Toulouse-OM (1-2, a.p.), La Canebière académie repart de l’avant
Rentrer chez eux, oui, mais avec la qualification.
Aïoli les sapiens,
Lestés pour notre entrée en coupe de l’un des pires tirages que l’on pût imaginer, à savoir un club de Ligue 1 à l’extérieur mais néanmoins sur une pelouse de district, nous poursuivons notre route après nous être repus du meilleur carburant : les larmes de Pascal Dupraz. Dans un grand moment très attendu, le Churchill des PMU a livré l’une des causeries dont il a le secret, se lamentant ici sur l’hostilité du public, pleurant ici sur l’arbitrage, bref sur tous les sujets lui permettant d’esquiver la cruelle réalité : il s’est fait sortir par deux buts de Cabella. Dont l’un sur passe d’Alessandrini.
L’équipe

Gomis est suspendu. Son remplaçant habituel Leya Iseka n’est pourtant pas de la partie : pas d’erreur d’aiguillage cette fois-ci, c’est sciemment que le staff lui a envoyé une fausse convocation lui intimant l’ordre de se présenter à l’aéroport de Marignane avec un duvet et de n’en plus bouger tant que personne ne viendrait l’y rechercher. Ladite convocation était accompagnée d’un carnet de tickets-restaurants, preuve que le management de jacques-Henri Eyraud sait aussi être humain, quoi qu’on en dise.
Présent par intermittence à l’entraînement, Lassana Diarra a distillé pas mal d’incertitudes quant à son état de santé, son implication dans le groupe et plus généralement son avenir au club. Rudi Garcia s’est attaché à dissiper tous ces doutes de la meilleure manière qui soit : en lui disant d’aller se faire foutre. Dernier détail, Karim Rekik reprend du service comme latéral gauche, profitant de la blessure d’Hubocan. Tomas s’est en effet donné une vilaine fracture de fatigue sitôt rentré des vacances, un bête hasard de calendrier relativement fréquent dans la fonction publique territoriale mais plus rare dans le sport professionnel.
C’est donc un OM relativement diminué qui se présente. Bouna Sarr remplace Gomis, moins comme pointe proprement dite que comme attaquant à positionnement variable au gré des innombrables permutations de nos joueurs offensifs.
Le match
Tout se passe comme prévu, c’est-à-dire que nous commençons par les piétiner, en laissant à peine nos adversaires franchir la ligne médiane. Un engagement irréprochable et des mouvements toujours aussi fluides qui se traduisent, en fait, par bien peu de chose. Que ce soit pendant une entame très intense ou dans la demi-heure suivante, plus gestionnaire, les centres hasardeux et les dribbles superflus trahissent notre manque d’imagination à l’approche de la surface. Finalement, les Toulousain, se montrent presque les plus dangereux malgré des attaques bien plus sporadiques. Notre enthousiasme offensif se paie en effet d’un replacement défaillant : à de multiples reprises, Vainqueur est livré à lui-même dans un milieu de terrain transpercé en deux passes. L’effectif du TFC n’ayant rien à envier à notre manque d’attaquant de pointe, leurs situations dangereuses sont toutes finies à la pisse, jusqu’à la mi-temps sifflée sur un score vierge.

L’OM accélère de nouveau à la reprise. Sur une perte de balle toulousaine au milieu de terrain, Maxime Lopez se présente face à la défense. Il attend le moment idéal pour adresser une passe non moins parfaite à Cabella sur la droite de la surface : Rémi trompe le gardien, auteur pour le coup d’un essai de parade assez pathétique (0-1, 48e).
Ce but procure aux Violets l’effet d’un coup de genou dans les attributs (bonne résolution 2017 : cesser de dire couilles). Nous tentons d’achever nos adversaires pendant que ceux-ci cherchent leur souffle, mais une nouvelle fois sans réussite dans les derniers gestes. Grisé par notre domination, Maxime Lopez se lance dans un raid improbable face à quatre Toulousains, ce qui n’a d’autre effet que de l’isoler et lui faire perdre la balle. Maxime se replie en catastrophe, juste à temps pour contrer le dégagement de Fanni et remettre ainsi le ballon dans la course de Dumaz, qui n’en demandait pas tant (1-1, 57e).
Suit une énorme occasion gâchée de Braitwhaite : l’enthousiasme est nettement retombé. La dernière demi-heure voit les débats s’équilibrer, avec un TFC semblant à ce moment-là plus frais physiquement. A la 91e, un ultime coup-franc obtenu par Rekik n’est pas loin de nous épargner la prolongation, mais le beau coup de tête d’Alessandrini heurte le poteau.

L’OM retrouve de la vigueur en prolongation, dont nous dominons sans succès la première partie. Deux minutes après le changement de côté, Machach tente un tir de l’entrée de la surface ; détourné, le ballon semble devoir finir en corner mais, plus vif que tout le monde, Alessandrini se précipite pour le reprendre d’un centre de volée trouvant Cabella, qui signe le doublé à bout portant (1-2, 107e). Peu lisible à première vue, l’action s’éclaire grâce aux réclamations des Toulousains : s’ils ont encaissé le but, c’est avant tout parce que l’arbitre n’a pas vu le ballon franchir la ligne de touche de quelques centimètres au milieu de terrain une poignée de secondes plus tôt. Sans doute l’influence du rugby, où l’arbitrage permet de repasser les caméras de surveillance du quartier sur trois heures pour trouver un motif d’annuler une action ?
Nantis de cet avantage, nous nous efforçons de repousser sans trop de difficultés les malhabiles attaques toulousaines avant de savourer une qualification acquise sans grâce mais avec volonté et application.

Les joueurs
Pelé (3/5) : Très peu de tirs cadrés à affronter hormis celui victorieux, et imparable, de Durmaz. Il n’a eu pour s’illustrer que quelques interventions solides et un jeu au pied passable
Rekik (3+/5) : Une confiance accrue en ses possibilités offensives, jusqu’à se trouver plusieurs fois à la réception de centres. Si ça se trouve, il va se mettre à produire des bons matchs au poste d’arrière gauche, à la suite de quoi il pourra alors se blesser, comme les autres.
Doria (92e, 3/5) : Coaching gagnant de la part de Rudi Garcia en vue de :
– relever un Rekik fatigué ;
– rappeler aux dirigeants l’urgence de recruter un latéral gauche ;
– rappeler subtilement aux Olympiens la menace que représenterait une séance de tirs au but.
Rolando (3-/5) : J’ai vu des porte-conteneurs de la CMA-CGM se retourner plus vite que lui – avec un pilote, certes.
Fanni (4-/5) : D’accord, il y a toujours de ci, de là, une ouverture qui part en tribune, une relance qui nous interdit de ranger trop vite la boîte de Smecta, mais il faut bien avouer que la prestation d’ensemble reste fort appréciable.
Sakai (3+/5) : Continue à régaler dans les combinaisons offensives tant qu’il lui reste du carburant, puis se replie sagement pour se concentrer sur ses tâches basiques avec le sérieux et la discipline qui caractérisent ces gens-là. Bol de riz, hara kiri et manger des chiens. [nda : oui, vous aurez compris, la Canebière Académie tente de percer dans le milieu des humoristes français, dont elle s’efforce de retenir les meilleures techniques.]
Vainqueur (3+/5) : Un beau match malgré quelques pertes de balles et, surtout, son carton qui lui vaudra une suspension contre Lyon. Carton sévère d’ailleurs, même si nous n’en tirerons aucune conclusion et certainement pas celle que M. Delerue eût pu ne serait-ce qu’un instant être perturbé par ces photos dénudées d’Alex Morgan adressées sur son téléphone par un mystérieux correspondant.
Zambo Anguissa (3+/5) : Son style est au football ce que la boxe de l’homme ivre est au kung-fu : on croit qu’il fait n’importe quoi, parfois il fait effectivement n’importe quoi, et à la fin il marave la gueule des rieurs.
Phase 1, décontenancer l’opposant par son attitude :

Phase 2, porter le coup que personne n’a vu venir :

Machach (103e) : Entrée correcte avec notamment ce tir, ni plus adroit ni plus intelligent que ceux de ses copains, mais qui a le bonheur d’aboutir au second but.
Lopez (3/5) : Sa production désormais habituelle d’organiseur de viols collectifs à laquelle il ajoute une passe décisive et, hélas, une égalisation toulousaine qu’il construit tout seul comme un grand.
Thauvin (3-/5) : Constant dans la combativité, un peu moins dans le rendement.
Cabella (4-/5) : Sur le plan de l’intelligence de jeu, on va cesser les comparaisons dégradantes avec le vier marin pour évoquer plus justement la palourde. Seulement voilà, comme on dit aux compétitions de natation sur France TV Sport, seulement voilà, Rémy voit son activité incessante récompensée de deux buts, d’où cette note que nous lui accordons de bonne grâce.
Sarr (2/5) : Dans un rôle ingrat, il n’a pas forcément démérité. Enfin, disons que le supporter privé d’avant-centre est à l’image du navigateur échoué sur une île déserte loin de sa femme : nécessité faisant loi, il peut certes se laisser aller à entretenir une brève liaison avec un morse, mais il serait abusif de qualifier ceci d’histoire d’amour.
Alessandrini (69e, 4-/5) : Une entrée audacieuse et une passe décisive. N’insistez pas, Messieurs les dirigeants de West Ham, nous ne nous en séparerons pas. Ou contre Dimitri Payet et 15 millions d’euros, à la rigueur.
L’invité zoologique : Alban Lafouine.
Elle se rêve en grand prédateur, aussi féroce et élégante que les fauves, mais la fouine n’est qu’une bestiole mal fichue, mesquine, et tout juste vouée à survivre entre deux rapines avant de finir au bord d’une départementale sous les roues d’une voiture. Voici ses observations :
– Les autres : Sans être franchement mauvais, toujours est-il que l’impact tactique du Guardiola des pistes vertes ne se voit pas au premier coup d’œil.
– Les images : De bien belles choses, parfois inattendues.
– La suite : Où ai-je donc rangé ce mannequin à l’effigie de Mathieu Valbuena, déjà ?
– Les transferts : A l’heure où nous écrivons cette académie : rien.
– La page abonnement : Pour que vive l’Alterfoot cananal historique.
– Les réseaux : Ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Georges Cloonesque remporte le concours zoologique.
Bises massilianales,
Blaah.
ENFIN !!!! Tremble Padls, sens la souffle court sur ta nuque, je n’ai plus que 6461314 concours zoologiques de retard sur toi.
Sinon Acad’ au top, comme d’hab, merci chameau.
Cette saison est décidement bien compliquée je vais de désillusion en désillusion. Je vais finir par regretter l’ère Michel
Après avoir fini l’année sur une lamentable simulation en bord de terrain, Dupraz commence fort 2017 avec la posture indigne adoptée ce dimanche envers les supporters marseillais. Un petit écran de fumée supplémentaire pour cet adjudant-chef de la ligue 1 peu avare en punchlines frelatées aux puissants effets laxatifs durables. N’y a-t-il donc personne pour lui fermer son claque-merde ?
Par ailleurs, ce match aurait pu être géré beaucoup plus facilement avec une attaque plus réaliste. L’équipe est en progrès constant et nous pousse à redevenir optimiste pour la suite. Ajouter un attaquant tranchant et efficace à cet affectif, ce qui j’espère devrait être la priorité de ce mercato. Wait and see.
PS : la frappe double contact ajoutée à ses autres prouesses techniques passées pourrait faire les beaux jours d’une Bounathèque.
Ah, Cabella est vraiment pénible à voir évoluer sur le terrain, avec ou sans ballon, ses deux buts ne reflètent aucunement son match. Sans intérêt. Qu’on le vende lui et Alessandrini.
Très belle akad
Par contre les bouffeurs de chien c’est les chinois pas les nippons (qui ne sont pas mauvais)
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Allez l’OM ! Leur faire danser le Zambo.. Allez l’OM !
« Le Churchill des PMU ».
Merci Blaah, vraiment, ça va me faire l’année. Autorisation de l’utiliser en public sous réserve de non-paiement de droit d’auteur ?
Avec plaisir.