La Jup’ : explications des playoffs, édition 2013-2014

Salut les filles !

Les playoffs commencent ce soir. Oh la bonne nouvelle ! Par conséquent, on a pensé qu’un petit rappel annuel serait utile. Pour ceux qui n’étaient pas avec nous, la Jup’ a déjà fait une mise au point lors du Radiorsjeu du 17 mars dernier. Bon courage !

Les Playoffs 1 (équipes classées de la 1ère à la 6ème place)

Prenez les 6 premiers du classement. Vous remettez à 0 leurs victoires, matchs nuls, défaites et buts marqués ou encaissés, et vous divisez par deux les points pris lors de la saison régulière (SR dans le tableau ci-dessous). Si vous aviez un nombre de points impair, votre nouveau total au début des playoffs est arrondi par excès. Vous pouvez alors commencer un championnat de 10 rencontres, dans lequel toutes les équipes devront se rencontrer deux fois. Le vainqueur est champion, les deux suivants passeront par les barrages de Ligue des Champions et d’Europa League. En cas d’égalité, l’équipe qui a bénéficié du demi-point d’arrondi le perd. Mais cette année on s’en fout, puisque tous les clubs du Top 6 ont fini avec un nombre de points impair. Le départage se fera donc sur le nombre de victoires, puis la différence de buts.

PO1

Les Playoffs 2 (équipes classées de la 7ème à la 14ème place)

Cette partie concerne les 8 équipes suivantes au classement. Divisez-les en deux poules à peu près équivalentes en termes de niveau (les 7ème, 9ème, 12ème et 14ème dans une poule, les 8ème, 10, 11ème et 13ème dans l’autre), tout en donnant un petit avantage à l’équipe la mieux classée lors de la saison régulière : le 7ème doit être dans la même poule que le 14ème, dernier qualifié pour les PO2. Tout est remis à zéro, et six journées vont se jouer dans chaque poule.

Les PO2 A et PO2 B sont donc ainsi composées :

PO2 A
PO2 B
Au terme des six journées, les deux vainqueurs de poules s’affrontent dans un match aller-retour. Le gagnant affronte alors le 4ème de PO1 dans un nouveau match aller-retour, avec une place européenne en jeu.

Les Playoffs 3 (équipes classées à la 15ème et 16ème place)

Les deux dernières équipes du championnat sont concernées par les PO3. Elles vont s’affronter au maximum 5 fois, mais le championnat peut être arrêté avant si une équipe ne peut plus être rattrapée.

Le 15ème de la saison régulière part avec un avantage de 3 points (qui n’est pour autant pas considérée comme une victoire) sur le 16ème, et a droit à l’avantage du terrain : 3 matchs à domicile, 2 matchs à l’extérieur. En cas d’égalité, on départage les deux équipes sur leur nombre de victoires, ce qui signifie que dans pareille situation, le 16ème de la saison régulière remporte forcément les PO3.

PO3

Le Tour Final (vainqueur des PO3 + 3 équipes de D2)

Là ça se complique. Le principe est pourtant simple : le vainqueur des PO3 va affronter trois équipes de D2 dans un championnat de 6 journées. L’Allemagne propose également des barrages entre club de D1 et clubs de D2 (sous forme de matchs aller-retour), tandis que la D2 anglaise organise un barrage entre ses 3ème, 4ème, 5ème et 6ème. Alors y’a pas de quoi gueuler sur le ridicule de la situation sous prétexte que c’est en Belgique, hein ? Eh bien, un petit peu quand même. Parce que les trois clubs de D2 qui participeront au tour final ne sont pas forcément les mieux classés. Certes, le premier est automatiquement promu. Mais théoriquement, 3 les suivants n’ont pas leur place assurée. Pour gagner sa place au tour final, il faut gagner une « tranche ». Une tranche correspond à un morceau du championnat. Il en existe 3 lors de toute la saison (journées 1 à 10, 11 à 22, 23 à 34). Si un club a remporté plusieurs tranches, l’équipe la mieux classée sans en avoir gagné récupère le « bon de participation ». Le vainqueur du tour finale reste/monte en D1.

Chères lectrices, chers lecteurs, je vous aime bien. Si l’intérêt anal est réciproque, vous pouvez me retrouver sur Facebook et Twitter. Notre ami Bart Van den Van Krrr a aussi Facebook et Twitter.

Pour finir, si vous ne l’avez pas encore fait, likez la Jup’ Académie !

Jean-Marie Pfouff.

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

7 commentaires

  1. C’est vraiment n’importe quoi. La présence de la Commission Européenne a une mauvaise influence sur vous.

    Vous avez jamais songé à organiser un grand boycott?

  2. c’est rigolo, sachant que les points divisés seraient arrondis à l’unité supérieure, les 6 premiers clubs se sont débrouillés pour avoir un nombre de points impairs. Du coup, lequel fait la meilleure opération ?…

  3. @Kikibrestois : Le Big 4 a gueulé dans un premier temps. Et puis il a vu à quel point c’était bien pour les finances. Du coup il s’est empressé de prolonger l’existence de ce système ridicule.

    Mais ton message me donne l’idée d’écrire un article sur les playoffs en se plaçant du côté des supporters. Je ferai ça si je trouve un peu de temps.

    @Mayoul : celui dont la racine carrée arrive au plus près d’un nombre entier ? Je suis sûr que ça va finir par arriver.

  4. Purée, vous avez réussi à compliquer encore plus l’ancien système suisse.

    Et si on parlait plutôt politique?

  5. Vous vous êtes fait niquer par les hollandais, ils ont mis une tranche de plus dans leur D2, et en plus ils rajoutent les 4 meilleurs classés n’ayant pas remporté de tranche, en plus de 2 clubs de D1 dans les Playoffs.
    En plus, si une équipe qui gagne une tranche en a déjà gagné une, c’est pas la mieux classée n’en ayant pas gagnée au classement final qui va en POs, mais la 2eme de la dite tranche (genre cette année, le Sparta Rotterdam va en POs tout en finissant à une très belle 15eme place, mais 3eme de la 2eme tranche derrière le vainqueur de la 1ere, et la réserve du PSV).
    Du coup c’est encore plus le bordel.
    Comment vous comptez réagir ?

  6. Purée, je suis hyper jaloux. C’est fantastique.

    On peut estimer qu’on conserve toujours un avantage : Steven Martens, un des créateurs des play-offs belges, est également l’initiateur de l’incompréhensible Ligue des Nations.

    Et si les Bataves revendiquent encore le monopole de la stupidité (et on leur laisse volontiers, monde sportif mis à part), on les envahit. Comme on dominera un jour le monde, faut bien commencer quelque part.

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