpide déconcertante avec ses deux partenaires de l’attaque, pour finalement voir Némarre marquer sur un service aux petits oignons de Kiki (4-0). La palette est décidément bien vaste pour les Parisiano-saint-germanois.

La seconde période repart sur un petit rythme, PSGEL se permettant de laisser les Rougénoir palper un peu la gonfle. Pour honorer son entrée, Thiago la Motte concède un pénalty à l’heure de jeu sur une main stupide avant de sortir sur blessure (4-1, va mourir de ton cancer de la malléole, salope). Qu’à cela ne tienne, il suffit de deux minutes, d’une frappe brossée d’Angelito (5-1) et d’un contre à trois achevé par M’Gakpé (6-1) pour achever, à un quart d’heure de la fin, le supplice des presque-Brittons d’en face. Score sans appel, la justice a deux vitesses, la Lambo Paris Saint-Germain-en-Laye en a six.

 


LE SOVIET QUI GAGNE À ÊTRE CONNU


 

Kevin Trappel Karmeliet (3/5) : C’est gentil d’avoir participé.

Danny la lèche (3/5) : Encouragements.

Thiago de Quimperlé (4/5) : Une doublette peu inquiétée et solide dans les moments difficiles, et une passe décisive pour le capiston en prime.

Youri Berouiche lorraine (4/5) : Et bien, en voilà enfin une, une prestation aboutie du petit Youri, et devant comme derrière ! Résultat : vous pouvez toujours chercher, on a pas entendu parler du petit nazillon qui servait d’ailier droit aux hermines d’en face, et en plus il sert une super passe décisive à Angelito. Toc !

Marco Verrastylax (4+/5) : Nan, mais, au bout d’un moment, quand on a déjà parlé cent fois de ses sorties de balle monstrueuses, de ses ouvertures lumineuses et de ses retours défensifs de mort de faim, on trouve plus rien à dire sur ce joueur. Quand il s’implique comme ça, à l’image de ses coéquipiers, il est tout simplement injouable.

(Remplacé à la 61e par la Motte, un p’tit péno et puis s’en va, remplacé à la 69e par N’coucou, qui vous passe le bonjour)

Jean Le Celsius (4/5) : C’est qu’il prendrait presque la confiance, le petit, en sentinelle.

Adrien Rambo (4/5) : Y a pas à dire, il est quand même bien plus utile dans cette position, lorsqu’il a la liberté d’apporter le surnombre devant. #BringBackMyRelayeurGauche

(Remplacé à la 61e par la Drax, trop facile)

Ange de Marie (4+/5) : Deux buts de renard, et une participation intéressante aux combinaisons offensives.

Némarre (5/5) : Aussi véloce qu’influent dans le jeu, le bougre. Le doublé pour lui aussi.

Kiki Mbappette (5/5) : Enfin, une bonne prestation en pointe. Deux buts, deux passes décisives, attaquant complet, j’arrête là, je trouve plus d’adjectifs dithyrambiques (purée, je l’ai bien écrit du premier coup, hé).

 

Ciao les nuls, on se retrouve à Saint-Denis,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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