Real-PSG 3-1 : La Meringue académie bombe le torse

« Le Real Madrid n’est jamais mort »

Ce qui devait arriver arriva. En grande difficulté depuis le début de saison, le Real Madrid a sorti son plus bel habit pour se défaire du Paris Saint-Germain en huitième de finale aller de la Ligue des Champions. Si les espoirs de son invité princier ne sont pas pour autant réduits à néant, Madrid a rappelé a toute l’Europe pourquoi il était double tenant de l’étoile la plus convoitée du football moderne.

Larguée en championnat et humiliée en Coupe du Roi, on ne peut qu’être émerveillé par la capacité de cette équipe à se remobiliser et être prête le jour J. L’instaurateur de cette union sacrée s’appelle Sergio Ramos, capitaine souvent décrit comme arrogant, provocateur et présomptueux. Sergio Ramos est avant tout Espagnol et fier de l’être. Mercredi soir, il aurait été prêt à tuer pour faire triompher la ville qui l’a adopté en 2005. Au moment de haranguer les troupes, forcément, ça donne pas mal de crédibilité. Gêné par une blessure depuis quelques semaines, il n’aurait manqué pour rien au monde ce grand rendez-vous. Là où son homologue parisien, Monsieur capitaine courage Thiago Silva, brillait une nouvelle fois par son absence dans nouveau pyjama H&M spécialement acheté pour cirer le banc du Bernabeu.

La hiérarchie, c’est important dans une équipe. Savoir qui joue où, quand, comment à quelle heure et pendant combien de temps. Mais pour un entraineur il est aussi essentiel de savoir faire preuve d’audace pour les grandes réceptions. Et de l’audace il en fallait pour titulariser Isco aux dépens de Gareth Bale et ainsi laisser au placard la BBC, pourtant meilleur trio d’attaque du vieux continent depuis près de 2 ans maintenant. Si Zidane avait été l’entraîneur du PSG aurait-il titularisé Angel Di Maria intenable en 2018 ? Allez savoir. De l’audace, toujours de l’audace, encore de l’audace.

 

El partido :

Mieux vaut être clair d’entrée. Madrid a réalisé un match moyen sans plus et à plusieurs reprises le Real a serré les fesses quand Neymar and co amorçaient les contre-attaques parisiennes. Heureusement pour les Merengue, le Brésilien avait oublié de retirer ses œillères lui qui concourrait au Grand Prix d’Amérique à Vincennes quelques semaines auparavant. Et surtout, une fois n’est pas coutume, la défense du Real a tenu bon et livré sa prestation la plus aboutie depuis des lustres. En écrivant ces lignes la Meringue académie se demande encore comment le Real n’a pu encaisser qu’un seul petit but. Comme quoi l’expérience, l’envie, le cœur et l’âme d’une équipe font parfois des miracles.

Après le match, Unai Emery, dans un nouvel élan de bravoure qui le caractérise, expliquait à la presse avoir trouvé le responsable de cette intervention divine : Gianlucca Rocchi l’arbitre de la rencontre, encore lui. Effectivement si Emery s’attendait à être sifflé comme face à Dijon ou Rennes il avait de quoi être déçu. Le Real Madrid est un grand d’Espagne et règne sur l’Europe. Son charme naturel fait parfois chavirer les triplettes arbitrales. Que voulez-vous, c’est ce que l’on appelle être victime de son succès. Alors Madrid a-t-il été avantagé par l’arbitre ? Giovanni Lost Celso commet bien une faute sur Kroos dans la surface et sur le deuxième but madrilène à aucun moment Ronaldo ne touche Kimpembe. Quant à une éventuelle main de Ramos dans la surface à 1 partout, le capitaine espagnol a les épaules larges. Très larges. Capitaine Sergio a encore frappé.

Madrid a fait même mieux que résister puisque dans les 10 derniers minutes le Real inscrit deux buts quasi identiques grâce à deux rushs côté gauche de Marco Asensio, que Zidane venait tout juste de lancer. En galère depuis quelques temps le jeune Espagnol retrouve de sa superbe au meilleur des moments. A l’image de son équipe, finalement.

Las notas :

Navas 3/5 :

Propre, net et sans bavure. Serein comme Keylor.

Marcelo 5/5 :

Il a joué tout le match avec le poignet en l’air. Ça ne l’a pas empêché de mettre une reprise sous la barre et même de bien défendre. Fou comme Marcelo.

Varane 4/5 :

Défenseur de classe mondiale. Son meilleur match de l’année. Solide comme Varane.

Ramos 4/5 :

En plus d’être un meneur d’homme incroyable il a rappelé qu’il savait aussi défendre. Grande como Sergio.

Nacho 3/5 :

Pas simple de jouer latéral droit quand t’as pas l’habitude. Mais attention, Nacho c’est pas Louis XIV. Si Zidane lui demande de jouer en pointe, il jouera. Fidèle comme Nacho.

Casemiro 3/5 :

Une sentinelle sur qui on peut compter. Précieux comme Casemiro.

Modric 4/5 :

Le génie croate a une nouvelle fois parlé. Et ça paraît tellement facile. Simple comme Modric.

Kroos 3/5 :

Il a senti la main de Lo Celso sur son épaule et s’est laissé tomber pour offrir un pénalty à Ronaldo. Généreux comme Toni.

Isco 3/5 :

Très actif au pressing et précis dans son jeu de passes. Ce n’était pas prévu. Epatant comme Isco.

Ronaldo 4/5 :

5 ballons d’or et un doublé. Un pénalty et un but du genou. Opportuniste comme Ronaldo.

Benzema 3/5 :

Peu de ballons touchés mais beaucoup d’efforts pour le collectif. Une belle frappe à l’origine du corner qui amène le premier but. Altruiste comme Benzema.

Les muchachos du banc : 

Bale pour Benzema 68′ : Il était le joker de luxe de Zidane. La lumière est venu d’un autre joyeau.

Asensio pour Isco 79′:  Le talent à l’état pur. Viva España.

Lucas Vazquez pour Casemiro 79′: Toujours là. Nous on aime bien.

Avantage Madrid mais la qualification est loin d’être acquise. Ça s’annonce chaud, au Parc. Mais à Madrid on adore quand c’est caliente.

Hasta luego,

Sergio

Sergio Jamón

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