Argentine-Belgique (1-0): La Bariloche Académie livre ses notes

« Nous ne sommes pas seulement 11 aujourd’hui, nous sommes 40 millions » Sur ces belles paroles du commentateur Argentin est lancé ce très important quart de finale entre l’Argentine et la Belgique.

 

Des jours d’attente au pays de l’amour du football. Après avoir évité ce qui ressemblait fortement à un piège avec la Suisse, notre sélection se retrouve face à une équipe d’un autre calibre : La Belgique, et ses noms ronflants tels qu’Hazard, Lukaku ou Kompany. Dans la capitale, la tension est palpable, je me dirige vers mon bar préféré et toute forme de vie semble s’être éteinte. Les bus ne circulent plus, les rares taxis qui passent sont ornés du drapeau Argentin avec la radio audible à 40 mètres à la ronde, plus personne n’est dans la rue, les vendeurs de chez Garbarino (équivalent de Darty) sont agglutinés devant les écrans du magasin… Pas de doutes, je suis bien en Argentine !

 

Avant-match

 

4-4-2 inhabituel avec Lavezzi à gauche, Di Maria à droite, Messi en soutien de « Pipa » Higuain. On notera aussi le remplacement de Rojo par Basanta sur le côté gauche de la défense… Et la présence de Demichelis au centre.

carbo

En face, ça reste assez classique (de ce que j’ai pu voir de la Belgique jusqu’ici), avec un 4-2-3-1. Lukaku est toujours sur le banc alors qu’Origi est sur la pelouse. Je ne fais pas de jugements, mais je le signale simplement…

 

Les équipes font leur entrée sur la pelouse du stade Mané Garrincha de Brasilia. L’hymne Argentin est repris en chœur par plus de 50,000 personnes dans le stade Maracana. L’Albiceleste joue clairement à domicile. À quelques milliers de kilomètres, l’émotion durant l’hymne est palpable, les premières larmes font leur apparition.

Faut pas prendre les Argentins pour des zèbres.

Faut pas prendre les Argentins pour des zèbres.

Le match

 

Les 5 premières minutes sont aussi chaudes qu’une baraque à frites pour les belges… 2 minutes plus tard, la défense Belge est aussi réactive qu’une vierge dans un bordel et Higuain ne se fait pas prier pour (enfin) marquer son premier but du mondial d’une splendide demi-volée. Il aura fallu l’attendre, mais ça en valait la peine !

1-0.

« À montrer dans toutes les écoles de football Arsène ! » « Oui. »

« À montrer dans toutes les écoles de football Arsène ! »
« Oui. »

10’ : Mais c’est qu’il est chaud le Higuain, enchaînement « contrôle de la poitrine-raffut-Belge la tête dans l’herbe ».

 

15’ : Première trace dans le slip grâce à notre magnifique défense.

 

26’ : Pointerolle du rouquin Belge qui nous fait définitivement changer de slip.

 

29’ : Tremblement de terre de magnitude 4 sur l’échelle de Richter en Argentine : Di Maria se tient la cuisse.

 

32’ : L’Ange sort, remplacé par Enzo Perez. Dieu se retrouve donc esseulé devant.

 

Le jour où la Terre Argentine s’arrêta.

Le jour où la Terre Argentine s’arrêta.

 

38’ : Très beau coup-franc obtenu par Messi, à l’entrée de la surface. Messi le frappe tendu (pour changer) mais ça passe juste au-dessus du cadre.

 

Mi-temps : Match terne, comme d’habitude avec notre Albiceleste. On a un but d’avance, comme d’habitude avec notre Albiceleste. J’ai cependant une question à poser à tous les hipsters du foot : C’était ÇA votre hype pré-mondial ?!

PS : Je profite de cet instant pour vous rappeler qu’au pays, nous avons les bombes de mousse sur les coup-francs depuis quelques temps. Arrêtez de jouer vos vierges effarouchées chaque fois qu’un arbitre la sort.

 

47’ : Premier coup-franc pour l’Argentine et son messie à l’angle de la surface. Ça ne donnera rien.

 

Les dix premières minutes sont à l’image de celles de la première période : Les Argentins violent les Belges.

 

55’ : Je suis content, Higuain vient de retrouver son vrai niveau « Coupe du Monde ». Après une magnifique humiliation sur Kompany qui n’avait visiblement pas bien fixé le grillage, il se présente seul face à Courtois et réussit à louper le cadre en tirant sur le dessus de la barre.

 

59’ : Rush de Lavezzi sur 30 mètres qui vient finalement s’empaler rudement sur Kompany, qui visiblement n’a pas apprécié le coup précédent de Pipa.

 

62’ : Hors-jeu de la touffe de Felaini. Il serait temps d’aller chez le coiffeur Marouane.

 

65’ : Les Belges semblent se réveiller avec un centre à raz-de-terre du rouquin. C’est repris par Romero après déviation de Garay qui avait visiblement envie de marquer dans le mauvais but.

 

67’ : « LA CONCHA DE TU MADRE !!! » Alderweireld vient découper la cuisse de Biglia, 40 millions d’Argentins voient rouge, l’arbitre nous dit « Je vous emmerde » et sort le jaune. À noter que c’est un sale coup pour les bouffeurs de frites puisqu’ils n’auraient pas de Latéral droit si ils allaient en demies, Alderweireld étant suspendu pour le prochain match.

 

71’ : Palacio entre à la place de Lavezzi. Gros dilemme lancé par Sabella : Une idole en remplace une autre, laquelle soutenir ?

 

75’ : Biglia prend un jaune indiscutable pour une faute sur Vertonghen.

 

76’ : Hazard sort. Donc, lors de vos prochains repas de famille, ayez le bon sens de dire : « J’ai mis autant de buts qu’Eden Hazard durant la Coupe du Monde ». Vous aurez raison.

 

80’ : Gago remplace Higuain. Ce n’est pas aujourd’hui que Sabella va sortir ses couilles.

 

85’ : « Ce diable de » De Bruyne Vient encore tenter sa chance, c’est contré et passe juste à côté du cadre. Le corner ne donnera rien.

 

87’ : Le gardien Belge n’est pas très courtois et vient griller la priorité à ce pauvre Palacio sur une ouverture du messie.

 

94’ : Lukaku et Witsel donnent un gros frisson à tout un peuple. On va encore changer de slip mais la victoire est proche…

 

95’ : Palacio célèbre en avance par une chandelle qui aurait valu trois points au rugby ou au football américain : Change de sport mon garçon.

 

Le tarif maison est appliqué, cinq matchs, cinq victoires avec un but d’écart. Il faudra être plus convaincants face aux Hollandais volants.

 

Les notes

Romero : (3/5) Les Belges ont été tellement maladroits qu’on ne l’a pas tellement vu mais il a été présent à deux reprises : Face à De Bruyne et… Garay.

 

Zabalata : (2/5) Les parents du petit Pablo sont toujours à sa recherche, si vous le voyez roder du côté de Manchester, contactez la sélection Argentine de toute urgence. Y’a du mieux, mais c’est pas encore le Pablo que l’on connaît.

 

Demichelis : (3/5) A réussi à ne pas concéder de but, c’est bien Martin.

 

Garay : (4/5) Le taulier. Enfin un mec qui respire la sérénité derrière.

 

Basenta : (3/5) Match sérieux pour le suppléent de Rojo qu’on ne devrait plus revoir pour la fin de la coupe.

 

Mascherano : (5/5) Si on a trouvé un taulier derrière, on a toujours le taulier du milieu du terrain. Le joueur de l’ombre, c’est lui.

 

Biglia : (3/5) J’aime bien Gago, mais je dois admettre que Lucas a été meilleur que Fernando aujourd’hui. Appliqué, sérieux et bonne complémentarité avec Mascherano. À revoir.

 

Di Maria : (4/5) Quelques belles choses, dont la (quasi) passe décisive en début de match avant de malheureusement se blesser. Courage Angel, on espère que tu seras là pour la finale !

 

Lavezzi : (2/5) C’est un peu comme quand vous n’arrivez pas à jouir. C’est très bon pendant l’action et, quand il faut conclure, ça ne veut pas.

 

Messi : (3/5) Du bon et du moins bon. Ce qu’il y a de magnifique avec Lionel, c’est que, sur chaque ballon, on sent qu’il peut faire la différence.

 

Higuain : (4/5) A ENFIN inscrit son premier but. C’est bieng, mais pas suffisant sur l’ensemble du mâche comme ce duel manqué à l’heure de jeu… CADRE LA BORDEL !

 

Remplaçants :

Enzo Perez (32ème minute pour Di Maria) : (3/5)

 

Palacio (71ème minute pour Lavezzi) : (non noté) L’occasion pour tous les Footix de se moquer de sa coupe de cheveux. Ça fait des années qu’il l’a.

 

Gago (81ème minute pour Higuain) :carbo5

 

 

L’Argentine n’a peut-être pas (encore) gagné la coupe du Monde, mais elle a au moins remporté une belle bataille : Celle de l’union d’un peuple, Millonarios et Bosteros main dans la main dans les rues de Buenos Aires, ce n’était pas arrivé depuis une certaine année 1986. Au vu de la situation actuelle au pays, une victoire finale serait un don du ciel.

« On se retrouve en demie les gars ! » « Ouais mais tu n’oublieras pas d’aller chez le dentiste avant ! »

« On se retrouve en demie les gars ! »
« Ouais mais tu n’oublieras pas d’aller chez le dentiste avant ! »

 

En direct de Buenos Aires, Carlos Carbonara.

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

2 Comments

  1. l’argentine est une des équipes qui a le jeu le plus dégueulasse de ce mondial et ça ose vanner les belges

  2. Les matchs de la belgique ont été au contraire tous plus beau les uns que les autres :’)

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