Benfica – Porto (0-1), LaDragão Académie note le Clássico

Dans le football, il n’y aura jamais rien de plus beau qu’un but à la quatre-vingt-dixième minute.

Bom Dia,

É Hoje ! C’est le jour J, le D Day celui qui va définir qui est le mieux placé pour gagner le championnat, mais c’est surtout CLASSICOOOOOOOO !
On va récapituler. Porto va chez le Benficaca qui à force de pénos dans les arrêts de jeu, est sur 9 victoires consécutives, pendant que Porto a subi deux défaites en 4 matchs en mars et vu son avance fondre comme des glaçons dans un Sumol.
Cependant perdre ce soir, c’est laisser les salopes en rouge se diriger vers leur cinquième titre d’affilée et sonnerait autant d’échecs pour nous.
Faire nul c’est devoir espérer sur les lézards pour gagner et donc choper une gastro.
Gagner, c’est reprendre la main et gérer une fin de saison maître de son destin.

O Equipe :

Sergio décide un seul changement depuis la victoire de la semaine dernière, Marega de retour prend la place d’Aboubakar.
Pour le reste c’est la défense type avec Otavio encore sur le côté droit, pendant de Brahimi.

O Jogo :

Le début de match ne laisse pas d’observation. La première banderille des salopes en rouge voit un centre fuyant passer dans la surface mais sans danger.
En face, Marega est sollicité mais ses deux premiers centres ne trouvent pas preneur.
Les deux équipes ne se livrent pas et se craignent.
On est positionné en bloc médian bas en attente, mais les lampions ne sont pas vraiment décidés à faire le jeu bien qu’ayant la possession.
C’est un échange de jeu long et de pressing à la retombée que se livre les équipes.
Oui t’as bien compris, c’est intense mais personne ne s’approche des surfaces.
Du côté des Dragons seul Brahimi arrive à sortir de l’étau mais sans créer de réelles occasions.
Le premier corner voit Felipe seul raté le cadre mais il est signalé hors-jeu.
Sur le six mètres en une déviation, Rafa file et tente sa chance en angle fermé et trouve le poteau mais Iker était sur la trajectoire.
La première occase arrive quand Servi entre dans la surface après deux contres favorables et, ne pouvant s’écrouler, prend sa chance mais San Iker est là.
On répond avec une action qui démarre de Telles pour trouver Marega qui a changé de zone.
Le Malien trouve Soares qui se débarrasse de Jardel mais rate sa frappe.
Les deux équipes se neutralisent comme aux plus belles heures de la guerre froide où chaque mouvement voit en retour une réponse musclée pour conserver un statu quo.
Heureusement sur un contre Oliveira fait une jolie manchette Tongienne sur Rafa et prend un jaune, mais c’était beau, c’était Classico (car oui pour le reste ça manque de grosse intimidation, de tacle deux pieds décollés ou d’insultes vers les bancs à chaque touche).
Il faut en fait attendre la dernière minute pour s’enflammer un peu, comme une série Américaine foirée qui mise tout sur le dernier épisode et son cliffhanger pour se relancer.
Donc sur un renversement de jeu, Ricardo enchaîne contrôle et frappe mais voit cette dernière contrée par Marega pour que le ballon meurt à côté du poteau de Varela qui n’avait pas bougé.
Sur le six mètres, on gère les salopes en rouge sauf que Brahimi tente une relance yolo all-in plein axe. Evidemment il est contré, Marcano renvoit plein axe un centre sur Pizzi qui se retrouve seul face à Iker mais SAN IKER sort une parade comme à ses 20 ans.

MI-TEMPS :

Le match ressemble au match aller. Le Benficaca nous attend et joue le contre en faisant tourner la balle derrière.
Nous, on manque de mouvement, et les seules fois où on a mis de la vitesse et changé de côté rapidement on a eu des occasions.

On rentre beaucoup mieux dans la seconde période.
Tout d’abord on joue plus haut, on va enfin presser leurs centraux pour les empêcher de relancer une main dans le slip et du coup on récupère des ballons dans leur camp, ce qui les met de suite sous pression.
Il ne faut d’ailleurs que trois minutes pour qu’un renversement de Telles vers Ricardo permet de trouver Marega qui perd son duel avec Verela.

Face à cette montée en puissance, les salopes n’attendent que ça pour nous niquer comme les violeurs de poules qu’ils sont.
Sur un nouveau centre dangereux de Brahimi, Oliveira se fait prendre par Rafa mais Otavio revient le (dé)couper et prend un jaune logique.

On se rapproche de marquer après une action litigieuse mais YAPAPENO ! Cette action nous oblige à reconnaître que Buffon avait raison, pousser un adversaire dans le dos en pleine surface sans toucher le ballon, ce n’est pas péno.
Sur la suite de l’action, c’est Yacine qui est bien décalé mais sa frappe enroulée ne trouve pas le cadre.
Changement tactique de Sergio qui sort Oliveira pour Oliver. En face Benficaca fait entrer Samaris pour densifier son milieu.
Clairement la partie d’échec est claire, Rui n’a de Vitoria que le nom et veut absolument préserver le nul sans prendre de risque.
En face Sergio tente le tout pour le tout en sortant Otavio et Soares pour Corona et Aboubakar.
C’est donc un 424 qui va terminer le match avec quand même dans les deux milieux “récupérateurs”, Herrera et Oliver. Oui on est sur une tactique plus proche du foot en 1958 qu’en 2018.
On pousse pour marquer pendant que Benficaca ne ressort plus.
Mais les assauts sur les centres ou les corners sont repoussés.

Alors que les salopes se mettent à chanter, poussé par Pizzi puis le coach adjoint qui haranguent les supporters, un contre rapide voit un triangle Telles-Oliver-Brahimi donner un ballon sur Marega. Moussa se fait contrer mais Herrera surgit et claque la lucarne! 0-1

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C’est une fin tendue avec bien évidemment la tentative de péno volé, mais l’arbitre ne se laisse pas prendre. Casillas se faisant caillasser sur le dernier six mètres, l’arbitre l’engueule « Oh ça va des briquets et des caillasses, fais pas ta précieuse ».
Mais c’est la délivrance qui intervient à la 95e dans un stade de la LUZ où résonne tous les chants de Porto.

O Resumo :

O Dragoes :

Casillas (5/5) :
Les grands joueurs ne meurent jamais, Iker est bien vivant et vous salue bien.


Montrer qui est le patron

Ricardo (5/5) :
Le meilleur latéral Portugais. défensivement il a bouffé tous ceux qui se pointaient, offensivement il a expliqué à Grimaldo ce qu’était un attaquant de couloir.


Poser son empreinte sur le match

Felipe (4/5) :
Sobre, efficace et serein. Il a été à l’image de Luke Skywalker qui va sereinement tataner Vador dans l’épisode VI.

Marcano (4/5) :
Impeccable. Il a recadré les débats comme Plenel et Bourdin face à Macron.

Telles (4/5) :
Dire que ce mec avec ce niveau ne va pas faire la coupe du monde, c’est juste improbable.

Oliviera (4/5) :
Venu pour muscler le milieu et orienter le jeu, il a parfaitement répondu avec le petit plus sur la faute de pute tactique qui lui vaut son jaune.

Herrera (5/5) :
Un cavalier, qui surgit hors de la nuit, vient vous crucifier au galop!
Son nom, il le signe à la point de ses oreillers d’un H qui veut dire Herrera!

Hector avait un message pour l’adversaire

Otavio (3+/5) :
Gros travail défensif mais jouer les seconds ballons c’était pas sa guerre.

Brahimi (4/5) :
C’est le plus grand des dribbleurs, oui mais c’est un gentleman. Il a cambriolé les ballons benfiquistas pour les redonner aux pauvres.

Soares (3/5) :
On ne peut pas lui reprocher son envie, son implication et sa volonté. Mais là le palier est trop haut, il n’a juste pas le niveau.

Marega (4/5) :
Alors qu’il revenait de blessure Moussa c’est approprié la profondeur comme Poutine les élections en Russie : sans partage.

O Banco :

Oliver (3/5) :
Entré pour réguler et nous laisser haut sur le terrain, il a fait autant plaisir qu’une opération péage gratuite des cheminots.

Aboubakar (3/5) :
Puissant, physique et intelligent pour créer de l’espace, on regrette presque qu’il ne soit pas entré plus tôt.

Corona (2+/5) :
Bordel mais t’avais dix minutes à mettre le feu, j’ai paniqué au lieu de vibrer quand tu as touché le ballon.

Remarque à la con :

Comme au match aller les ambitions du Benficaca étaient molles comme un lendemain de cuite.
Mention au commentateurs de SFRSPort : “Attention on est dans les cinq dernières minutes, c’est le Benfica time”. Karma is a bitch.

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Beijos anal,

Homerc

Homerc

Né un soir de mai 1987 devant une talonnade devenu mythique. Tranchant comme Couto, précis comme une trivela de Quaresma, Dingue comme Futre #Troll #Sexe #RockNRoll

6 Comments

  1. Les vieux gardiens sont les meilleurs, toi-même tu sais. Superbe article une fois de plus, on sent tout ton amour pour Benfica c’est merveilleux. Et puis bon, ces boobs…

  2. Dommage que vous utilisiez la vulgarité pour vous donner un style

    J’ai arrêté de lire assez rapidement

    • Ah ben désolé, mais j’espère que vous êtes au moins allez aux notes.
      Revenez quand ce n’est pas les salopes en rouge, il y a moins de fois salope.

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