Guingamp- Bordeaux (2-1): la Scapulaire Académie est chocolat

Même un premier avril, les Girondins n’arrivent pas à nous faire croire qu’ils veulent gagner un match.

Après la débâcle face à Rennes, les Bordelais se sont (paraît-il) entraînés en mettant une implication et une intensité inédites cette saison. Ils ont bien fait car les cloches ont sonné et il faut faire preuve de vivacité et d’abnégation pour réussir à ramasser les œufs quand on vous annonce l’arrivée de jeunes morts de faim pour vous concurrencer. Kamano n’a a priori aucun souci à se faire de ce côté là, habitué qu’il est à se retrouver le nez dans le gazon.

La composition

Les Girondins ont commencé le match avec un milieu en losange mais face à la nullité de nos joueurs en géométrie, Poyet est rapidement revenu au traditionnel 4-3-3. « En Angleterre, on ne change pas une équipe Keagan. Après les nombreuses informations que j’ai intégrées, notamment sur le niveau de performance, j’ai compris qu’en France, on ne changeait pas une équipe qui gagne… à l’entrainement » aurait-il justifié.

Costil (c)

Sabaly   –   Koundé   –   Baysse   –   Poundjé

Otavio

Lerager                 Méïté

Malcom                                       Braithwaite

De Préville

Le match

On comprend vite que cette rencontre va ressembler aux autres: dès que l’adversaire impose son pressing, il nous est impossible de ressortir le ballon. Pas même salement. Les limites techniques de nos joueurs sont criardes. Ce match va être long comme un week-end de Pâques quand on est diabétique et qu’on ne mange pas de bébés…

Oh bien sûr, Malcom aurait pu ouvrir le score à la suite d’un une-deux joliment réalisé avec Braithwaite. Mais sa frappe a fini dans la préparation de crêpes qui reposait tranquillement sur la table de la cuisine de l’appartement de Mamie Gwen, au sixième étage du HLM situé derrière la tribune.

Sur une remise de Préville, Lerager a pu voir son tir détourné en corner par Johnsson.

C’est à peu près tout en première période pour des Girondins empruntés et sans impact. Costil s’est quant à lui imposé face à Briand qui s’était retrouvé seul dans la surface.

On souhaitait voir des lions, on n’a eu droit qu’à des agneaux. 0-0 à la mi-temps.

Koundé et Otavio en pleine discussion lors du retour au vestiaire

On s’ennuie tellement que les cloches girondines ont décidé de se donner les moyens d’agrémenter un peu les choses en tintant toutes en même temps. Loin du ballon, Baysse fait une faute inutile sur Briand à vingt mètres du but. Ce n’est pas comme si Guingamp possédait un tireur de coup-franc réputé… Costil est à la cave. Grenier fait le vide et décroche la toile d’araignée. 1-0, 55e.

Sur une relance ratée, on concède un nouveau coup de pied arrêté. Le centre de Ngbakoto est renvoyé par le mur, Laborde et Grenier se livrent à un duel aérien, le ballon revient sur l’ancien Messin dont la reprise est contrée par Koundé et Baysse. A l’issue de ce coup de flipper, Diallo se retrouve seul aux seize mètres et double la mise d’une demi-volée. 2-0, 59e. On vient d’assister à un condensé de merde, de poisse et de manque de maîtrise qui est à l’image de la saison.

Les Girondins vont enfin réagir. Avec deux buts de retard à une demi-heure de la fin, il serait temps! Malcom réduit la marque sur un but que je qualifierais de « bordelais », soit un but de raccroc après un penalty manqué. 2-1, 80e.

Sankharé et Laborde sonnent la charge dans les dernières minutes, en vain. C’est une nouvelle défaite, on est chocolat.

Les Bordelais sont maintenant dos au mur

Les notes des 33

Puisque les seuls dieux qui existent ont quitté la Gironde il y a bien longtemps, profitons de ce match de 15 heures pour rendre hommage aux uniques intéressés par le week-end pascal: les enfants.

Benoît Costil: Je peux venir au stade avec toi, Papa?/5
Ce placement sur le coup-franc…

« Ils sont embêtants tous ces gens devant, je n’y vois rien. Ah, là c’est mieux. Ah non, encore un peu à gauche, encore un peu… Pardon Madame, je peux m’asseoir à côté de vous? Comment cela, ma place est en bas, j’ai payé mon billet comme tout le m… Ah ben voilà, il a marqué, j’ai tout loupé! »

Youssouf Sabaly: BEPC/5
Cela fait plusieurs semaines qu’il  se dépouille. Il donne tout ce qu’il peut. Même s’il a parfois tendance à laisser trop d’espaces entre les lignes, il rend des copies pas si dégueux.

Jules Koundé: Docteur Doogie/5
C’est qui le chef de service? C’est lui, sans aucun doute. Le surdoué a prouvé son talent une fois de plus. Auteur d’une belle avancée en seconde période que bon nombre de ses coéquipiers rêveraient de réaliser ailleurs que dans la grille salariale. Il ne lui reste plus qu’à diagnostiquer le mal qui ronge l’équipe et trouver un remède.

Une défense immunitaire réduite à néant, pas de poumons ni de cœur, des côtés perforés… Il n’y a aucun espoir.

Paul Baysse: Papy va à la résidence/5
On l’a recruté parce qu’on manquait d’anciens capables de transmettre à la nouvelle génération. Je commence à croire que sa meilleure position pour apporter son expérience est assise. N’oubliez pas de mettre les freins.

Maxime Poundjé: Gaston Lagaffe/5
Dort parfois au boulot. Et ne fait que des conneries le reste du temps.

Otavio: 0+0 la tête à Otavio/5
Si toutes les sentinelles ayant exercé en Armorique avaient eu son niveau, Astérix et ses amis auraient facilement été envahis par les Romains. Remplacé par Gaëtan « 0+0 la tête à côté » Laborde.

Lukas Lerager et Soualiho Méïté: Quick et Flupke/5
Le premier a livré une performance moyenne, le second son plus mauvais match depuis son arrivée. Ensemble, c’est la catastrophe assurée. On peut comprendre l’impatience de certains, à l’image de Sankharé. Celui-ci aurait pu marquer sur une tête puissante sans la parade du gardien adverse.

« Encore une défaite. On va payer les pots cassés! »

Malcom: Erasmus/5
Il s’imagine pouvoir aller aux quatre coins de l’Europe pour y exposer son talent. Mais il va devoir hausser son niveau s’il ne veut pas redoubler.

Martin Braithwaite: Appendice/5
Il est là dans un coin et tant qu’il ne s’enflamme pas, on n’y fait pas attention. Poyet a tout de même procédé à l’ablation pour faire entrer Kamano, qui a été à l’origine du penalty récolté.

Nicolas De Préville: Varicelle/5
Ça sert à rien, ça démange, on a hâte de s’en débarrasser. Mais heureusement, ça n’arrive qu’une fois dans la vie.

En face: les reliques de l’Armor

Harry Poyet avait sorti un 4-4-2 de son « choixpeau » et installé Malcom à la baguette. Cette tactique a vite été balayée car on prenait l’eau sur les côtés. Avec le retour du 4-3-3 bordelais, les Guingampais ont pu compter sur la résurrection de Clément Grenier. Au cœur du jeu, il a fait parler sa maîtrise et entraîné ses ouailles. Il nous aura fait beaucoup de mal en ouvrant le score puis en étant à l’origine du second but. On le croyait anéanti mais c’est loin d’être le cas, son nombre de sélections et son staph aureus étant les seuls « horcruxes » détruits à ce jour. Au mercato d’hiver, son nom avait circulé du côté de Bordeaux. Nombreux sont ceux qui ont été soulagés de ne pas le voir signer. Tu es Bordelais? Mange tes morts!

« Lukas Mauvaisefoy, viens dans mon grenier, je vais te montrer ce que je sais faire avec ma baguette magique »

Pour conclure:

Tu peux changer de slip autant que tu veux, si tu continues à te chier dessus, tu ne seras jamais digne.

Je n’ai rien d’autre à ajouter, si ce n’est que je souhaite bien du courage aux supporteurs bordelais pour la suite et à Kiki pour la prochaine académie.

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl (50% Vosgien, 50% Arcachonnais, 100% Bordelais) Vosgien issu de l’immigration girondine, j’aime surfer à la Moselle et faire du patin à glace sur la jetée Thiers. Mais surtout j’aime les Girondins car parfois, leurs matchs me paraissent beaucoup plus longs que l’hiver de par chez nous.

4 Comments

  1. Toutes mes condoléances, car si les limites techniques sont tellement criantes qu’elles deviennent criardes, ça va vraiment mal !

    Et bravo pour les notations, même si cela a un peu compliqué les calculs des moyennes !

    • J’ai effectivement fait une « Perceval ». Si Bordeaux avait joué avec le maillot third, là, j’aurais pu utiliser « criardes » à bon escient. Rien que d’y penser, j’ai mal aux yeux.

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