Nice – Bordeaux (0-2), La Scapulaire Académie livre les notes
L’angoisse de la feuille blanche…
Le seul point commun entre les constipés chroniques et les écrivains (non pas que je me considère comme étant un écrivain bien que mes écrits le soient souvent). Si pour les constipés la solution se trouve dans un bon laxatif ou un changement de PQ (pour avoir l’angoisse de la feuille rose, ce qui est tout de suite moins effrayant), il est nettement plus difficile pour ceux qui écrivent de retrouver l’inspiration surtout quand celle-ci a décidée de prendre un congé à durée indéterminée.
Visiblement, elle me trompe avec les joueurs des Girondins qui se mettent à gagner le dimanche à 14h et même à l’extérieur avec des frappes de loin qui feraient passer la Bundesliga pour un championnat de fiottes. Je pourrais vous parler de Nice et de son coach au charisme légendaire : Claude Puel. Mais comme on dit, une bonne image vaut mieux qu’un long discours :

Côté Bordelais, la confiance amassée ces dernières semaines a bien failli foutre le camp à l’annonce du forfait d’Abdou Traoré. Pardon, à l’annonce du forfait de Cheick Diabaté. Oui, car si Abdou est forfait lui aussi (ce qui intéresse uniquement le sélectionneur du Mali), c’est surtout l’état de santé du buteur qui inquiète Bordeaux. Quand Cheick Diabaté tousse, Bordeaux a froid (ça pourrait être une de ses prochaines déclarations).
Au niveau de la composition, vu qu’il faut faire sans le Cheick (et sans David Bellion, une nouvelle fois « au repos ». Nous ne t’oublions pas David, tu dois être vraiment crevé), Gillot improvise et nous sort l’équipe suivante :

Le match :
2ème : Centre d’Obraniak côté gauche pour vérifier qu’Ospina est bien chaud. Sournoisement il lui use les genoux.
7ème : Centre de Kolodziejczak, qu’on appellera désormais Machin, qui oblige Carrasso à soulever son importante carrure (il n’est pas gros) pour ôter la balle qui pouvait potentiellement arriver sur Brüls et très certainement finir quelque part dans les tribunes de l’Allianz Riviera, heurtant un jeune enfant innocent, le blessant et entraînant ainsi la création d’une page de soutien Facebook ainsi qu’une intervention d’Estrosi stigmatisant « ces étrangers qui font du mal aux Français ».
8ème : Sur un centre de Faubert à ras de terre, Jussie décide de se lever la balle pour tenter un ciseau retourné, espérant ainsi attirer les regards des recruteurs du cirque Pinder ou à défaut ceux du cirque franco-italien des Bassins à flots désormais de renommée mondiale avec « Serge » le lama. Ospina n’est pas surpris et capte la balle, abîmant un peu plus son genou.
11ème : C’est au tour de Bodmer de tenter un ciseau mais lui le colle sur le poteau. Sa motivation ? Intégrer le Cirque du Sommeil. Puel lui explique que c’est Soleil et pas Sommeil et qu’il n’y a aucun lien avec David. Vexé d’être pris pour plus con qu’il ne l’est, Bodmer décide de ne plus jouer.
13ème : Henrique sort en boitant suite à un contact avec Digard. Ce dernier prend peur et demande à participer au programme de protection des témoins du FBI. Oui, Didier a vu Malavita de Luc Besson. Il aurait mieux fait de lire le livre. Heureusement pour lui, le Brésilien revient sur le terrain.
15ème : Lucas Orban tient à montrer qu’il n’est pas que beau gosse et colle un gros tacle sur le fils Puel. Puel père hésite entre admiration pour le tacle et peur pour la santé physique de son fils. Du coup il ne montre aucune expression.
20ème : Saivet décale Faubert qui centre à ras de terre pour lui remettre. D’une frappe précise, Henri dégomme ce connard d’aigle qui fientait sur les joueurs bordelais.
25ème : Jussie colle une semelle à Ospina. Le travail de sape sur le genou du Colombien vaut un jaune au Brésilien.
31ème : Instant miracles (oui, au pluriel) : lancé dans la profondeur, Jussie est le premier sur le ballon (1er miracle), résiste à la charge du défenseur (2ème miracle) et remet en retrait vers Sertic qui envoie un scud sol-sol cadré (3ème miracle, prend garde Bernadette Soubirous) qui transperce Ospina et part tourner au fond des filets tel une frappe dans Olive et Tom. Bordeaux mène à Nice. Facile.
38ème : Mendy, 78ème du nom, prend un jaune pour avoir été trop agressif envers N’Guémo.
43ème : Corner niçois, tête de Machin, épaule en fait. Oui, on meuble comme on peut cette fin de première période.
45ème +1 : En pleine bourre, Sertic retente sa chance des 30 mètres avec un nouveau scud sol-sol en direction d’Ospina. Celui-ci sacrifie sa main pour détourner la balle.
A la mi-temps, Bordeaux mène à l’Allianz et joue presque sereinement. C’est te dire si Nice est dangereux…
47ème : Sur un coup-franc lointain, Ospina sort un peu n’importe comment et c’est le drame : le genou lâche tel celui de Marion Rolland au départ de la descente de Vancouver en 2010. Grosse tuile pour les niçois qui doivent faire rentrer un gardien de 16 ans : Anthony Mandrea.
53ème : Suite à une faute de Puel fils (applaudit par Puel père), Sertic envoie son coup-franc sur la tête de Saivet qui loupe le cadre.
55ème : Intervention d’Henrique dans la surface devant Bauthéac. Penaud, le niçois s’excuse d’avoir tenté de marquer après que le brésilien lui ait fait son regard noir.
59ème : Un peu sur la gauche, Obraniak profite de l’appel d’Orban (suivi par Puel) pour se retrouver seul. Obraniak. Seul. 20m. Pied gauche. Coucou la lucarne. Et hop, 2-0, ça détend.
61ème : En vicieux qu’il est, Cvitanich marche sur la cheville d’Orban qui venait de l’empêcher de frapper. Le Bordelais se relève sans broncher, la classe quoi.
67ème : Mendy sort, remplacé par Bosetti, sorte de sosie intellectuel de Mollo.
72ème : Cvitanich prend un jaune pour un mauvais geste. Ça m’étonne à peu près autant qu’Evra qui dit une connerie.
73ème : Tentative sur coup-franc de Nice. La frappe d’Eysseric fait passer un frisson dans les slips bordelais mais c’est hors cadre.
74ème : Le stagiaire live de lequipe.fr nous montre l’étendue de sa connaissance de l’effectif bordelais :

76ème : Victime du charme d’Orban, Bosetti tombe dans la surface et obtient le penalty. Avant, il y avait des contacts dans le football. Mais ça c’était avant. Cvitanich le marque et tente de s’embrouiller avec Carrasso dans la foulée. Les cons ça ose tout.
81ème : Maurice-Belay remplace Jussie.
83ème : Bodmer prend un jaune pour contestation, il voulait partir plus tôt pour pas louper le début de Drucker.
87ème : Contre bordelais emmené par Maurice-Belay qui centre pour Saivet. Ce dernier ne cadre pas, histoire que je pourrisse quelques slips d’ici la fin du match.
88ème : Honorat remplace Brüls. Vilaine provocation de Puel qui espère que Gillot répliquera en faisant rentrer Chalmé ou Bréchet. Heureusement Gillot ne tombe pas dans le panneau.
90ème +2 : Tel un enfant de 8 ans qui regarde un film d’horreur, c’est avec la main sur les yeux (mais les doigts écartés) que je vois Bauthéac envoyer sa frappe hors du but.
90ème +5 : Après une dernière occasion de Saivet, l’arbitre libère les bordelais qui repartent avec les 3 points, remontent à la 10ème place à 3 points des Nantais qu’ils plumeront la semaine prochaine, histoire de les calmer un peu.
Les gars :
Carrasso (non noté) : Le seul tir cadré du match pour les niçois : le péno. En a profité pour récupérer des recettes de fougasse et de panisse auprès des supporters locaux.
Mariano (3/5) : Face à un Bathéac vite éteint et avec l’aide d’un Faubert très actif, il a passé un match pépère.
Orban (3/5) : Si t’enlèves le penalty en fin de match, Lucas a justifié son appel en sélection argentine. Poundjé va pouvoir sereinement envisager de jouer la Ligue Europa.
SanHenrique (3/5) : Note commune pour un match commun. Le but était de bouffer Cvitanich, mission réussie.
N’Guémo (4/5) : Retrouverait-on le Landry de sa 1ère saison bordelaise ? Meilleur gratteur de ballon bordelais sur le terrain, il a soulagé la défense en coupant les transmissions vers Cvitanich.
Sertic (5/5) : Oubliée la tignasse blonde de Plasil, il est là le patron. Et sa frappe… un plaisir

Faubert (4/5) : Ah… il revenait juste de blessure ? Sérieusement ? Une bête. Remplacé à la 74ème par Rolan.
Obraniak (5/5) : « Hé Grégoire Puel regarde : là c’est ton genou, là ce sont tes reins et là-bas au loin ton amour-propre ».
Jussie (4/5) : 29 ballons en 80 minutes c’est peu. Mais quand y’a passe décisive et un ciseau retourné (pour le « joga bonito ») ça passe. Quel escroc magnifique. Remplacé par Maurice-Belay à la 81ème.
Saivet (2/5) : Ce poste n’exploite pas au mieux ses qualités, certes, mais c’est pas une raison pour vendanger comme un cochon.
Les entrants :
Rolan-Belay (non notés) : Entrés pour tenter de placer quelques contres assassins. Ça aurait pu marcher, notamment à la 87ème.
Claude Pèze
Bonus : Parce que comme Puel, Francis Gillot c’est pas forcément la joie de vivre mais quand même un peu plus :

Mec, le score final c’est 2 à 1….
C’est l’excitation de la victoire à l’extérieur qui fait que je me suis planté.
J’imagine bien..surtout quand tu vois les buts…tain ils ont fait exprés de marquer les salopiauds…
Comme d’hab du haut level, en espèrant que tu n’utilises jamais de laxatif!!!!
Bordeaux ne perd plus ?
Gagne même à l’extérieur ?
Claude refait des acad ?
Et la lumière fut, tout n’est pas mort en ce bas monde ….
Toujours tres bon tu es notre Alain Giresse de la Scapulaire Academie
Magnifique le diapo de Gillot à la fin…
Content de te lire à nouveau
Belle allusion au « Tontons »
J’ai bien regardé les photos de Puel et Gillot,il y a bien de subtiles différences que seul un œil aguerri (un œil de Jedi quoi) peut voir
Tiens, étrange comme Puel ressemble à Ben Stiller. Un de plus pour les twin pics de chez les girondins
Vas-y Mollo avec Bosetti, compare le à Marange tant que tu y es !
Plus ça va plus Puel ressemble à Ben Stiller portant.
Plus ça va plus Puel ressemble à Ben Stiller pourtant.
Ca fait longtemps que Jussié n’est pas allé à l’infirmerie, je m’inquiète pour lui