Irlande – Suède (1-1), la Connemara Académie livre ses notes

Revoilà les boys in green, mais cette fois-ci pour des matchs qui comptent pas pour du beurre, des matchs de l’Euro 2016 de la France du Général de Gaulle. Et dans une poule constituée de la Belgique, de l’Italie et de la Suède, les Irlandais entame les hostilités par les monteurs de meubles.

Un peu comme Ikea la marque de meubles low-cost, la Suède est une équipe de football qui pratique du football low-cost. Un football plus ou moins similaire à celui de l’équipe du Soudan du Sud ou des étudiants de l’Edhec.
La dernière fois, c’était drôlement bien je sais, mais surtout la dernière fois je vous introduisais un peu l’Irlande, son équipe ainsi que ma personne : Patrick Deals de mon état, réputé dans l’Est de la France entière à la fin des années 80 pour mes talents de pâtissier, et notamment pour mon fameux enfant de chœur fourré au gland et au ballast. C’est d’ailleurs grâce à ma passion que j’ai rencontré quelques années plus tard la douce Parie-Maule avec qui j’ai pu échanger de nombreuses bonnes recettes cunilaires. Nous y reviendrons plus tard, vous allez voir l’Irlande jusqu’au moins les demi-finales. Depuis mon dernier papier, l’Irlande et ses 541 joueurs sélectionnés s’est réduite pour ne former qu’une Irlande de 23 plus Roy Keane, venus en France pour botter le cul de l’Europe.
Exit donc l’excellentissime Arter de la liste ainsi que McGoldrick tout deux présents face aux Pays-Bas. À la place O’Neill nous a concocté un onze bien plus virils :

Comhdhéanamh

Randolph – Coleman, Cark, O’Shea, Brady – McCarthy, Whelan, Hendrick – Hoolahan – Walters, Long.
Avec Clark de retour dans l’axe. McCarthy, Whelan et Hendrick qui se chargeront de distribuer les pains à tous ceux qui ne croivent pas en la prophétie des Keane. I walked across an empty land…
Cette équipe s’articule dans une sorte de 4-3-1-2 qui offre une certaine liberté au génie qu’est Wes Hoolahan, le Thibault Giresse Irlandais.

An cluiche

Les deux équipes se comportent comme deux adolescents un peu mal à l’aise de se retrouver à poil devant tant de spectateurs. Un peu timides, la première franche occasion arrive à la 10e minute. Longue touche que dévie Walters vers Hendrick. Le milieu reprend d’une frappe en rupture qui oblige Isaksson à s’employer. Dans la foulée la Suède pointe aussi le bout de son tarin via Berg qui réceptionne un bon centre mais qui voit Randolph moitié gardien de but, moitié renne du Père Noël accourir pour lui prendre le ballon dans les pieds. C’est l’Irlande qui a le plus d’occasions dans ce début de match : corner tapé par Brady, Clark décroise sa tête au point de peno et O’Shea est à un poil pubien de reprendre la gonfle au second poteau. Comme je vous l’avais déjà dit dans mon papier précédent : ATTENTION AUX COUPS DE PIEDS ARRÊTÉS IRLANDAIS. Brady se débrouille vraiment bien pour trouver ses coéquipiers dans la surface.
Brady justement lui, s’illustre à la demi-heure de jeu. Hendrik (un postiche) récupère le ballon sur un centre trop long et trouve le latéral irlandais en retrait. Il rentre et s’ouvre le but sur son mauvais pied. Il ne se dégonfle pas et décoche une lourde qui passe pas loin de la barre suédoise.
Ce n’était que partie remise puisque trois minutes plus tard, sur une remise de Long, Hendrick enroule une frappe qui lobe Isaksson mais qui meurt sur la barre.

Et c’est tout pour la première période.
La seconde, peut donc redémarrer sur les mêmes bases. À savoir bombarder le cul des Suédoises. Une idée pas des plus déplaisantes, croivez-moi. Avec tout d’abord une première frappe tendue, à ras de terre d’Hendrick. Isaksson s’impose. Et dans la minute qui suit, sur un bon travail et un bon centre de l’homme qui colle, Séanus Coleman, Hoolahan reprend victorieusement d’une volée en rupture et permet à l’Irlande de mener. IRL 1-0 SWE

La Suède tente de réagir rapidement, d’abord sur corner. Mais c’est Clark qui reprend le premier tapé par Källström, et il manque de peu de tromper le renne du Père Noël. Heureusement que ce dernier est très habile et peut repousser la tentative de traîtrise. Dans la continuité, Forsberg tente de reprendre mais ne cadre pas sa frappe.
À l’heure de jeu, la fiotte suédoise répondant au doux nom d’Ibrahimovic parvient enfin à se défaire du marquage de Clark pour reprendre un centre d’Olson. Mais sa reprise n’est pas cadrée. Revoilà la Suède.
Et là revoilà fort, car sur une talonnade de Giudetti dans la surface, Ibrahimovic adresse un centre fort que reprend Clark dans son propre but, devant Larsson qui allait de toute façon marquer. IRL 1-1 SWE.

 Clark voulait bien défendre mais il s’est un peu mordu les couilles sur ce coup.

Sur l’engagement, une approximation défensive suédoise permet à nouveau à Hendrick d’être en position de frappe. Malheureusement l’angle est trop fermé, il ne peut faire de mieux que de tirer sur Isaksson.
Le plus beau geste de la fin de rencontre c’est le gros tacle de Whelan, qui récolte un jaune uniquement parce qu’il a voulu montrer qui s’est qui avait la plus grosse paires de couilles.

On venait tout juste dire à Robbie que Zlatan Ibrahimovic était une légende du football.

– Non mais du football suédois vous voulez dire ?

– Non du football.

– Ah.

Et l’Irlande aura beau tourner le problème dans tout les sens, faire rentrer moult remplaçants, ils ne trouveront pas la solution finale pour éradiquer une horrible équipe suédoise du monde du football. Ils n’ont pas cadré le moindre tir, les jaunes. zéro. C’est un peu dur pour l’équipe d’Irlande ce match nul. C’est pas tant au niveau de la domination, de la possession mais dans les intentions ils étaient bien au-dessus. Certes Olson a apporté de nombreux bons centres à la Suède. Mais il n’y avait rien devant pour reprendre. Ils jouaient avec un illustre inconnu dans le monde du football qui porte le nom d’Ibrahimovic. Ça fera pas une grande carrière ce genre d’attaquant suffisant, si vous voulez mon avis. Du côté des boys in green, la totalité des joueurs ont fait preuve d’un dévouement total pour leur maillot en se défonçant le fion sur le moindre morceau de ballon atteignable, la moindre suédoise qui osait s’approcher des buts du Randolph, le renne du Père Noël. Putain qu’est-ce que c’est bandant ce football. Le combat, la vaillance, LE PAS PÉDÉ !

Na nótaí

Randolph (3/5) : Il a été courageux, a repoussé quelques ballons avec son poing. Mais avec sa taille moyenne (1m85) il souffre un peu pour s’imposer dans les airs.

Brady (3/5) : Finalement pas trop en réussite dans ses centres.

O’Shea (3/5) : Il loupe de peu une balle de but en début de match et manque de provoquer un penalty avec un accrochage douteux avec ses bras. Le reste du temps ça a été relativement tranquille pour le capitaine.

Clark (4/5) : Il a confondu Ibrahimovic avec sa probablement hideuse femme irlandaise tout le long du match. Il l’a harcelé, l’a maltraité, presque tabassé. Il a passé son match à l’humilier sur tous les plans. Mais comme toutes les bonnes femmes, après tout ce qu’il a fait pour elle, toutes les fois où il prenait de son temps pour lui faire entendre raison en la rouant de coups avec un rouleau à pâtisserie ou avec n’importe quoi qui tombe sous la main, elle le trahit en lui faisant un sale coup. Honteux. TOUTES DES PUTES, MÊME MAMAN.

Coleman (4/5) : L’homme qui colle est un homme qui colle parce qu’il a en a mis partout dans son slip et dans la surface suédoise en l’arrosant de centres. Et notamment ce magnifique centre à destination d’Hoolahan qui fut décisif.

Whelan (4/5) : Glenn, ça se voit qu’il a passé plus de temps dans des pubs à se fracasser tous les soirs de la semaine que dans une école de foot. Quand il tacle il fait de la sciure avec les ossements de ses adversaires. Et c’est à Stoke City qu’il a peaufiné sa formation de briseur de rêves, pour notre plus grand plaisir et celui des tibias, des chevilles et des genoux de ses adversaires.

Hendrick (3/5) : Et bien ce n’était pas faute d’avoir d’essayé, mais la réussite l’a fui. Très actif.

McCarthy (2/5) : En dessous de son niveau habituel, mais une belle activité tout de même.

Hoolahan (4/5) : Contrôles en porte-manteaux, râteaux je crois même que le meneur de jeu a bu de l’eau pour s’hydrater et non de la bière. Autant vous dire qu’avec de telles capacités et son magnifique but, cela fait de lui un joueur au dessus du lot de sa sélection. Voire une future légende.

Walters (3/5) : S’est défoncé partout tout le temps. Dans l’ombre, il a sans doute calmé deux trois hooligans sans qu’on s’en aperçoive entre deux pressings. C’est très beau autant d’inélégance footballistique et de dévouement pour son maillot. Ça me donne envie d’aller faire une descente en bas de mon gîte-hôtel « la main dort » pour tabasser du Français.

Long (2/5) : forcément compliqué de jouer avant-centre dans ce genre d’équipe. Quand on est parvenu à le trouver vers la fin de match, il semblait un peu rôti.

Ionadaigh

McClean : On sent bien quand on le regarde qu’il donne pas une bonne réponse à « 2×2 ? » à tous les coups cet homme là, mais le James il se défonce, il veut vraiment bien faire. Et c’était une véritable bonne entrée.

Keane : La légende a été peu fournie en ballon si vous voulez mon avis.

McGeady : Pas vu pas pris.

McBookPro : lol.

Patrick Deals

Patrick Deals

Boy in Green. On est peut être des consanguins mais nous on couche pas avec nos animaux de compagnie comme ces abrutis de nord-irlandais.

One Comment

  1. Sinon, à part la débilité et le gagne-petitsme, quelle est la raison pour laquelle l’Irlande s’est arrêtée de jouer après avoir inscrit 1 but?
    PS: les suédois sont des salopes

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